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2006-12-18 14:38:32 : La course des pères noëls.

C’est en famille qu’hier j’ai participé pour la troisième fois à la course des pères noëls de Saint Benoit. Cette manifestation attire de plus en plus de monde. De 485 coureurs en 2004 nous étions plus de 700 hier sur un parcours de 7,5 kilomètres. Pratiquement tous déguisés.

Une heure avant les grands, il y avait la course des lutins pour les enfants de 6 à 13 ans. Pour eux, il s’agissait de faire deux fois le tour de la salle des fêtes, ce qui représente tout de même plus d’un kilomètres. Par mis les 183 petits coureurs, il y avait mon fils qui a bien couru. Il a su écouter mes conseils, et est parti tranquillement, il a ainsi pu courir a un rythme correct jusqu’au bout. Je l’ai rejoint après environ 300 M pour l’accompagner tout le long du parcours.

Pour la course adulte, j’étais accompagné de mes parents. Je veux dire qu’ils ont aussi participé, car je ne les aie pas attendu. Dès le départ, je me suis retrouvé malgré moi par mis les premiers. En effet, impossible de s’enfoncer dans le peloton, la foule est trop dense.
Imaginez 700 pères noëls là ou deux ans plus tôt on n’en alignait plus de deux cents de moins.

Le parcours est bien pensé pour que le public puisse facilement encourager ses coureurs. Nous faisons d’abord comme les petits un tour de la salle des fêtes soit environ 600 mètres. Je dis environ car il n’y a aucun marquage kilométrique pour cette course ou le chrono est secondaire. Après avoir bouclé ce tour, nous repartons pour trois quarts de tour de cette même salle afin de rattraper la route qui mène au centre bourg. Hier, il y avait tellement de monde que lorsque je boucle ces trois quarts de tour, je rattrape les derniers qui sont encore dans leur premier tour.

Je suis sûrement parti un peu vite. C’est le défaut d’être parti devant. C’est la première fois que je fais ainsi sur une course. En même temps, je trouve mon allure supportable. Je pense avoir tenu ce rythme jusqu’au bout.

La route qui même de la salle des fêtes au centre bourg descend énormément. Si dans ce sens là c’est plutôt intéressant pour la récupération, dès que nous avons fini le tour du marché de noël nous remontons par cette même route. Là je croise entre autre JF, mes parent et le plus gros du peloton. C’est en haut de cette même cote que la course commence vraiment, avant il fallait faire attention à ne pas se griller et monter au train. Beaucoup de coureurs y laissent beaucoup de plumes et nous n’avons alors passé qu’a peine le tiers la course.

Une fois en haut, nous empruntons un chemin qui heureusement est plutôt plat voire même en légère descente. J’en profite pour récupérer un peu et relancer le turbo, enfin ce qu’il m’en reste. Cette route nous ramène en direction de la salle des fêtes. Les quelques deux cent derniers mètres qui nous conduisent a nouveau à passer autour de la salle sont en commun avec la fin de la course. Lorsque j’y repasserai, je cotoirais alors tous les coureurs qui en termineront avec cette boucle. Nous occuperont alors le coté droit de la route tandis qu’actuellement une séparation nous fais courir sur le coté gauche.

Cette portion est a nouveau montante, mais une fois que nous avons a nouveau fait le tour de la salle, nous empruntons un chemin qui nous conduit de l’autre coté de Saint benoit en direction de Poitiers et de la rocade. Cette partie de la course est déserte, tout le public reste amassé soit au niveau de la salle des fêtes afin de nous voir passer 4 fois en tout, soit au niveau du marché dans le bourg. Il n’y a aucune habitation et les voitures qui empruntent la rocade ne s’intéressent pas à la course. En plus je me retrouve seul, je viens de doubler deux coureurs qui sont sûrement partis trop vite et suis a la poursuite de trois autres qui sont quelques dizaines de mètres plus loin. Je les rattrape au rond point qui nous ramène dans Saint Benoit et cette fameuse salle des fêtes. Il doit alors rester un peu moins d’un kilomètre. Et oui, déjà la fin, c’est sur 7,5 kilomètres c’est rapide. Je fini cette portion qui rejoint donc la fin de la boucle précédente et qui est toute en montée. Nous ne sommes plus que trois, les deux autres pères noëls sprintent, je n’ai pas la force, ni l’envie de le faire. Je fini dans mon rythme en 29’40, soit quarante secondes de mieux que l’année dernière. Je suis assez satisfait, n’ayant aucun repère, tout le long de la course. Bravo aussi a James qui fini 7ième en 27’.

Les réactions

Par jcc, le 2006-12-18 15:22:14
Tes 40" de progression s'harmonisent avec tes 7'!!!! normal , "le" ggbi est en phase culminante .
PS: "vu de loin" , ton fils te ressemble .

Par james, le 2006-12-18 15:22:19
Bravo à toute la famille

Par mielou, le 2006-12-18 15:28:50
belle médaille pour le petit !
et bravo à toi GGBI
la prochaine fois
tu cours avec la hotte ?

Par angelo, le 2006-12-18 16:36:11
Decidement c'est Noel en course a pied partout en France, bravo pour l'enthousiasme.

Par Delphine, le 2006-12-18 20:17:21
Je crois que cette course des père Noël est à faire et à regarder avec des yeux d'nefants. Bravo à toute la petite famille...

Par Delphine, le 2006-12-18 20:17:36
enfants pardon

Par GGBI, le 2006-12-19 09:10:46
Pas de hotte pour moi, j'ai peur que ce soit un eu lourd.
Sinon comme les autres années je suis parti avec le déguisement complet, mais la barbe a cassé en bas de la descente alors que je voulais la repositionner.
Je l'aie dans la main sur la photo.

Par rx945, le 2008-01-18 17:42:38
lol

Par christophe, le 2010-12-19 11:44:11
Formidable récit, ma première course et pas ma dernière (39min). Ambiance au top, vivement la prochaine.

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Départ des petits.


Mon fils est fiert de sa médaille.


Le départ des grands. Je dois être en troisième ou quatrième rangée.


A la fin de la seconde boucle après un quart d'heure de course. Je suis seul. Sur le final, je passerai sur la droite.


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2006-12-13 12:19:08 : En attendant les fêtes - 4 photos - 10 réactions

C’est la saison des courses de pères noel. La Vienne ne déroge pas à cette règle et je fais parti de ceux qui aiment parfois courir déguisés. J’ai déjà participé à deux marathons du médoc avec à chaque fois un costume différent. On peut les voir dans mon profil.

Il y a un temps pour tout, la course avec objectif de performance, c’était le 26 à la Rochelle entre autre et la course festive ou le chrono passe après l’amusement. Ce sera donc le cas samedi matin a l’occasion du marché de noëls de Saint Benoit.

Cette année, ce sera ma troisième participation à cette manifestation qui accueille de plus en plus de monde. L’année dernière nous étions déjà presque 600, tous déguisés sur le thème de noel. Certains en cadeaux, d’autres en sapin et la grande majorité, dont moi, en père noël. Le costume est tout de même plus facile à porter.

Même si je ne le fais pas pour le chrono, j’aime bien la courir correctement, alors aujourd’hui pour la première fois depuis le marathon, j’ai fractionné a allure rapide. Pas beaucoup, histoire de ne pas trop se griller, mais trois séries de un kilomètres a travers les rues de Jaunay Clan.

Comme j’aime bien joindre l’utile a l’agréable, j’ai profité ce matin d’un rendez vous pour le contrôle technique de la voiture pour faire mon entraînement dans les rues de la ville voisine.
Le garagiste me dit que dans une heure ce sera prêt, je pars donc pour trente minutes d’échauffement autour du parcours qui sert de support à la traditionnelle corrida de Janvier que je ne manque pas de faire chaque année. Il faut dire qu’en Janvier, il n’y a pratiquement pas de courses sur route dans la Vienne. La corrida de Jaunay clan, qui aura lieu le 20, je l’attends donc avec impatiente.

Pour l’heure, c’est la course des pères noëls que j’ai en ligne de mire. Alors après un échauffement laborieux, comme toujours depuis le marathon, je pense que la fatigue de la préparation et de la course laisse encore des traces, je m’élance pour le premier Km. Au départ, je pensais faire mes fractions sur la fameuse piste en herbe, mais elle étais déjà occupée par des collégiens. Ce n’est pas vraiment un problème pour moi, avec le GPS je connais mes distances.

J’enchaîne mes trois séries sans problèmes, en 3’46 de moyenne a 92% de FCM. Un peu rapide tout de même, c’est toujours un peu dur de revenir sur une allure que j’avais délaissée depuis la mi septembre et en même temps, le cardio me confirme les bonnes sensations que j’avais lors de ces séries.

Voila pour l’entraînement du jour, sinon, ce week end, ce fut détente, avec une soirée entre coureurs de l’ékiden qui s’est tout de même terminée tardivement et un dimanche de repos complet. Comme je savais que personne de l’association ne serait au rendez vous.
Lundi j’avais quand même rechaussé les runnings pour une heure en endurance.

Mon costume de père noël est prêt, je prévois encore deux petites sorties d’ici Samedi. En attendant les photos de l’édition 2006, en voici quelques unes de l’année dernière.

Le lien vers le site : http://www.ville-saint-benoit.fr/pages/fr/actuali/course/index.htm

2006-12-07 15:53:50 : Mention spéciale - 1 photo - 9 réactions

Aujourd’hui j’ai reçu mon diplôme du marathon de la Rochelle. Je garde précieusement tous les diplômes reçus à la suite de chacun de mes marathons. J’en aie désormais six et ils représentent maintenant ma plus grande collection après les cinq obtenus pour couronner mes lointaines études.

Après une semaine calme de récupération, cette semaine est vraiment agitée, coté travail et vie privée. Coté course, lundi j’ai couru en endurance pendant une bonne heure et j’ai remis ça ce midi sous la pluie, dans le vent et le froid. J’avais les jambes gelées, je pense qu’il va être temps de sortir la tenue d’hiver, caleçon long et sweat a manches longues

Au moins, le coupe vent si durement gagné n’aura pas longtemps attendu dans l’armoire. Il m’a accompagné lors de mes deux précédentes sorties. Je trouve qu’il est vraiment de bonne qualité, on est bien au chaud et on ne transpire pas trop.

Un de mes voisins fraîchement marathonien m’a rendu visite hier avec deux béquilles. Il s’est fait une fracture de ligaments, vraisemblablement à la Rochelle. Cela ne l’avait pas empêché de courir avec nous dimanche dernier, mais il s’était déjà plein d’un mal au pied. Bilan, dix jours d’immobilisation et reprise de la course a pieds pas avant l’année prochaine.

Du coup nous avons arrosé notre victoire. Je peux me permettre, après plus de trois mois d’une alimentation raisonnable. Même si j’ai parfois fait des écarts. Trois whiskies plus tard, mon voisin repartait chez lui, j’espère sans trop de problèmes, car marcher avec des béquilles après avoir bu un peu, ça doit être presque aussi difficile que de courir 42 kilomètres.

Pour moi aussi ce fut dur de me décider à partir courir, j’étais encore fatigué et il faut se motiver pour partir ainsi sous la pluie. Mon cardio s’affolait même avant que je commence a courir. C’est sur je n’avais pas l’aisance d’il y a quinze jour. Au programme demain, retour des fractionnés long avec un peu de seuil.

Et samedi, on remet ça, suite à notre ékiden, nous avons décidé de se retrouver pour fêter nos 3h33 en équipe. La soirée promet d’être festive.

La course a pieds reprendra ses droits dès la semaine prochaine si je veux faire quelque chose de correct a Saint Benoit.

2006-12-03 17:36:48 : Quatre marathoniens dans le vent. - 1 photo - 5 réactions

Dans un autre post, je vous avais fait part du fait que notre cité comptait quatre coureurs inscrits au dernier marathon de la Rochelle. Tout le monde a terminé, chacun avec son souvenir unique de cette journée.

Aujourd’hui c’était le jogging de reprise et sur les quatre un seul manquait à l’appel. Le réveil l’avait oublié. Alors évidemment nous ne sommes plus que trois sur la photo à arborer fièrement le coupe vent si durement mérité.

Alors pourquoi ce titre évocateur des début du rock, et bien parce que nous avons ensuite retrouvé un ancien collègue de course, absent ces derniers temps pour cause de blessure. Si il n’a pas fait le dernier marathon de la rochelle, il en a couru déjà trois par le passé, sans compter tous les autres entre paris et le futuroscope.

Reste le vent, qui lui aurait pu se dispenser de nous accompagner. Il nous fait mesurer la chance que nous avons eu dimanche dernier en bord de mer.

Aujourd’hui un petit parcours, nous qui habituellement faisons facilement vingt kilomètres voire plus, on s’est contenté d’a peine dix, en un peu plus d’une heure. Cela suffit pour des jambes encore fatiguées. C’est sur le cœur nous en redemande, mais il faut savoir se ménager. JF qui lui n’a pas les 42 kilomètres de la semaine dernière a continué autour de la pièce des cards. Combien de tours en plus ?

En fait pour moi, comme pour mon voisin, ce n’était pas le footing de reprise, j’avais déjà couru lundi comme je le fais traditionnellement le lendemain d’un marathon afin de chauffer un peu les jambes avant une longue série d’étirements.

Ne tenant plus en place, j’avais aussi enfilé les chaussures vendredi. Je sais, ce n’est pas bien, mais tant pis. Je n’avais fait qu’une demi heure afin de ne pas trop me faire mal.

Aujourd’hui, aucune douleurs. Prêt pour la prochaine aventure. Ce sera en 2007, car pour 2006, j’ai juste prévu une corrida détente. La course des pères noëls de Saint Benoit est devenu un rendez vous incontournable dans la vienne. Je vous en reparlerai dans les posts suivants.

2006-11-27 15:08:47 : La rochelle en deux tours. - 4 photos - 27 réactions

Pour ceux qui connaissent le port de la Rochelle, l’arrivée se fait sur le parking saint jean d’acre, a coté des deux tours qui marquent l’entrée du port de plaisance.

C’est aussi en deux tours que se fait le marathon que j’ai donc couru hier sous un soleil inattendu pour une fin Novembre.

Quand je dis deux tours, les deux boucles ne sont pas tout a fait identiques, a la Rochelle, pour essayer de fluidifier le départ, les seniors et vétérans 1 hommes partent du quai Maubec et les autres partent du quai Prunier. La jonction se fait au début du quatrième kilomètre et la deuxième boucle emprunte le parcours féminin qui pour moi était donc différent du premier passage.

J’aurais préféré partir avec les femmes, car le départ quai Maubec est le plus dense. Avec plus de 5000 coureurs sur les 8000 au total, le gros de la troupe était autour de moi. D’autant plus que bien qu’ayant un sas, pour une malheureuse petite minute je me retrouve au milieu du peloton. Le premiers sas de 200 coureurs était réservé aux meilleurs, affichant un temps inférieur à 2h48. Le second était pour ceux qui avaient réalisé un chrono de moins de 3h11, et moi avec mes 3h12 à Paris je me retrouvais dans le troisième et avant dernier sas. Devant moi il y a les 1000 coureurs des deux premiers sas et les 1500 du miens, car ne voulant pas attendre trop longtemps immobile je me place seulement une poignée de minutes avant le départ.

De toute façon je préfère partir lentement. Mais je ne pensais pas aller aussi lentement, on marche presque dans les deux premiers kilomètres. Moi qui vise moins de 3h10, sois du 4’30 au kilomètre, en bouclant ces deux premiers en 9’46, j’ai déjà presque une minute de retard. D’ailleurs au début du troisième, ou l’on commence à pouvoir aller un peu plus vite, je double le meneur 4 heures. Tiens il aurait du être derrière moi dès le départ. Je plein les gens qui comptent sur lui.

Ce troisième kilomètre marque pour moi le début de la course, je suis moins gêné et je prends une allure plus rapide. 4’24, c’est presque trop rapide. Mon objectif c’est de faire moins de 3h10 et je me sens bien, alors continuons. Au quatrième, c’est le regroupement avec les coureurs de l’autre départ. La jonction se fait sans trop de gène. C’est aussi le moment ou je passe devant l’hôtel et je peux ainsi donner mon coupe vent que j’avais mis en attendant le départ à ma femme qui m’encourage. C’est le début tout va bien, j’ai pris un spasfon avant de partir car mon mal au ventre qui me tenait depuis mercredi ne m’a toujours pas lâché.

Ma tactique de course est la même que pour paris, a savoir 3 kilomètres pas trop rapides, histoire de se chauffer puis une légère accélération jusqu’au 15 iéme kilomètres et enfin encore une accélération si possible au 29 iéme.

Le départ m’ayant mis un peu dedans, finalement j’avais déjà accéléré dès le troisième kilomètre. Je garde donc un rythme de 4’24 environ jusqu’au 7ième. A ce moment, je rattrape enfin le meneur 3h15 qui doit être sérieusement en avance sur ses temps de passage.

Je suis seul depuis le troisième kilomètre ou mon beau frère qui m’accompagnait a lâché prise. A cause de mon départ trop lent, je ne fais que doubler, mais depuis quelques temps je remarque un autre coureur qui semble tenir la même allure que moi. J’engage la conversation et lui annonce que je vise 3h10. Ce temps semble lui convenir et on décide de faire un bout ensemble.

Au moment où l’on arrive sur le groupe 3h15 qui est très dense, nous entrons dans un parc, ce n’était vraiment pas le moment. Les chemins sont étroits et difficile de doubler. Nous nous frayons un passage a coup de petites accélérations qui laisseront sûrement des traces dans la suite de la course. C’est apparemment a ce moment que je double kemalic, il m’a vu, pas moi. Je suis concentré sur mes pieds, de peur de trébucher sur ceux d’un autre.

Au final de ce parc, on passe sous un petit tunnel, obliger de s’arrêter car il est très étroit. Après il y a une toute petite cote très raide, vraiment ce passage n’a rien a faire dans un marathon de 8000 coureurs.

C’en est fini de 10 premiers Km, c’est à ce moment qu’enfin mon chrono passe sous les temps de passage des 3h10, puisque je suis en 44’49, il fallait faire moins de 45’. Ouf, mais on se rend compte que l’on perd beaucoup de temps a être dans l’allure. Malheureusement c’est aussi de l’énergie perdue.

Après ce passage délicat, et plus de groupe autour d’un meneur d’allure, la circulation devient alors moins dense et j’enchaîne les km en moins de 4’20 avec des Fc moins fortes qu’au début. Tout va pour le mieux. Vers le 13 ième Km nous repassons quai maubec, nous sommes a 300 mètre de l’arrivée puis au 15ième, nous croisons la tête de la course, j’en suis a environ 1 heure 5 de course, ils bouclent déjà leur semi. Leur vitesse est impressionnante.

Je rattrape CHR13, il me reconnaît et nous discutons un petit peu. Puis je reprends mon allure de croisière. J’ai comme prévu dans mes projets accéléré et je tourne en 4’15, voire moins. C’est l’allure à tenir pour faire moins de trois heures. Je me prends à rêver d’un tel chrono. Je me sens bien à cette allure. Pour aujourd’hui je sais que ce ne sera pas possible, mais qui sais un jour. Mon compagnon du 7ième km ne me suis plus, j’espère qu’il a réussi son objectif de 3h10.

La boucle qui va du passage a coté du semi jusqu’au semi n’est pas la plus facile, le vent n’est pas favorable et le public se fait moins nombreux. De plus cette portion contient de nombreux faux plats montant. J’arrive a tenir le rythme et je passe le semi en 1h32’31 soit pile la moitié pour un 3h5 qui étais mon objectif inespéré.

C’est parti pour un second tour dont je connais déjà toutes les difficulté ou presque, puisque les trois premiers km se font sur la partie qui a servie de départ au femmes, mais j’avais emprunté cette portion dans l’autre sens le matin même pour aller de l’hôtel a la ligne de départ. Elle longe le port et cette partie est plutôt facile.

Au 25ième je repasse devant ma supportrice préférée. Ma femme qui à toujours beaucoup d’attention pour moi me tend un nouveau smecta que je ne prends pas, je ne ressens aucune douleur.

Erreur, est ce son geste qui me rappelle a ma mémoire que j’ai des troubles gastriques ? Dès le kilomètre suivant mon ventre me refait souffrir. Enfin, souffrir est un bien grand mot, car s’est tout a fait supportable et je continue a enchaîner les km a un rythme d’environ a 4’15. Cette fois ci le passage dans le parc se passe sans trop de problèmes, il faut juste monter cette petite cote à la sortie du tunnel.

Mes jambes commencent tout de même à être douloureuses. A la sortie du parc, on arrive au km 30. C’est là que la course commence dirait James. Je n’ai pas oublié ses paroles et je sais que les 10 kilomètres suivant vont être durs. Je ne pense qu’a ceux là, car James m’avait aussi dit que les deux dernier c’était rien que du bonheur. Je les attends donc avec impatiente.

Vers le 33ième, un groupe de fétards déguisés dansent au rythme d’I will survive. Y’a pas a dire, ces passages musicaux sa requinque surtout que l’on arrive vers le passage le plus délicat du parcours. On repasse par le quai maubec et longe donc la ligne du semi, sur l’autre coté, pas beaucoup de coureurs, ceux la sont soit en train de finir aux environs de 2h20. Je n’en vois pas un seul, soit en train de boucler leur première moitié et là il y en encore pas mal.

Les quatre kilomètres suivants, je tiens le rythme mais je sens bien que cela va être dur. Au kilomètre 34 je suis sur les bases de 3h3.
C’est le maximum que je vais atteindre. Il me reste 8 kilomètres et ma vitesse faiblit peu a peu. En tout sur ces huit derniers Km, je vais perdre presque 3 minutes par rapport au rythme que je tenais précédemment.

D’ailleurs, je ne compte plus en distance, mais en temps qu’il me reste à courir si j’arrive à rester sous les 12 km/heures soit 5’ au Km. Je fais ce calcul simple pour garder une vision optimiste de cette fin de course qui s’annonce difficile. En effet j’espère finir plus rapidement que ça, ainsi à chaque km supplémentaire me rapproche de l’arrivée et je visualise de plus en plus ce chrono de 3h5 qui sera a quelques dizaines de secondes près atteint.

Malgré des jambes douloureuses, un souffle difficile, je tiens bien les trois kilomètres suivants en 4’24/4’35 et 4’26. J’ai même repris de la vitesse dans ce 37ième kilomètre. On entre dans les 5 derniers et là je ressent une douleur au thorax qui me force a ralentir. Je pense a Serge, le créateur de cette course décédé a l’arrivé d’un marathon. En plus nous sommes avenue Michel Crépeau, lui-même décédé d’une crise cardiaque. Toutes ces pensées morbides me forcent a ralentir. Je me dis que l’on n’est pas là non plus pour y laisser notre peau. Ma fréquence cardiaque diminue, me voila rassuré, je repart.

Même si j’avais faibli sur les trois kilomètres précédents, ce 38ième kilomètre marque vraiment un cap dans cette course. Je le fais en 4’50. Je viens de rencontrer le mur. Je fais les deux suivants comme je peux en m’accrochant à la foulée d’autres coureurs un peu dans le même état que moi, car si j’ai ralenti, je continue à doubler du monde et paradoxalement je ne me fais que très peu doubler.

Je pense que je rattrape ceux qui ont tout donné pour atteindre la barre des 3 heures et lâchent prise en voyant l’objectif perdu. Ce qui me motive c’est d’atteindre le 40ième, je me suis mis en tête que la course serait finie après et qu’il ne restera que le bonheur. Ainsi je tiens en 4’45 sur les deux derniers.

J’ai soif, sur aucun ravitaillement je n’ai vu de bouteilles et boire au gobelet ce n’est pas facile. Habituellement sur un marathon, je prends une bouteille à chaque ravitaillement que je garde ainsi quelques minutes. Là je n’ai bu que quelques gorgées a chaque fois. Trop peu alors pour la première fois sur un marathon, je m’arrête pour boire un plein verre au Km. 40. J’aurais pu en boire ainsi des tonnes, mais je préfère repartir, je m’hydraterai plus après l’arrivée.

Du coup j’ai perdu du temps et je fais le 41ième en 5’. En même temps, je savoure l’arrivée, le public est nombreux à nous encourager. Je repasse sous le porche du semi et cette fois ci je vois les coureurs de l’autre coté. Eux il leur reste les 10 Km a travers les minimes, moi le dernier Km le long du vieux port.

J’ai retrouvé des forces et je fini en 4’30 de moyenne. Une de mes voisines m’encourage, je la salue. Raztaboule aussi, mais je ne fais que l’ai pas vu. Nous passons à coté des deux tours pour la fin de ma deuxième boucle. Le bip de la puce sur le tapis me libère de ces 3h5’54 de course à travers la Rochelle.

On me donne ma médaille et surtout le fameux coupe vent. J’ai du mal à récupérer, quelqu’un me met une couverture de survie sur moi et j’entre dans la tente des ravitaillements. Je bois un verre d’eau, puis deux, puis trois. J’ai vraiment soif. Je prends un thé. Je ne veux rien manger pour l’instant, j’ai encore trop mal au ventre. Il me faudra bien 5 minutes pour me décider à avaler enfin quelque chose.

Pas le temps de m’éterniser, je dois rentrer a l’hôtel, pour ramener mon beau frère a la gare. Trois kilomètres supplémentaires a pieds avec une bourriche d’huîtres à la main. Avec le même trajet à l’aller j’aurais ainsi parcouru plus de 48 kilomètres dans ma matinée.

Voilà en 24 billets toute l’aventure de ma préparation au marathon de la Rochelle. Pour finir, aujourd’hui petit footing de décrassage, lent très lent. De toutes façon mes jambes sont en béton. 6 Km un peu plus d’une demi heure puis une demi heure d’étirements.

Je viens de ranger mes chaussures pour toute la semaine, c’est repos. Comme je ne peux pas rester complètement inactif, je pense faire une sortie a vélo jeudi avant la reprise dimanche matin avec Chasseneuil loisirs. JF, rendez vous dimanche matin a 9h30 pièce des cards.

2006-11-24 15:18:49 : Les milles pâtes - 0 photo - 13 réactions

Ce titre me viens de mon fils qui, après lui avoir préparé une tartine de miel, me demande : « dis, papa, comment il sait le monsieur que les abeilles elles sont allés sur milles fleurs différentes «.

Comme il n’y avait aucune bouteille de lait dans les environs, me voila a lui expliquer que c’est une expression pour dire que le miel milles fleurs est préparé près d’un champs contenant un grand nombre de variétés. Et le voila parti en disant a qui veut l’entendre qu’il a une collection de mille cartes pokemon.

Pour ma part, depuis hier, c’est plutôt régime pâtes, pâtes et pâtes. Avec tout ça si je ne fini pas le marathon dimanche.

Après une préparation super réussie, il fallait bien que quelque chose vienne troubler cette quiétude au dernier moment. Mercredi soir, je me suis fait une super choucroute. Comme il y en avait beaucoup, dans un premier temps je me suis servi une pleine assiette. Une fois fini, je ne sais pas ce qu’il m’a pris, je me suis dis qu’a partir de demain ce serais pâtes alors j’en ait repris une autre assiette.

Résultat j’ai été ballonné toute la soirée. Le problème, c’est que le lendemain (hier donc) j’avais un mal de ventre. Je ne sais pas si c’est ça, mais j’avais tellement mal que j’ai annulé la petite sortie que j’avais prévue. De toute façon au niveau de l’entraînement ce n’est pas trop grave.

Ce matin, la douleur s’étais estompée, mais lors de ma sortie d’aujourd’hui les puls étaient beaucoup plus fortes qu’a l’accoutumée, est ce le stress ou mon mal de ventre.
A la fin de la séance d’a peine 5 Km, le mal commençais à revenir. Une fois rentré chez moi j’avais la tête qui tournait comme la veille d’ailleurs.

Voila pour les inquiétudes du jour, comme je coure très peu, j’avais pas grand-chose d’autre a dire. Je prie pour que dimanche ce problème soit oublié. Car sinon pour le reste tout va bien, je n’ai mal nulle part et lors de mon footing d’aujourd’hui, je n’ai pas ressenti l’état de fatigue que j’avais en début de semaine. J’ai bien dormis ces jours derniers.

Mes affaires sont prêtes, cardio, short, tee shirt, coupe vent, vaseline, casquette, gants et même bonnet en cas de froids. Pour me couvrir avant le départ je compte prendre le poncho qui avait été donné a l’arrivé du marathon de paris et un vieux pul que je jetterai.

Pour ceux du forum que je verrais, je vous dis à demain ou dimanche. James je passerai te voir au retrait des dossards.
Pour les autres a Lundi pour le compte rendu que j’espère heureux.

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