La course à pied Les blogs courseapied.net : GGBI

Le blog de GGBI

Flux rss du blog, des réactions

Les derniers billets

Mes catégories

Mes liens


Le forum courseapied.net

Le chat courseapied.net

Les blogs courseapied.net

2007-04-12 10:20:52 : Mois après mois, témoignage du MDP 2006

« Bonjour, ici JLD (top crédibilité). Aujourd’hui nous allons par un témoignage aborder l’épreuve mythique de la course a pieds, le marathon. Cette course reste une épreuve difficile et exigeante. Elle nécessite une préparation laborieuse. Malgré les tentatives de démocratisation dues entre autres aux courses de masses tel que le marathon de Paris, beaucoup l’ont appris a leurs dépends.

Le marathon de Paris où il y a justement un an, avec mon coach GerardM, lors de la 30iéme édition, je franchissais pour la première fois la ligne d’arrivée d’une distance aussi longue.
Je pensais qu’a quelques jours de la 31iéme édition, il serais intéressant de recueillir le témoignage de coureurs ayant comme moi participé a la version 2006. Avec entre autres le témoignage de GGBI. »

Pour moi, ce marathon de Paris 2006 n’était pas mon premier, avant d’arriver sur les champs élysées, j’avais déjà participé aux deux précédentes éditions du marathon du médoc, ainsi qu’à la première du marathon du futuroscope.

Comment m’est venue l’idée de participer à un marathon ? Et bien un peu par défis, j’ai dès mes début en course a pieds été attiré par le long. Ma première compétition fut un 20 KM que je bouclais sans notions de VMA, ni cardio mais à l’aise en un peu plus d’une heure trente.
Quelques mois plus tard, après avoir participé a d’autres courses, fait un tour sur ce forum et acquis notions de bases et cardio, je m’engageais sur une épreuve intermédiaire organisée dans ma commune, les trois heures de Chasseneuil.

Cette année là je parcourais un peu plus de 34 Km durant les 180 minutes que compte la course. La tête encore un peu fraîche, je me tentais a un rapide calcul, cela me ferait 3h38 sur marathon.

Ayant entendu parler du marathon du médoc comme une course a part, où l’aspect festif prime sur le chrono, je tentais l’inscription qui à l’époque ne se faisait que par courrier et c’était complet en quelques jours. J’eu la chance de me voire figurer par mis les inscrits et je passais mon été 2004 a peaufiner ma préparation physique. Objectif, confirmer mon pronostic.
Le parcours de ce marathon n’est vraiment pas facile, alternant les traversées de châteaux et les chemins de vignes, il est très vallonné et plein de relances. Je fini quand même en 3h32, éreinté mais heureux.

Mon second marathon, fut, chauvinisme oblige, celui du futuroscope. Le départ étant donné a moins de deux kilomètres de chez moi, la logistique fut très simplifiée. Avec un parcours beaucoup plus facile qu’au médoc et une constante progression, je pulvérisai mon chrono et finissait en 3h17, a deux minutes de l’accès au sas 3h.

Après un nouveau passage au médoc, j’arrivais donc a Paris avec la ferme intention de boucler mon quatrième marathon. Autant le finir ne m’inquiétait pas, autant pour le chrono, je n’avais plus aucune illusion. Trois semaines plus tôt, j’avais, tradition oblige, participé aux trois heures de Chasseneuils, avec une distance record de 39,5 Km. Ce qui me laissait entrevoir le MDP aux alentours de 3h12.

Les 3h12, j’y aie cru, il me suffisait de bien récupérer dans la semaine suivante et de reprendre les deux dernières semaines du programme que j’avais suivi pour les 3 heures. Le gros problème fut la récupération.
Chez moi, le sommeil est une source d’anxiété quasi permanente et, allez savoir pourquoi encore plus en cette période de fin d’hivers. Ma pharmacie est pleine de somnifères et calmants. Petit a petit, soirs après soirs, j’alterne, somnifère pour dormir et calmants. Au fur et a mesure que j’augmente la dose, mon sommeil se fait de plus en plus court.

La dernière semaine, je ne dors plus que 4 heures par nuit avec un somnifère entier. J’envisage même de ne pas faire le déplacement à Paris. Après consultation de mon médecin, qui me rassure en me disant que les somnifères ne m’empêcheront pas de courir, ils vont juste un peu me ralentir, je décide de prendre la route.

Après un passage éclair au parc des expositions et une visite des centres commerciaux a la recherche d’un cadeau d’anniversaire pour ma femme (car en plus le marathon qui avait lieu le 9 avril tombait le lendemain de son anniversaire), nous nous rendons a l’hotel.

J’avais choisi un hôtel vers Montreuil, proche du 10iéme et 21ième Km et direct en métro pour les champs. Problème, le tenancier avait mal compris ma réservation, il avait enregistré une chambre une personnes alors que nous somme 4. Nous voila a 19 heures a chercher un hotel pas trop loin, pas trop cher et avec une chambre pour 4.

Finalement nous trouvons vers la porte de la chapelle, toujours à un quart d’heure de RER, mais plus du tout sur le parcours. Ce n’est qu’a neuf heures que l’on peut enfin manger. Vraiment pas les conditions idéales la veille d’un marathon.

Cela dis, vu que je ne dors plus que 4 heures par nuit, cela ne me perturbe plus trop. Le lendemain, dès 5 heures je suis debout. Je me prépare tranquillement et arrive sur les champs plus d’une heure avant le départ. Je rencontre quelques forumeurs sous l’arc de triomphe et me rend tranquillement dans mon SAS.

Grâce a mon chrono du futuroscope, j’ai droit a au sas privilégié de 3h15. Ma forme du moment m’incite à ne pas envisager un tel chrono. Je me place donc tranquillement en fin de sas, juste devant les 3h30. Cela m’aura tout de même permis de renter assez tardivement dans le sas tout en étant bien placé.

Je mets 1’38 à franchir la ligne de départ, ensuite tout s’enchaîne un peu vite. La longue descente et la largeur de la route permettent une grande fluidité et aussi un départ canon. Je ne vois pas le panneau du 1er Km que j’ai vraisemblablement franchi en 4’ environ d’après mes voisins de course. Je passe le second en 4’30. Toujours trop rapide a mon goût. Je ralenti et me laisse passer par les ballons 3h15. Ils s’éloignent et très vite je ne les verrais plus. Enfin jusqu’au 10iéme Km. Dans ces premiers Km, je préfère temporiser et je tourne en 4’40/4’45.

Plus les Km passent, mieux je me sens. En regardant mes temps de passages, je suis passé de 4’40/45 a 4’37 et vais désormais plus vite que l’allure 3h15. Comme je fais habituellement lors de mes marathons, je découpe la course en trois tiers, une première partie un peu en dedans, une seconde a l’allure souhaitée voire plus et une troisième encore plus rapide si possible.

Au bout de 14Km, j’accélère donc et tourne en 4’30. Je me rapproche des ballons 3h15 et il devient de plus en plus difficile de courir sereinement. Je suis souvent obligé de changer brusquement d’allure pour passer de petits groupes qui s’agglutinent autour des meneurs.
Les ravitaillements sont aussi des moments difficiles, il faut éviter la bousculade pour ne pas chuter, prendre vite une bouteille et repartir.

Je les double enfin au 27ième Km et devant c’est plus calme. Cela tombe bien, au 29ième j’augmente encore l’allure, puis me stabilise. Cette dernière partie de course est la plus sensible, c’est là que l’on voit si l’on a bien géré l’effort, c’est a partir de là que le mur peut nous tomber dessus a tout instant.

Je réalise que malgré mes angoisses et mon manque de sommeil, je suis en train de réaliser le chrono idéal pour mon niveau. J’ai peur que tout bascule et finalement j’enchaîne les Km. Dans le dernier, me sentant encore en forme, j’accélère encore et fini en 3h12. Je n’en reviens pas.

Quelques jours après, sur le conseil de mon médecin, j’entamais un long traitement pour venir à bout de ce problème de sommeil. Depuis maintenant un an, je dors beaucoup mieux, avec une légère rechute après les 3 heures, pendant le chantier. Cela m’a permis de consacrer plus de temps à la peinture.

Mes temps de passage :
Distance temps Vitesse moyenne Temps/Km sur la portion
5,00 Km 23:08 12,97 Km/h 04'38
10,00 Km 46:40 12 ,86 Km/h 04'42
14,00 Km 1:05:40 12,79 Km/h 04'45
21,10 Km 1:37:19 13,01 Km/h 04'28
30,00 Km 2:16:59 13,14 Km/h 04'27
42,20 Km 3:12:06 13,18 Km/h 04'31

Premier semi en 1h37’19 et second en 1h34’47, soit un négative split de 2’32.

Les réactions

Par roman1982, le 2007-04-12 11:27:57
GGBI : je n'ai pas encore lu mais je fais ça dès ce soir ou dans l'aprème ! @+++

Par lolo, le 2007-04-12 11:37:54
Beau récit GGBI, et une course idéale, avec un beau negative split! Je te souhaite autant de bonheur à Lille en 2007 (je suppose que tu ne fais pas Paris cette année?). Une remarque: je trouve que sur les photos tu es très couvert, essaye short et maillot de CAP tu te sentiras plus léger et surtout meilleure évacuation de la chaleur du corps, franchement utile sur marathon.

Par roman1982, le 2007-04-12 11:49:05
Bon allez j'ai pas pu résister , j'ai tout bu , et sans allez dircetement à la fin . Porte de la Chapelle , hum , pas top pour se rendre compte de la beauté de Paris , heureusement tu as trouvé la solution , une ballade à paris ! Tu ne fais pas ressentir de douleurs ou souffrance dans ton récit , tu n'as pas souffert ? ets ce les médicaments ?
pour les insomnies, buvais tu beaucoup de café le soir ?
merci pour cette aventure partagée . @+++

Par l'AB, le 2007-04-12 12:12:45
C'est un témoignage extrêmement intéressant GGBI, et très motivant et instructif pour ceux qui veulent progresser. Merci. Bon courage pour Lille.

Par james, le 2007-04-12 13:29:16
toujours constructif le ggbi
hier il était en photo dans le journal local avec sa petite famille , à la recherche d'oeufs de pâques ....il est partout le GGBI

Par GGBI, le 2007-04-12 14:21:10
@lolo, effectivement pas de MDP cette année. Prochain marathon lille donc.
Tu n'es pas le premier a me dire que je me couvre trop, j'ai encore fait cette bétise aux 3 heures cette année.

@Roman, non jamais de café. Effectivement, la douleur je n'en parle pas, mais en fin de marathon, j'ai commencé a ressentir une épine calnéene sous le pieds gauche qui se reveille encore ajourd'hui de temps en temps et me force a ralentir. Sinon je perd systématiquement 1 ou 2 ongles, mais ce n'est pas douloureux.

@l'AB merci pour Lille, j'y reviendrais dans mes prochains posts.

@James, il parrait que le journaliste a cherché a prendre en photo le plus gourmand du parc et comme c'étais mon fils...

Par kenlag, le 2007-04-12 16:58:31
Merci GGBI pour ton témoignage, voilà le type de course que j'aimerais bien vivre ..... euh sans la perte des ongles c'est possible ? lol

Par PARISI, le 2007-04-12 21:09:31
Très bien relaté et passionnant .
Cela sera certainement très intéressant pour les participants du prochain marathon mais là , je ne suis pas concerné !! lol

Bonne continuation

Votre pseudo :

Votre commentaire


Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Dans les rues de la capitale, bob jaune du 30ième anniversaire vissé sur la tête.


Une arrivée sous le soleil plein de satisfaction.


Les 5 billets précédents

2007-04-10 11:09:51 : La saison des récoltes, un 10 Km a Naintre - 2 photos - 6 réactions

Après avoir passé deux semaines à peaufiner les intérieurs de maisons, ce week end étais consacré au jardinage. L’objectif était malgré les fortes chaleurs de ces derniers jours, de semer le gazon et planter quatre arbres.

Pour le gazon, c’est de saison, en espérant que la pluie vienne les jours prochains arroser naturellement le terrain. En attendant, il faut le faire manuellement et s’est un peu long.
Pour les arbres, c’est un peu tard, mais sur les conseils d’un ami j’ai pris des arbres en pot.

Semer du gazon, en voila encore un travail difficile. Il faut dans un premiers temps passer le motoculteur deux fois, puis à l’aide d’un râteau égaliser la terre, semer le gazon, passer un rouleau et enfin arroser le tout.

Dans toutes ces taches, vous l’aurez deviné le plus physique, c’est le motoculteur et le rouleau. Surtout quand le terrain est en pente. C’est alors très dur de remonter le rouleau.

Malgré tout ce travail, j’ai quand même trouvé le temps de courir et même de participer a un 10Km (http://www.eapchatellerault.com/ ). Il faut dire qu’avec des week end de 3 jours, on arrive à trouver un peu plus de temps.

Au départ, je n’avais pas du tout prévu de participer à cette course, pensant ne pas avoir la condition et surtout le temps. Et puis, Jeudi dernier lors d’un entraînement avec JF et son collègue, nous en avons parlé et l’idée d’y participer, même en « touriste » m’es venue progressivement.

En fait il y avait deux épreuves en une, en effet avant le dix qui partais a 10h30, il y avait un cinq trois quart d’heures plus tôt. Alors je me suis mis en tête de participer au cinq et en prévision, j’ai changé mon programme de fin de semaine et remplacé la séance du vendredi de deux fois 12’ allure marathon à quatre fois 1000M en 3’50.

Après cette séance, que j’ai réalisé sans forcer, je me suis dis que peu être j’avais quand même la condition pour m’aligner sur le 10 sans autre ambitions que de faire moins de 40’.

Il faut dire que le 10Km n’est pas ma distance préférée, habitué plutôt au long, ma première compétition fut un 20 Km. Mais il m’est parfois arrivé de m’inscrire sur ce genre d’épreuve lorsque rien d’autre ne ce présentais dans la région et aussi pour essayer de faire évoluer ma vitesse.

Mon premier 10 fut bouclé en un peu plus de 45’ et très vite dans les suivant je faisais évoluer mon record, approchant les 40’ moins d’un an après mes début.

En juin dernier, a une période plutôt creuse coté marathons, je décidais de mettre les bouchées doubles pour franchir cette barre symbolique des 40’. Je m’alignais coup sur coup sur trois 10 Km espacés chacun de deux semaines. Avec entre les deux toujours le même programme, une séance VMA, une séance allure spécifique de 6*1000M et deux séances d’endurance.

Si le premier de ces trois 10 me donnais satisfaction en faisant évoluer mon record, les conditions climatiques de ce début juin 2006 ne me permettaient pas de franchir la barre. Les deux autres 10 Km furent plus difficiles. Il faut dire que le relief de chacune de ces courses n’était pas propice au bon temps. Pour ceux qui connaissent Saint georges, Dissay et surtout Montmorillon, ce ne sont pas des région toutes plates.

Je décidais alors de changer de tactique en commençant par un peu de repos, puis un plan d’entraînement spécifique sur six semaines pour une ultime tentative en septembre a Jaunay Clan. Cette fois ci, malgré un départ laborieux, du là encore au relief, je bouclais pour la première fois un 10 en 39’18 soit un record pulvérisé.
Cette course marquais la fin de la première phase de ma préparation au marathon de la Rochelle dont on peu voir la suite et l’issue dans les premiers posts de mon blog.

Depuis je ne m’étais pas a nouveau aligné sur cette distance. J’avais fait du court avec des corridas de 7 à 8 Km qui m’avaient permis de mesurer encore ma progression.

Hier, mon ambition était limitée par un retour de quasi marathon et deux semaines de bricolage intense. Je ne m’étais mis aucune pression.

D’autre part, pour la première fois, je décidais de faire un long échauffement en accompagnant tranquillement les coureurs du 5 Km. Cela m’a en plus permis de repérer le parcours qui est quasiment le même, mais a réaliser deux fois. A deux cent mètre de l’arrivée, je croise JF et son collègue. J’ajoute avec eux encore six minutes d’échauffement, ce qui me ferra en tout 28 minutes pour une distance de 5 a 6 Km a 75% de FCM.

Pour la course, je pars tranquille, mon cardio monte lentement. Je suis d’ailleurs tellement sur que je ne force pas, que je suis au milieu du peloton, alors qu’a mon habitude, je pars dans les 20/30 premiers. Je comprendrais par la suite, que le plateau étais plus relevé qu’a l’accoutumé, cette course étant l’une des rares qualificatives pour le championnat de France de la distance dans la vienne.

Je passe le premier Km en 3’40, sois comme a Jaunay clan, mais avec des pulsations beaucoup moins forte. Je ralenti quand même le rythme et me stabilise a 3’50 au Km avec des pulsations autour de 91 a 93% dans les 5 premiers Km. Moi qui suis habitué à laisser monter plus fort, je me sens vraiment bien et boucle ces 5 premiers Km en 19’05.

A mis parcours, je profite d’un ravitaillement pour prendre un gel coup de fouet et un verre d’eau. J’ai ralenti pour boire et j’ai du mal a relancer. Durant les 5 premiers Km, je n’ai pas réussi a me stabiliser dans un groupe, soit ils avaient un rythme inférieur au miens, soit le groupe explosait lorsque je les rattrapais.

Je n’ai donc aucun repère pour relancer. Mon cardio cette fois ci s’emballe un peu et monte a 185/186 soit 95% de FCM. Il restera ainsi jusqu’au bout. J’ai faibli un peu dans ce 6ième Km que je passe en 3’56. Mais je suis satisfait, je me dis que si je boucle cette seconde partie a cette allure, je bas largement mon record, ce qui étais inespéré avant le départ.

Je confirme ces temps de passage sur les deux Km suivants et juste avant le Km 8, je rattrape un groupe de 3 coureurs. Nous finissons ensemble à un rythme de 3’50. Mon arrivée a du les booster et durant tout le 9ième Km, j’ai donné l’allure pour être ensuite relayé par deux autres coureurs le dernier étant un peu a la peine.

Je fini donc en 38’40 (38’43 officiel) soit 38 secondes de mieux que mon précédent record. Il parait que c’est assez courant d’exploser son record sur dix 3 à 4 semaines après un marathon, mais qu’ensuite on est un peu a plat. Pour le record, je suis d’accord, pour la suite j’espère revenir en forme avant le 13 Mai pour le marathon de Lille.

2007-04-05 17:43:41 : Retour constructif - 19 photos - 11 réactions

Plus de deux semaines après les trois heures de Chasseneuil, c’est enfin le retour à la vraie vie. Celle qui m’occupe habituellement tous les jours de la semaine. A savoir être assis à mon bureau à élaborer des programmes. Et surtout profiter de la pause du midi pour enchaîner les entraînements qui me permettent de garder la forme, malgré une activité professionnelle très sédentaire.

Et la forme il fallait l’avoir durant les deux semaines qui ont suivi ma course de plus de 40 Km. J’aurait vraiment préféré opter pour une récupération plus reposante, mais je n’avais pas le choix. Je ne pouvais pas laisser les locataires entrer dans des locaux non habitables.

En deux semaines non stop, j’ai étalé sur les murs et plafond plus de 160 litres de peinture, puis monté 8 placards, installé deux cuisines et salles d’eau. Heureusement j’ai été parfois aidé par ma famille, mais la fatigue s’est quand même bien installée.

Cette semaine, c’est donc encore récupération, mais avec un petit peu de retour aux fractionnés histoire de retrouver l’allure à tenir a Lille le mois prochain.

J’avais déjà évoqué mon début de semaine dans le post précédent avec deux sorties en endurance dimanche et lundi.
Mardi, malgré les signes de fatigues encore présents, je relançais la machine marathon pour deux séquences de 12 minutes en 4’25 de moyenne. On est loin des 4’15 de fin de préparation aux trois heures, mais le plaisir est là, d’autant plus que la météo est vraiment très printanière en ce moment.

Après une journée de repos marquée encore par les traces de fatigue, aujourd’hui je repartais avec un peu plus de forme. C’est avec JF et un de ses collègues que j’ai réalisé la première partie de ma séance que j’avais encore prévue entièrement en endurance. Les 35 premières minutes vont se passer tranquillement à une allure proche des 11 km/heures. Ensuite mon cardio commence à monter un peu trop à mon goût. Après avoir laisser mes deux compagnons de route reprendre leur travail, j’ai décidé de lever un peu le pied.

J’avais déjà eu ce genre de sensations l’année dernière après le marathon de Paris, je pense qu’après avoir eu une période de manque de repos, j’ai besoin de temps pour retrouver ma forme.

Demain, je pense refaire la même séance que mardi, a savoir deux fois 12 minutes a 88% de FCM avant de reprendre la semaine prochaine des séances un peu plus dynamiques avec pourquoi pas un passage a Naintré où aura lieu un 5 et un 10 Km.

2007-04-02 15:07:14 : En route pour Lille - 0 photo - 12 réactions

Après deux semaines passées dans les peintures et bricolages en tout genre, c’est exténué que je reprends enfin le travail. Je vais pouvoir me reposer, du moins physiquement. Pendant ces deux semaines, j’ai travaillé non stop tous les jours pour que tout soit terminé pour l’arrivée des locataires.

Autant dire que durant cette période, j’ai laissé de coté la course a pieds. Durant la première semaine, aucune sortie. De toutes façons, après une course de trois heures comme après un marathon, je coupe totalement pendant toute une semaine. Puis le dimanche matin, une petite sortie d’une heure et quart pour un peu plus de 14 Km.

J’ai remis ça a nouveau le mardi et le jeudi, environ douze kilomètres en une heure six/sept. Puis hier, alors qu’il ne me restait plus grand-chose à faire pour finir, j’ai profité de ma matinée pour accompagner mon fils à une compétition de Judo et faire une petite sortie d’a peine une heure pour 10,5 Km.

Toutes ces sorties ont été réalisées en endurance. Là encore je pratique régulièrement ainsi après un marathon, reprise des fractionnés seulement au bout de deux semaines.

Aujourd’hui je suis vraiment très fatigué et j’ai mal au bras droit. Même taper sur le clavier m’est difficile. Alors je n’ai fait qu’un petit entraînement de 8 Km et a peine trois quart d’heures.

J’espère récupérer vite mon rythme de cinq séances par semaines, car comme je le laissais entendre dans mon post précédent, a peine les trois heures de Chasseneuil fini, que déjà je regarde vers un autre long objectif, en effet si tout va bien, je serais a Lille le 13 Mai pour prendre le départ de la seconde édition de la route du Louvre.

Ce marathon en ligne qui part de Lille pour se terminer à Lens avait l’année dernière servi de support au championnat de France. Ce qui a permis a cette épreuve de démarrer avec plus de deux mille coureurs dès sa première édition.

C’est d’ailleurs il y a presque un an que l’idée de participer a la seconde édition avait germé dans ma tête. A l’époque, meneur d’allure quatre heure quinze pour le marathon du futuroscope, j’avais eu l’occasion de rencontrer Poussinbadminton et aussi de revoir Etienne59, tout deux originaire de Lille. Nous avions alors évoqué cette course qui venait juste d’avoir lieu et envisagé de faire l’édition 2007.

Restait juste à organiser le déplacement et surtout à décider ma femme de m’accompagner pour un déplacement de 1 142,195 Km en deux jours.

Pour l’inscription, je dois remercier Etienne, car les organisateurs ont trouvé une idée originale pour faire venir des coureurs d’autres régions de France, ils proposent aux marathoniens du Nord de parrainer un amis pour qui l’inscription est alors offerte. Vraiment merci Etienne, pour ça et surtout pour l’accueil.

Pour le déplacement, c’est assez facile, il y a un TGV direct futuroscope/Lille. En 3h18, nous sommes dans le pas de calais. C’est quand même formidable ce TGV lorsqu’il est à l’heure, car quand Etienne est venu, les deux fois il a eu du retard.

Je compte mette a peu près le même temps pour faire les 42,195 Km qui séparent Lille de Lens, voire quelques minutes de moins. Coté chrono, je ne me donne pas vraiment d’objectif record, après une préparation studieuse et réussie a La Rochelle, une seconde tout aussi dense pour les trois heures de chasseneuil, je sais que je ne peux pas enchaîner une troisième épreuve au taqué. J’y vais donc pour profiter surtout de visiter une partie de cette région qui m’est inconnue. Je pars dans l’idée de faire autour de 3h10, soit du 4’30 au kilomètre qui était mon objectif a la Rochelle.

Il est possible que cela change dans les semaines à venir, car pour l’instant j’ai surtout besoin de récupérer.

Coté préparation, je vais essayer de reprendre des allures plus rapides dès demain avec des séquences de rythme marathon et du fractionné court la semaine prochaine.

Il me reste 6 semaines pour retrouver la forme, car même en 3h10 voire plus, un marathon c’est toujours 42,195 Km.

2007-03-24 07:24:27 : Récupération très active. - 0 photo - 11 réactions

Je vous aie laissé sans nouvelles depuis les trois heures de Chasseneuil. Et pour cause, pas de course, pas même le moindre petit entraînement. Enfin, si un petit de récupération le lendemain de la course et c’est tout.

Je suis en vacances. Du coup, je ne suis pratiquement pas devant mon clavier. Alors les vacances, me direz vous, rien de tel pour récupérer.

Sauf que ces congés de deux semaines sont consacrés au bricolage en tout genre. Je ne sais pas si vous vous rappelez, mais dans mes premiers posts, je vous avais fait part du fait que j’avais fait l’acquisition de deux terrains afin d’y construire deux maisons dans le but de les louer.

Les maisons ont bien poussé et me voila au printemps avec deux belles battisses de 90 M2 habitables chacune. Les locataires entreront dans les lieux en fin de semaine prochaine, mais en attendant, je dois réaliser les derniers travaux nécessaires a l’habitabilité.

En effet pour gagner un peu sur le prix, je me suis gardé les peintures, les cuisines, les placards, le jardin et les clôture. Mine de rien, si vous faites des devis pour ces petites bricoles, vous allongez la facture de 10 à 20000 euros. J’en avais fait faire un pour la pelouse et les clôtures, il s’élevait déjà à 8500 euros.

Bref, en ce moment je suis dans les peintures. Ce n’est pas rien, 180 M2 de maison à peindre du mur au plafond (je ne fais pas de tapisserie). Du coup ce ne sont plus les jambes qui travaillent, mais les bras et surtout le droit.

Trois couches au plafond. Ouf, c’est fini. J’en avais marre de me tordre le cou. Trois couches sur les murs. C’est long.

Du coup, pas trop le temps d’aller sur internet, pas le temps de courir. J’essaierais de reprendre les routes dimanche matin et un peu la semaine prochaine.

Début Avril, je reprendrais sérieusement histoire de repartir vers un nouvel objectif dont je vous parlerais ultérieurement.


Voila pour un post hors course a pieds, histoire de donner un peu de mes nouvelles.

2007-03-18 14:16:39 : trois heures pour aller au bout de ses limites - 1 photo - 9 réactions

Avec un temps d’un peu moins de 3h6 à la Rochelle, marathon et course de trois heures peuvent se confondre. Mais il ne faut pas s’y tromper et il s’agissait bien de courir trois heures et pas plus, distance reine atteinte ou pas.

Et c’est tant mieux, car cela m’a permis, sans trop de pression de me tester sur cette durée, sans avoir en cas d’échec à devoir poursuivre dans la douleur jusqu’au bout des 42,195 Km.

Et la douleur je l’aie ressentie, sur la fin scrutant sans cesse ma montre à attendre le coup de feux final, regardant sans cesse le marquage des kilomètres à en espérer un de plus avant le temps limite.

Centre Presse, journal local bien avisé (et surtout bien renseigné) m’avais prédit le franchissement de la barre symbolique des 40 Km. Ayant échoué de peux l’année dernière en 39,520 Km. J’avais donc un premier défis a relever, donner raison a la presse. Je vous rassure tout de suite, j’ai atteint cet objectif.

Mais avec près de 41 Km en 3 heures a la Rochelle, j’avais aussi pour ambition de faire mieux, voire d’approcher les 42 Km. Et là c’était une autre paire de manche.

Retour sur la journée de samedi. Etant intimement lié à l’organisation, je fais parti de l’association organisatrice et de plus, étant professionnellement dans l’informatique, j’étais aussi chargé de saisir la liste des participants, ainsi que les résultats après course.

Le matin, je m’active donc avec les autres membres à préparer le parcours. C’est un parcours entièrement sur chemin de deux kilomètres autour de ma piste fétiche. Il s’agit en fait d’un long chemin jouxtant cette fameuse piste que l’on foule aussi et qui abrite le ravitaillement et les tentes où sont logés les bénévoles qui comptent les tours de chaque participants.

Il faut donc placer une séparation sur le chemin, pour bien marquer le passage des coureurs qui sont dans le sens aller de ceux qui ont fait demi tour et sont dans les sens retour. On monte aussi les tentes et les stands de ravitaillement. Vers 11 heures je m’éclipse afin d’aller manger et être fin prêt pour le départ a 14 heures.

Comme souvent, bien que j’avais prévu large, je sui a la bourre au départ. Heureusement, j’avais déjà mon dossard. Nous arrivons sur les lieux à deux heures moins cinq. Il ne me reste donc plus que cinq minutes d’échauffement avant le départ. Et finalement, je ne profiterai de ces ultimes minutes que pour me chauffer la main droite a saluer tous les connaissances. Etant un des quelques coureurs locaux, je suis connu de beaucoup de bénévoles et des quelques Chasseneuillais venus nous encourager.

N’ayant pas d’échauffement, je décide de profiter du premier tour pour partir tranquille afin de faire monter lentement la Fc. Je décide, mais ne met absolument pas en application. Bien au contraire je pars dans le groupe de tête d’où s’échappent quelques coureurs en équipe. Nous somme 4 individuels accompagnés de relayeurs et ça bouscule. Au lieu de me mettre en retrait, galvanisé par cette ambiance, je reste dans le groupe. Au bout de 500 M, je fini par avoir la sagesse de le laisser décrocher.

Je ne me suis pas fait trop de mal, mais j’ai finalement fait rapidement monter ma Fc plus vite que prévu et réalise un premiers Km beaucoup trop rapide (4’10 au lieu des 4’20 envisagés).
Les kilomètres suivants se feront en compagnie d’un autre coureur lui aussi parti trop vite. Il envisage de se rapprocher des 40 Km. Moi je suis encore dans l’objectif 42 Km, mais je préfère faire un début de course un peu plus lent. Finalement nous nous entraînons l’un, l’autre et passons les 7 premiers kilomètres en un tout petit peu plus demi heures, soit dans les temps pour 42 Km.

Mon camarade du début m’annonce qu’il ne suivra pas et m’encourage à partir seul. Ce que je fait et rapidement je m’éloigne de lui, mais finalement pendant au moins la demi heure suivante, il restera a quelques mètres de moi. Je franchis les 14 Km en 1 heure et 24 secondes. Mais déjà depuis le départ mon cardio m’annonce des fréquences légèrement au dessus de ce que j’avais prévu. Je pense que si j’avais continué à ce rythme, j’aurais fini normalement et j’étais alors sur les bases de 41,700 Km.

Oui, mais je suis têtu et comme je l’ai dis en préambule, si je dois exploser a avoir tenté les 42 Km, il vaut mieux le faire sur cette course que sur un vrai marathon, car je n’aurais alors pas a finir les 42,2 Km. Quoiqu’il arrive au bout de trois heures je m’arrêterai.

Alors, bien que je sais que vais sûrement droit dans le mur, j’accélère avec deux objectifs, battre mon record sur semi qui est facilement accessible vu qu’il y a bien longtemps que je n’en ai pas couru en performance. D’ailleurs ce record date de novembre dernier a Saint Christophe du ligneron où j’avais en préparation de la Rochelle réalisé 1h30 et 51 secondes.

Mon second objectif est de rattraper dans cette seconde heure mon retard de 28 secondes sur les 42 Km. De 4’20 de moyenne au Km, je passe a 4’10. Même un bénévole que je connais bien me met en garde. « Attention, il reste prêt de deux heures ». Il a bien raison, mais je m’obstine et finalement me sens mieux que lors de la première heure.

Mais le cardio monte, un peu trop et je suis en train de fabrique de l’acide qui me sera fatal pour la dernière heure. Au bout d’une demi heure à ce train, j’arrive au semi. Au passage je suis au Km 21 en un tout petit peu plus d’une heure trente. Donc presque bon pour mon objectif. Je bas donc mon record sur semi de dix secondes.

Mais je sens déjà que je ne tiendrais pas ce rythme jusqu’au bout. Les Km suivants me verrons ralentir pour me retrouver a nouveau au même rythme que durant la première heure. En tournant en 4’20, bien sur je perds du temps sur mes prévisions, mais je reste toujours dans des distances correctes. J’arrive donc au Km 28 en 2 heures et 47 secondes. Soit moins d’une minute de retard pour les 42 Km.

Mais déjà je continue à faiblir et la troisième heure sera un calvaire. Une épine calnéenne qui avait fait son apparition l’année dernière se réveille, j’ai les muscles tétanisés et j’ai du mal à avancer. Je m’accroche en me disants que si je fais 12 km dans la dernière heure, j’aurais atteint le score annoncé par la presse. Pour cela, il suffit de tourner en 5’ au Km.

Ma vitesse passe alors a 4’30 pendant les 4 kilomètres suivants, puis a 4’45 au 35 ième. Nous sommes alors dans la dernière demi heure. Je ne compte plus en temps, mais en Km. J’en veux encore cinq autres. Je finirai en boitant à 12 Km/heure.

Depuis le premier tour, j’étais 4iéme au général. Dans l’ultime tour un coureur me dépasse. Je tente de m’accrocher a lui, une accélération m’en dissuade. Pourtant arrivé au Km 40 il reste encore 2 minutes et je le voit pas loin de moi. A cent cinquante mètres a peine. Je retrouve quelques forces et tente en vain de le rattraper. Il sent que je reviens et en rajoute lui aussi une couche.

Cela m’aura permis de rajouter 400 mètres à mon compteur. Il fini 300 mètres devant moi. Il en avait encore sous le coude le bougre. En voila un qui avait bien géré son effort.

Ce n’est pas mon cas, mais je ne regrette rien. Je pense qu’en gérant mieux mon effort je dépasse les 41 Km. J’ai voulu voire si j’étais prêt pour un marathon en moins de trois heures. Je me rends compte qu’il me reste beaucoup de progrès à faire. Les presque six minutes qui me séparent de cette barre ne sont pas encore dans mes jambes. Mais je reste positif, je pense qu’avec l’entraînement, si je n’aie pas trop de pépins physiques ils seront un jour à ma portée.

Au classement général, je suis 5ième, mais une personne est venue par la suite en pensant avoir fait 20 tours au lieu des 19 qui lui ont étés comptabilisés. Comme notre ambitions est surtout de faire plaisir a tous, je lui accorde volontiers ce tour supplémentaire qu’il a vraisemblablement fais. Les erreurs de comptage peuvent arriver, ce n’est pas toujours facile pour les bénévoles et il faut les en excuser. Du coup je me retrouve plus que 6iéme.

Comme les 6 premiers au scratch sont récompensés, je me retrouve donc avec une consolation pour mon petit revers. En photo ma quatrième coupe et surtout la première que je décroche au scratch. Les trois autres correspondent à des podiums réalisés en senior.

Tous les billets

www.courseapied.net - info@courseapied.net