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2007-05-04 15:58:31 : comme un poisson dans un bocal

Une semaine charnière dans ma préparation avant d’attaquer la semaine la moins intéressante d’avant marathon, a savoir, moins courir, ne pas trop gamberger, bien dormir, s’hydrater et surveiller un peu son alimentation.

Au début de ma préparation éclair, j’avais pour objectif d’essayer d’arriver a Lille dans avec une condition physique suffisante pour boucler un marathon, le chrono au vestiaire. Après une préparation intense pour les trois heures de Chasseneuil et mes deux semaines de peinture.

Alors je m’étais concocté un petit programme en 6 semaines (c’est tout ce qu’il me restait) en m’appuyant sur celui réalisé précédemment, mais en allégeant un peu le tout.

Et puis au fil des semaines, j’ai senti la confiance venir. D’abord avec une participation a un 10 Km comme ça, juste pour se relancer. Au final je bas mon record sur cette distance de 39 secondes. Même si le parcours étais plus propice a la performance qu’a l’accoutumée, cela m’as mis en confiance pour la suite.

Fort de mon expérience sur les fractionnés de février, je ne cherchais pas a me surpasser pour boucler des 800M en 2’53 comme le préconise le plan, mais plutôt en 3’ comme il sont souvent proposés pour un objectif autour des 3 heures.

Ainsi j’avais bouclé ma séance de 10 fois 800M tous en un peu moins de 3’. Sur ce même plan, il est prévu la semaine suivante 8 fois 1000 M en 3’43, soit la même allure et au final la même distance avec juste un peu moins de récupération. Là encore, même si je n’y croyait pas, je suis allé au bout de ma série dans les temps prévu cette fois ci par le plan.

Coté allure marathon, je le fais un peu au feeling, en surveillant mon cardio. Sur mes 3 dernières séance, je suis en 4’15 au Km, voire un peu moins.

Mardi dernier, pour cette semaine charnière, on reprend le même leitmotiv, mais on diminue la durée. De 35’ allure marathon la semaine précédente, je suis passé à 2 fois 10’. Mon cardio ne me dis que du bon et c’est sous une pluie battante que je boucle mes deux séries un peu rapidement à une allure de 4’05. Je suis arrivé chez moi trempé. J’avais rarement vu des orages aussi violent. Voila pour l’eau, pour le bocal on verra plus tard.

Hier, dernière longue sortie de récupération avec 1h15 en endurance autour de 70/75% de FCM. Je fais une première partie avec JF, impeccable au niveau du cardio. Comme la fois précédente, nous empruntons le même parcours à une allure assez soutenue de 5’19. Mes pulsations sont normales, alors pas d’inquiétude. Après une boucle de trois quarts d’heures, je raccompagne JF et repars seul pour ajouter une demi heure.S’en est fini des séances de plus d’une heure. Aujourd’hui c’était 48 minutes et ensuite ce sera 40’ puis 30’ et enfin 42,195 Km.

Retour sur la piste pour ces 48 minutes avec 6 fois 600M en 2’07. Enfin c’est ce que préconise le plan, mais comme pour les 800 M, c’est un peu trop rapide et la dernière fois je les avais plutôt fait en 2’10. Mais comme les poissons, dès qu’il s’agit de tourner en rond j’ai la mémoire courte et la mauvaise habitude de partir trop vite en espérant tenir.

Heureusement qu’il n’y en avait que 6 à faire. Je pars sur les chapeaux de roue et surveille mon allure tous les 100M. Pour du 2’07, il faut tourner en 21 secondes a peu près. Je tiens l’allure sans problèmes dans les 4 premiers 600M, mais je pioche un peu sur la fin et boucle les deux derniers en 2’10.

Fini pour la piste, mes prochaines séances se feront quasiment toutes en endurance avec un peu d’allure marathon.

Les réactions

Par Fred, le 2007-05-04 16:40:52
Combien vises tu pour ce marathon ? 3 heures c'est ça ?
Fred

Par GGBI, le 2007-05-04 17:02:16
Salut Fred.

Les 3 heures, James y faisait allusion dans mon post précédent.

Disons que je m'en sens capable, mais entre le sentir et le faire.

Si déjà j'améliore mon temps de 3h5 je serais satisfait.

Par Fred, le 2007-05-04 17:10:56
Tu peux tenter 3 heures, si tu coinces ça ne sera pas très grave, allez, un peu d'ambition.
J'ignore le profil de ce marathon, à voir aussi selon la météo.
Bonne course !
Fred

Par GGBI, le 2007-05-04 17:20:10
C'est un marathon assez particulier, en ligne. Les 35 premiers Km sont assez plats voire descendants.

Puis les Km 35/36 montent dur et la fin est une succéssions de petites cotes et faux plats.

Autant dire qu'il faut en garder un peu sous le coude.

Par Brinouille, le 2007-05-05 10:04:55
Pas du tout inintéressante la dernière semaine : plein de temps délicieusement disponible et l'imparable mot d'excuse "marathon" pour justifier tout grosse flemme ! ; )

Bonne chance : )

Par romain, le 2007-05-05 10:30:18
salut GGBI ,
allez dernière ligne droite !
bon courage , déstress , zen zen , et bonne chance @+++

Par mielou, le 2007-05-06 09:52:15
bonjour GGBI
tu as l'expérience de la distance pour savoir...
que la course soit belle

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2007-05-02 12:50:34 : Stage de faible altitude - 1 photo - 7 réactions

Après un séjour de ski en février, c’est cette fois ci en bord de mer que j’ai passé mes vacances de paques. Il parait que pratiquer un sport en altitude permet de mieux progresser, et bien pour ce séjour, ce fut plutôt altitude zéro. Je ne sais pas si c’est bon pour mes muscles, mais ça l’est pour le repos.

Et de la détente, nous en avons eu, avec le soleil en prime. Ce qui nous a permis de goûter aux joies de la plage. Les enfants ont tentés la baignade, pas moi, coté sport je suis resté a la course a pieds.

Pour ce qui est de la course a pieds justement, j’en ait profité pour mettre les bouchées doubles dans les ultimes sorties importantes avant le marathon de Lille-Lens du 13 Mai prochain.

Dès mon arrivée, le dimanche je partais pour deux heures d’endurance histoire de faire enfin un peu de long, ce qui m’avais fait un peu défaut lors de ma préparation aux trois heures de Chasseneuil. Deux heures a longer le littoral d’abord et a retrouver le plaisir de courir tranquillement sur une piste cyclable qui mène jusqu’aux sables d’Olonne.

Pas le temps d’aller si loin, je bifurque assez rapidement dans les terres pour revenir longer la mer en fin de sortie, cette fois ci de l’autre coté de Bretignolles. Pour cette première sortie quasi estivale, le soleil et la fatigue d’une journée chargée la veille a travers le Périgord ne m’ont pas permis de tenir une vitesse extraordinaire. Qu’importe, pour ces longues sorties, j’attache surtout de l’importance à la durée. C’est donc avec un peu plus de 21,3 Km que je boucle cette première sortie d’une longue série le long du littoral.

Dès le lendemain a jeun, je rechausse les basquettes pour une courte sortie de récupération de trois quart d’heures tranquille. Les petites sensations de la veille sont oubliées et je parcoure 8,33 Km pour une Fc moyenne de 136 (soit 69%). Y’a pas a dire, arpenter ainsi la cote a peine troublé par les quelques joggeurs matinaux comme moi, avec comme seule musique le flux et reflux de la mer c’est magique. Et bien ça fait regretter d’être rentré.

Le mardi, place aux séances lactiques. Au programme un 8 fois 1000M en 3’43. Autant dire du costaud pour moi qui même en préparation pour en 10 Km n’en fait pas autant. Je relève le défi, mais je me dis que si au bout de 6 je me sens HS, j’arrêterai ma série. Finalement, je tiens ma série relativement régulière, malgré un septième kilomètre légèrement en dessous, je réalise une moyenne de 3’42. Ces premiers jours de vacances se déroulent a merveille coté course et coté plage aussi.

Coté météo, la fin de semaine sera un peu plus fraîche et nous en profiterons pour nous balader. Pour l’entraînement, après une journée de repos prévue, je repars pour enchaîner trois nouvelles sorties, les deux premières le matin, mais pas a jeun me mènent pour une et quart d’endurance a 11 Km/heures a travers les pistes cyclables du littoral Bretignolais pour la première et une 1h25, dont 35’ d’allure marathon a travers la campagne environnante pour la seconde.

Toutes ces sorties me mettent en confiance et cela se ressent sur l’allure marathon que je boucle en 4’12 de moyenne. Peut être un peu trop rapide et je me remet a rêver des moins de 3 heures. Le jour J, ce ne serra pas 35 minutes, qu’il faudra tenir à ce rythme.
Pour boucler la semaine, une ultime sortie de 45’ le samedi et c’est a nouveau presque 8,4 Km qui s’ajoutent a mon compteur. Au total, pour cette semaine la plus chargée, j’aurais parcouru presque 85 Km, ce qui représente sûrement une des semaines les plus chargées que j’ai jamais faite.

Pont du premier mai oblige, nos vacances d’une semaine s’éternisent. Ce qui n’est pas sans me déplaire, d’autant plus que le beau temps est revenu et nous permet de goûter a nouveau aux joies de la plage. J’en profite, pour terminer la partie la plus intense de ma préparation par une dernière sortie longue de 2h30.

Cerise sur le gâteau, pour cette sortie, ma femme me laisse aux Sables d’Olonne que nous avons arpenté l’après midi et je pars a travers les pistes cyclables pour un peu plus de 22 Km avant de rallier Brétignolles. Ceux qui ont lu un de mes précédents billets sur Brétignolles, se rappelleront que ce circuit ne fait que 21Km. En fait, bien qu’étant assez bien balisé, a un moment, je me suis trompé de direction.

Ce parcours super alterne chemin et petites routes, le long de la plage et à travers la foret. Il y a même un passage dans les marais salant, mais c’est à ce moment là que je me suis égaré. J’ai pratiquement toujours couru à 145 puls (75% de FCM) pour une vitesse moyenne légèrement supérieure à 11 Km/heure. Une fois arrivé à Bretignoles, je n’avais donc couru qu’a peine deux heures. Alors histoire d’allonger, j’ai rajouté un tour de ville pour arriver a 28 Km.

Cette dernière sortie clos la partie intensive de ma préparation. La confiance est là, d’autant plus que je ne me suis pas donné vraiment d’objectif chronométrique pour ce marathon que je veux surtout touristique. Malgré tout, mes bons entraînements ces derniers jours me donnent envie de tenter tout de même de me rapprocher de mon temps de La Rochelle (3h5’54). Je verrai le jour J.

2007-04-20 11:02:44 : a la poursuite du MDP - 0 photo - 8 réactions

En prévision de mon Marathon De Printemps, et oui je deviens adepte des jeux de mots, j’ai décidé d’y consacrer deux semaines intensives. Cela fait maintenant bientôt 5 semaines que j’ai bouclé mes trois heures de Chasseneuil. Après avoir passé deux semaines dans le bricolage, deux autres un peu plus musclées mais avec un petit kilométrage (63 puis 53), cette semaine ainsi que la prochaine je reprend les semaines 5 et 6 de mon plan d’entraînement du mois dernier.

C’est dans ce cadre que mardi j’ai réalisé un 10*800M en 2’59 précédée la veille d’une sortie d’endurance d’une heure quinze.

Hier, rebelote, un peu plus d’une heure en endurance (1h7 exactement) pour environ 12 Km dont une partie avec JF. Pour cette sortie, nous sommes allé un peu vite et je fini avec une moyenne de 144 puls contre 140 habituellement. Cela reste tout de même raisonnable. Mais je manque de sorties calmes, car lundi c’étais pareil.

Aujourd’hui, deux fois 4000 M allure marathon. Pour cette séance, il est prévu une longue phase d’échauffement afin de se placer dans de bonnes conditions de course. Je commence donc par parcourir 7 Km en 40’ a une Fc moyenne de 144. Un peu hautes les puls, il faut dire que j’ai mal dormis, pour la deuxième fois consécutive et que je me suis levé aux aurores vers 5h. C’est un jour sans, qui j’espère sera sans suite.

Pour l’allure marathon, je recherche des portions vallonnées car il parait qu’a Lille, la fin n’est pas toute plate. Ce sont donc les derniers Km de l’ancien parcours du marathon du Futuroscope qui vont me servir pour la première fraction. Pour ceux qui connaissent, la longue ligne droite en montagnes russes qui relie Avanton a Jaunay clan (Km 35 a 39).

Je rassure les participants de la prochaine édition, cette partie a été remplacée par une portion beaucoup plus plate et moins désertique puisqu’elle passe par un autre village (Martigny).

Autant pour l’endurance je me suis un peu traîné, autant pour l’allure marathon je suis un peu rapide. Je boucle ces 4 Km en 16’47 soit une moyenne de 4’12 a 88% de FCM (172 puls).

Après une récupération d’un Km, je repars pour un nouveau 4000 qui va me mener sur la fin vers le premiers Km du marathon, mais à l’envers. Comme ce premiers Km est en descente, il se fera en montée pour moi et c’est ce que je recherche, une difficulté en fin de parcours. Je grimpe à un bon rythme et maintiens la moyenne de ma première partie 16’51, toujours a 88% de FCM (173 puls).

Avec ces quatre entraînements de la semaine, j’en suis déjà à 61 Km et je compte en ajouter une bonne vingtaine dimanche avec une sortie longue d’environ deux heures.

La semaine prochaine, c’est farniente à Bretignolles. Enfin des vraies vacances jusqu’au premier mai. J’en profiterai pour peaufiner ma préparation avec encore cinq sorties en prévision. Ensuite ce sera récup. Avant le dépars pour LILLE.

2007-04-17 11:17:26 : Week end plus vieux - 1 photo - 9 réactions

Pendant que certains d’entre vous bravaient les grosses chaleurs du MDP, je passais mon week end loin des routes à arroser mes 40 ans. Ne cherchez pas dans le titre une quelconque faute de français, tout comme a Paris, nous avons eu deux jours ensoleillés.

Pour ceux qui ne le savent pas, mon anniversaire n’aura lieu qu’en octobre prochain. Si j’ai choisi de le fêter avant-hier, c’est pour le grouper avec celui de ma femme qui elle est du mois d’avril.

Pour nos 40 ans nous avions envie de renouer avec la tradition des fêtes importantes qui marquent les années charnières et servent surtout d’alibi pour réunir famille et amis. Et nous étions nombreux puisque nous avons approché la centaine de convives.

Autant dire qu’il n’étais pas question d’envisager le moindre petit footing, entre la préparation le samedi matin, la fête ensuite jusque tard dans la nuit et la journée de dimanche pour récupérer et ranger, j’avais donc mis en sommeil ma préparation pour Lille.

Ce n’est pas trop grave, d’abord parce que j’ai encore les acquis de celle des trois heures de chasseneuil et que en prévision, j’avais vendredi fait une sortie mi longue d’une heure trente dont trois fois 8’30 allure marathon.

D’ailleurs cette séance m’a vraiment conforté sur le fait que je récupère bien de mes deux semaines de bricolage intense. Pour mes trois séries, j’ai réalisé à chaque fois 2 Km soit une allure de 4’15 pour une Fc moyenne de 170 soit 87% de FCM. Au total presque 18 Km au compteur, je pouvais alors profiter de la fête pour engranger quelques calories perdu lors de cette séance.

Après ces deux jours assez chargés, j’ai rechaussé hier les basquettes pour 1h15 d’endurance. Le cardio me rappelait tous ces rosé pamplemousses et autres Chinon et Saint Nicolas de Bourgueil ingurgité. Sans oublier le champagne et les gâteaux. Tant pis, il faut savoir aussi se détendre et j’ai donc parcouru 14 Km a 145 puls, là ou habituellement mon cardio m’en donne 140.

Dès ce matin, la forme étais de retour, malgré une nuit difficile je me suis levé a 5 heures pour ingurgiter mon petit déjeuner, attendre tranquillement 7 heures et partir en direction de la pièce des cards pour mon fractionné de la semaine.

Au programme dix fois 800M en moins de 3’. Normalement, sur le plan JI en 3 heures il est prévu 2’53, mais je pense qu’il s’agit d’une erreur. En principe pour un marathon en 3 heures il faut tourner les 800M en 3’. De toutes façons je suis bien incapable d’aligner autant de 800 M en 2’53.

Cette fois ci donc contrairement a la séance du mois dernier, je décide de partir sur les bases de 22/23 secondes au 100M dès le départ pour essayer d’être régulier. La dernière fois j’étais parti trop vite et avais fini les 4 derniers en plus de 3’.

Aujourd’hui j’ai été raisonnable et sans trop souffrir je boucle les dix séries entre 2’59 et moins de 2’59’’90 soient une parfaite régularité. J’ai même réalisé mes fractions les plus rapides dans la seconde moitié de la séance.
Me voila donc relancé dans ma préparation qui manque juste a ce jour de sorties longues. A chaque fois, le week end j’ai une bonne raison d’écourter voire d’ajourner cette séance. J’ai tout de même toujours celles réalisées lors de la préparation aux trois heures et puis la semaine prochaine je suis en vacances en bord de mer. Cette fois ci, je trouverai bien le temps d’allonger une ou deux sorties.

2007-04-12 10:20:52 : Mois après mois, témoignage du MDP 2006 - 2 photos - 8 réactions

« Bonjour, ici JLD (top crédibilité). Aujourd’hui nous allons par un témoignage aborder l’épreuve mythique de la course a pieds, le marathon. Cette course reste une épreuve difficile et exigeante. Elle nécessite une préparation laborieuse. Malgré les tentatives de démocratisation dues entre autres aux courses de masses tel que le marathon de Paris, beaucoup l’ont appris a leurs dépends.

Le marathon de Paris où il y a justement un an, avec mon coach GerardM, lors de la 30iéme édition, je franchissais pour la première fois la ligne d’arrivée d’une distance aussi longue.
Je pensais qu’a quelques jours de la 31iéme édition, il serais intéressant de recueillir le témoignage de coureurs ayant comme moi participé a la version 2006. Avec entre autres le témoignage de GGBI. »

Pour moi, ce marathon de Paris 2006 n’était pas mon premier, avant d’arriver sur les champs élysées, j’avais déjà participé aux deux précédentes éditions du marathon du médoc, ainsi qu’à la première du marathon du futuroscope.

Comment m’est venue l’idée de participer à un marathon ? Et bien un peu par défis, j’ai dès mes début en course a pieds été attiré par le long. Ma première compétition fut un 20 KM que je bouclais sans notions de VMA, ni cardio mais à l’aise en un peu plus d’une heure trente.
Quelques mois plus tard, après avoir participé a d’autres courses, fait un tour sur ce forum et acquis notions de bases et cardio, je m’engageais sur une épreuve intermédiaire organisée dans ma commune, les trois heures de Chasseneuil.

Cette année là je parcourais un peu plus de 34 Km durant les 180 minutes que compte la course. La tête encore un peu fraîche, je me tentais a un rapide calcul, cela me ferait 3h38 sur marathon.

Ayant entendu parler du marathon du médoc comme une course a part, où l’aspect festif prime sur le chrono, je tentais l’inscription qui à l’époque ne se faisait que par courrier et c’était complet en quelques jours. J’eu la chance de me voire figurer par mis les inscrits et je passais mon été 2004 a peaufiner ma préparation physique. Objectif, confirmer mon pronostic.
Le parcours de ce marathon n’est vraiment pas facile, alternant les traversées de châteaux et les chemins de vignes, il est très vallonné et plein de relances. Je fini quand même en 3h32, éreinté mais heureux.

Mon second marathon, fut, chauvinisme oblige, celui du futuroscope. Le départ étant donné a moins de deux kilomètres de chez moi, la logistique fut très simplifiée. Avec un parcours beaucoup plus facile qu’au médoc et une constante progression, je pulvérisai mon chrono et finissait en 3h17, a deux minutes de l’accès au sas 3h.

Après un nouveau passage au médoc, j’arrivais donc a Paris avec la ferme intention de boucler mon quatrième marathon. Autant le finir ne m’inquiétait pas, autant pour le chrono, je n’avais plus aucune illusion. Trois semaines plus tôt, j’avais, tradition oblige, participé aux trois heures de Chasseneuils, avec une distance record de 39,5 Km. Ce qui me laissait entrevoir le MDP aux alentours de 3h12.

Les 3h12, j’y aie cru, il me suffisait de bien récupérer dans la semaine suivante et de reprendre les deux dernières semaines du programme que j’avais suivi pour les 3 heures. Le gros problème fut la récupération.
Chez moi, le sommeil est une source d’anxiété quasi permanente et, allez savoir pourquoi encore plus en cette période de fin d’hivers. Ma pharmacie est pleine de somnifères et calmants. Petit a petit, soirs après soirs, j’alterne, somnifère pour dormir et calmants. Au fur et a mesure que j’augmente la dose, mon sommeil se fait de plus en plus court.

La dernière semaine, je ne dors plus que 4 heures par nuit avec un somnifère entier. J’envisage même de ne pas faire le déplacement à Paris. Après consultation de mon médecin, qui me rassure en me disant que les somnifères ne m’empêcheront pas de courir, ils vont juste un peu me ralentir, je décide de prendre la route.

Après un passage éclair au parc des expositions et une visite des centres commerciaux a la recherche d’un cadeau d’anniversaire pour ma femme (car en plus le marathon qui avait lieu le 9 avril tombait le lendemain de son anniversaire), nous nous rendons a l’hotel.

J’avais choisi un hôtel vers Montreuil, proche du 10iéme et 21ième Km et direct en métro pour les champs. Problème, le tenancier avait mal compris ma réservation, il avait enregistré une chambre une personnes alors que nous somme 4. Nous voila a 19 heures a chercher un hotel pas trop loin, pas trop cher et avec une chambre pour 4.

Finalement nous trouvons vers la porte de la chapelle, toujours à un quart d’heure de RER, mais plus du tout sur le parcours. Ce n’est qu’a neuf heures que l’on peut enfin manger. Vraiment pas les conditions idéales la veille d’un marathon.

Cela dis, vu que je ne dors plus que 4 heures par nuit, cela ne me perturbe plus trop. Le lendemain, dès 5 heures je suis debout. Je me prépare tranquillement et arrive sur les champs plus d’une heure avant le départ. Je rencontre quelques forumeurs sous l’arc de triomphe et me rend tranquillement dans mon SAS.

Grâce a mon chrono du futuroscope, j’ai droit a au sas privilégié de 3h15. Ma forme du moment m’incite à ne pas envisager un tel chrono. Je me place donc tranquillement en fin de sas, juste devant les 3h30. Cela m’aura tout de même permis de renter assez tardivement dans le sas tout en étant bien placé.

Je mets 1’38 à franchir la ligne de départ, ensuite tout s’enchaîne un peu vite. La longue descente et la largeur de la route permettent une grande fluidité et aussi un départ canon. Je ne vois pas le panneau du 1er Km que j’ai vraisemblablement franchi en 4’ environ d’après mes voisins de course. Je passe le second en 4’30. Toujours trop rapide a mon goût. Je ralenti et me laisse passer par les ballons 3h15. Ils s’éloignent et très vite je ne les verrais plus. Enfin jusqu’au 10iéme Km. Dans ces premiers Km, je préfère temporiser et je tourne en 4’40/4’45.

Plus les Km passent, mieux je me sens. En regardant mes temps de passages, je suis passé de 4’40/45 a 4’37 et vais désormais plus vite que l’allure 3h15. Comme je fais habituellement lors de mes marathons, je découpe la course en trois tiers, une première partie un peu en dedans, une seconde a l’allure souhaitée voire plus et une troisième encore plus rapide si possible.

Au bout de 14Km, j’accélère donc et tourne en 4’30. Je me rapproche des ballons 3h15 et il devient de plus en plus difficile de courir sereinement. Je suis souvent obligé de changer brusquement d’allure pour passer de petits groupes qui s’agglutinent autour des meneurs.
Les ravitaillements sont aussi des moments difficiles, il faut éviter la bousculade pour ne pas chuter, prendre vite une bouteille et repartir.

Je les double enfin au 27ième Km et devant c’est plus calme. Cela tombe bien, au 29ième j’augmente encore l’allure, puis me stabilise. Cette dernière partie de course est la plus sensible, c’est là que l’on voit si l’on a bien géré l’effort, c’est a partir de là que le mur peut nous tomber dessus a tout instant.

Je réalise que malgré mes angoisses et mon manque de sommeil, je suis en train de réaliser le chrono idéal pour mon niveau. J’ai peur que tout bascule et finalement j’enchaîne les Km. Dans le dernier, me sentant encore en forme, j’accélère encore et fini en 3h12. Je n’en reviens pas.

Quelques jours après, sur le conseil de mon médecin, j’entamais un long traitement pour venir à bout de ce problème de sommeil. Depuis maintenant un an, je dors beaucoup mieux, avec une légère rechute après les 3 heures, pendant le chantier. Cela m’a permis de consacrer plus de temps à la peinture.

Mes temps de passage :
Distance temps Vitesse moyenne Temps/Km sur la portion
5,00 Km 23:08 12,97 Km/h 04'38
10,00 Km 46:40 12 ,86 Km/h 04'42
14,00 Km 1:05:40 12,79 Km/h 04'45
21,10 Km 1:37:19 13,01 Km/h 04'28
30,00 Km 2:16:59 13,14 Km/h 04'27
42,20 Km 3:12:06 13,18 Km/h 04'31

Premier semi en 1h37’19 et second en 1h34’47, soit un négative split de 2’32.

2007-04-10 11:09:51 : La saison des récoltes, un 10 Km a Naintre - 2 photos - 6 réactions

Après avoir passé deux semaines à peaufiner les intérieurs de maisons, ce week end étais consacré au jardinage. L’objectif était malgré les fortes chaleurs de ces derniers jours, de semer le gazon et planter quatre arbres.

Pour le gazon, c’est de saison, en espérant que la pluie vienne les jours prochains arroser naturellement le terrain. En attendant, il faut le faire manuellement et s’est un peu long.
Pour les arbres, c’est un peu tard, mais sur les conseils d’un ami j’ai pris des arbres en pot.

Semer du gazon, en voila encore un travail difficile. Il faut dans un premiers temps passer le motoculteur deux fois, puis à l’aide d’un râteau égaliser la terre, semer le gazon, passer un rouleau et enfin arroser le tout.

Dans toutes ces taches, vous l’aurez deviné le plus physique, c’est le motoculteur et le rouleau. Surtout quand le terrain est en pente. C’est alors très dur de remonter le rouleau.

Malgré tout ce travail, j’ai quand même trouvé le temps de courir et même de participer a un 10Km (http://www.eapchatellerault.com/ ). Il faut dire qu’avec des week end de 3 jours, on arrive à trouver un peu plus de temps.

Au départ, je n’avais pas du tout prévu de participer à cette course, pensant ne pas avoir la condition et surtout le temps. Et puis, Jeudi dernier lors d’un entraînement avec JF et son collègue, nous en avons parlé et l’idée d’y participer, même en « touriste » m’es venue progressivement.

En fait il y avait deux épreuves en une, en effet avant le dix qui partais a 10h30, il y avait un cinq trois quart d’heures plus tôt. Alors je me suis mis en tête de participer au cinq et en prévision, j’ai changé mon programme de fin de semaine et remplacé la séance du vendredi de deux fois 12’ allure marathon à quatre fois 1000M en 3’50.

Après cette séance, que j’ai réalisé sans forcer, je me suis dis que peu être j’avais quand même la condition pour m’aligner sur le 10 sans autre ambitions que de faire moins de 40’.

Il faut dire que le 10Km n’est pas ma distance préférée, habitué plutôt au long, ma première compétition fut un 20 Km. Mais il m’est parfois arrivé de m’inscrire sur ce genre d’épreuve lorsque rien d’autre ne ce présentais dans la région et aussi pour essayer de faire évoluer ma vitesse.

Mon premier 10 fut bouclé en un peu plus de 45’ et très vite dans les suivant je faisais évoluer mon record, approchant les 40’ moins d’un an après mes début.

En juin dernier, a une période plutôt creuse coté marathons, je décidais de mettre les bouchées doubles pour franchir cette barre symbolique des 40’. Je m’alignais coup sur coup sur trois 10 Km espacés chacun de deux semaines. Avec entre les deux toujours le même programme, une séance VMA, une séance allure spécifique de 6*1000M et deux séances d’endurance.

Si le premier de ces trois 10 me donnais satisfaction en faisant évoluer mon record, les conditions climatiques de ce début juin 2006 ne me permettaient pas de franchir la barre. Les deux autres 10 Km furent plus difficiles. Il faut dire que le relief de chacune de ces courses n’était pas propice au bon temps. Pour ceux qui connaissent Saint georges, Dissay et surtout Montmorillon, ce ne sont pas des région toutes plates.

Je décidais alors de changer de tactique en commençant par un peu de repos, puis un plan d’entraînement spécifique sur six semaines pour une ultime tentative en septembre a Jaunay Clan. Cette fois ci, malgré un départ laborieux, du là encore au relief, je bouclais pour la première fois un 10 en 39’18 soit un record pulvérisé.
Cette course marquais la fin de la première phase de ma préparation au marathon de la Rochelle dont on peu voir la suite et l’issue dans les premiers posts de mon blog.

Depuis je ne m’étais pas a nouveau aligné sur cette distance. J’avais fait du court avec des corridas de 7 à 8 Km qui m’avaient permis de mesurer encore ma progression.

Hier, mon ambition était limitée par un retour de quasi marathon et deux semaines de bricolage intense. Je ne m’étais mis aucune pression.

D’autre part, pour la première fois, je décidais de faire un long échauffement en accompagnant tranquillement les coureurs du 5 Km. Cela m’a en plus permis de repérer le parcours qui est quasiment le même, mais a réaliser deux fois. A deux cent mètre de l’arrivée, je croise JF et son collègue. J’ajoute avec eux encore six minutes d’échauffement, ce qui me ferra en tout 28 minutes pour une distance de 5 a 6 Km a 75% de FCM.

Pour la course, je pars tranquille, mon cardio monte lentement. Je suis d’ailleurs tellement sur que je ne force pas, que je suis au milieu du peloton, alors qu’a mon habitude, je pars dans les 20/30 premiers. Je comprendrais par la suite, que le plateau étais plus relevé qu’a l’accoutumé, cette course étant l’une des rares qualificatives pour le championnat de France de la distance dans la vienne.

Je passe le premier Km en 3’40, sois comme a Jaunay clan, mais avec des pulsations beaucoup moins forte. Je ralenti quand même le rythme et me stabilise a 3’50 au Km avec des pulsations autour de 91 a 93% dans les 5 premiers Km. Moi qui suis habitué à laisser monter plus fort, je me sens vraiment bien et boucle ces 5 premiers Km en 19’05.

A mis parcours, je profite d’un ravitaillement pour prendre un gel coup de fouet et un verre d’eau. J’ai ralenti pour boire et j’ai du mal a relancer. Durant les 5 premiers Km, je n’ai pas réussi a me stabiliser dans un groupe, soit ils avaient un rythme inférieur au miens, soit le groupe explosait lorsque je les rattrapais.

Je n’ai donc aucun repère pour relancer. Mon cardio cette fois ci s’emballe un peu et monte a 185/186 soit 95% de FCM. Il restera ainsi jusqu’au bout. J’ai faibli un peu dans ce 6ième Km que je passe en 3’56. Mais je suis satisfait, je me dis que si je boucle cette seconde partie a cette allure, je bas largement mon record, ce qui étais inespéré avant le départ.

Je confirme ces temps de passage sur les deux Km suivants et juste avant le Km 8, je rattrape un groupe de 3 coureurs. Nous finissons ensemble à un rythme de 3’50. Mon arrivée a du les booster et durant tout le 9ième Km, j’ai donné l’allure pour être ensuite relayé par deux autres coureurs le dernier étant un peu a la peine.

Je fini donc en 38’40 (38’43 officiel) soit 38 secondes de mieux que mon précédent record. Il parait que c’est assez courant d’exploser son record sur dix 3 à 4 semaines après un marathon, mais qu’ensuite on est un peu a plat. Pour le record, je suis d’accord, pour la suite j’espère revenir en forme avant le 13 Mai pour le marathon de Lille.

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