La course à pied Les blogs courseapied.net : GGBI

Le blog de GGBI

Flux rss du blog, des réactions

Les derniers billets

Mes catégories

Mes liens


Le forum courseapied.net

Le chat courseapied.net

Les blogs courseapied.net

2007-06-01 15:56:47 : Direction Saint Georges

Comme je l’indiquais dans mon post précédent, presque trois semaines après le marathon, j’ai aujourd’hui repris la résistance. Pas encore la VMA, mais de l’allure spécifique 10 Km en vue de la course de Saint Georges de vendredi prochain qui fait 10,300 Km.

Déjà en fin de semaine dernière, j’avais relancé le seuil avec 2 fois 2000M allure marathon, puis à nouveau 3 fois 2000M mardi derniers. Depuis j’avais enchaîné deux séances d’endurance.

La première mercredi soir, un petit peu moins d’une heure pour un peu plus de 11 Km a 73% de FCM. J’avais voulu repérer la fin du parcours de la course, mais je me suis trompé d’itinéraire et j’ai en fait pris une route parallèle.

Du coup hier, avec JF qui faisais son retour après son marathon du futuroscope, nous sommes allé a nouveau en repérage. A deux, il n’était plus question de se tromper.

Cette course est assez difficile, car à cette époque il fait très chaud. Peu être que cette année nous seront épargnés. Elle a lieu le soir à 19h, mais l’année dernière il faisait encore plus de 30 degrés et le soleil tape encore. On commence par deux kilomètres de descente, mais il ne faut surtout pas s’emballer, car ensuite il y a trois kilomètres de montée. Et pour grimper, ça grimpe dur. Ensuite un peu de plat pour a nouveau redescendre pendant deux Km vers saint Georges. Le dernier Km étant a nouveau en légère montée.

Ce sont les deux derniers Km que nous avons parcourus hier. Pour ne pas se cramer, il faut donc partir prudemment, pour tenir dans la montée et tout lâcher ensuite. La longue descente permettant de récupérer avant le dernier Km. L’année dernière j’étais passé en 21’ au Km 5 pour finir en 40’34 au 10iéme, soit un beau négative split. Cette année j’ambitionne une même gestion de course avec je l’espère un chrono conforme a ceux de mes précédentes courses et donc moins de 39’ au 10iéme soit moins de 40’ au final avec les 300M supplémentaires.

C’est donc dans cet optique et pour rebondir sur une de mes ultimes grosses séances de préparation a la route du Louvre que j’ai aujourd’hui repris le chemin de la piste pour réaliser un 6*1000M en 3’45. Lors de ma préparation marathon, j’avais fait un 8*1000M en 3’42, mais j’étais alors en phase montante alors qu’aujourd’hui je suis encore en récupération, et faute de piste je m’étais fié au GPS qui peut parfois indiquer 10 à 20 M de plus (10M étant l’indication la plus petite de l’appareil).

D’ailleurs ce fut le cas aujourd’hui, sur certains de mes 1000M le GPS me compte 1,01 Km voire 1,02. Je ne suis pas non plus à une seconde prés. Grâce aux marques faites par JF, j’ai sur cette pseudo piste des repères tous les 100M. J’ai prévu de tourner en 22 à 23 secondes par 100M.

Comme a mon habitude, pour le premier temps de passage, je suis un peu rapide (21 secondes). Je réduis l’allure et tourne alors assez régulièrement avec des passages au 400 en 1’28 et au 800 en 2’58 pour finir entre 3’43 et 3’45 à une moyenne de 3’44. Entre chaque kilomètre, je m’octroie une récupération de 300M en environ 1’45 a 1’50. Je suis assez satisfait, moi qui par le passé avais du mal a finir mes séries car je partais trop vite. J’ai tellement bien enchaîné que j’en aie remis un dernier et ce sont donc sept 1000M et non six comme initialement prévu que j’ai réalisé.

J’ai hésité a en rajouter un huitième, mais il n’est pas question de me cramer, aujourd’hui, je ne prépare plus un marathon, la raison l’a donc emporté.

Ce soir nous accueillons nos amis espagnols, comme le week end dernier, la course a pieds va prendre une parenthèse qui me permettra de récupérer. La course ayant lieu vendredi, je ne programmerai la semaine prochaine que deux petites sorties.

Les réactions

Par Delphine, le 2007-06-02 14:16:22
Coucou GGBI,

Dis donc tu reprends sur les chapeaux de roues!!!!!! ET tout va bien donc que demande le peuple...
Bon week end avec les amis espagnols.

Par PARISI, le 2007-06-03 21:20:11
Trop tard pour te souhaiter un bon week end mais excellente continuation !!

Parisi

Votre pseudo :

Votre commentaire


Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)

Les 5 billets précédents

2007-05-30 10:39:53 : Entre champagne et sangria - 0 photo - 10 réactions

Comme je l’ai dis précédemment, cette période pré estivale est chargé d’étapes festives. Moi qui ait depuis le début de l’année suivi un entraînement régulier a peine altéré par les deux ou trois manifestations habituelles de l’hivers, semaine au ski, anniversaire de ma femme qui s’est transformé, quarante ans oblige en réunion de famille, je vais devoir cette fois ci jongler entre la continuité de mes entraînements et des week-end chargés.

Je n’en suis pas forcément fâché, j’aime bien aussi changer un peu mes habitudes et faire la fête. Déjà dimanche dernier, c’était la communion de mon fils. J’ai bien sur pour l’occasion sortie le champagne. Pour couronner le tout, le soir nous étions invité à un apéritif chez nos voisins qui eux, avec un enfant un peu plus jeune fêtaient le baptême.

Coté course a pieds, j’avais bien prévu le coup. J’ai avancé la sortie du dimanche matin à la veille au soir et bien m’en a pris, car le dimanche, le temps a été exécrable. Au contraire, météo de rêve pour un coureur, le samedi soir était couvert sans pluie et avec un retour des températures vers des niveaux plus cléments.

Du coup après mes deux sorties un peu difficiles de la semaine passée, il n’en fallait pas moins pour me rassurer sur mon état de fraîcheur. Je retrouve quasiment le niveau que j’avais deux semaines avant le marathon de Lille. Au final, prés de 11 kilomètres en 59 minutes autour de 143 puls de moyenne (73%).

Pour cette semaine, retour a un entraînement quasi normal. Nous sommes dans la troisième semaine post marathon. En ce début de semaine j’intègre une seconde séance de seuil avant de reprendre vendredi des allures supérieures. Pour la VMA, elle fera son retour la semaine prochaine.

Hier donc petite séance de seuil, deux fois 3000 M allure marathon. Après un échauffement d’une demi heure qui m’a permis de me diriger vers Avanton, la première fraction me ramène tout naturellement sur les traces du 41 iéme km du marathon du futuroscope.

Je repense à mon intervention sur le post de la course pour indiquer aux coureurs que ce 41iéme est tout en descente et je savoure donc ce passage. Arrivé au bout, le parcours officiel emmène les compétiteurs a droite vers ce que j’avais hâtivement qualifié de faux plat qui est en réalité une légère cote difficile a négocier après 41 Km de courses surtout avec le vent de face.

Pour moi aucun problèmes, cette fois ci je tourne a gauche et puis de toutes façon j’arrête mon chrono, car je viens de boucler mon premier 3000 en 12’17 à une Fc moyenne de 172 (88% de FCM). Relativement satisfait, mon allure est rapide, mais les puls sont encore un peu fortes.

Juste trois minutes de répits et me voila reparti a travers le site du futuroscope, puis la zone industrielle de Chasseneuil. Toujours a la même allure, 12’20 pour ce 3000M et toujours des pulsations un peu fortes, 174 de moyenne (89% de FCM).

Je n’aie pas encore les sensations que j’ai connu il y a 15 jours, mais je me maintient et c’est tant mieux, car si les trois prochain jours seront consacrés en partie a la course a pieds, ce week end, sera lui placé sous le signe espagnol.

En effet, après avoir reçu il y a 6 mois nos amis Irlandais, place cette fois ci au jumelage ibérique. Ils arrivent dès vendredi soir et repartent lundi. Vu le programme de visites, chargé, il ne sera pas question d’envisager le moindre footing avant mardi.

2007-05-25 15:52:51 : délicate reprise - 0 photo - 11 réactions

Est-ce du au retour de la chaleur, a la fatigue accumulée ces derniers mois avec successivement un trois heures, un 10 Km et un marathon, mais cette fin de semaine fut laborieuse coté course a pieds.

Mardi, 11 Km en un peu moins d’une heure, tranquille. Un cardio un peu haut mais sans plus. Et puis un sommeil difficile les deux jours suivants, l’hésitation entre reprendre l’allure marathon cette fin de semaine ou attendre, l’angoisse de reprendre trop vite, ou bien de trop temporiser.

En voilà des questions qui me turlupinent. Je ne voudrais pas me laisser aller, car dans deux semaines il y a un dix kilomètres, a Saint Georges les Baillargeaux, a coté de chez moi et j’aimerai bien y participer, et tant qu’a faire confirmer les bon résultats de ces dernières semaines. Du coup je me mets une pression inutile alors qu’après mes deux dernières courses, je devrais plutôt me calmer.

C’est vrai qu’hier, il faisait très chaud. On est pas encore habitué aux températures estivales et là, prêt de 30 degrés a midi lorsque je m’élance. Mon cardio est déjà a 68 alors que je ne bouge pas. Bizarre, habituellement il est plutôt en dessous de 60.

Toute ma sortie va se passer ainsi, trop chaud. Moi qui transpire peux, me voici trempé de sueur. Mon cardio qui m’indique en permanence 10 puls de plus qu’a l’accoutumée. J’hésite à avorter ma sortie et finalement je fais l’intégralité du parcours prévu.

Un peu inquiet, j’ajoute une troisième mauvaise nuit à mon compteur et ce midi, rebelote, des pulsations un peu forte, le soleil qui s’était caché revient. Aujourd’hui j’avais prévu de reprendre un peu de seuil, après quasiment deux semaines d’endurance. Deux fois 2000 Mètres autour de 170 puls (88% de FCM).

Le premiers je tiens une moyenne de 4’10, soit environ mon temps sur marathon, mais avec des puls un peu plus fortes plutôt autour de 172. J’en ai profité pour reconnaître les deux derniers Km du nouveau parcours du marathon du futuroscope. Je trouve cette fin de parcours vraiment plus roulante. En plus cela fait traverser un village supplémentaire, où je n’en doute pas, les encouragements seront chaleureux.

Le second 2000M fut plus laborieux, j’ai choisi de remonter l’avenue du tour de France. Cette avenue porte ce nom car elle a été construite pour l’arrivée de l’avant dernière étape du tour 1996 (je ne suis plus très sur de l’année). C’était un contre la montre et avec cette avenue,
On avait 500 M de ligne droite en descente. Spectacle assuré, pour le public venu nombreux.

Sauf que j’ai choisi de l’emprunter dans l’autre sens et là c’est une autre histoire, les 500M de descente deviennent une très longue montée. Trop pour mon état de forme et si au final si je tiens le temps de 4’11 de moyenne, c’est au détriment d’un maintient de ma Fc.

Qu’importe, le marathon c’était il y a 15 jours pour moi. Ce jour là j’étais à mon pic de forme et c’était bien là l’objectif. Mais que c’est difficile d’aborder sereinement cette phase post marathon, où il ne faut pas trop en faire, alors que euphorique, on a plutôt envie de repartir au plus vite de l’avant.

Ce week end, c’est famille, j’en profiterai pour oublier les running. J’aurais tout de même une pensée pour les futurs marathoniens du jour. En espérant que les sensations seront meilleures la semaine prochaine.

2007-05-22 10:12:02 : du Futuroscope à Dublin - 3 photos - 13 réactions

Dimanche aura lieu la troisième édition du marathon du futuroscope. Plus de 800 coureurs s’élanceront des abords du parc pour s’y retrouver après une ballade d’un peu plus de 42 kilomètres à travers la campagne Pictave.

Cette année je n’en ferais pas parti. De toutes façons deux semaines après le marathon de Lille, cela n’aurait pas été raisonnable. Là où je serais, j’en profiterais pour prier que tout ce passe bien, notamment pour certains coureurs locaux que je connais (JF et Bernadette de notre association entre autre) et aussi RINOX qui intervient de temps en temps sur le forum. J’ai bien dis prier, car j’accompagnerais mon fils pour sa première communion.

Moi qui affectionne ce genre d’épreuve, ma tête est déjà dans le prochain. Plus que 160 jours pour me préparer au marathon de Dublin. Comme j’aime concrétiser un nouvel objectif dès le précédent achevé, je me suis inscrit hier. Dossard 7640 par mis les environ 8000 coureurs qui s’élanceront des abords de Trinity College.

Ce marathon accueille sensiblement le même nombre de participants que La Rochelle ou bien le médoc en France. Cela me plait, pas trop de monde comme a Paris, mais suffisamment pour me garantir que je ne serait jamais seul. Pas de SAS, mais deux départ, un pour les moins de 4 heures et un autre pour les plus de 4 heures. Il faut dire que pour ce marathon, le délai est de 8 heures, afin de pouvoir accueillir aussi des marcheurs.

Dublin sera un peu mon futuroscope. Les parcours possèdent un certain nombre de similitudes. La forme, une seule boucle assez large et le relief, jamais vraiment plat, mais pas non plus de grosses difficultés. D’ailleurs au Futuroscope, il y a 60 mètres d’écart entre le point le plus bas et le point le plus haut contre 50 pour Dublin.

Il me reste à régler la logistique. Si je suis inscrit, il me faut encore trouver un hôtel. Ils sont assez cher la bas et réserver l’avion. D’ailleurs pour l’hôtel, si quelqu’un a des idées à me soumettre. Pour l’avion, il n’y a pas beaucoup de choix, je prendrais comme d’habitude aer lingus qui est la compagnie locale.

Pour la préparation, j’ai le temps. Je dois d’abord me remettre de ce début d’année où j’ai enchaîné un trois heure et un marathon. Pour l’instant, j’ai repris vendredi dernier par un footing cool et puis Dimanche matin avec 4 de mes voisins, un jogging très calme a environ 10 Km heures pour 11,830 Km a 132 puls (70% de FCM).

Aujourd’hui je vais remettre ça a midi, toujours une petite heure d’endurance et vendredi je réattaque un peu de fractionnés long pour refaire du court la semaine prochaine en prévision d’un 10 Km le 8 juin.

2007-05-18 16:16:54 : 42 Km de bonheur - 14 photos - 16 réactions

Depuis dimanche, je suis sur un nuage. Je n’arrête pas de repenser à ce marathon et le chrono de rêve. Descendre sous les 3 heures était vraiment l’objectif principal de cette année, mais je ne pensais pas y arriver si tôt. Je l’envisageais plutôt pour Dublin à l’automne prochain.

J’ai toujours du mal à réaliser les progrès énormes de ces derniers mois. Déjà les 38’40 sur 10 Km il y a à peine un mois me paraissaient énorme, maintenant je me dis que je dois pouvoir encore faire mieux sur cette distance a laquelle je pense consacrer une préparation spécifique cet été pour la course de Jaunay Clan qui aura lieu en septembre.

En attendant, cette semaine a été consacrée au repos et aux excès culinaires. J’ai copieusement arrosé cette réussite. Maintenant il va falloir retourner dans le droit chemin. Dès ce midi j’ai repris la course pour une petite ballade tranquille de 10 Km en 55’ sous un soleil enfin retrouvé.
Que de l’endurance pendant toute la semaine à venir. Le temps de récupérer de la fatigue engendrée par ce marathon et la préparation qui a précédée.

Je n’ai pas couru de la semaine, mais je n’aie cessé d’y penser. En accrochant ma médaille a cotés des autres, je me suis remémoré mes 7 marathons. A chaque fois terminés, ils furent chacun une réussite, parfois mitigée, mais plus souvent au-delà de mes ambitions.

Le premier ce fut le médoc en septembre 2004 après deux ans de course a pieds. Pourquoi ce marathon, et bien par hasard, en regardant le site. J’avais appris par le biais du forum que ce n’était pas facile de s’y inscrire et que beaucoup se voyaient refuser le dossard faute de place. Alors dès janvier, j’ai envoyé un mail aux organisateurs qui m’ont renvoyé un dossier d’inscription que j’ai retourné remplis le jour même.

En Avril je pouvais consulter sur internet la liste des inscrit et voire avec joie que j’en faisait parti. Coté préparation, j’ai opté pour un plan en 8 semaines décroché dans un magazine et un objectif de 3h30 qui me semblait être mon niveau du moment.

L’objectif de ce premier marathon était, comme beaucoup je pense, de le finir. Pour un premier je n’avais pas choisi le plus facile, le parcours est assez vallonné et emprunte beaucoup de chemins avec souvent des relances. Mais j’avais choisi ce marathon avant tout parce qu’il reflète bien ma philosophie de la course a pieds. Pas pour la promotion du vin qui fait couler beaucoup d’encre dans le forum, mais pour le fort lien qui y est fait avec la fête.

La course a pieds, lorsque l’on est un amateur comme moi doit être signe de joie. Dans ce marathon, il est fortement conseillé de se déguiser. Pour les 20 ans, les organisateurs avaient même indiqué sur les bulletins d’inscriptions, « déguisement obligatoire ».

C’est en rasta que je me suis élancé parmis les 8500 coureurs venu eux aussi féter les 20 ans de cette course atypique. Bien qu’en septembre, le beau temps nous a accompagné de bout en bout.

D’ailleurs a chacun de mes marathons, j’ai eu une météo idéale, pas de vent, pas trop chaud et pas de pluie. Coté chrono, j’avais bien visé puisque je fini en 3h32 avec un arrêt de quelques minutes au 40ième kilomètre histoire de me faire maquiller.

Mon second marathon, je l’ai couru neuf mois plus tard sur mes terres. En effet, en 2005 est né a deux Km de chez moi le marathon du futuroscope. Place cette fois ci au stress et aux objectifs ambitieux. Après un premier marathon en 3h32 je me devais de relever le défi de franchir la barre symbolique des 3h30. Au plus mal dans ma préparation, manque de confiance suite a un don du sang qui m’avais laissé Ko, je savais que je valait beaucoup mieux, mais me limitais a ce petit objectif tout de même.

D’autant plus que le meneur d’allure 3h30 n’était autre que notre Fred. Je décidais donc au départ de rester dans son groupe. Puis me sentant de mieux en mieux, je décidais finalement au 11ième kilomètre de fausser compagnie de ce groupe qui étais assez important. Je ne sais pas combien ont réussi leur objectif ce jour là. Pour moi, la chance s’est encore mise de mon coté. Ayant accéléré fortement a partir du 15ième, un coureur a choisi de m’emboîter le pas. Nous nous relayerons ainsi jusqu’au 35ième, où il fini par faiblir.

Je fini seul en 3h17 avec le petit regret de ne pas avoir tenté la barre des 3h15. Qu’importe les records sont faits pour être battus, ce sera pour un prochain.

Pour mon troisième marathon, retour au médoc et son parcours magnifique. On y traverse pas moins de 50 châteaux ouverts au public pour l’occasion. Objectif, descendre sous les 3h15 pour pouvoir bénéficier du sas 3h a Paris. Oui, mais voilà le médoc est difficile et si j’avais sûrement les 3h15 au futuroscope, ici le parcours a eu raison de moi. Heureusement, j’ai très vite compris que je n’y arriverai pas et du coup, je n’ai pas rencontré le mur. Je fini tout de même en 3h22 soit dix minutes de moins que l’année d’avant. Voilà un bon point de comparaison.

2006 sera l’année marathon, j’en couvrirai 3 en tout. Sans compter les trois heures de chasseneuil, où, même si je n’atteins pas la distance, je m’en rapproche énormément. Cette année là, j’avais parcouru 39,5 Km. Ce qui me laisser espérer 3h12 au marathon. Un temps qui n’étais pas pour me déplaire, faisant exploser la barre des 3h15.

Le problème, s’est qu’entre ces 3 heures et le marathon de Paris, il n’y a que 3 semaines. Le souci, bien récupérer et relancer un peu d’entraînement. Pendant ces trois semaines, je me stresse trop et perd le sommeil. La dernière semaine je ne dors que 4 heures par nuit, même en me gavant de somnifère. Du coup je m’aligne avec un objectif simple, finir tranquillement. Ce que je fais, et comme au futuroscope plus les Km avancent, mieux je me sens. Je fini heureux en 3h12 comme escompté trois semaines plus tôt. Paris restera aussi gravé dans ma mémoire. Voire les champs inondés de marathoniens. En 2006, pour la première fois plus de 30000 coureurs ont bouclé leur marathon. L’effet 30 ans a boosté les inscriptions qui ont été closes dès le mois d’Octobre.

Comme j’aime le long, un mois et demi plus tard je m’y recolle. Je tiens a participer et a mon humble niveau aider aussi les organisateurs qui en ont besoin. Pour une telle course, il y a plus de 500 bénévoles qui s’activent a la réussite d’un tel événement. Je me suis proposé meneur d’allure et pour m’assurer d’en être capable, je choisi 4h15. Je n’ai pas choisi au hazard, cela correspond à ma vitesse d’endurance. Tel un métronome, je franchi le semi en 2h7’30 secondes. La seconde moitié sera plus laborieuse pour le groupe. Des 14 coureurs qui étaient avec moi, aucun malheureusement ne m’a accompagné jusqu’au bout. Je n’ai jamais été seul, j’ai rattrapé d’autres coureurs qui m’ont a leur tour accompagné puis que j’ai a nouveau lâché. Je finis en 4h16 en accompagnant une coureuse qui souffrait énormément dans les ultimes hectomètres.
Retour a la quête de performance en novembre 2006 avec La Rochelle. Ce marathon qui se déroule pas très loin de chez moi est le second (ou troisième) en terme de participants. Comme au médoc, environ 8000 coureurs s’élancent chaque année dans le froid hivernal. Sauf en 2006, nous avons eu une météo quasi estivale. Pas de bouteilles sur les tables, je n’arrive pas a bien m’alimenter en courant. Du coup pour la première fois je rencontre le mur. Les sept derniers Km se feront dans la souffrance, mais dans la joie aussi. Avec un objectif de 3h10, je fini en un peu moins de 3h6. Heureux.

Le septième marathon, c’était donc la semaine dernière. Il restera lui aussi a jamais dans mes souvenir. Un week end sympa et au final pour la première fois je descends sous les 3 heures. Une première qui je l’espère en appellera d’autres.

2007-05-14 16:58:43 : La route du louvre - 4 photos - 28 réactions

Me voici de retour à Chasseneuil après un week end marathon dans le Nord. Sur les traces des origines de Renaud dont le grand père maternel avait vécu jusqu'à sa retraite et à qui il rend un grand hommage dans une de ses chansons (oscar).

Pour ma première apparition dans cette région, je me laisse guider sur tous les fronts.

Pour l’inscription d’abord, grâce a Etienne59 que j’ai déjà rencontré a deux reprises sur le marathon du futuroscope qui m’a parrainé et m’a ainsi permis d’obtenir un dossard.

Pour l’hébergement et la logistique, toujours avec Etienne et sa femme qui avais elle aussi terminée l’édition 2006 du futuroscope qui nous ont chaleureusement hébergé.

Pour la course ensuite par le meneur d’allure 3 heures, du moins jusqu’au 35ième Km.

C’est le samedi en début d’après midi que nous arrivons a Lille, après a peine trois heures de train et dans ma tête le secret espoir de mettre moins de temps pour rallier Lens le lendemain.

Coté accueil, je ne suis pas inquiet, coté météo j’ai de bonne raisons de l’être. N’oublions pas les mots de Enrico M. : Les gens du nord…. Même Renaud dans Oscar nous incite a la prudence. « C’est le pays où habite la pluie, quand il y a du soleil, c’est un mauvais présage, c’est qu’il va pleuvoir ».

A peine arrivé, nous voici dans l’ambiance, alors que nous sommes a peine montés dans la voiture, une averse a s’abat sur nous. Déjà la veille Lille avait fait la une du treize heure, pas pour le marathon, mais pour la tempête qui s’y était abattue le matin même.

Dans l’après midi nous allons visiter un peu la ville, son zoo et le centre piétons. Une bonne marche qui nous l’espéreront ne nous sera pas préjudiciable le lendemain. Pendant ces quelques kilomètre le vent a parfois soufflé assez fort. Le soir tout de même la météo nous rassure un peu. Le vent devrait avoisiner les 10 Km/heures Dimanche.

Après un grand plat de pâtes, direction le lit. Le marathon ne pars pas très tard, mais poussinbadminton (c’est son pseudo) qui participe a la marche doit elle partir a 7 heures. Etienne et moi avons prévu de partir vers 9 heures moins 10.

Le dimanche matin nous rejoignons en métro la zone de départ. Je rencontre SAM avec qui je compte faire la course dans le groupe 3 heures. En effet, après une préparation courte mais studieuse, dans la continuité de celle des trois heures de Chasseneuil, j’ai vu mes ambitions évoluer au fil de mes entraînements de plus en plus encourageants.

D’un timide 3h10 quinze jours après ma demi déception aux trois heures de Chasseneuil en me disant que je ne pourrais pas perpétuellement courir après un chrono, en passant par un moins de 3h5 signe de record six mois après le marathon de la Rochelle, c’est avec un ambitieux moins de 3 heures que je me place sur la ligne de départ.

Il n’y a pas de sas contrôlés, mais des panneaux indiquent aux coureurs comment se placer si l’on vise l’élite, 3 heures (j’y vais) etc…. Ma femme qui est partie un peu plus tard arrive quelques minutes avant le coup de feu. Elle me demande si tout va bien, bien sur que non, je stresse et me dis que je suis vraiment fou de m’engager ainsi dans des épreuves aussi difficiles. Pourtant j’en suis à mon septième marathon et j’ai fini tous les précédents. Il n’y a pas de raison pour qu’il n’en soit pas ainsi aujourd’hui. Mais je me focalise trop sur cette barrière des trois heures que je sais à ma portée.

Il semble que les gens aient bien respecté les panneaux de temps. Devant moi en tout cas, il n’y a pas grand monde. Je ne mets que trois secondes à franchir la ligne. Le pont d’où est donné le départ est coupé en deux par un terre plein. Je ne pars pas du même coté que le groupe trois heures, car je voulais rester avec ma famille jusqu’au dernier moment. Du coup je slalome un peu pour rejoindre le groupe.

Je regarde parfois mon cardio, il ne me dis rien de bon, mes puls montent très vite, mais je préfère rester dans le groupe, j’ai peur que le vent se lève et je pense que je le subirait moins dans ces conditions. Je décide tout de même que si d’ici 3 à 4 Km mes sensations ne sont pas meilleures je décrocherai.

En attendant je me laisse guider, bien calé dans le groupe, je rejoins SAM avec qui je discute un peu. Très vite je préfère me concentrer sur la course. Il faut concentrer son énergie uniquement sur les jambes. Le meneur d’allure distille ainsi au grès des Km un ensemble de conseils qui peuvent être décisifs. Il nous encourage aussi beaucoup.

Je n’ai vraiment pas l’habitude de pratiquer ainsi, pour mes précédents marathons, j’avais a chaque fois couru un peu seul au milieu des autres. Du coup je suis tellement l’allure que j’en oublie de regarder les temps intermédiaires. De toutes façons j’ai confiance.

Je note tout de même le passage au 3iéme, puis au 8iéme. Nous sommes dans un bon rythme, celui que j’avais lors de mes ultimes entraînements. Un peu rapide pour du 3 heures, mais ce n’est pas plus mal. D’ailleurs le meneur d’allure 2h50 nous double après environ 4 Km et nous l’aurons longtemps en ligne de mire.

J’oublie mon cardio, qui m’annonce des pulsations autour de 170 à 174 soit environ 88% de FCM. Les onze premiers Km avalés en 45’31 à une moyenne de 4’08, s’en est fini de la partie la plus facile car toute en descente.

Nous arrivons le long de la Deûle. Notre meneur nous quitte pour un besoin oppressant. Il charge SAM muni de son forerunner GPS de nous donner l’allure jusqu'à son retour. Du coup je deviens plus attentif aux temps de passages. Je me sens bien je ne voudrais pas que l’on baisse trop l’allure. Et c’est ce qui arrive, inconsciemment tout le monde a ralenti et nous passons ce 12ième Km en 4’25. Je relance un peu le rythme et du coup me retrouve en tête du groupe. Au 13iéme nous avons repris du temps, nous passons en 4’07. Toujours pas de meneur, alors je continue, mais le 14ième voie notre allure baisser légèrement. Certains semblant préférer attendre le retour du coach.

Du coup a l’issu du ravitaillement du 15ième je me retrouve détaché devant. Rapidement rejoint par deux autres coureurs nous hésitons un instant a pousser pour rejoindre un groupe devant ou bien temporiser pour rentrer a nouveau dans le groupe 3 heures.

Le vent qui commence a souffler assez fort dans cette portion et l’appel du meneur nous précisant qu’il vaut mieux en garder sous le coude pour les grosses difficultés de la fin m’incitent a la raison et je dis a mes compagnons qu’il vaut mieux attendre le groupe.
Toujours très observateur, le meneur me rappelle régulièrement de ne pas trop me crisper et de relâcher les poins et les coudes. Il continue a nous encourager dans cette portion agréable car le long d’une rivière, mais difficile car très exposée au vent. Notre allure ne faiblit pas et il nous annonce que nous sommes sur les bases de 2h58 pour assurer un maximum de coureurs sous les 3 heures.

Je me place juste derrière lui histoire d’être abrité du vent, tout en gardant le contact. Nous sommes un groupe d’une trentaine de coureurs, mais je sais qu’a l’approche de la mi course on va commencer a voire des défections, alors je tiens a rester dans le bon wagon en cas de cassure.

D’ailleurs les deux coureurs qui m’avaient accompagnés lors de notre avancée au 15ième sont aussi scotchés au meneur d’allure. Il arrive même que no pieds se frottent. L’allure est toujours d’environ 4’10, voire moins, quelque chose d’impensable pour moi il y quelques mois.

D’ailleurs lors de mon meilleur 20 Km couru à Vouneuil en octobre dernier, j’avais fait une moyenne de 4’11 (1h22 sur 19,6 Km). Du coup il fallait s’en douter, je bas mon record sur cette distance. Ce qui m’inquiète un peu, j’ai peur de rencontrer le mur comme à la Rochelle au 35ième. Je sens déjà mes jambes un peu dures, mais je me fie à mon cardio qui lui a même tendance à baisser légèrement, je tourne désormais à 169 puls. A force d’entraînements, mon cœur est fort, les jambes vont-elles tenir ?

De toutes façons, il est hors de question de décrocher, ce serais alors un calvaire pour finir seul alors que nous ne sommes même pas a mi parcours. Je m’agrippe au meneur et au passage du semi, comme pour le 20ième, je note mon nouveau record sur cette distance, 1h28’01. C’est d’autant plus spectaculaire que je n’aie pas couru de semi hors préparation marathon et donc a fond depuis Longeville en Juillet 2005. A cette époque, j’arborais fièrement mon chrono de 1h32. Depuis, je l’avais battu à plusieurs reprises lors de courses plus longues ou tout simplement en préparation pour la Rochelle. Jamais je n’avais par le passé réalisé moins d’1h30 sur semi.

Je savais bien de toutes façons qu’il fallait en passer par là pour passer sous les trois heures et je compte bien faire moins d’1h30 sur la seconde moitié. J’ai retrouvé confiance, le coach adopte la méthode Couet, il nous répète sans cesse « C’est votre jour, vous êtes dans le bon groupe ».

Déjà je ne suis plus dans l’optique, faire moins de 3 heures, je veux faire ce second semi en moins de 1h30, ce sera donc moins de 2h58 à l’arrivée. Le fameux groupe que j’envisageais de rattraper au 15ième se disloque et nous rattrapons un à un des coureurs qui semblent être en difficultés.

Nous approchons du 30ième et notre allure n’a toujours pas baissé. Comme je le présageais, notre groupe lui se réduit de plus en plus. D’une trentaine nous ne sommes plus qu’une quinzaine et les premières difficultés du parcours arrivent. A peine avons-nous quitté la Deûle que nous arrivons face à un pont. Il est en travaux car il vient d’être rehaussé et du coup c’est assez raide.

« On garde le rythme, on se penche légèrement en avant » nous lance notre meneur. Raide mais court, très vite nous revoici dans la partie descendante. Mais désormais s’en est fini du plat pays. Je le savais, j’avais axé ma préparation pour ce final. SAM derrière a lâché et nous ne sommes plus qu’une dizaine a l’entame des dix derniers kilomètres. Le 33ième marque une frontière dans notre progression. De 4’10 de moyenne, je finirais en 4’16 voire plus pour certains passages.

Le meneur nous incite a rester dans le groupe jusqu’au 37ième, soit en haut de la grande difficulté de Loos en Gohelle. Etienne m’avait prévenu, ici c’est très dur. Effectivement lorsque je vois le panneau d’entrée dans cette ville, je vois aussi une cote assez raide dont on ne perçoit pas la fin.

En bas, c’est le Km 35 et son ravitaillement. Comme au 15ième je pars devant, mais cette fois ci je n’attendrais pas. Je me sens fort pour grimper et j’ai peur de perdre du temps dans le groupe.

Derrière j’entend le meneur d’allure dire a deux autres coureurs « vous avez l’air bien, allez y, partez devant ». Je les attends, nous feront une bonne partie de la montée ensemble. La cote fait environ 2 Km et n’en fini pas. Derrière chaque virage on voit a nouveau une montée. Mes partenaires ne tiendront pas, pas plus que les deux autres coureurs que je rattrape. Je fini seul en haut, mais mes jambes sont douloureuses.

Il reste désormais plus que 4 Km de descentes suivi de montée, mais rien de comparable a ce que l’ont viens de grimper. Par contre poussinbadminton m’a bien précisé que les 200 derniers mètres sont raides. Du coup je gère. J’ai du mal, mais je tiens le coup sur les Km qui suivent. Dans le dernier je craque un peu et un des coureurs que j’avais lâché dans la longue cote me double. Je n’ose pas m’accrocher a lui. Un autre me rattrape au panneau 42 Km en bas de cette fameuse ultime ascensions.

J’en avais gardé pour la fin et arrivé en haut je sprinte et reprend ce coureur de 4 secondes. C’est fini en 2h57’45 soit une seconde moitié en 1h29’46. Contrat rempli.

L’arrivée est a la hauteur de l’accueil que l’on a eu dans chaque villages, digne d’une ascension du tour de France. L’organisation est vraiment au top. Un peu plus tard je retrouve ma femme qui m’avait vu dans les derniers hectomètres puis Etienne qui a souffert dans les derniers Km. Le soleil alors inimaginable la veille avait fait son apparition depuis mon arrivée et il commençait sérieusement à faire chaud.

Tous les billets

www.courseapied.net - info@courseapied.net