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2007-08-16 12:42:49 : Le trail de Saint Cyr

Une fois n’est pas coutume, j’avais décidé hier de participer à un trail. Moi qui suis plutôt adepte des courses sur routes, où l’allure est généralement assez régulière.

J’avais déjà par le passé participé à un trail, a l’époque, le parcours étais bien sur chemins, mais de beaux chemins, bien plats et malgré quelques cotes, pas vraiment de grandes difficultés. J’avais tout de même trouvé le moyen de me tromper de parcours, avant d’être vite rappelé par les organisateurs qui m’avaient alors remis dans le bon chemin.

Hier, j’appréhendai donc cette éventuelle sortie de route. De ce coté, je ne risquait finalement rien, avec de la rubalise placée régulièrement pour se rassurer, des panneaux indicateurs a pratiquement toutes les intersections, voire même parfois des signaleurs pour les passages délicats.

Les difficultés, étaient plutôt sur le parcours, avec d’énormes changements de relief, une diversité des sols et des obstacles a franchir, le parcours n’avait rien a voir avec ma première expérience sur cette discipline.

Au programme de cette journée, il y avait le matin des courses réservées au féminines, puis en point d’orgue, l’après midi un 15 et un 30 Km. Après moult hésitations, j’opte pour le 15 Km, en novice de ce genre de course, je préfère ne pas prendre trop de risque. D’autant plus que je n’aie pas pris le temps de bien récupérer deux semaines après la course de Biarritz.
Non seulement, je n’ai pas pris de repos coté course a pieds, enchaînant les sorties matinales sur les chemins de Saint Jean de Luz, mais j’ai en plus pratiqué beaucoup de natation pour occuper mes après midi et pour couronner le tout, mon week end de châtelain, m’a tout de même fait faire un crochet de plus de 1000 Km de voiture.

Me voilà donc plein d’excuses pour une modeste performance et pour prendre la sage décision de m’aligner sur la plus courte des distances. Et le débriefing organisé par les organisateurs quelques minutes avant le départ me conforte dans mon choix. A l’écouter, la plupart des difficultés se trouvaient sur la portion spécifique au 30 Km. En fait il en restait quand même sur la partie commune aux deux courses.

Le départ est donné 15 minutes après celui du trail long. Le début du circuit est relativement facile. On commence par un premier kilomètre plat, voire même assez descendant. Je le franchi en 3’40 dans un groupe qui s’est rapidement formé.

Je sais que je suis parti un peu vite, mais je m’accroche, car derrière, le trou est déjà fait et je ne veux pas me retrouver seul. Le second kilomètre est parcouru en 3’45. Mais déjà je sens que cela va être dur, je suis parti trop rapidement et je sais que les difficultés sont nombreuses. Alors je lève le pieds dans se troisième kilomètre qui nous emmène de l’autre coté du lac. Du coup je prends mes distances avec le groupe qui de toute façon a explosé. Me voilà seul et je resterai ainsi jusqu’au bout.

A la sortie du lac, nous prenons la direction de la foret de moulière. Pour l’atteindre il faut gravir une cote très raide. En épingle a cheveux, la montée se fait de plus en plus raide. J’hésite même a marcher sur les derniers mètres. En haut on m’annonce que je suis 10ième. Une position bien honorable, mais je sais que cela sera de courte durée. Nous sommes dans le 4iéme kilomètre et déjà je suis dans le rouge. Un coureur me passe, puis deux. En moins d’un kilomètre, je suis propulsé à la 21ième place.

Alors que je pensais les difficultés derrière moi, avec cette terrible cote, a peine 300 M plus loin, une autre d’intensité identique se dresse devant moi. Je subit un peu ce parcours accidenté, mais prend sur moi. J’enrage d’être parti trop vite. Dans cette cote je rejoins déjà les derniers coureurs du 30 partis un quart d’heure plus tôt. Je les plains, il leur reste plus de 25 kilomètres et à ce rythme, ils ne sont pas arrivés.

Au ravitaillement du 5ième, j’avais prévu un premier gel. Ayant été surpris, je n’ai pas le temps de le prendre. Qu’importe, je bois d’abord et l’englouti après. Le parcours devient plus plat et cette portion est plus facile. Je reprends un peu de rythme et désormais, je ne me ferais plus doubler. Les kilomètres défilent ainsi jusqu’au 10ième, avec tout de même beaucoup de relance et d’alternance de terrain. On se faufile entre les arbres, puis une petite cote, puis un raidillon, parfois on tourne brutalement dans un champ, avec un passage abrupt ou bien encore, il faut franchir un tronc d’arbre.

La fin de cette seconde partie est tout de même assez difficile. Outre le relief qui redevient vallonné, le chemin est truffé de trous et d’obstacles. Je ne regarde plus mon chrono. J’avais pour l’occasion pris mon GPS et je sais que j’ai une allure d’escargot. D’ailleurs je passe aux 10 Km en plus de 43’.

C’est après le ravitaillement du 10ième que nos chemins se séparent de ceux qui font le 30 Km. Nous bifurquons à la rencontre des 4 derniers Km de leur parcours. Cette partie, bien que plus en descente et assez technique. On change encore de décors, après le lac, puis la foret, nous voila à travers champs avant de nous retrouver dans la grande ascension du début. Depuis ce ravitaillement, j’ai trouvé un rythme qui me convient. J’ai en ligne de mire la seconde féminine qui m’avait doublé au 6ième. Je me dis que je dois faire comme a Biarritz, la rattraper dans les ultimes hectomètres.

Je me rapproche de plus en plus d’elle, mais sans jamais l’atteindre. Au passage je double un concurrent intercalé, ce qui me conforte dans l’idée que je suis bien dans la course. Au hasard du parcours, j’aperçoit la féminine, puis elle disparaît dans la forêt. En haut de la descente qui nous ramène au lac, mon GPS m’affiche 14,8 Km. Je pense donc que l’arrivée est juste en bas et que c’est fini, je ne rejoindrais pas de coureur supplémentaire. Je descends tranquillement, car le chemin est bien raide et je ne suis pas équipé de chaussure de trail. Il ne faudrait pas que je chute si près de l’arrivée.

Une chose m’intrigue tout de même, le départ avait été donné à l’autre bout du lac. Mes inquiétudes se confirment, l’arrivée est aussi a l’autre bout. Du coup ce n’est pas 15 Km mais 16,3 que compte ce circuit. Ce qui sera d’ailleurs confirmé par le speaker a l’arrivée.

Au final un temps plus que moyen de 1h12’54 pour une telle distance. Effectivement, en trail on ne peu pas espérer de bon chrono. Le vainqueur met lui près de 1h03, alors que beaucoup de coureurs auraient parcouru la distance en moins d’une heure sur route. Mon classement est d’ailleurs conforme à mes habitudes (20ième sur 180).

Je reste quand même sur un regret, celui d’être parti trop vite et de ne pas avoir profité pleinement de la course en étant HS pendant environ 3 Km. Même sur la portion plate, mes temps de passages sont moins bons qu’a Biarritz.

Désormais, c’est un peu de repos, avant d’attaquer la partie automnale avec un 10 Km dans un mois, le 15 septembre en ouverture de ma préparation au marathon de Dublin.

Les réactions

Par L'Castor Junior, le 2007-08-16 14:21:42
15 km ? On est presque sur du Cross, là ;-))
Belle perf' en tout cas : 20ème à 10' du premier, tu n'as pas à rougir !
à+
L'Castor Junior

Par Romain, le 2007-08-16 14:25:41
Salut GGBI ,
c'est bien , tu recules pas devant les difficultés , même si t'aurais quand même pu faire le 15kms ok , mais le 30 aussi dis donc ;))
faut tout essayé pour être complet , à faire et à refaire donc
@+++

Par GGBI, le 2007-08-16 14:30:21
Je pense que pour une première, le 15 me suffisait. J'avais aussi peur de trop me griller avant d'entamer ma prépa. marathon, mais je dois avouer que j'ai longtemps hésité.

L'année prochaine, je ferais surement le 30.

Par Brinouille, le 2007-08-16 16:05:49
c'est ça qui est justement génial dans le trail, pas de chrono et obligation de regarder tout...sauf sa montre. Ca nous met également le nez dans nos points faibles de mangeurs de bitûme plus habitués aux trottoirs qu'aux côtes.

Perso j'ai adoré mon premier trail à Saint Amand, même si j'ai été moins gourmande que toi (12 km) et que je me suis fait bouffer dans les côtes. Si je n'étais une parigo obligée de faire avec son décor, je ne ferais plus que des trails. : )

ton classement montre que ce n'était pas si mal et que tu as bien assumé ces histoires de reliefs.

Par Inter, le 2007-08-16 18:00:32
Brinouille, troquer l'obsession du chrono par l'obsession du classement, l'interet peu se discuter.
Belle épreuve en tous cas.

Par mielou, le 2007-08-16 18:35:04
Bien vu GGBI
Multi carte
vraiment de bonne augure pour ton prochain objectif
le classement n'a l'importance qu'on veut bien lui donner
excellent compte rendu de cette course en tout cas

Par Brinouille, le 2007-08-16 19:58:39
Ben oui Inter mais tout compétiteur dans l'âme est incorrigible : )

ça donne une idée de sa forme du moment. moi je suis globalement madame 10/15 %, et certains jours si je ne rentre pas dans ces stats....je me dis ben tiens je suis une brinulle aujourd'hui.

Par Inter, le 2007-08-16 20:08:56
Donc le trail est aussi à la merci des compétiteurs.
Sniff, ils sont partout.

Par Brinouille, le 2007-08-16 20:21:50
vi... mais heureusement peut cumuler mauvaises perf et âme de compétiteur...et être aussi un gentil compétiteur, si si ça arrive.

Par Paul, le 2007-08-16 21:28:45
Laisse tomber Inter,
"compétiteur" "Chrono" "perf" elle est incorrigible.
Le trail n'y est pour rien.

Par Parisi, le 2007-08-17 02:00:20
Très belle prestation GGBI !!!

Bravo !!!

Parisi

Par james, le 2007-08-17 12:38:55
Le matin il y avait deux courses : 5 et 10 km réservées aux dames

Par Belon, le 2007-08-19 07:19:44
Salut GGBI !
Bravo pour ton excellente course à Bayonne, tu progresses de façon très impressionnante, je t'envie...
Bien aussi pour la vie de Château et le Trail, il faut savoir profiter de tout dans la vie !!!
@ + amicalement Belon.

Par Haraldsson, le 2007-08-20 07:28:56
Attention, le trail, quand on y touche, on devient vite dépendant!
Alord, forêt dunaire d'Oonne ce WE?

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2007-08-13 14:51:42 : la vie de château - 1 photo - 14 réactions

De retour de vacances, des souvenirs plein la tête, nous avons voulu clore nos congés d’été en beauté. C’est ainsi que nous avons atterri pour notre ultime nuit de vacances a Aubigny sur nère dans le Berry, au château de la Verrerie.

Comment nous est venue cette idée saugrenue ? Et bien lorsque nous avons fêté nos quarante ans en avril derniers, plusieurs de nos voisins se sont regroupés pour nous offrir ce cadeau que nous n’aurions sûrement pas imaginé faire.

Les prestations sont dignes du bâtiment que nous avons occupé. Une grande chambre avec un énorme lit deux places jouxtant une plus petite de deux petits lits pour nos enfants. Au programme, barque sur l’étang, ballade dans le parc de 40 hectares et visite guidée du château. Le soir un repas gastronomique et le lendemain visite de caves à sancerre.

Auparavant, nous avons passé deux semaines fabuleuses 700 kilomètres plus bas, à Saint jean de Luz. Nous étions logés dans un appartement situé dans un immeuble du 17ième siècle. Décidément, ce fut des vacances placées sous le signe des vielles pierres.

J’ai réalisé un grand nombre de mes footings dans un parcours nature au nord de Saint jean de luz. On alterne plage et falaises, avec, proximité des Pyrénées oblige, des dénivelés toujours importants.

C’est d’ailleurs sur un parcours de ce type que c’est déroulé les foulées du festayre. Cette course qui a lieu le 1er août en ouverture des fêtes de Bayonne. Relie une des plages de Biarritz à la place réduit (près de la Mairie) à Bayonne.

Au départ 2580 coureurs qui montrent l’engouement de plus en plus important pour ce sport. Un parcours annoncé de 12,9 Km, plutôt plat pendant les deux premiers kilomètres avant d’affronter la plus grande difficulté du parcours, la montée vers le phare de Biarritz. Au départ un escaliers, puis ensuite une longue cote très raide pour environ 700 mètres d’ascension.

Après un échauffement d’un petit quart d’heure à la découverte du premier kilomètre du parcours, je me place assez tôt devant la ligne de départ. La route n’est pas large et je préfère me retrouver aux avants postes dès le début, histoire de ne pas me faire enfermer dans les premiers kilomètres. La météo est idéale, la veille nous avions un soleil caniculaire, et confirmant l’alternance de journées ensoleillées avec un temps maussade, le ciel est couvert, mais pas trop de vent.

Grâce a mon bon placement, je me retrouve très vite dans l’allure et je passe tranquille les deux premiers kilomètres en 3’40 chacun. Je suis un peu rapide sur mes prévisions, je vise une moyenne de 3’50, mais je sais que les difficultés vont venir freiner cette moyenne. Ne connaissant nullement le circuit, je me le suis fait expliquer par de vieux briscards arborant le tee shirts des éditions précédentes.

Outre cette grosse ascension du 3iéme kilomètre, il y a une longue cote au 6iéme suivi par une alternance de petites montées descentes au 7ième, la fin est plate, longeant la nive (court d’eau local) avec tout de même le franchissement de deux ponts dans l’ultime kilomètre.

Après mes deux premiers kilomètres en fanfare, je ne suis pas seul, mais loin de la foule qui me suis, je peux évoluer a mon rythme. Je gravis l’escalier à une allure encore soutenue, avant de vraiment ralentir dans la montée du phare. Sur ce passage nous évoluons autour des voitures qui circulent encore dans les deux sens.

Sûrement une erreur de l’organisation qui, à la défaveur d’un bouchon, n’a pas su couper la circulation a temps. Une fois cette ascension terminée, nous redescendons au niveau de la mer pour longer les plages d’Anglet. La descente est aussi brutale que le fut la montée et ne permet pas bien récupérer. Je rate la borne du 4iéme et au passage du 5iéme, je suis en plus de 20 minutes. Sûrement une erreur de positionnement, car mon 3iéme kilomètre, malgré la montée avais été couvert en moins de 4’.

Je ne verrai plus d’autres bornes auxquelles, de toute façon, j’avais décidé de ne plus tenir compte. Une conversation avec un autre coureur une fois la ligne franchie, me confirmera qu’il y en avait bien tout au long du parcours.

Ce chrono me mine tout de même un peu le moral et s’est plutôt mauvais a l’approche de la seconde difficulté du parcours, la fameuse cote du 6ième kilomètre. Au passage, je rate un ravitaillement inattendu, car non indiqué. Encore mauvais pour moi qui avait prévu un gel a mi parcours. Du coup je baisse un peu d’intensité dans cette cote et lâche le groupe dans lequel j’étais resté depuis le départ. Je me fais même rattraper puis doubler par la seconde féminine.

A l’approche de Bayonne, je reprends un peu de forces. Cette fois ci j’ai vu le ravitaillement, j’ai eu le temps de reprendre un gel et j’ai, depuis que le parcours est devenu moins vallonné, repris un rythme correct. D’ailleurs la troisième féminine qui m’avais rejoint a son tour suis mon sillage. Pour ma part je me cale sur l’allure du coureur qui me précède d’environ 50 mètres.

Après le passage du premiers pont, la ligne d’arrivée en vue, je rejoint puis dépasse, le coureur devant moi. La troisième féminine toujours dans mon sillage. Dans le dernier pont je rejoint la seconde qui m’avait doublé au 7ième et fini avec elle. Dommage pour l’autre coureuse, elle n’a pu me suivre jusqu’au bout. J’aurais sinon été un témoin privilégié du sprint pour une place importante du classement.

Au final, je réalise un chrono de 47’27 (soit une moyenne de 3’41), bien meilleur que mon objectif initial et qui me laisse envisager une fin d’année que j’espère aussi bonne que ce printemps, avec en ligne de mire, toujours le marathon de Dublin.

Aujourd’hui, c’est le retour a la réalité, sur mon bureau, rien n’a changé, mes souvenirs de vacances dans la tête, je dois me résoudre a revenir vers un monde moins estival. Heureusement, cette première semaine sera coupée par le 15 août et encore une course intéressante. La course du val vert du Clain au lac de Saint Cyr. Au choix un trail de 15 ou 30 Km sur un circuit entièrement nature.

Le week end prochain, retour sur le littoral à Bretignolles pour trois jours de soleil je l’espère. Décidément ces vacances 2007 ne veulent pas s’arrêter. Et c’est tant mieux.

2007-07-27 11:31:36 : les fêtes de Bayonne - 0 photo - 6 réactions

Plus qu’une journée, et direction le sud. La cote atlantique, en plein pays basque a coté de Saint jean de Luz.
Comme nous ne seront qu’a un quart d’heure de Bayonne, nous en profiterons pour aller participer a la fête qui se déroule du 1er au 5 août (http://www.fetes.bayonne.fr/ ). Le programme est chargé entre danses, musiques, jeu et aussi la course d’ouverture.

En effets, le 1er août a 9h30, se déroulent les foulées du festayre, une course de 12,9 Km qui relie Biarritz a Bayonne (http://www.fetes.bayonne.fr/fileadmin/FouleeFestayres2007/index.htm ). Cette course qui visiblement accueille un grand nombre de participants (plus de 1900 arrivants en 2006) se fait aux couleurs traditionnelles des fêtes basques, tee shirt blanc et foulard rouge. Pour s’assurer que tout le monde aura bien la tenue, elle est offerte avec l’inscription. Si j’ai bien compris, un festayre est une personne participant aux festivités.

Je n’aie pas l’habitude de participer à des courses rassemblant autant de coureurs, dans notre département, la course la plus populaire rassemble juste 1000 personnes. A part pour des marathons, je n’ai donc jamais pris le départ d’une course aussi importante.

J’y attends une certaine ambiance. Je ne connais pas le parcours et ses éventuelles difficultés, on verra bien. La chaleur pourrait aussi être un handicap pour moi qui n’a pas eu beaucoup droit au soleil jusqu'à présent. J’aviserai sur place et je verrai alors le rythme a adopter. Coincé entre un 10 et un 15 Km, la distance est elle aussi atypique il s’agira de ne pas partir sur les bases d’un 10 Km au risque de souffrir sur les trois derniers.

En attendant, j’avais repris depuis une semaine un entraînement studieux suite au 10 Km de Dissay, je m’étais accordé une demi semaine de repos. Ensuite entre des séances d’endurance, j’avais réalisé une séance de seuil 2 fois 3000M allure marathon, puis une séance d’allure spécifique avec 6 fois 1000M en 3’40.

A moins d’une semaine de l’échéance, pour les derniers entraînements sur Chasseneuil, j’ai réalisé hier une courte séance d’endurance. A midi, même pas chaud, 45 minutes et 8,5 Km dans les rues de mon village a 144 puls de moyenne.

Aujourd’hui, retour à de l’allure spécifique, mais là encore j’ai voulu réduire la durée de la séance. Du coup je fais un échauffement légèrement plus court qu’a l’habitude. Après 23 minutes d’endurance en augmentant l’allure a chaque Km, je m’élance pour un premier 2000M en 7’24. Puis après 400M de récupération, un autre 2000M toujours en 7’24. A nouveau 400M de récupération et cette fois ci je me contente de 1000M a une allure un tout petit peu plus soutenue en 3’39.

En fait j’ai hésité à en finir par un nouveau 2000M, mais comme mardi, je préfère ne pas en faire de trop. Depuis le marathon de Lille, j’ai déjà enchaîné deux 10 Km avec une bonne préparation. Je pense que ce n’est plus la peine de pousser trop. D’autant plus que dès le début septembre, je commencerai une préparation intensive pour Dublin.

2007-07-24 12:49:31 : un demi siècle déjà - 1 photo - 6 réactions

Le 21 Juillet 1957, naissait Jacky. Bien sur vous ne connaissez sûrement pas Jacky et rien ne le prédestinait a croiser un jour ma vie. Ors il se trouve que 10 ans plus tard, ses parents donnaient naissance a Isabelle qui quelques années après, devant de nombreux témoins, accepta de m’épouser.

Du coup Jacky deviens en même temps mon beau frère et il a eu la double bonne idée, de fêter samedi ses 50 ans et d’y convier sa sœur. Vous l’aurez compris, comme beaucoup d’autres week end ces derniers temps, exit la course a pieds et en route pour la fiesta. Apéritif, vin, charcuterie, danse, dodo et le lendemain, il faut finir les restes, re-apéritif, re-vin, re-charcuterie et pétanque (je ne suis pas trop danse).

Le genre de week end qui motive pour reprendre au plus vite les chemins de la course a pieds, histoire d’éliminer rapidement les toxines.

Déjà Samedi, j’avais anticipé, sachant qu’il serait compliqué de réaliser ma sortie dominicale, je l’aie avancée de 24 heures. Je suis parti pour une heure trente dans la campagne en direction de Dissay, histoire d’en profiter pour essayer de remesurer la partie de parcours sur laquelle j’avais des doutes. Sur la portion de la piste cyclable, on longe de grands arbres avant de s’engouffrer dans une partie complètement couverte.

A l’aller je passe par la route et le GPS ne décroche pas. Au retour je suis alors la piste cyclable et un coup d’œil à mon GPS me confirme qu’il décroche régulièrement. Résultat, si l’aller est conforme aux indications de cartopro, au retour, il manque 150 mètres. Ce qui fait pour une course en deux boucles 300 mètre de plus que ce que m’indiquait le GPS, soit 9,940 Km. On se rapproche des 10 Km et un chrono plus en adéquation avec mes sensations du jour.

Lundi soir, après deux nuits éprouvantes, retour sur la route pour 10 Km d’endurance avec mes nouvelles chaussures. Il reste encore quelques stigmates de la fête, mais je réalise ces 10 Km en un peu moins de 52’ tout en endurance.

Ce matin, retour sur le fractionné long. Après un échauffement calme d’un peu plus de 5 Km, je m’élance pièce des cards pour six fois 1000M allure 10 Km. J’essaye de tourner a environ 22 secondes au 100 mètre, soit du 3’40. En fait j’avais pour objectif 3’45, mais c’est plus compliqué pour les temps intermédiaires.

Si l’échauffement ne m’inspire rien de bon, ces 6 fois 1000 sont passés comme une lettre a la poste en 3’41 de moyenne et en étant plutôt régulier (meilleur 1000M en 3’40 et moins bon en 3’42). Entre chaque kilomètre, je fait une récupération de 300M en environ 1’48.

J’ai même hésité à ajouter une ou deux fractions, mais finalement je me résigne à rentrer. Il faut savoir s’arrêter a temps et éviter d’en faire toujours trop. Bilan 14,8 Km en 1h10. Demain repos avant de repartir jeudi et vendredi pour les ultimes séances d’avant vacances.

Pour mes vacances, je n’avais rien prévu coté courses et j’ai finalement craqué pour une manifestation qui a l’air sympa sur la cote basque. J’en parlerai dans mon prochain post.

2007-07-20 10:57:45 : coût de pompes - 2 photos - 13 réactions

Oui ce n’est pas une erreur, il s’agit bien de monnaie et non d’une quelconque fatigue. Quoique j’aurais eu de bonnes raisons, après mon 10 Km caniculaire de Dissay.

Il a fait beau deux jours, il fallait que cela tombe au moment de la course. Depuis, le soleil refait parfois de timides apparitions, mais les températures restent relativement basses pour la saison.

D’ailleurs hier, j’ai fait un footing a midi, même pas eu chaud. Mais plutôt des douleurs sournoises. Il faut dire que les chaussures que je portais commencent à se faire vielles. Avec presque 2000 Km au compteur, il est grand temps de les recycler pour le jardinage. Une dernière séance histoire de leurs ajouter 11,5 Km en une heure.

Cela tombe bien, j’avais anticipé dès le premier jour des soldes. J’étais allé direct chez Intersport acheter une nouvelle paire de wave rider. A moins 30% je n’avais pas de raisons de me priver. Du coup elles me reviennent à 90 euros au lieu des 130 initiaux, c’est toujours ça de pris.

Je n’avais pas osé les mettre depuis leur achat, repoussant mon essai a l’après 10 Km. J’avais un peur, car j’ai innové. Habituellement je prend du 41 1/3, mais je demande si ce n’est pas un peu petit et comme a chaque marathon je perd un ou deux ongles, j’avais envie de tester la taille au dessus.

Pas une pointure, mais deux tiers, car avec le système américain, on passe ensuite a 42. Alors je les aie essayé mercredi, là encore une petite heure pour un peu plus de 11 Kilomètres. Les sensations au début sont un peu bizarres, j’avais l’impression d’avoir des palmes. Puis une fois dans la course, on oublie ce détail et finalement je m’y sens bien.

Coté chaussures, je tourne en permanence avec trois paires, celle que je viens de mettre a la retraite ne me servais plus que pour les petits footings de récupération. Pour les sorties longues, les séances seuils et les marathons, j’ai une autre paire de wave rider, toujours des 8, que j’avais d’ailleurs parfois du mal a différencier. Celles-ci ont un peu plus de mille kilomètres et petit à petit prendront la place de mes anciennes au profit des nouvelles. Je compte bien utiliser mes wave rider 10 pour Dublin, sauf si la pointure supérieure ne me convenait pas.
Aujourd’hui, comme j’ai réalisé une séance de deux fois 3000M au seuil, je les aie utilisées pour faire l’intégralité de la séance en nature. Avec l’échauffement et le retour au calme, elles auront tourné 14 Km.

Ma troisième paire est des wave aéro. Beaucoup plus légères, elles me servent pour les compétitions rapides et aussi pour les entraînements VMA et allure supérieures au marathon. Bien sur, je les avais aux pieds pour les 10 Km de Dissay.

Donc au total, en quatre séances, j’ai utilisé quatre paires différentes. Moi qui habituellement n’ait que 3 paires. Bon c’est exceptionnel, exit mes vielles wave rider, elles auront bien servies et cela va me permettre de revenir a la normale, car avec toutes ces paires, je commence sérieusement a avoir un gros coup de pompes.

2007-07-16 14:04:06 : Les 10 Km de Dissay - 1 photo - 10 réactions

Vendredi soir, dernier 10Km estival. Et il s’agissait bien d’une course estivale, car si la météo était plutôt maussade ces dernières semaines, elle avait basculée dans la journée. Ainsi à 19 heures, lorsque les coureurs se sont élancés sur le 5 Km, il faisait encore 30 degrés.

Le soleil qui s’invite ainsi sur la course est doublement pénalisant, d’abord parce que c’est toujours plus difficile dès que le mercure dépasse les 20 degrés, cela c’étais d’ailleurs confirmé a grande échelle lors du marathon de Paris, mais aussi parce que, si brutalement, nous n’étions pas habitué a supporter une telle chaleur.

Coté parcours, comme le précisait James dans le post précédent, ce n’étais pas celui prévu, par manque de signaleurs, le 10 Km se résumais en deux boucles du parcours de l’épreuve du 5 Km. Du coup, exit, la grosse cote du 7ième. A la place on a eu droit a un circuit relativement plat, avec tout de même un passage de pont délicat sur le dernier kilomètre, pont qu’il a donc fallu franchir quatre fois.

J’avais prévu de faire le 5 Km en guise d’échauffement, mais finalement, vu la chaleur, je me contente des deux premiers kilomètres. Je n’en fait pas plus, car contrairement a ce que je pensais, le départ n’est pas 30 minutes après, mais une heure. Pas besoin d’en faire trop si tôt.

Du coup je regarde arriver les premiers. Impressionnant le vainqueur en 16’40 soit du 3’20 par kilomètre si la course fait bien 5 Km. Lui-même en doute et comme les Km ne sont pas marqués, je décide de prendre mon GPS histoire d’avoir quelques repères.

Je me permets d’assister pratiquement à l’intégralité des arrivées avant de reprendre mon échauffement. Une superbe troisième place pour James, notre V2 infatigable sera même au départ du 10 Km trois quart d’heure plus tard. JF réalise aussi une belle course malgré la chaleur et un rhume tenace.

Une fois la course terminée, je pars à la découverte d’une partie du parcours. Quelques petites accélérations et c’est déjà l’heure du départ. Avec 74 concurrents, il n’y a pas foule derrière la ligne. Je trouve tout de même le moyen de me laisser enfermer dans un peloton qui s’étire très vite. Du coup me voila obligé de slalomer pour pouvoir prendre ma place. Je passe le premier Km en environ 3’50. C’est conforme à mes attentes, mais je vois autour de moi des coureurs qui faiblissent déjà. Je voudrais éviter de faire 9 Km seul, du coup j’accélère un peu dans ce second Km pour essayer de rattraper un petit groupe de trois coureurs qui semblent avoir une bonne allure. Au moment ou je les rattrape, un coureur lâche et finalement je double les autres. Bilan, un passage en 7’30 au Km 2. C’est trop rapide et j’y aie laissé des plumes. A ce moment, on repasse juste a coté du départ. Ce petit parcours en forme de huit est plutôt bien conçu, nous allons ainsi repasser 4 fois à coté de la zone de départ. Cela permet d’être encouragés assez souvent, car sur le reste du parcours, il n’y a bien sur personne.

A ce moment là, je suis seul, contrairement a ce que j’aurais souhaité et pas trop mal classé en 10iéme position. Sur ce plan là, rien ne bougera jusqu'à l’arrivée. J’aurais toujours en ligne de mire le coureur devant moi. Derrière, je creuse un trou assez important jusqu'à la mi course, puis petit a petit le coureur qui me précède me rattrape pour finir à seulement trois secondes derrière moi.

Après avoir salué JF, on pars pour la seconde partie du parcours de l’autre coté du clain. Il faut donc traverser le pont pour la première fois. Il faut le franchir quatre fois en tout. C’est la partie casse pâtes du parcours. L’allure chute dans la montée et il faut ensuite bien relancer dans la descente.

De l’autre coté du pont nous empruntons une piste cyclable pendant environ 1,5 Km puis nous revenons par la route. Au retour je commence déjà à croiser quelques concurrents. Il y a un passage assez délicat juste avant de franchir le pont. Le chemin est très étroit et on doit croiser ceux qui arrivent dans l’autre sens. D’ailleurs, lors de la seconde boucle je suis obligé de faire un écart pour laisser passer deux coureurs qui arrivent en sens inverse.

Sur le retour, la montée du pont est assez raide. J’ai du mal au premier passage et encore plus bien sur au second. J’arrive a mis parcours en 18’40, je sais que si je résiste bien je vais forcément battre mon record de 38’30 réalisé a Saint Georges. Par contre mon GPS m’indique 4,8 Km. Il manque 200M multiplié par deux, il semble que la course ne fasse que 9,6Km. Du coup je suis moins content de mon chrono qui est alors plutôt moyen.

J’accuse un peu le coup, d’autant plus qu’après l’ascension du pont, le premier Km de la seconde boucle est lui aussi en montée. Je me dis que je dois résister et arrive a caler mon allure sur le coureur que je vois environ 100M devant moi. La seconde boucle sera ainsi une formalité et au final un chrono de 37’41 soit une seconde moitié strictement identique à la première.

Le GPS confirme aussi la distance de la première boucle. Du coup ce n’est pas un super temps. Aujourd’hui, comme j’avais un doute j’ai mesuré le parcours sur cartopro et finalement il ferait bien 10Km. Mon GPS m'aurait joué des tours. D’autre part, les temps des premiers sont conformes à leurs chronos habituels sur cette distance. Le classement aussi est pour moi une belle satisfaction, il est rare que je sois si haut.

L’amateurisme des organisateurs ne me permet pas de savoir ma place dans ma catégorie, en effet plus d’une heure après l’arrivée, toujours pas de classement. Il ne faut pas leur en tenir rigueur, c’est le comité des fêtes qui organise et aucun d’eux n’est coureur.

Hier, retour sur le bitume avec JF et Franck un voisin. Une heure et demi tranquille avec un presque 16 Km. Ce début de semaine, je vais laisser de coté le sport pour bien récupérer et reprendre vraisemblablement Jeudi.

Prochaine course dans un mois pile. Le 15 août, je vais me relancer sur un trail à Saint Cyr. Au choix 15 ou 30 Km, je déciderait le jour J en fonction de la météo. Pas de préparation particulière pour cette course nature. Le but sera surtout de profiter un peu du décors qui est parait il sympa autour du lac. La course est d’ailleurs sélectionnée par mis les 250 jours de fêtes de jogging international.

Après je repartirai pour une préparation courte pour un 10Km en septembre à Jaunay clan, afin de partir ensuite à l’assaut de Dublin et de son marathon.

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