La course à pied Les blogs courseapied.net : GGBI

Le blog de GGBI

Flux rss du blog, des réactions

Les derniers billets

Mes catégories

Mes liens


Le forum courseapied.net

Le chat courseapied.net

Les blogs courseapied.net

2007-11-20 12:46:43 : exorcisme

Ça y’est, je l’ai fait, avec un peu d’appréhensions, je suis retourné sur la piste pièce des cards. Celle là même qui m’avait vu repartir boitillant lors de mon ultime séance de VMA mi octobre.

Trois semaines après le marathon, cela me démangeait les jambes. Depuis la semaine dernière, je ne ressens plus de douleurs. J’ai toujours une allure d’escargot, mais je voulais revoir un peu mes capacités du moment.

Mis a pars le fait que tout c’est bien déroulé, coté muscles. J’ai trop vite craqué coté vitesse. Au programme un cinq fois mille allure 10 Km et plus si affinités. Il y a un peu plus d’un mois, sur cette même piste, j’en avais enchaîné huit en 3’41 de moyenne.

Cette fois ci, le premier se fait en 3’42. Je résiste sur les deux suivants, mais je m’écroule sur les derniers que je ne fais qu’en 3’47.

Difficile de bien récupérer tout en restant actif. Habituellement je récupère plus vite de mes marathons, mais celui-ci, j’ai vraiment du trop donner. D’ailleurs, dans l’après midi mes cuisses douloureuses me rappelaient qu’il y a à peine 21 jours je leurs imposais plus de 42 Km d’effort.

Aujourd’hui une heure d’endurance. Toujours une allure d’escargot et des pulsassions légèrement plus élevées qu’a l’accoutumée.

Je commence doucement un petit programme d’entraînement en vue de la corrida de Noël qui aura lieu comme chaque année a Saint Benoit le 22 décembre.

http://ggbi.courseapied.net/billet.php?idbillet=2830

Un 7,5 Km assez sélectif avec une très longue montée plutôt raide. L’année dernière, dans l’euphorie de mon marathon de la Rochelle, je l’avais tournée pour la première fois en moins de 30 minutes.

J’aimerai bien rééditer ce temps, voire mieux cette année.

Les réactions

Par Parisi, le 2007-11-20 22:58:44
Je vois que ce n'est pas qu'à Paris qu'il y a une cote à la Corrida de Noél !!!

Je te souhaite d'améliorer ton temps , comme tu le souhaites !!!

A+++ Parisi

Par JF, le 2007-11-21 12:08:42
Le marathon de Dublin a peine digéré, tu penses déjà a la corrida de Saint Benoit...Tu as vraiment la forme.Pas de sortie pour moi demain(repos pour les 42,195 km de dimanche

Par Linda, le 2007-11-21 13:15:11
Ggbi : hé bien rien ne t'arrète, toi!! toujours en prépa d'un course!! hé tu vas te déguiser pour ta corrida de Noël?
En tout cas récupère bien entre 2 course.. et gaffe quand même!!
Bises
Linda

Par GGBI, le 2007-11-21 14:31:17
@JF, Ok a Dimanche donc. J'ai réussi a me libérer.

@Linda, déguisé en pére noel comme les autres années.

Votre pseudo :

Votre commentaire


Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)

Les 5 billets précédents

2007-11-16 15:15:43 : Habillé pour l’été - 8 photos - 5 réactions

L’hiver arrive à grand pas, et si le calendrier nous somme d’attendre encore plus d’un mois, la météo, elle s’est déjà mise au diapason.

Avec des températures avoisinant les moins cinq au réveil, on en oublierais que il y a moins d’une semaine je réalisais encore mes footings en short et tee shirts.

Me voilà contraint de remettre mes tenues techniques que j’avais laissées au fond de mon armoire depuis mars dernier. Dommage, car question tee shirts, je suis plutôt équipé. Je n’ai même pas eu le temps d’essayer celui glané lors de ma dernière compétition à l’ekiden de Chasseneuil.

J’ai bien aussi des tee shirts techniques lorsque le climat est plus clément, d’ailleurs tout le monde a pu voire mon super adistar avec électrodes intégrés, mais je ne les utilise que pour les compétitions et les fractionnés rapides.

Pour toutes les autres séances, j’aime utiliser les vêtements donnés en souvenir au fils de mes courses. Cela me remémore chacune d’elles et me permet d’arborer fièrement la preuve de ma présence à tel marathon, semi ou tout autre distance.

Avec plus de 50 compétitions a mon actif, je commence a en avoir de ces souvenirs textiles plus ou moins raffinés. Il y a ceux qui vous transforment en homme sandwich, avec la liste de tous les sponsors, ceux qui, plus sobres vous rappellent la date de votre participation ou bien encore les réutilisables, avec uniquement le nom de la compétition.

J’aime porter celui de ma première compétition, un 20 Km a Vouneuil, ceux du médoc avec le slogan plus long marathon du monde dans le dos ou encore celui de Paris qui me rappelle le frisson qui m’a parcouru a quelques minutes du départ quand près de 35000 coureurs ont envahis la plus belle avenue du monde. C’étais en 2006 pour le 30ième anniversaire, la seule édition à ce jour a avoir vu plus de 30 000 coureurs franchir victorieusement la ligne d’arrivée.

A travers ce flot de souvenirs, certaines courses se distinguent de l’éternel tee shirt. Il y en a qui ne vous laissent que le souvenir d’avoir couru, mais a prix raisonnable, certains où tu repars avec une part de galette, d’autres avec un sweat shirt, comme ce fut le cas au marathon de Dublin ou bien encore aux 3 heures de Chasseneuil.

Par mis la liste de cadeaux originaux, hormis mes vingtaine de tee shirts, j’ai noté deux tours de cou, un sac a chaussures, un vide poches, trois mugs, deux serviettes de toilette, une paire de gants de course, sept sacs a dos, six bouteilles de vin, un coupe vents à la Rochelle, un gilet sans manches au médoc, quatre sweats, deux marcels, quatre KWay.

Et puis lors de mes nombreux podiums (3 au total), j’ai eu droit a une pile d’assiette, un repas dans un bon restaurant, un sac de voyage.

Enfin, sur certaines courses, on tire au sort des numéros de dossards pour avoir des lots donnés par les sponsors, j’ai ainsi gagné des lunettes de soleils pour femme, une paire de mizuno encore pour femme, une boite de chocolats et le must, une grande bouteille de liquide vaisselle. C’est ma femme qui était heureuse, du moins pour les trois premiers lots.
J’ai rangé mes tees shirts, mais pas mes chaussures. Cette semaine c’est la rémission de mes ennuis musculaires.

Lundi, j’ai couru une demi heure, avec une vive douleur au genou et une allure d’escargot. Le lendemain, un peu plus rapide et plus de douleurs.

Mon ultime séance chez le kiné a fini de me remettre d’aplomb. Du coup hier et aujourd’hui j’ai vraiment pris plaisir a recourir enfin sans douleurs et relativement longtemps.
Plus d’une heure dix pour 13,5 Km tout en endurance hier et 14,5 Km aujourd’hui avec deux fractions a allure marathon (88% de FCM).

Pour l’allure marathon, c’est vraiment pas ça, j’ai tourné en 4’15 et une sensation de fatigue m’a poussé a raccourcir ma seconde série. Le physique va mieux et c’est bien là l’essentiel.

Pour la forme, il semble qu’elle ne soit pas encore totalement au rendez vous. Trois semaines après un marathon, rien d’alarmant. Bien que d’habitude je récupère plus vite.

2007-11-12 11:30:47 : Mobilisation générale pour le 11 Novembre - 1 photo - 6 réactions

En ce jour de célébration de la signature de l’armistice, on aurait sans doute pu parler de démobilisation. Mais en marge de la commémoration de cet événement, les rues de Chasseneuil avaient décidé de montrer un tout autre visage. Et c’est la course a pieds qui était hier a l’honneur au cœur de notre ville.

Pas moins de 61 équipes s’étaient données rendez vous pour la seconde édition de l’ékiden du poitou. Avec une telle participation, cette épreuve devient déjà en deux ans incontournable dans le calendrier des courses hors stade de la vienne.

L’année dernière, je faisais déjà parti du flot de coureurs partis à la poursuite d’un bout de marathon. En pleine préparation pour le marathon de la Rochelle, j’avais avec cinq de mes voisins constitué une équipe composée pour moitié de marathoniens et pour le reste de coureurs occasionnels (http://ggbi.courseapied.net/billet.php?idbillet=2694 ).

Cette année, c’est l’inverse, je ne suis plus en préparation, mais en récupération d’un marathon qui fut pour moi le plus éprouvant de tous ceux que j’ai couru jusqu'alors. Eprouvant musculairement, puisque j’étais parti avec une contracture a la cuisse gauche et que je suis revenu avec la même au mollet. Eprouvent physiquement, car pour palier a cette faiblesse musculaire, j’ai du puiser dans mes ressources.

Mes premiers footings d’après marathons me l’avaient confirmé, je suis en grande méforme et j’accuse toujours quelques douleurs aux cuisses et à ce mollet gauche. Du coup j’avais pris la sage décision d’échanger mon relais de 10 Km que j’avais réalisé l’année dernière par le troisième relais qui n’en faisait plus que 5.

L’équipe n’étais pas tout a fait la même que pour l’édition précédente. Une des participantes, dans l’attente d’un heureux événement familial, n’a pas pour l’instant la capacité de courir. Et surtout nous avons fait des émules au sein de notre lotissement. A tel point que nous avons du inscrire trois équipes.

Avec seize coureurs directement issus de mon entourage proche et deux autres logeant dans la rue voisine, venus compléter la liste, notre quartier avait revêtu la tenue de joggeur.
Du coup nous avons essayé de répartir tout le monde de manière à peu prés homogènes. Mêlant coureurs régulier avec novice de la compétition sur route.

Le premier relais composé de femmes a d’emblé généré un écart entre la première équipe et les deux autres. La première arrivant en 26’ et les deux autres en 32’. Ainsi le premier coureur de 10 Km comptait déjà 6’ d’avance sur les deux autres.

Mais la personne qui m’avais remplacée a réussi a en rattraper deux, laissant la troisième équipe loin derrière. Cette dernière ne reviendra jamais et finira à un quart d’heure des deux autres.

Quand a moi, avec près de 4 minutes de retard sur la première équipe, j’avais un chalenge assez difficile a relever. Mais je savais que le coureur qui me précédait n’était pas habitué à ce sport, pratiquant plus couramment le vélo. Le défi était certes difficile, mais jouable.

De toutes façons, n’ayant pas les temps de passage de l’autre équipe, l’important pour moi était de donner au mieux pour réduire encore l’écart. Sur un bon jour j’aurais pu approcher les 18’45, voire moins. Du moins c’est je pense, le niveau auquel je dois pouvoir prétendre.

Mais la forme n’est pas là et je suis déjà bien comptent d’avoir couru ces 5 Km sans douleurs, dans un temps honorable de 19’15. Soit la vitesse que j’avais développée lors de mon 10 Km de Jaunay clan en septembre derniers.

Je fini le dernier Km en 3’50 pas du tout grillé et c’est plutôt encourageant. Mon adversaire du jour termine juste 8 secondes devant moi. Le paris est donc quasiment atteint et a mi distance, la course est alors relancée. D’autant plus que notre relayeur suivant gratte plus d’une minute trente supplémentaire. Au départ du cinquième relayeur nous nous retrouvons donc en tête de cette petite compétition engagée entre voisins.

Malheureusement notre cinquième coureur subit une grosse défaillance physique. Son genou douloureux l’a forcé à ralentir. Il perd plus de trois minutes sur son homologue. Le retard ne sera pas comblé par le dernier coureur qui fini exactement dans le même temps que son concurrent.

Nous terminons donc a environ 1’40 de la première équipe du lotissement. Au classement général, nous sommes d’ailleurs juste l’un derrière l’autre en 42 et 43ième position.

Voilà une épreuve sympathique qui permet ainsi, dans une ambiance conviviale de regrouper une partie du voisinage. L’année prochaine nous ferons une équipe de plus. Du moins je l’espère.

Les résultats : http://www.ekidendechasseneuil.fr/resultats%20ekiden

2007-11-09 15:39:27 : la team marathon - 5 photos - 10 réactions

Après un titre 100% anglophone pour un marathon outre manche, retour progressif au français pour un nouveau marathon. Cette fois ci plus question de prendre l’avion, ni tout autre moyen de transport motorisé. Ce marathon a lieu a Chasseneuil du poitou et le départ est situé a approximativement un kilomètre de chez moi.

Pas question donc de ne pas participer. La sagesse voudrait pourtant que je m’abstienne. Je ne suis pas encore totalement remis de mes problèmes musculaires et ma forme est au plus bas.

Il faut dire que ce marathon de Dublin reste dans ma mémoire comme le plus éprouvant que je n’ai jamais vécu. Pour compenser mes ennuis musculaires, j’ai du puiser dans des réserves jusqu’alors inexplorées.

Ma récupération fut des plus douteuses. Si je n’ai pas repris les routes durant la semaine qui suivi la compétition, mon alimentation fut, pour cause de jumelage, inhabituelle et surtout beaucoup trop riche. C’est avec trois kilos de plus que j’ai repris l’avion.

Pour positiver, je dirais que j’ai largement peaufiné mon entraînement pour le marathon du médoc.

Bon, ce marathon va se faire en équipe, puisqu’il s’agit d’un ekiden. Nous présentons trois équipes, toutes issues de notre lotissement. Elles sont composées pour moitiés de néophytes de la course a pieds. Ils ne m’en voudront pas de réaliser une piètre performance.

Il n’empêche que j’angoisse un peu à l’approche de cette compétition. Mon état s’améliore et j’ai peur de me blesser plus durablement pour aller chercher un chrono qui de toute façon sera à mes yeux modeste.

Qu’elle distance vais-je courir. On n’avait au choix 5 ou 10 en passant pas les 7,195 du dernier relayeur. Sur de moi au moment de composer les équipes, j’avais opté pour un 10. C’était avant de connaître mon actuelle condition physique. Si c’est possible, je changerai avec un relayeur du 5.

Cette semaine, j’ai repris l’entraînement. Enfin entraînement est un bien grand mot, disons que j’ai trottiné trois fois. La première mardi, n’ayant plus de douleur a la marche, je voulais voir, a la veille d’un rendez vous chez le kiné, ce que cela donnait en courant.

Ce fut une catastrophe, des douleurs partout, un rythme de course de 20 secondes supérieur à mon endurance habituelle pour des pulsations plutôt moyenne. Rien d’alarmant au retour d’un marathon.

Hier, re-jogging avec JF comme tous les jeudis. Ce fut pire. Enfin pas tout a fait, le chrono et le cardio étaient a peu près au même point que mardi, mais une nouvelle douleur est venue s’ajouter aux autres. En bas du mollet gauche, comme un tiraillement. Cette douleur est restée tout l’après midi puis s’est estompée dans la matinée.

Aujourd’hui, rebelote question vitesse mais les douleurs se font moins présentes. J’accuse tout de même le coup, comme je note toujours mes sensations d’après course, je peux constater que cela m’arrive souvent d’être ainsi en méforme après un marathon. D’ailleurs cela n’a rien d’anormal.

Coté vitesse, je n’aie rien voulu tenter, Dimanche ce sera un peu la surprise. Je pense réaliser un long échauffement, histoire de ne pas partir avec des muscles froids. L’année dernière, en guise d’échauffement, j’avais suivi notre première relayeuse, cela m’avais aussi permis de repérer le parcours.

2007-11-06 14:01:34 : The marathon of Dublin - 7 photos - 24 réactions

Pour mon premier marathon à l’étranger, j’avais mis les bouchées doubles. Une préparation très intense, un objectif ambitieux et une confiance a toute épreuve.

Où presque, puisque dix jours avant la date fatidique, patatras, je me tape une contracture a cuisse gauche lors de mon ultime séance de fractionnés rapide. Dans un premier temps, la marche fut douloureuse puis les jours avançant, mon état s’était amélioré, à tel point que je n’envisageais plus de ne pas me rendre au départ.

Le voyage m’a tout de même laissé des traces et la veille du départ, j’ai encore la cuisse douloureuse et légèrement enflée. Mais lors d’un petit footing de 30 minutes, mes sensations sont plutôt positives.

Après une soirée avec franco de marseille venu à notre hôtel en visiteur, le stress baisse un peu et je passe une nuit correcte. Le matin, plus de douleur. Je pars donc assez confiant, pour au moins finir. Pour ce qui est du chrono, on verra.

Pour ne pas être trop gêné au départ, nous nous plaçons assez tôt dans les premières positions. Je suis avec un ami qui vise 3h50 pour son premier marathon. Pendant la longue attente d’environ 45’, pas besoin de dictionnaire. La plupart des gens qui nous entourent sont français.

Il y en a un qui vise 2h50, deux autres moins de trois heures. Je ferais une bonne partie du marathon en leur compagnie. Après avoir assisté au départ des femmes et des fauteuils, c’est enfin notre tour. Il est neuf heures et quart et le soleil brille déjà sur la capitale Irlandaise.

Décidément, coté météo j’ai souvent de la chance, après le soleil quasi estival pour le marathon de la Rochelle l’année dernière. Pour la température, c’est un peu plus froid, mais idéal pour la course a pieds.

Le premier mile est plutôt en descente et mon cardio ne fonctionne pas. Les électrodes ont du sécher et ne sont plus en contact avec ma peau. Je vise une moyenne comprise entre 6’40 et 6’50 au mile pour un chrono de 2h55 a 3h.

Etant bien placé au départ, je n’ai pas beaucoup de difficultés à trouver un rythme. J’avale ce premier mile en 6’28, mais je sais que le relief de ce parcours ne permet pas de courir a allure régulière. Deux jour auparavant, nous avion repéré quelques portions en bus. La longue montée vers phoenix park entre autre allait sûrement faire chuter considérablement la moyenne.

Après un mile sans douleur, voila ma cuisse qui se réveille. A ce moment là je me dis que je ne pourrais jamais aller jusqu’au bout. Je continue tout de même à courir normalement. Mon cardio se met à fonctionner et m’affiche des pulsations assez soutenues. Je lève un peu le pied et monte tranquillement la cote qui me mène en haut de phoenix park.

Je laisse partir les deux français qui m’accompagnaient. Toujours en vue, je les rattraperais vers le 15ième kilomètre. La traversée du parc est vraiment agréable. Il est magnifique et tout en descente.

Cruel dilemme, car si du coté cardiaque ces descentes sont plutôt appréciée, mes jambes sont alors très douloureuses. Je dis bien mes jambes, car désormais les deux cuisses me font mal et nous n’en sommes qu’au 8ième mile.

Après ces deux miles en descente, nous rejoignons l’autre coté de la rivière en direction des faubourgs de Dublin. Fini la descente, place d’abord a une longue cote, puis une succession de petite pour nous mener au point culminant du parcours vers le 20ième mile. Du moins c’est ce que je pensais.

J’en profite pour rattraper mes collègues français. Les 5 miles qui nous séparent du semi sont assez difficiles. Beaucoup de montées et un long passage face au vent vont commencer à entamer les réserves. Nous restons groupé et passons le semi en 1h28’44. Soit légèrement plus que lors de mon record à Lille.

Mais le marathon de Lille est plus plat sur le début et j’aurais donc du me contenter, vu le parcours et mes douleurs récurrentes d’un tel chrono. Mais au moment ou nous franchissons cette mi parcours, un groupe d’une petite dizaine de coureurs nous double a vive allure et je commet l’erreur de les suivre.

Dès le début je trouve leur allure un peu trop rapide, mais je me dis que si je tiens les sept miles suivant, la fin étant d’abord en descente puis plat je pourrais peu être arriver à gérer.
Assez rapidement, une forte douleur au mollet me tiraille. On vient de me planter un poignard dans la jambe. Rien à voir avec les douleurs au cuisses, l’intensité est très forte.

Mais j’arrive tout de même à courir et à suivre le rythme de ce groupe. Nous doublons alors énormément de coureurs. Arrivé au 18ième mile en 2h1, je constate alors que j’ai beaucoup accéléré. J’avais passé le 9ième en un peu plus d’une heure une et j’ai donc mis moins d’une heure pour ce second tiers de course.

Toujours dans le groupe, mais à la peine. J’attends avec impatience le 20ième mile qui devrait marquer le basculement du relief du parcours. Arrivé au 20ième, je craque et laisse partir le groupe. Je m’étais trompé d’un mile, c’est en fait à l’issue du 21ième que la course bascule et ces 1609 mètres, sont même à classer par mis les plus dur de ce parcours éprouvant.

Le moral en prend un coup et j’ai toujours un poignard planté dans le mollet. Durant cette dernière difficulté, mon allure a considérablement chuté et je ne reprendrais pas de vitesse. Je viens de croiser le mur du trentième. C’est la seconde fois que cela m’arrive. Mais la première fois, à La Rochelle, cela n’avait été que sur les 5 derniers Km.

Ces dix derniers Km vont être terrible. A chaque pas j’ai mal, et le parcours n’est pas terrible. Nous longeons même un instant une grande nationale.

L’arrivée dans Dublin est par contre magnifique. Beaucoup de monde s’étais donné rendez vous sur les trois derniers miles et les encouragements sont nombreux. C’est aussi lors de ces derniers miles que mon espoir de franchir a nouveau la barre des 3 heures s’envole. Mon allure viens de passer de 7’ a 8’ au miles. Trois minutes qui vont porter mon chrono a 3h2. Dans l’avant dernier Km, un des français qui m’accompagnais au semi me dépasse pour finir une minute devant moi.

J’en fini en 3h2’14, content tout de même de mon relatif bon chrono sur un parcours assez difficile. J’ai vraiment souffert physiquement dans les 10 derniers kilomètres et j’ai alors vu s’envoler un chrono similaire a celui de Lille qui avec le recul me semblait abordable sans mon accélération a la mis parcours.

Durant la semaine qui a suivi, j’ai vraiment eu très mal au mollet. Un patch chauffant au nurofen a atténué la douleur et sans doute accéléré la guérison.

Ce midi j’ai fait mon premier long footing d’après marathon. Trois quarts d’heures dans les rues de Chaseneuil. Si la marche étais devenue acceptable, en courant j’ai toujours mal derrière les cuisse et surtout au mollet. Le marquage pour l’ekiden est déjà visible.

Dimanche je devrais en principe a nouveau participer à un marathon. Cette fois ci en équipe, mais vu mon état, même 10 Km, cela risque d’être très dur.

2007-10-26 14:34:35 : décollage imminent - 0 photo - 12 réactions

Cette fois ci, on y est presque. Demain je devrais être dans l’avion d’aer lingus, menant de Roissy à Dublin. Auparavant, je prendrais le TGV à Chasseneuil qui va me mener directement à l’aéroport. Je le connais bien ce TGV, c’est celui qui va jusqu'à Lille et que j’avais donc emprunté pour mon dernier marathon.

Puisse t‘il me mener vers une même réussite sur cette distance mythique. Je suis septique. Il y a une semaine, lors de mon ultime entraînement VMA, je me suis blessé à la cuisse. Elongation, contracture ? Difficile de dire.

Il faisait froid par rapport aux jours précédents.

Un échauffement un peu court ?
18 minutes seulement.

Une tenue inadaptée ?
J’étais en short et tee shirt.

Pas d’étirement avant le fractionné ?
Bien qu’habituellement, je pratique systématiquement 5 minutes d’étirements, ces derniers temps, pour cause de séances un peu longues, je les aie un peu négligés.

Une fatigue accrue ?
Le programme que j’ai suivi, ne représente que 70 à 80 Km par semaine sur 5 séances. Pour certains, cela peut paraitre peu, pour moi je l'ai trouvé un peu chargé.

Je pense que c’est surtout une combinaison de tout cela, mais je met le faible échauffement comme cause majeure.

Après un week end où même la marche fut douloureuse, le lundi, mes douleurs commençaient à s’estomper. Mais j’étais quand même loin de pouvoir courir. Le médecin du sport, m’a alors aiguillé vers un kiné qui a force de massages et de torsions diverses a réussi a décoincer un peu ma jambe. Si bien d’ailleurs que je peux l’étirer plus que l’autre.

Reste des douleurs latentes, signes que la rémission n’est pas encore totale. Pour tenter d’accélérer le processus, j’utilise le remède arnican et arnica et quelques étirements proposés par le kiné. Mais il faut du temps.

Désormais, j’ai mal un peu partout, mais je sens bien qu’il y a du mieux. Hier, n’y tenant plus, j’ai rechaussé les running. Pas bien brillant, une douleur quasi permanente, mais acceptable, dans le bas de cuisse droite et une allure d’escargot avec un cardio toujours trop haut.

Après une demi heure et quelques étirements, plus de douleurs. Aujourd’hui, rebelote, encore une demi heure, presque sans douleurs et j’ai tenté d’accélérer légèrement. Je n’aie pas voulu forcé et je suis allé au maxi a 80% de FCM.

Ce petit mieux, me réconforte, je pense que dans deux jours, le marathon se coure lundi, cela ne devrait pas être pire. Coté chrono, j’oublie un peu, mon objectif est surtout de terminer sans trop de dégât.
Aujourd’hui, une dernière séance de kiné qui se rapproche, beaucoup de ce que j’entends dire a propos d’un ostéopathe et ensuite je garde les doigts croisés tout le week end.

Pour le blog, rendez vous après les vacances, Dublin n’est pas qu’une destination marathon, c’est aussi dix jours de visites.

Tous les billets

www.courseapied.net - info@courseapied.net