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2008-09-08 16:42:52 : médoc cru 2008

De retour sur Chasseneuil après un week-end dans la région viticole du médoc, j’essaye de rassembler mes souvenirs pour raconter ce qui fut pour moi le plus long marathon du monde.

Cette course qui est entrée dans mon cœur en 2004, je ne pensais plus pourvoir la courir avant un long moment, car une manifestation récurrente a laquelle je ne pouvais que difficilement me soustraire avait pris place la première quinzaine de septembre, le même jour que ce fameux marathon.

Hasard du calendrier, ou bien erreur de calcul des organisateurs d’une de ces deux fêtes, après trois ans de cohabitation, cette année une semaine les séparent. Il y a un an, lorsque j’ai appris la bonne nouvelle, je me suis empressé d’inscrire a nouveau ce marathon qui en 2004 fut le premier d’une série que j’espère voire encore s’allonger.

Au détour de certaines conversations au sein de notre association, nous avons finalement mis sur pieds un groupe de sept coureurs dont deux néophytes de la distance. Comme notre association regroupe aussi une section de randonneurs, nous avons même ajouté à notre calendrier la ballade organisée le lendemain dans les vignes de Blaignan.

Nous voilà donc a 35 Chasseneuillais à prendre ce samedi matin la direction de pauillac. Les uns en tant que coureurs, les autres, spectateurs, d’un départ de course complètement décalé par rapport a un marathon traditionnel.

Notre objectif est simple, accomplir et terminer tous ensemble les 42,195 Km du parcours. Certains ont prévu quelques dégustation œnologiques, d’autres se contenteront de couvrir la distance pour finir dans des conditions correctes.

Avant le départ, nous rejoignons un groupe de Toulousains qui compte parmi ses membres, deux personnalités du forum.
Marlène et Manga étaient déjà très actifs sur ce site lorsque j’ai commencé a le fréquenter. Depuis la vie les a rapprochés et ils interviennent plutôt sous le pseudo commun des molo’s.

Après une première tentative ratée en 2006 a Paris, cette fois ci nous avons pu échanger quelques mots. Nous avons même parcourus ensemble les premiers Km. Mais Manga avais besoin de parfaire rapidement ses connaissances œnologiques alors que pour ma part, je préférais réserver ma première gorgée au Saint Julien en hommage a mon fils qui porte ce prénom. Nous nous sommes retrouvés après l’arrivée.

Pour cause de trafic intense de chars et autres déguisements encombrants, les premiers kilomètres se font à une allure d’escargot. Alternant marche et course lente, nous avançons ainsi tranquillement vers le premier de mes arrêts vinicole.

Je crois qu’il nous a fallu plus de trois quart d’heures pour arriver enfin a ce huitième kilomètre. Là, avec deux collègues, nous laissons le reste du groupe en projetant de les rattraper un peu plus loin.

La dégustation terminée, nous repartons à une allure plus soutenue a la rencontre de nos autres compères, avant de croiser un second ravitaillement de Saint Julien. Du coup le retard s’accumulant, la jonction ne s’est opérée qu’au 16ième Km et si une fois encore nous faisons une pause dégustation, nous ne nous éternisons pas et restons groupé jusqu’au-delà du semi que nous franchissons en 2h30.

Les châteaux qui se succèdent dans ce début de seconde partie auront raison de chronomètres que certains auraient peut être souhaité voire s’arrêter avant les 5 heures. Car les organismes commencent à fatiguer et les derniers Km sont longs pour no néo-marathoniens qui en finissent lentement mais surement.

D’ailleurs une cassure au sein de notre groupe va nous empêcher de réaliser notre objectif initial, à savoir finir ensemble. En effet, alors que nous étions devant, nous avons attendus nos compères qui ont réussis à passer sans être vus.

Du coup nous avons franchi la ligne au moins cinq minutes après eux en 5h30, ce qui constitue pour moi un record de longévité sur cette distance. Le médoc est bien le marathon le plus long du monde.

Les réactions

Par LINDA, le 2008-09-08 17:53:41
Coucou GGBI,

Merci pour ce récit "très sérieux" par rapport, j'imagine aux faits!!!
Sympa ces photos qui donnent vraiment une idée de l'ambiance générale!!!
on a même le droit à une photo des supers Molo's et vu leur énergie qui perce l'écran..j'imagine la réalité!!

Mine de rien, 5h30, tu dois être un chouille fatigué ce matin?? mais comme tu dis : avec de sacrées belles images dans la tête.

Bonne récup à toi.
Moi qui a bouclé mon marathon en 4h53, j'imagine le Medoc en 18h??? je plains d'avance les organisateurs!!!

Linda

Par CPAM 86, le 2008-09-08 18:40:20
Hé ben c'est du propre, ta cirrhose ne te sera pas remboursée, pas plus que ton inscription aux alcoolos anonymes

on se voit dimanche à l'apéro mais que du perrier cette fois

Par mielou, le 2008-09-08 20:35:29
gérard de tous les coups !
excellent le déguisement mais il ne vaut pas celui de miss Linda du côté de choisy
un petit coucou à la molo's team toujours sur la brèche

Par rudy, le 2008-09-09 09:06:58
Salut gégé, félicitation pour ton nouveau reccord tu fait vraiment une excellente saison !!!! vous avez du vivre une bien belle expérience. De mon côté dimanche en fin de soirée j'ai fait 34 min à une moyenne de 136 puls, surpris de ma bonne forme aprés une longue saison de vélo .... bon récup et félicitation à tout le groupe.

rudy

Par joke man, le 2008-09-09 10:29:01
cpam86, je sens une pointe d'ironie dans tes propos.
mon apéro est sérieux,
ne prends pas ça comme un jeu,
car GG change,
voila ce qui dérange
@ dimanche

Par Marlène, le 2008-09-09 13:23:10
Salut GG, contente de t'avoir vu aussi, trop peu, mais il y aura d'autres courses. Photos et CR prochainement.

Par GGBI, le 2008-09-09 16:02:34
@Linda, salut. Pour un tel chrono, pas trop de fatigue, mais les cuisses sont encore dures. Il y avait bien 42 Km.

@rudy, dès que tu le sens pour une sortie ensemble.

@Marlène, effectivement trop court, j'aurais bien trinqué au champ.
Ce sera pour une autre fois.

Par Lolo, le 2008-09-09 17:51:09
Oui, un petit blog et surement une vidéo aussi....pour le moment, pas de douleur...pour ce qui à été de la dégustation de vin, c'est au vue des photos de moi en train de boire que je me rend compte maintenant que j'ai quand même pas mal levé le coude....mais c'est un coté de la préparation que j'avais soigneusement travaillé.

Lolo

Par etienne59, le 2008-09-09 21:37:36
Salut gégé
je ne pensais pas pouvoir te battre un jour sur le marathon !! super le deguisement !!! bjr à toute la famille ainsi qu'a Hervé and co

Par RV86, le 2008-09-10 15:32:15
Super moment, prêt à recommencer l'année prochaine... Gégé n'a pas mis toutes les photos quand il a un verre à la main car sinon le serveur serait saturé !!! bon d'accord je t'ai accompagné. Les 2 derniers km sont vraiment super avec les dégustations d'huitre !!! A samedi RV

Par GGBI, le 2008-09-10 17:43:06
@lolo, j'attend la vidéo.

@Etienne, Sur que tu fais mieux sur marathon, mais sur celui ci, ne serais tu pas tenté par l'appel des dégustations ?

@RV, moi aussi partant pour la 25ième édition. Comme tu dis, la fin est sympa avec jambon/huitre/entrecote/maquillage et la glace acompgnée de sa pression.
C'est vraiment un marathon complétement décallé.

Par Marlène, le 2008-09-12 22:41:52
J'ai râté le jambon (trop de monde autour du camion), pas vu les huitres, bousculade sur l'entrecote (j'ai piqué quelques morceaux dans la main d'un pôv gars), pas envie de maquillage, par contre j'ai avalé la glace en 3 fois !
Lolo a été dans la piscine (juste après le stand de la viande) et a fait le kéké sur une planche alors qu'il ne pouvait plus courir. Il a eu un beau diplôme. (le gars qui l'organisait ne m'a pas trouvé fun car je ne voulais pas me tremper les pieds au 37ème kms, grrrrrrr... il n'a pas dû courir celui-là).
A l'année prochaine.

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Le groupe au départ des 42,195 Km.


Un des fameux Saint Julien.


La fin est dure pour certains. Le mur a encore frappé.


Les molo's en pleine récupération.


Un maillot, une médaille et des souvenirs plein la tête.


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2008-09-03 17:36:41 : Vous avez dit dopage ? - 4 photos - 16 réactions

Certain vous diront que l’utilisation abusive de médoc dans le strict cadre de la course a pieds peut déjà être assimilée a une attitude dopante. Je suis bien sur d’un avis contraire.

Plus que trois jours avant de rouler en direction de Pauillac, au départ du circuit qui m’avait permis de réaliser pour la première fois la distance reine de la course de fond.

Seconde épreuve de ce genre en France, en termes de participants avec 8500 coureurs inscrits. Ce n’est pas l’arrivée prochaine du marathon reliant Nice à Cannes et affichant quand a lui déjà plus de 10 000 inscrits, bouleversant ainsi la hiérarchie dès sa première édition, qui va changer l’esprit de cette course si populaire.

De renommée internationale, on n’y trouve cependant peu d’élite, seules quelques figures nationales y prennent part
Tout simplement parce que les organisateurs ont choisi de privilégier plutôt le confort des anonymes du peloton.

D’autant plus qu’ils prônent un marathon où le chrono doit être secondaire. La santé prime avant tout et si courir est plutôt positif dans ce sens, nul besoin d’aller trop vite, bien au contraire.

D’ailleurs, pour appuyer encore plus ce souci de sante, en marge de la manifestation, se déroule chaque année un colloque médico-sportif.

Cela peut paraitre contradictoire avec les dégustations particulières proposées au gré du parcours. En effet les 22 points de dégustation œnologiques n’aident pas forcément à entretenir une bonne santé. Mais comme pour la course a pieds, tout est affaire de modération et, parait il, les quantités offertes sont minimes. Juste le temps de goûter et nous repartons.

C’est d’ailleurs par peur de ne pas repartir que lors de mes deux précédentes participations, j’avais préféré ne pas m’attarder sur ces dégustations.

Ne pas aborder d'une manière ou d’une autre l’aspect viticole de la région aurait forcément nuit a cette formidable organisation.

Car le raisin est omniprésent sur ses terres, et la présence de nombreux châteaux sur le parcours rappelle vite a quiconque que nous foulons les vignes des plus grands crus de France.

C’est d’ailleurs là que réside une des plus grandes particularités de ce marathon. La plupart des châteaux traversés sont privés et fermés toute l’année. Ainsi le public vient en masse pour profiter de l’occasion qui lui est donnée de visiter des parcs inaccessible.

Et pour les participants, c’est sûrement une source de motivation supplémentaire que d’être ainsi encouragé tout au long des 42 Km du circuit.

En retour, peut-être justement pour remercier tous ces soutiens, tous les coureurs se déguisent. Ça ajoute un intérêt supplémentaire aux visites et met bien en avant l’esprit non compétitif qui régne sur ce marathon si particulier.

C’est dans cet esprit que j’aime parfois m’immerger, histoire de retrouver l’origine de ma pratique.
C’est ce genre d’événement qui maintient intact ma passion pour cette activité. Cela me donne toujours l’envie par la suite de repartir pour de nouveaux objectifs sportifs.

Alors finalement, ce médoc, c’est peut-être du dopage. D’ailleurs il reste encore trois jours à attendre et je ne cesse d’y penser. Je dois déjà être en manque.

2008-08-28 15:58:21 : Les 1000 lieus - 0 photo - 12 réactions

Je coure régulièrement depuis septembre 2002.

Je me rappelle encore de mes débuts, en fort surpoids, fumeur assidu. A l’aube de mes 35 ans, je commençais à ressentir les effets néfastes de cette vie de sédentaire.
Une toux récurrente qui perturbait mon sommeil et un taux de cholestérol à faire bondir mon médecin.

Le jour où il m’a conseillé de stopper la cigarette, arrêter toute nourriture grasse, sucrée et surtout en quantité excessive, j’ai hésité a surtout arrêter d’aller le voir. Mais la toux et l’essoufflement permanent m’ont plutôt convaincu d’écouter ses conseils.

En quelques jours je changeais radicalement de mode de vie, réduisant sérieusement ma consommation de cigarette, ne me sentant pas capable d’arrêter totalement dans l’immédiat.

J’ai bien sur aussi modifié aussi mon alimentation, moins de viandes plus de poisson, plus de frittes mais plutôt des légumes verts, les laitages ont remplacé les traditionnels desserts chocolatés et je termine quasi systématiquement mon repas par un fruit.

Mais surtout, ce qui justifie ma présence sur ce site, après 18 ans d’inactivité sportive, j’avais repris le chemin de l’exercice physique.

Aujourd’hui, on pourrait rigoler de mes premières foulées. Je devais courir autour de 10 Km/heures, à fond. Ma première sortie avais consisté à faire le tour du quartier (environ deux kilomètres) pour revenir trempé de sueur et suffoquant.

Très vite je prenais mon rythme, deux sorties par semaines d’environ 5 à 6 Km. Toujours rien de bien extraordinaire pour le multi marathonien que je suis devenu.

Toutefois, ces efforts ajoutés à ceux gustatifs, m’ont permis d’inverser la courbe de poids. De près 80 Kg, je n’en faisais plus que 71 à l’approche des fêtes de fin d’année. Il faut dire que j’ai vraiment voulu booster ma fonte et qu’il m’est parfois arrivé de me coucher avec la faim au ventre.

Fin décembre je pouvais à nouveau entrer dans mon costume de mariage. Désormais, avec mes 59 Kg,je nage dedans.

Mes progrès en course à pieds ont été fulgurants, si pour moi ce sport ne me servais qu’a retrouver une santé qui me faisait défaut, je me suis mis a y prendre du plaisir, et pas seulement pendant la course, mais je ressentais un bien être même dans les heures qui suivaient.

Il s’agissait surement de l’endorphine, mais je n’en avais aucune idée, puisque je ne connaissais rien de ce sport. Je l’avais choisi car s’étais le seul que je pouvais pratiquer en sortant de chez moi et qui nécessitais un investissement financier minime.

D’ailleurs comme je n’avais aucune notion technique, chacune de mes sorties étais courues à fond. Comme je partais du néant, il fut tout de même facile de progresser. D’abord en distance, de deux fois 5/6 Km, je suis très vite passé à 10 Km.

C’est arrivé à ce stade que ma pratique du sport a évolué. Moi qui ne courais que pour la santé, je me suis mis à courir dans le but de progresser.

Ainsi, après neuf mois, je décidais d’arrêter complètement la cigarette. Il faut dire que je ne fumais plus qu’occasionnellement et j’ouvrais un tableau excel pour noter tous mes progrès et essayer d’adopter une méthode plus scientifique pour arriver à m’améliorer.

Sur ce carnet, je note la date, le lieu, la durée et la distance parcourue. La première ligne date du premier mai 2003. Aujourd’hui je viens d’en remplir la 1000ième.
Déjà 1000 sorties, principalement a Chasseneuil, mais aussi aux grés de mes compétitions et déplacement, a de multiples endroits en France et même jusqu'à Dublin en octobre dernier.

A l’époque de ces premiers pseudos entrainements, je n’étais guère équipé. Je possédais une montre sans trotteuse, c’est donc a la minute près que j’affiche mes premières références.

Et quelles références, une sortie de 10 Km en en 54 minutes.

Comme je vous l’aie dis, a cette époque, ignorant tout des notions d’entrainement, je réalisais toutes mes sorties a fond. On peut donc estimer que mon record sur la distance était donc de 54 minutes. J’en suis désormais à un temps de 37’35, plutôt flatteur au vu de celui de mes débuts.

Et ce record, je l’ai établi justement le premier mai de cette année à Buxerolles, soit 5 ans jour pour jour après avoir commencer à rationnaliser mon entrainement, cinq ans après le premier de mes milles joggings.

Des distances plus longues sont venues naturellement avec le temps et d’ailleurs prenant tellement de plaisir à courir, j’ai toujours eu une attirance pour le long. C’est la raison pour laquelle, ma première compétition fut un 20Km en septembre 2003, juste un an après mes débuts.

D’ailleurs septembre reste le mois des premières, car c’est encore un an après que je m’alignais pour mon premiers marathon, au médoc.

Ce fameux marathon parfois décrié car faisant l’apologie d’un type de boisson plutôt incompatible avec une pratique rigoureuse du sport, je l’ai tout de suite adopté, m’y relançant l’année suivante.

Depuis, pour des raisons d’emploi du temps chargé j’avais du me résoudre à rester a Chasseneuil. Mais cette année, j’ai à nouveau la joie d’y retourner.

Entre temps, j’ai bien sur couru d’autre marathons, ce médoc sera donc ma dixième compétition sur la distance, et je l’espère vraiment festif. Nous partons a sept coureurs de niveaux différents, mais nous comptons vraiment arriver ensemble quel qu’en soit le chrono que j’évalue aux environ de cinq heures.

En tout cas je l’espère plus réussi que ma 1000ième sortie qui fut ce matin un peu ratée. En effet, comme ce marathon sera couru, dans une allure vraiment confortable pour moi, en principe, je regarde plutôt derrière moi et pense déjà à la course qui suit.

Il s’agit des 10 Km de Jaunay clan et j’espère bien cette fois ci franchir la barre des 38’ que j’avais ratés l’année dernière en terminant en 38’40.

Depuis ce début de semaine, j’ai donc axé mon entrainement sur cette échéance. Mais je dois quand même tenir compte des 42 Km de Pauillac dans 9 jours.

Du coup j’ai voulu mettre les bouchées doubles cette semaine en m’investissant à fond dans le fractionnés long, tout en maintenant de longues séances d’endurance.
Mardi j’ai réalisé un 6*1000M plutôt prometteur en 3’38 de moyenne. Mais pour aussi faire de l’endurance, j’ai ajouté l’après midi une heure de vélo et hier une heure et quart d’endurance suivi a nouveau de 45 minutes de vélo.

Ce matin, pour mon 1000ième je n’étais plus au mieux de ma forme, mais j’ai voulu tout de même ajouter, deux jours après mon 6*1000M, un 4 fois 2000 a une allure légèrement plus lente.

Mais voilà, plus de jambes et même en tournant moins vite, j’ai plus de mal que Mardi à conserver l’allure. Du coup je préfère stopper au milieu du troisième pour ne pas me griller complètement sur un entrainement qui de toute façons ne sera pas productif.

Moi qui ait plutôt pour habitude de rationnaliser mes séances et d’harmoniser mes semaines, j’ai appris a mes dépend qu’il est très difficile d’enchainer deux séances de fractionnés aussi longs a cette allure sans avoir complètement récupéré.

Je resterai sur ma bonne séance de mardi et j’espère vite
oublier ce 1000ième qui fut plutôt raté en pensant au 10 000ième qui lui j’en suis sur sera féérique.

2008-08-18 12:41:52 : le trail de Saint-Cyr - 0 photo - 8 réactions

Saint Cyr est une petite ville située aux abords de la nationale 10 à quelques kilomètres seulement de Chasseneuil du poitou.

Au-delà de cette situation géographique intéressante, cette commune a aussi la particularité de posséder un lac qui sert de base de loisirs où l’on peut y pratiquer une multitude d’activités nautiques.

C’est dans cet environnement que se déroulent chaque année deux courses assez particulières. La première appelée relais des asperges et qui consiste à parcourir 15 Km sur une boucle de 2,5 Km en relais a deux. Cette dernière se déroule mi mai et j’y ait déjà participé deux fois.

En plein cœur de l’été, le lac est à nouveau le théâtre d’un ensemble de courses nature cette fois ci. Il y a d’abord deux trails ouverts à tous suivi par plusieurs courses pour les enfants et pour terminer un 5 Km réservé uniquement aux femmes.

Pour ma seconde participation à cette manifestation j’avais, comme l’année dernière opté pour la petite distance. Un trail, c’est un peu plus compliqué qu’une course sur route et la longue distance affichant plus de 33 Km, l’effort correspondrait a un marathon.

Ors cette année j’ai déjà couru deux marathons et deux autres m’attendent a l’automne. Il s’agit de se préserver.

C’est donc sur une distance annoncée de 12,5 Km que nous étions près de 200 à nous élancer, un quart d’heure seulement après le coup de feu libérant les participants de la longue distance.

Le circuit mis au point par les organisateurs correspond aux 6 premiers Km de la grande boucle suivie par les 6 derniers.

Les premiers Km, je les connais très bien, ce sont les même que l’année précédente. Il s’agit de 4 Km tous plats autour du lac suivi de la grosse difficulté, une cote très forte qui permet de remonter vers la foret de moulière voisine.

L’année dernière, j’étais parti comme un fou accompagnant les premiers jusqu’en bas de cette difficulté avant d’exploser dans la montée et de finir dans une grande détresse.

Cette année, je sais à quoi m’attendre et me force à partir un peu plus tranquille. Je reste au contact du groupe de tête durant le premier Km que je franchi en 3’47. Lors du second Km, je conserver la vitesse initiale pour ensuite ralentir dans le troisième Km un peu plus technique avec une succession de petits virages.

Résultat, j’arrive frais en bas de la cote qui marque vraiment le début d’un parcours type trail. Déjà deux coureurs marchent, je les dépasse facilement et ne peut m’empêcher de repenser a ma mésaventure de l’édition précédente.

Une fois en haut, nous attaquons la partie à travers la foret. C’est appréciable car le soleil a fait son apparition. Au moins avec ce parcours ombragé, ce n’est pas la chaleur qui va malmener les organismes.

Je franchi le Km 5 en moins de 19’ plutôt étonné d’un tel chrono malgré le parcours sinueux a travers les bois. Je pense que la borne devait être placée un peu en avance.

Juste après cette borne, nous traversons une route pour replonger à nouveau dans la forêt. C’est à cet endroit que les organisateurs ont judicieusement placé le premier ravitaillement.

Juste après ce ravitaillement, je commence à rejoindre pas mal de concurrents de la grande boucle. Cela complique un peu la course, j’ai beaucoup de mal a repérer les coureurs de mon épreuve. En fait dans cette portion, je n’en rattraperai aucun.

Ce passage, à travers champs est de courte durée, au peu près au milieu du huitième km, nos chemins se séparent de ceux de l’autre course. Nous entamons le retour, a nouveau a travers la foret. Cette portion est beaucoup plus roulante, légèrement en descente, elle est réalisée sur un chemin assez praticable et droit.

Du coup j’ai en ligne de mire deux coureurs que j’espère pouvoir rattraper. En fait, ce petit groupe que je précède est en train de se scinder en deux et si le premier semble en difficulté, je ne reverrai le second qu’une fois la ligne d’arrivée franchie. Dommage, car V1 lui aussi il me prive d’un nouveau podium dans ma catégorie.

En attendant, le parcours redevient plus un trail avec le franchissement successif de 4 troncs d’arbres. Je ne sais pas si il existe une méthode pour les franchir, mais de peur de chuter, je préfère m’arrêter a chaque obstacle, perdant sur cette portion du temps sur les coureurs qui me précédent.

Le parcours repasse à nouveau par la route et son ravitaillement avant de redescendre par le chemin sur lequel nous étions monté à l’aller. C’est à ce moment que je rejoins le coureur qui était devant moi.

Mais, gros problème, une écharde viens de traverser ma chaussure et s’est planté entre mes doigts de pieds m’écorchant légèrement au passage. J’envisage de m’arrêter pour l’enlever, mais y renonce, car je me dis qu’elle sera difficile a enlever sans quitter mes chaussures. Il me reste moins d’un Km autour du lac avant de rallier l’arrivée et la douleur est supportable.

Malgré cette blessure, je réussi a conserver une vitesse convenable et fini a la douzième place, bien mieux que l’année dernière et plutôt content pour une discipline a laquelle je ne participe que très rarement.

Désormais, j’ai les yeux tournés vers le bordelais. Dans trois semaines c’est le marathon du médoc. Cela tombe bien, ce week end j’étais de mariage, j’ai ainsi pu commencer l’entrainement spécifique.

Pas de préparation sportive particulière pour cette course
festive que nous devrions réaliser a sept coureurs avec un objectif simple, terminer. Surtout que deux participants de notre groupe y feront leur baptême sur la distance.

Coté entrainement, je regarde plus sur d’autres objectifs d’automne avec le 10 Km de Jaunay clan mi septembre, le 15 Km de Saint Maurice la Clouère, dernière étape du chalenge jean le bon, fin octobre et enfin le marathon de la Rochelle fin novembre.

Le site de la course : http://bipedes-de-saint-cyr.over-blog.com/

2008-08-14 16:12:28 : Le retour du festayre - 1 photo - 6 réactions

Après avoir erré plus de deux semaines sur le littoral français, il a bien fallu se résoudre à reprendre le chemin du bureau. De toute façon, le climat n’est plus à la fête. Depuis mon retour avant-hier, le ciel est plutôt couvert, laissant tout de même parfois laisser a nouveau passer le soleil, celui même qui m’a permis d’avoir une peau mate après des jours d’exposition sur la plage, mais aussi un grand responsable de ma petite déconvenue dans mon sport favori.

Retour fin juillet, au début de mon séjour a Saint Jean de Luz. Arrivé le 26, mes premiers jours seront consacrés a terminer ma préparation pour les foulées du festayre, course très réputée dans le sud ouest a quelques heures du début des fêtes de Bayonne.

Dans mon dernier post, certains se sont interrogés sur la signification de festayre. Il ne s’agit pas du nom d’une ville comme l’avaient suggéré certains, mais bel et bien le nom de la course populaire qui relie Biarritz a Bayonne en passant par Anglet.

Pour être plus précis, un festayre est une personne qui participe aux fêtes de Bayonne. Et quoi de plus naturel de commencer par une ballade sportive de près de 13 Km avant de se malmener pendant les 4 jours suivant.

C’est lors de l’édition précédente que j’avais franchi un cap dans la course à pieds. J’avais bouclé le parcours en 47’27 à plus de 16 Km/heures de moyenne. Il faut dire qu’a cette époque, les conditions étaient idéales, le ciel étais couvert, la chaleur de la veille avait laissé place a des températures idéales pour la pratique d’un sport en extérieur.

Pour cette année, non seulement le soleil tape, mais la literie calamiteuse de notre logement ne m’a pas permis de gouter a un repos qui aurais pu être salutaire. C’est donc assez fatigué que je me place sur la ligne de départ dans les premiers rangs d’un groupe qui compte presque 3000 fous du bitume.

Malgré tout, je me sens plutôt bien et si les conditions météo sont difficiles, elles le sont pour tout le monde. Contrairement à l’année dernière, je gère plutôt bien le début de course qui nous amène au bout de 3 kilomètres au pied d’une ascension plutôt difficile qui commence même par un escalier.

Après 500 bons mètres de montée plutôt raide, nous redescendons aussi rapidement vers les plages d’Anglet. Je n’ai aucune référence chronométrique, car il n’y a aucun marquage. L’année dernière, j’avais pu repérer quelques panneaux qui m’avaient donnés une idée de mon avancement.

Je reconnais bien le parcours et me rappelle de ses difficultés, mais n’ai aucun souvenir des temps de passage.
Après avoir longé les plages d’Anglet, nous quittons le littoral pour s’enfoncer dans les terres en direction de l’arrivée à Bayonne. La route deviens plus vallonnée, c’est la seconde difficulté, environ 3 Km d’un parcours plutôt montant, mais pas aussi raide que la précédente.

L’année dernière j’avais un peu coincé dans cette portion. Cette année tout va bien au passage on nous annonce le classement, je suis 61ième. Cette position me convient, l’année dernière j’avais fini à la 59ième place, mais avec 500 coureurs de plus cette année, il est normal qu’il soit plus difficile de conserver une telle place.

Après en avoir terminé avec cette partie délicate, on plonge sur Bayonne avec environ deux kilomètres d’une légère descente. J’en profite pour récupérer. Je rattrape deux concurrents qui étaient devant, mais ma position ne change pas, car à chaque fois que j’en double un, un autre coureur me dépasse.

A l’entrée de Bayonne, nous longeons l’Adour, le fleuve local. Le parcours est plat sur ce final d’environ trois kilomètres, avec tout de même une dernière difficulté dans les ultimes hectomètres ,le franchissement de deux ponts. Je cale mon rythme sur le coureur qui me précède.

Dans le dernier pont, je craque un peu et me fait dépasser par trois concurrents a un rythme nettement plus rapide pour finir a la 64ième place dans un temps de 48’53. Pendant le parcours, je n’avais jamais regardé le chrono, n’ayant aucuns repères, cela ne m’aurait servi à rien. Je suis donc plutôt déçus de ce temps de plus de 1’20 supérieur a celui de l’année précédente alors que j’avais l’impression d’avoir mieux géré.

Apparemment je ne suis pas le seul à avoir ainsi « régressé », vu que je fini dans les même positions. Le soleil, et surtout la chaleur est vraiment un élément fortement perturbateur. Au retour, le thermomètre de la voiture indiquait 32 degrés. C’est surement sur cette température que se sont courus les derniers Km de la course.
D’ailleurs durant mon séjour, j’ai pu constater l’effet de la chaleur. Après avoir passé deux semaines a Saint Jean de Luz, où j’ai réalisé tous mes entrainements le matin a la fraiche, nous sommes allés passer trois jours en Espagne chez nos amis du jumelage.

Le rythme espagnol m’interdisait toute sortie aux aurores. Du coup j’ai couru deux fois à 10 heures du matin. Le premier jour sous une chaleur de plomb, le second par un temps couvert. Non seulement, sur le même parcours je suis allé beaucoup plus vite la seconde fois, mais en plus le cardio affichait 7 pulsations de moins que la veille.

Pendant mes vacances, je me suis aussi adonné à un autre sport. Si le matin je partais courir, j’ai profité de chaque après midi ensoleillé pour nager une bonne heure. Et comme nous avons toujours eu beau temps, il n’y a que deux demi-journées où je n’ai pas pu plonger dans l’océan.

Du coup, c’est un peu fatigué que je suis de retour à Chasseneuil. Ce qui ne m’empêchera pas demain de participer au trail de Saint Cyr. Une course nature de 12 Km annoncés. Voilà qui va me permettre de bien débuter le week end qui s’annonce plutôt chargé. En effet je suis témoin au mariage d’un ami d’enfance.

Site de la course : http://www.fouleedufestayre.com/index.htm

2008-07-25 14:59:18 : Les palmes et le tuba - 0 photo - 9 réactions

Avez-vous déjà essayé de courir avec des palmes ? Moi non plus, ce n’est pas vraiment adapté, mais je pense a cette situation cocasse, car ces derniers temps sur une des radios les plus écoutées de France circule une parodie de Voilà l’été des négresses vertes interprétée par les animateurs.

On y parle entre autre de JP Foucault qui est a la recherche de ses palmes que G Montagné a retrouvées en essayant de marcher avec. « J’ai tout de suite compris qu’il ne s’agissait pas de mes basquettes » nous entonne le chanteur.

A l’approche de notre départ en vacances, j’ai commencé à entasser nos affaires dans le sous sol pour être prêt à charger ce soir. En effet, c’est demain le grand jour, direction plage et soleil. Et bien sur en haut de cette pile d’affaires, se trouvent les palmes de mon fils (et pas celles de Jean Pierre).

Pour la seconde année consécutive, nous partons à Saint Jean de Luz. J’aime bien cette plage et la proximité des Pyrénées permet d’allier plaisir de la baignade et ballades en montagnes.

Au programme, profiter des beaux jours sur la plage, pratiquer un peu la natation que je délaisse tout le long de l’année et participer aux foulées du festayre, course qui relie Biarritz a Bayonne en ouverture des fêtes de cette ville d’arrivée.

C’est dans cette optique, que j’ai, cette semaine, continué mon entrainement. Après les fractionnés courts en milieu de semaine dernière, la grosse séance pour commencer le week end avec, Vendredi dernier un 4*2000M allure de course en 7’27 de moyenne.

Le lendemain, une sortie d’une heure et quart avec 20 minutes d’allure marathon soit environ 5 Km pour cette portion. 20 minutes, ce n’est pas énorme, mais après la séance de la veille, les jambes commençaient à piquer.

Après cette fin de semaine tonitruante, il s’agissait de récupérer tout en remettant un couche pour entretenir la forme que je ressent dans ces derniers fractionnés.

Lundi une heure d’endurance, suivie le lendemain par 2*2000M puis 1000M a allure soutenue en 7’24/7’20 puis 3’35. Le genre de séance qui permet de rester en confiance sans trop s’user.

En fin de semaine, j’ai remis le même programme, Mercredi, a nouveau une heure d’endurance et ce matin 2*2000M puis 1000M, mais contrairement a Mardi, juste 20 minutes d’échauffement contre 30 la fois précédente.

Encore deux séances d’ici la course qui a lieu mercredi prochain. Encore de l’endurance, puis lundi une petite séance ponctuée par un 5*300M en 55 secondes.

Dernière inconnue, la météo, si le temps est comme l’année dernière, plutôt nuageux, je pense partir sur du 46’ (l’année dernière j’avais terminé les 12,9 Km en 47’27), sinon je gérerai en fonction de la chaleur.

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