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2009-01-19 15:26:16 : Corrida du moulin, un pas en arrière

L’année débute à peine que j’accroche déjà mon premier dossard. Cela devient pour moi une tradition, car cette corrida qui se déroule à moins de deux kilomètres de chez moi, j’y participais samedi pour la sixième fois consécutive.

Il n’y avait pas foule à se presser au départ, a peine plus de 100 courageux venus affronter la météo hivernale. Même si cette première compétition du calendrier des courses sur routes n’attire jamais beaucoup de monde, nous sommes habituellement plutôt autour des 150 compétiteurs.

Il faut dire que le climat glacial de ces dernières semaines a vraisemblablement du tenir éloignés du bitume la plupart des joggeurs. En manque d’entrainement, ils auront préférer renoncer.

Pour ma part, mon entrainement n’a pas cessé, même en période de fête, j’avais trouvé le temps de chausser les running assez régulièrement. Et c’est sans doute une erreur, habituellement, je trouve toujours au grès des blessures ou maladies le temps de placer quelques jours de repos. Là, depuis le marathon de Dublin en Octobre 2007, je n’ai pas connu ce genre de soucis et j’en suis donc à mon quinzième mois consécutif sans pause.

2008 fut une année riche en résultats et à l’automne j’ai accumulé les compétitions, un 10 Km en septembre, un 20 et un 15 en Octobre, un marathon en novembre et un 7,5 Km en décembre. Le tout avec à chaque fois un record sur la distance.

Mais depuis le début de l’année, je ressens vraiment une baisse énorme de forme. Je n’arrive plus à boucler mes fractionnés dans des temps corrects alors qu’il y a un mois je réalisais tous les chronos voulus sans ressentir de fatigue.

Du coup, ma motivation aussi baisse et en me rendant au départ de cette corrida, je m’apprêtais à vivre quelque chose d’inhabituel. J’avais déjà le sentiment que je n’arriverai pas à rééditer le chrono réalisé l’an passé.

Il m’arrive souvent de refaire des courses d’une année sur l’autre, ou avec parfois, deux ans d’écart. A chaque fois, j’ai réussi à améliorer le temps réalisé la fois précédente. Parfois seulement de quelques secondes, parfois avec une progression fulgurante.

Par exemple, sur cette corrida, j’avais bouclé la distance en 33’20 lors de ma première participation en 2004. Me rapprochant à chaque fois de la demi-heure, j’avais l’année dernière réalisé un peu moins de 29’.

Malgré ce pressentiment, il n’était pas question d’annuler ma participation. Je sais bien que je ne pourrais pas constamment m’améliorer, et je n’ai pas non plus l’intention d’arrêter la course à pieds même si ma condition baisse avec le temps. Du coup, je me suis fixé un autre challenge, faire à nouveau moins de trente minutes.

Cette corrida est assez particulière, bien que la distance soit assez courte avec 7,9 Km annoncés, elle ne compte pas moins de quatre boucles. Une première assez plate nous faisans faire le tour du quartier en environ 700M, puis trois boucles de 2,4 Km plutôt vallonnée. Comme l’année passée, la course part lentement sur cette petite boucle et je suis encore proche de la tête lorsque nous repassons moins de 2’30 après le coup de feu par la ligne de départ.

Ensuite, en tête, les premières attaques commencent et je me cale sur un rythme qui me convient. Légèrement en retrait d’un groupe, je garde mes forces pour la grande cote de la mi parcours. Une longue montée d’environ 600 mètres suivi par une descente aussi raide. Le reste du parcours est plutôt plat. Après avoir brièvement récupéré de l’ascension, il faut vite relancer pour reprendre rapidement un rythme correct.

A l’issue de ce premier tour, je suis largement dans mon objectif. En effet j’avais prévu de tourner en 9’ par boucle et c’est finalement en 8’37 que j’arrive à nouveau devant la ligne de départ. Du coup, ayant peur d’un coup de mou pour les deux cotes à remonter, je laisse partir le groupe et me retrouve alors seul.

Après coup, je regrette un peu cette tactique, car si je boucle les deux tours suivants en 9’ comme prévu, au final j’en termine au sprint avec le sentiment d’avoir encore de la réserve.

Dommage car en 29'13, je ne suis qu’a 17 secondes du temps de l’année passée.

Les réactions

Par CPAM, le 2009-01-19 15:51:32
'lut Gégé et beaux nénés !

Ton ECG que tu joins plus bas est inquiétant, je n'y vois pas de systole auriculaire.

Peux tu contacter le docteur Ventricule à Vouneuil ?

Amène les résultats à l'apéro !

bien pour ta perf' quand même, t'es pas encore fini !

Par joke-man, le 2009-01-19 16:07:33
j'ai pris de bonnes résolutions pour 2009 : fini les apéros avec GG, Cpam & consorts
naaaaann, j'déconne !
@ dimanche, j'apporte les noix de cajou, la suze et le jet27.
salutations à notre GGBI national

Par ADVGVS, le 2009-01-19 16:27:37
En tant que président d’honneur de l’ADVGVS, Association de défense du véritable Get27, je somme Mr ChokeMan de ne pas ramener à l’apéro son succédané de Notre boisson préférée. Son infect jet27, pâle copie piquée dans les rayons d’un LidlEdPrice, n’est bonne qu’à nettoyer les commodités.

Sinon, GGBI, la Corrida, c’est pas ce truc avec un pingouin en couleurs qui asticote une vachette avec une nappe sous les Olé d’un public alcoolisé ?

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Le parcours inchangé depuis ma première participation. En bleu clair la première boucle et en foncé les trois suivantes.


Le profil met bien en évidence la longue cote.


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2009-01-05 10:16:54 : Pourvu que ça dure - 0 photo - 15 réactions

Fini 2008, une nouvelle année viens de débuter avec ses traditionnels vœux de bonne santé ou autre et ses bonnes résolutions.

C’est aussi l’heure des bilans et coté course à pieds, l’année passée fut plutôt riche en heureux événements.
Pour la première fois depuis que j’ai débuté ma pratique assidue en 2002, pas une blessure, pas le moindre petit virus n’est venu entacher mes programmes.

Pourtant si l’année avais bien commencé avec une progression de plus d’une minute sur une petite course locale d’environ 8Km que j’affectionne assez, dès le mois de février c’est le bras plâtré que j’ai du réaliser les entrainements hivernaux.

Même si à ce moment j’ai du revoir un petit peu mon programme, cela ne m’a pas empêché de participer à ma course fétiche, les trois heures de Chasseneuil.

Sous des trombes d’eau, malgré un nouveau parcours plus facile, j’ai échoué de peux dans ma tentative de dépasser la distance mythique du marathon. Je fini tout de même sur le podium, premier d’une bonne série.

Effectivement, un mois après à Nieuil l’espoir, je remontais sur la troisième marche dans ma catégorie d’âge sur la première des trois épreuves du chalenge Jean le Bon (http://challenge.jeanlebon.free.fr/ ). Mettant mon record sur 15 Km à moins d’une heure.

Au final, sur ce challenge, j’aurais à chaque fois amélioré ce temps pour le porter à 56’36 sur l’ultime épreuve d’octobre à Saint Maurice la Clouère.

Coté marathon, après avoir franchi la barrière des 3 heures en 2007 sur la route du louvre, j’ai à nouveau amélioré mon temps à deux reprises, d’abord au mont saint michel, puis à la Rochelle.

En fait c’est sur toutes distances que j’ai ainsi énormément progressé, gagnant une minute sur 10 Km et même cinq sur 20 Km, distance que je n’avais pas réalisée depuis deux ans.

Au final, j’ai participé à 17 compétitions sur différentes distances de 7,5 Km au marathon, parcouru plus de 3500 Km en 251 sorties à la vitesse moyenne de 12 Km/heures.

Par rapport aux années précédentes, cela représente une évolution constante d’environ 500Km par ans. Avec 1700 Km en 2004, j’ai ainsi plus que doublé le kilométrage. Il faut dire qu’en 5 ans, je suis passé de 3 à 5 entrainements par semaine et bien sur je vais plus vite.

Coté courses, j’ai déjà programmé mon début d’année, avec la corrida de Jaunay clan en Janvier, la galopade des amoureux et les dix miles de Savigny en février, enfin les trois heures de Chasseneuil en mars et surtout le marathon de Paris en Avril prochain.

Voilà, pour un post qui ne parle que de mes petites performances, déjà que sur d’autres, certains me trouvent plutôt narcissique, on touche alors ici le sommet. Il faut dire, je le répète, que 2008, fut une année assez extraordinaire en matière de progressions.

Le but de mon blog étais aussi de parler justement de mes entrainements, de ma progression afin que certains puissent en tirer des repères. Bon ou mauvais exemples peuvent toujours servir.

En un peu plus de deux ans, j’ai ainsi essayé d’expliquer ma conception de l’entrainement basé sur les lectures que j’ai pu avoir sur le sujet, ainsi que mes constatations personnelles.

Pour cette année 2009, je pense me faire moins présent, parce que, après ces deux années, je n’ai plus grand-chose à dire. J’essayerai tout de même de venir de temps en temps pour vous donner quelques nouvelles.

2008-12-23 10:51:09 : Saint Benoit s’habille de rouge - 0 photo - 2 réactions

Encore une fois, record battu à Saint Benoit. Avec 980 coureurs adultes, le record de 825 établi lors de l’édition précédente fait désormais pâle figure.

Il faut dire que le temps était de la partie avec un soleil et une température plutôt printanière pour ce dernier jour de l’automne, les derniers indécis n’ont pas pu résister à l’appel de cette course vraiment festive.

Ceux qui n’étaient pas vêtus de rouge faisaient figure d’exception. Même les meilleurs s’étaient au moins parés d’un bonnet aux couleurs de la fête. Mis à part bien sur quelques rênes et un sapin qui d’ailleurs obtenu le prix du déguisement le plus original.

Pour ma part, j’avais enfilé le même costume acheté en 2004 pour ma première participation. A cette époque, nous étions moins de 500 à s’élancer autour de la salle de la Hune. Avec plus du double de participants, nous ne pouvons plus, comme nous le faisions auparavant réaliser deux fois le tour de cette salle au risque de voir se mélanger les premiers et derniers coureurs de ce défilé.

Déjà l’année dernière, nous avions réalisé une boucle dans le lotissement voisin afin de conserver la même distance annoncée de 7,5 Km. Cette année, pour cause de travaux, c’est encore un nouveau début de parcours qui nous attend.

Après moins d’un kilomètre, au grand plaisir des petits qui étaient 280 à concourir pour la course enfants, nous repassons a nouveau devant la salle de spectacle. Ainsi ils peuvent glaner quelques friandises distribuées par certains coureurs.

La suite du parcours est la même qu’habituellement. Du moins c’est ce qui était prévu. Nous descendons vers la place de l’église pour traverser le marché de noël qui se déroule le même jour.

Cette portion fait la renommée de ce parcours plutôt sélectif. En effet, la descente est plutôt raide et dès que nous avons fait le tour de la place, nous remontons par la même route. Environ 500M d’une cote qui doit avoisiner les 10%.

A ce moment, on croise alors tout le reste de la procession. Il y a de nombreux chars qu’il faut retenir dans la descente, mais qu’il faut ensuite tirer pour ramener vers la ligne d’arrivée.

Une fois cette difficulté franchie, on se dirige à nouveau vers la salle des fêtes. Sur une portion plutôt plate. L’accalmie avant la seconde difficulté. Au passage de cette mi parcours, on m’annonce une 17ième position qui me requinque un peu après cette redoutable ascension.

Fait plutôt inhabituel pour moi, je ne suis pas seul. Accompagné d’un autre père noël, la course devient plus facile. On se motive mutuellement dans cette dernière boucle plutôt désertée qui nous mène vers la rocade.

Après avoir quitté la quatre voies, on se dirige vers l’ultime ascension qui nous ramène vers la ligne de départ.
Une petite erreur d’aiguillage à mi parcours, alors que nous devions passer derrière la salle de la hune, les signaleurs nous avaient aiguillés vers l’avant qui sert aussi pour la fin.

Ainsi, pour atteindre la ligne devons nous traverser un peloton bien compact de coureurs.

Dans cette dernière cote, un peu moins prononcée que la précédente, mais tout de même assez longue, deux autres coureurs nous ont rejoints. Je peine un peu dans ces ultimes foulées et fini tout de même en 27’40, soit plus d’une minute plus rapide que l’année précédente.

Fini, maintenant pour les courses rapides. Pour cette fin d’année, je vais me contenter de quelques footings entre la dinde et les huitres, et surtout profiter de ces fêtes de famille qui permettent d’oublier momentanément que nous sommes entrés dans la saison la plus froide de l’année.

2008-12-15 15:43:21 : Un avant goût de fêtes - 2 photos - 15 réactions

Samedi prochain marquera le début des festivités de fin d’année. Pour presque tous les enfants, ce jour sera signe de vacances et surement de grasse matinée.

Pour presque tous, car un village résiste tous les ans à cette farniente nationale. Dès neuf heures trente, ce sont des centaines de petits lutins qui s’élanceront de la salle de la Hune à Saint Benoit.

Cette course à laquelle participent tous les ans mes enfants précède celle des adultes dont le départ du cortège est fixé à dix heures trente. Cette fois ci encore, je devrais faire partie de cette foule d’illuminés, tous grimés aux couleurs de noël.

Depuis cinq années que j’y participe, le peloton n’a eu de cesse de grandir. D’un peu moins de 500 coureurs en 2004, nous étions déjà plus de 800 l’année passée. Combien seront nous cette fois ci ? Allons-nous dépasser les 1000 ? Ce serait une bonne chose, car pour chaque participant, un euro est reversé à l’association « un hôpital pour les enfants » (http://www.hopitalpourenfants.fr/ ).

Celle là même pour laquelle j’avais bravé froid et vent pour parcourir à bicyclette 47 Km une semaine avant le marathon de la Rochelle.

Sur cette petite course de 7,5 Km, on y côtoie pratiquement tous les coureurs que l’on croise au cours de l’année, et viennent s’y ajouter quelques joggeurs occasionnels attirés par la féérie d’une telle manifestation.

Certains y viennent juste pour exhiber leurs déguisements et offrir quelques confiseries aux petits supporters massés tout le long du parcours, d’autres, tout en savourant ce parcours festifs, viennent titiller un chrono souvent récalcitrant en cette saison.

D’autant plus que le parcours n’est pas propice à une performance. Avec deux cotes interminables, dont une à fort pourcentage, il faut savoir gérer ses ressources.

Ce qui n’est pas forcément mon fort, surtout qu’après une année 2008 très riche en termes de résultats, je reste encore sur la fatigue engendrée par le récent marathon de la Rochelle.

Heureusement, le parcours sous la forme de trois boucles différentes permet de croiser à autant de reprises ses supporters favoris. Gageons que cela me permettra de maintenir une allure similaire à celle des années précédentes.

Coté entrainements, cela fait déjà deux semaines que j’ai franchi la ligne d’arrivée derrière les deux tours marquant l’entrée maritime de la ville de la Rochelle.

Comme à mon habitude, j’ai rapidement repris le chemin du running. Tout en douceur, avec dès le lendemain 30 minutes tranquille avant une longue séance d’étirement. Puis le mercredi soir, quarante minutes toujours en endurance.

Le vendredi je me rapprochais de l’heure pour l’atteindre le dimanche. Tout cela bien sur toujours en endurance.

Si la première semaine est restée sur des bonnes bases, la seconde fut plus laborieuse et je commençais à ressentir la fatigue post marathon m’envahir.

Vendredi, après trois nouvelles sorties en endurance, je me suis décidé à remettre un peu d’allure dans mes sorties afin de relancer en vue justement de la course de Samedi.

Pour des raisons pratiques, c’est le matin aux aurores que j’ai réalisé cette séance par moins trois degrés au thermomètre.

Dès le début, mon cardio s’est mis en colère. Mais j’ai cru bon de résister et après une demi heure d’endurance, j’ai réalisé un fractionné progressif. D’abord 3000M allure marathon, puis 2000M au seuil, pour finir par 1000M allure 10 Km.

Résultat, si je tiens bien les allures, je reste fâché avec mon cardio et il me l’a fait savoir Dimanche lors de la sortie en groupe.

Aujourd’hui, un semblant de retour à la normale, mais un fractionné tout de même assez difficile avec 5 fois 1000M en 3’38. Alors qu’il y a à peine un mois j’en enchainais 8, cette fois ci j’ai vraiment souffert sur la fin.

Il me faudra bien quelques réveillons pour me remettre de cette fin de saison assez chargée.

CR de mes deux précédentes participations :

2007 : http://ggbi.courseapied.net/billet.php?idbillet=4325

2008 : http://ggbi.courseapied.net/billet.php?idbillet=2830

2008-12-08 16:35:24 : la course à la truite - 1 photo - 17 réactions

Comme je l’avais indiqué dans un post précédent, suite à la demande de notre adjoint municipal au sport, je me suis retrouvé propulsé organisateur de course.

Pour la bonne cause, puisque le but de cette manifestation était de recueillir des bénéfices au profit du téléthon.
N’ayant que peu d’expérience dans l’organisation complète, le travail s’annonçait difficile.

D’abord, le plus facile, trouver un nom à la course. Ce jour là et toujours au profit du téléthon, il y a un concours de pèche à la truite dans l’étang qui jouxte la piste qui nous sert de lieu d’entrainement.

C’est donc tout naturellement que nous l’avons baptisée course à la truite. D’autant plus que l’organisatrice de cette autre manifestation m’avait mis de coté une quinzaine de truites à offrir aux premiers.

Le parcours que j’ai imaginé en aout dernier s’inspirait de celui qui avait servi pour la première édition de notre ekiden local. J’y ai juste apporté quelques modifications pour qu’il passe devant l’étang qui matérialisait le départ et l’arrivée.

C’est ainsi que nous avions un circuit de 5 Km permettant la mise en place de deux épreuves, en une ou deux boucles.

Grace à la contribution de quelques association locales et de la municipalité, j’ai pu obtenir coupes et lots à remettre aux vainqueurs. C’est que pour une course, entre les podiums hommes, femmes et par catégories, il faut déjà un paquet de lots. Mais avec deux courses, on double le tout.

Le supermarché du coin nous a offert une partie des ravitaillements. Ainsi j’ai pu limiter la dépense. Le plus gros budget était celui de l’assurance. Avec 150 euros pour une centaine de participants, c’est plus d’un euros par coureur qui était dépensé pour ce poste.

Enfin, vu la saison, nous avons trouvé original d’offrir, en plus du ravitaillement habituel, au choix du chocolat chaud ou du vin chaud.

Malgré ces deux petites dépenses, avec 84 coureurs et une quinzaine de randonneurs, nous avons pu dégager 330 euros de bénéfices soit plus de trois euros par coureur sur les six qu’ils ont eu à investir pour pouvoir accrocher un dossard.

Je suis donc assez satisfait du résultat, d’autant plus que dans l’ensemble, tout s’est bien passé.

Et pourtant, dans ces derniers jours, j’étais plutôt anxieux. Seul une vingtaine de participants s’étais inscrit à l’avance. Mais surtout, vu la météo de la semaine dernière, j’avais de quoi être inquiet.

Finalement, nous avons eu droit au soleil et les coureurs ont répondu à l’appel. Bien sur, il n’y en avait pas autant que sur les grandes courses du département, mais nous avions de gros handicap.

Avec un départ le samedi matin, nous étions privés d’un potentiel plus important que le dimanche, mais surtout, comme nous n’avions décidé cette organisation que durant l’été, il était impossible d’apparaitre dans les divers calendriers de courses qui sont édités en décembre de l’année précédente.

Pour la course, c’est la jeunesse qui a primé sur le 5 Km avec un podium constitué d’un espoir, dont s’étais la première victoire sur une compétition, suivi par deux cadets.

Sur le 10 Km, c’est notre champion local, un très bon coureur Chasseneuillais qui l’emporte.

Les participants semblaient enchantés du déroulement de la manifestation, ce qui laisse augurer une prochaine édition au moins aussi positive financièrement. Car le plus grand vainqueur reste le téléthon.

Je dois aussi remercier tous les bénévoles, des voisins, des amis et aussi des responsables d’associations qui pour la plupart ne sont pas coureurs, et qui s’en sont bien sortis, que ce soit pour les ravitaillements, les classements, le vélo ouvreur, le vélo balais, les signaleurs.

2008-12-01 15:49:05 : La Rochelle sans détours - 5 photos - 42 réactions

Il y a un peu plus de deux ans j’ouvrais ce blog sur ma préparation au marathon de la Rochelle 2006. A l’époque j’y établissais un nouveau record en 3h05.

J’avais alors titré le post du jour « La Rochelle en deux tours », mettant en évidence la double particularité de ce marathon qui se coure en deux boucles avec une arrivée sur le vieux port entre les deux tours.

Cette particularité est bien sur toujours d’actualité et avec désormais un objectif de 10 minutes de moins qu’a l’époque, il ne s’agissait pas de trop s’éloigner de la ligne bleue marquant la courbe « idéale ».

Coté météo, on nous avait annoncé le pire du pire avec, selon les sites spécialisés, de la neige, ou encore un déluge, accompagné d’un vent fort avec rafales.

Me sentant déjà légèrement en retrait au vu de mes derniers entrainements, j’avais là pléthore de bonnes excuses quand à la contre performance que je m’imaginais venir.

La préparation à été studieuse avec la réalisation de toutes les séances initialement prévue par mon plan.

Dans la première phase, j’avais réalisé des séances au-delà de mes espérances. Avec du seuil et deux compétitions de préparation, un 20 Km record suivi deux semaines plus tard d’un 15 Km en 56’35 , pile dans les chronos attendus.

Ce début de préparation me laissait même entrevoir un 2h52 à La Rochelle alors que mon objectif initial était surtout de passer sous les 2h55.

Puis dans la seconde phase, j’ai plutôt enchainé sur l’allure de course, alternant ce genre de séances avec un peu de fractionnés longs.

Mais au fur et à mesure que le temps avançait, je me sentais de plus en plus émoussé.

Le temps justement, il n’est pas terrible lorsque je me réveille, vers 6 heures pour prendre mon petit déjeuné.

Il pleut sur la Rochelle, le vent souffle relativement fort. J’allume la radio et apprend que des rafales atteignant les 100 Km/heures soufflent sur le bordelais et sont annoncées dans le Poitou-Charente pour la matinée.

Lorsque je pars de l’hôtel vers 8h20, tout semble s’être arrêté. Le ciel est nuageux, certes, mais plus de pluie. Pas plus de vent, non plus.

Logé derrière l’espace encan, lieu du retrait des dossards, il me faut à peine 10 minutes pour rejoindre en trottinant la zone du départ hommes séniors et jeunes vétérans sur le quai Maubec.

Il me reste encore un peu de temps, alors je tourne encore 10 minutes avant de me plonger dans mon sas.

Fort de mes 2h55 au marathon du mont saint Michel, je suis cette fois ci dans le second sas. Il n’y a pas beaucoup de monde, en principe nous sommes environs 700.

J’arrive donc à me placer dans les premiers rangs. A quelques minutes du départ, je retire ma tenue de peintre qui me permettait de supporter le relatif froid qui règne sur la ville.

En tenue de coureur, j’ai les jambes à l’air. En haut, j’ai un tee shirt moulant, et en seconde couche, un tee shirt manche longues avec écrit FINISHER. Voyez comme je suis confiant quand à l’avenir de ma course.

C’est une grande marque de sport qui m’avait offert ce vêtement l’année dernière à l’occasion du marathon de Dublin.

J’ai beau être bien placé, ce départ n’est pas des plus fluides. Dès la ligne franchie la chaussée se rétrécie, laissant par à coups des ralentissements fatals au chronomètres. Déjà deux ans auparavant, j’avais connu les mêmes difficultés.

Je rate la première borne, mais sur la seconde mon chrono me confirme ce départ un peu lent. Je passe en 8’26 alors que j’avais prévu 8’10.

La perte est mineure et contrairement à ma précédente participation, la route devient rapidement plus fluide et dès le regroupement avec le second départ, je peux alors allonger la foulée à ma guise.

Je prends une allure régulière en 4’05/06 au kilomètre. Cette première partie est assez délicate. On alterne plutôt des portions plates et montantes. Le public n’est pas très nombreux à nous encourager.

Puis après le dixième que je passe en un peu moins de 41’, pile dans le tempo pour 2h52, la foule se fait plus dense. On se rapproche de la ligne de départ que nous franchissons vraiment encouragés vers le 13ième kilomètre.

C’est vraiment la magie de ce circuit en 8, à ce passage les gens peuvent regarder de notre coté ou encore tourner la tête pour voir passer des coureurs au semi. Comme la boucle est à réaliser deux fois, c’est ainsi que sur plusieurs kilomètres, les spectateurs ont la possibilité d’encourager leur famille, amis ou même anonymes à quatre reprise.

Pour nous coureur, c’est la garantie de ne pas se retrouver seul tout le temps. Pour ce treizième Km, je suis en moins d’une heure et il n’y a donc encore personne de l’autre coté. Ainsi toutes les attentions sont portées vers nous.

Avec un passage en 57’ au 14ième, premier tiers de la course, me voilà vraiment bien dans les temps pour ce fameux 2h52 auquel je ne crois plus depuis plusieurs jours.

D’ailleurs même si je garde le cap, je suis lucide, mon objectif principal reste d’améliorer mon record en passant la barrière des 2h55.

Ces derniers temps, j’ai plutôt eu tendance à faiblir dans les derniers Km. Il est loin mon dernier négative split réalisé à Paris en 2006.

Mais au passage du 15ième en 1h01, je suis plutôt confiant. Ma Fc qui était un peu haute au départ s’est calmée et je maintiens le cap des 4’05 au kilo. Il faut dire que cette seconde partie du circuit est plutôt favorable, même si le vent vient parfois ralentir un peu la foulée, nous sommes loin des rafales annoncées.

Vers l’espace encan, on retrouve encore une configuration similaire à la zone de départ/arrivée. Avec un circuit serpentant à travers le port, les accompagnateurs ont la possibilité de nous encourager à de multiples reprises.

C’est là que je vois ma femme pour la première fois. Elle est exactement à l’endroit prévu, proche de l’hôtel. Je sais que je la reverrais 4 Km plus tard alors qu’elle n’aura eu qu’a remonter la rue au bout de laquelle elle se trouvait.

Je reconnais le quartier que j’avais un peu visité la veille. Nous passons le long de l’embouchure du port, à seulement quelques dizaines de mètres du départ, à la nage ou encore en bateau avec le fameux passeur que je compte prendre après l’arrivée pour retourner à l’hôtel.

Au vingtième, je retrouve donc ma supportrice favorite. Puis le passage au semi avec cette fois ci le croisement de coureurs qui en sont au 14ième. Je reconnais une voisine de l’autre coté. Le portique de la mi course m’annonce un temps de course d’1h26. Qu’elle régularité dans mon allure.

Je continue sur ma lancée, déjà il n’y a plus de peloton et les défaillances commencent à se voir parmi les coureurs qui m’entourent. Mais deux autres coureurs semblent avoir la même allure. Nous allons ainsi de groupe en groupe, s’abritant parfois, faisant face au vent à d’autre reprise.

Cette portion que j’avais trouvée assez difficile à la première boucle se passe sans soucis. Arrivé vers le 28ième, je commence tout de même à ressentir les prémices d’un coup de barre. Je passe alors un pacte avec mes jambes. Il me faut garder l’allure jusqu’au 32ième et après je pourrais me permettre de ralentir un peu tout en restant dans les cordes pour mon record.

Après un passage en 2h2’24 au Km 30, soit pile dans les temps du 2h52, j’ai tout de même une faiblesse dans le kilomètre suivant au passage du vieux port. Le public me permet de me relancer un peu, mais sitôt passé le fameux cap des 32 Km, mes jambes me rappellent à mon pacte et m’obligent à ralentir.

Je passe alors de 4’05 à 4’15 au kilo. En maintenant ce cap, c’est 1'40 de perdu pour les 10 derniers kilomètres du parcours. Je sers les dents et essaye donc de maintenir cette nouvelle allure.

Difficile d’être optimiste lorsqu’au passage de l’espace encan je ressens comme une décharge dans le mollet droit. Mes muscles sont à la limite de craquer. La seconde alerte au 39ième me force alors a ralentir de nouveau et perd 30 seconde supplémentaires en franchissant les 40 et 41ième en 4’30.

Le passage sous la flamme rouge et surtout les encouragements de la krusti band me requinquent dans les ultimes hectomètres et je retrouve un semblant de vitesse en en terminant à 14 Km/heures en 2h54’13.

Contrat initial rempli, me voilà donc auréolé d’un nouveau record. Même si j’ai le sentiment que j’ai les jambes pour faire deux minutes de moins, il m’a surement manqué un peu de fraicheur avec sans doute une seconde partie de préparation trop intense.

C’est toujours un plaisir de boucler un marathon, surtout dans ces conditions. Après tout, cela me donne de bonnes raisons de croire que je pourrais à nouveau améliorer ce score.

Pourquoi pas à Paris en Avril prochain, où je devrais faire parti des 37000 illuminés à s’élancer sur les champs élysées pour un nouveau périple de plus de 42 Km.

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