La course à pied Les blogs courseapied.net : GGBI

Le blog de GGBI

Flux rss du blog, des réactions

Les derniers billets

Mes catégories

Mes liens


Le forum courseapied.net

Le chat courseapied.net

Les blogs courseapied.net

2009-03-30 15:21:02 : Les foulées de Salvert

Deux semaines après mes débuts dans l’ultra aux trois heures de Chasseneuil, et surtout à une semaine du marathon de Paris j’avais décidé d’accrocher à nouveau un dossard sur courte distance.

Au programme de ces foulées, deux distances raisonnables pour un marathonien en quête de forme. Un dix kilomètre en trois boucles (2,5Km-5Km-2,5Km) et un 5 Km en deux tours sur la petite boucle.

L’objectif de cette compétition étais de retrouver un peu de vitesse après une préparation marathon ayant fait large place à une allure adaptée a cette longue distance. J’ai donc opté pour la courte distance permettant de se défouler sans trop entamer le capital fraicheur en vue de mon déplacement au pied de l’arc de Triomphe.

Avec seulement trois semaine entre les 3 heures et le marathon, j’étais un peu tiraillé entre l’objectif de récupérer et aussi de relancer la machine avant l’ultime semaine où je laisse surtout place au repos.

Du coup après seulement trois jour de repos j’avais à nouveau enfilé les runnings pour deux séances d’affilée en endurance d’environ une heure.

Le vendredi, a peine une semaine après la course, je remettais un peu de fractionnés avec deux fois 2,5 Km d’allure marathon.

La semaine dernière a été intense, avec cinq entrainements dont trois fractionnés. D’abord une séance type Pantel le lundi. J’ai ainsi enchainé trois fois 1000M allure 5Km en 3’35, avec des 500M plus toniques en 1’39. Le Mercredi, pour rester dans l’objectif Paris, à nouveau une séance d’allure marathon en deux fractions de 2,5 Km et le Vendredi un petit peu de fractionnés court en 5 fois 300M pour retrouver un peu de vitesse. Le tout entrecoupé de séances d’endurance.

C’est donc légèrement fatigué que j’arrivais hier dans la ville de Migné Auxances, voisine de notre Commune. D’autant plus que dans la nuit, comme tous les européens, j’ai perdu une heure et ayant accompagné ma famille à un spectacle de catch la veille, je n’avais pas pu anticiper en avançant l’heure du coucher.

Il fait beau et l’absence de vent laisse envisager de bon chrono. Vraisemblablement meilleur que l’année passée où l’on avait pu voir l’arriver du premier dans le modeste temps de 18’28 (modeste un vainqueur).

Il faut dire que l’intégralité du circuit se déroule sur chemin et l’année dernière il avait énormément plu les jours précédent et pendant la course.

Cette année, il n’en est rien, pas d’eau depuis une bonne semaine, un soleil quasi omniprésent et donc des chemins plutôt secs. Le climat est un peu froid avec environ 7 degrés, mais c’est idéal pour éviter la surchauffe. Si nous pouvions avoir ce temps la semaine prochaine.

Le départ tout en descente n’est pas propice pour partir sur une allure raisonnable et ayant pour objectif de tourner en 3’40, je pars sur un premier Km en 3’17. Sur le second je temporise un peu, mais passe là encore un peu rapidement sur le panneau en 3’33. Du coup à mi parcours je commence déjà à sentir le dur, mais tient bien les Km 4 et 5 en 3’44 et 3’42. Je craque complètement sur le dernier qui est très technique avec un virage en épingle à cheveux et tout en montée et termine sur le chrono de 18’26 à 6 secondes de mon objectif initial.

Dommage que je perde autant de temps dans l’ultime km que j’ai bouclé en 26 secondes de plus que le précédent.

Ce midi, petite séance d’endurance de 40’, demain je prévois à peu près la même chose avec 2*1000M allure marathon. En fin de semaine deux fois 30’ avant de monter à la capitale, direction les champs élysées.

Les réactions

Par joke-man, le 2009-03-30 15:30:03
'lut GG, tu montes à la capitale cette fin de semaine ?
tu crois qu'il y a possibilité de se faire un petit apéro, là-haut, je ne connais pas bien le coin ?
méfie-toi si tu prends le métropolitain, il parait qu'il s'en passe des vertes et des pas mûres, là-d'ssous.
@dimanche

Par CPAM, le 2009-03-30 15:57:21
'lut gégé et joke-man,

gégé 28'26" ou bien 18'26", c'est important pour calculer ta base de remboursement.

tu cours avec une jupette ? tu me plais de plus en plus !

Par GGBI, le 2009-03-30 15:59:56
Bien vu CPAM, il fallait effectivement lire 18'26. J'ai rectifié dans le texte.

Pour l'apéro, rendez vous vers midi avenue Foch. J'espére être à l'heure.

Par CPAM, le 2009-03-30 16:03:50
tu vises combien gégé, moins de 2h50 ?

Par bello59, le 2009-03-30 16:04:01
je serai aussi sur le marathon , tiens donc

Par GGBI, le 2009-03-30 16:11:42
@CPAM, objectif moins de 2h54 (chrono de La rochelle). Mais j'ai peur de manquer de fraicheur.

@Bello, as tu eu droit au sas préférentiel ? Si oui on doit pouvoir se retrouver et pourquoi pas partir ensemble.

Par CPAM, le 2009-03-30 16:14:19
je m'inquiète pas pour toi gégé, ça va passer !je te vois en moins de 2h52

Par Madame IRMA, le 2009-03-30 16:45:11
Missiô GG, laisse moi votr' n° CB
et môa indiqué toi chrono officiel du MdpDP dou dimanche
tarifs préférentiels pour coureurs à casquette
tu être satisfait ou ...

pas satisfait de mon résult

Par CAF86, le 2009-03-30 17:49:49
Je suis fermée à toute spéculation le temps de résorber mes dossiers en attente de réglements.
Réouverture prévue avant le MDP.
Tu en fais beaucoup GGBI, attention à la surchauffe, l'excédent n'est pas pris en charge par le surplus des remboursements majorés.

Par bello59, le 2009-03-30 19:06:29
non je pars dans le sas 3h, c'est mon tout premier marathon .... j'ai pas ton experience , mais je reve de passer ss les 3h, j'ai bossé pour !

je lis souvent tes recits et je t avoue me sert un peu de ton experience

Par COATCH, le 2009-03-30 23:54:43
étonnant 1 course de 5kms 1 semaine avant 1 marathon en + on retrouve pas de vitesse comme ça en 1 fois. Bon courage!

Par GGBI, le 2009-03-31 08:49:23
@COATCH, en cap il n'y a jamais une seule vérité. Mais si tu lis bien, en une semaine j'ai fait trois séances d'allure rapide. Deux allure 5Km et une VMA courte.
Il s'agit là d'enchainer deux marathons en 3 semaines et je pense qu'il vaut mieux faire des séances courtes mais rapides que de revenir vers de longs entrainements comme sur la préparation marathon classique.

Par YMCA, le 2009-04-02 13:36:02
sympath ta jupette de course lol!!!

Par fafa, le 2009-04-02 20:04:09
quelqu'un sait il ou on peut trouver des photos et les resultats de la course?

Par GGBI, le 2009-04-03 08:50:51
Bonjour fafa,

Les photos je sais pas, mais les résultats ici :
http://capictave.com/accueuil/frame.html

Dossier CAPICTAVE (en haut à gauche)
et dans le dossier, télécharger le fichier salvert 2009.xls

Par james, le 2009-04-06 07:52:19
2h51 : super bravo GG

Par Thomas, le 2009-04-06 09:51:18
Super GG, le nouveau TGV de la Vienne, je l'ai vu sortir du tunnel de L'ALMA comme une fusée,du coup j'ai loupé la photo désolé..

Par brioche perdue, le 2009-04-06 17:56:45
Ah, tu vois GG qu'elle est belle cette photo !!! Tu devrais mettre des soquettes noires aussi.

Votre pseudo :

Votre commentaire


Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


A la demande de brioche perdue, la photos
de dos aux trois heures.
Si vous voyez ça la semaine prochaine, vous êtes sur
le point de me dépasser.
N'héstez pas à m'adresser un salut amical.


Les 5 billets précédents

2009-03-16 16:28:33 : Records battus aux trois heures de Chasseneuil - 8 photos - 23 réactions

Avec un circuit remanié pour la seconde fois en deux ans, nous savions d’avance que les records pourraient tomber.

D’abord parce que l’élite locale a de nouveau répondu présent à notre rendez vous annuel sur ma piste fétiche de la pièce des cards, ensuite parce que avec un circuit ramené de deux Kilomètres à 1,8 les relais allaient pouvoir s’en donner à cœur joie.

Car si il s’agit bien de parcourir la plus grande distance en trois heures, il y a deux courses en une. Avec la possibilité de participer en équipe de trois avec un nombre de relais illimité, mais devant toujours se dérouler a l’issue d’un tour complet ou bien courir seul sur toute la durée.

Ce circuit plus court, et une météo assez favorable, sans vent et avec une légère pluie, ont permis aussi bien aux équipes hommes que femmes de pulvériser les précédentes distances maximales. C’est d’ailleurs en grande partie avec l’équipe féminine victorieuse que j’ai réalisé mon périple en solo.

Autant ce nouveau circuit permettait aux équipes de se relayer plus souvent, autant en individuel, cela ne changeait strictement rien. Pire même, le demi tour à réaliser en bout de parcours et nécessitant une grosse relance avait tendance à revenir plus souvent.

Depuis deux ans déjà j’arrive régulièrement à boucler des marathons en moins de trois heures, mais mes tentatives de dépasser cette distance sur mon épreuve fétiche se sont par le passé déjà heurté a deux échecs. Il y a deux ans j’en finissais en a peine plus de 40 Km et l’année dernière, j’échouais à moins de 500 mètre de cet objectif.

Il faut dire que l’année précédente, j’étais revenu du ski avec un poignet cassé. S’est donc plâtré et par une météo catastrophique que j’avais parcouru 41,74 Km.

Cette année je revenais avec une confiance et une forme nettement meilleure. Fort des mes 2h54 à la Rochelle et d’une course préparatoire plutôt encourageante.

Ma préparation a été légèrement différente que lors de l’automne dernier. D’abord parce qu’à cette époque j’avais réalisé trois courses préparatoires de 15 à 20 Km, contre une seule dans le calendrier hivernal.

J’avais aussi suivi un plan type d’un magazine qui a tendance à me réussir. Mais en ce début 2009, ne retrouvant plus mes sensations, j’ai opté pour des fractionnés moins conventionnels, avec des changements d’allures dans une même séance. Les deux semaines les plus intenses, j’ai ajouté une sortie poussant ainsi mon kilométrage hebdomadaire à plus de 100.

Puis les deux dernières semaines, je n’ai pratiquement rien réalisé en course à pieds. Me contenant de ma semaine traditionnelle de ski.

Il faut dire qu’à cause d’une chaussure de ski mal serrée, j’ai depuis mon retour une cheville gauche douloureuse. Enflée toute la semaine, elle s’est miraculeusement dégonflée dans les ultimes jours, ne laissant qu’une légère douleur supportable.

L’échauffement réalisé à quelques minutes du départ me laisse d’ailleurs confiant de ce coté.

Coté tactique, j’ai tout préparé à l’avance. Pour pouvoir dépasser la distance mythique, je dois tourner les 1,8 Km du circuit en 7’39. Pour me simplifier les calculs et pour être plus proche de mes capacités actuelles, j’envisage de tourner en 7’30. Cela fait donc 2 tours tous les quart d’heures et au final 24 tours pour une distance de 43,2 Km. Soit une marge de 1005 M sur la distance marathon.

Je pars vite, un peu trop, d’ailleurs au bout de 200M, je suis au coude à coude avec le vainqueur de l’édition précédente.

Le marquage au sol des distances tous les 20M me permettent de vite me caler et laisser filer la tête de la course. Un autre coureur individuel me dépasse rapidement. Coté classement, c’est limpide, je suis troisième et dès le demi tour en bout de circuit, je peux voir que j’ai déjà une bonne distance d’avance sur mes poursuivants.

D’ailleurs dès le second tour ils seront hors de ma vue au nouveau changement de direction.

Je ne cours pas pour cette place, mon objectif est bien de boucler mes 24 tours, mais c’est toujours gratifiant de finir sur le podium.

Avec ce départ un peu rapide, je boucle mon premier tour en 7’15. Les deux suivant seront plus dans l’objectif avec 7’26 et 7’27.

Mais a ce moment, je suis rejoint, puis dépassé par une féminine arborant un superbe maillot de sa récente participation à la sénégazelle. Restant dans son sillage, j’accélère légèrement l’allure et passe en 7’21. Elle donne alors le relais à sa collègue qui m’emboite le pas.

Si lors des deux relais suivant, j’arrive à modérer l’allure, ensuite emporté par l’euphorie, j’accompagne ces charmantes coureuses en tournant en 7’20 voire moins.

Je sais cette allure légèrement trop rapide, mais en même temps, c’est tout de même plus agréable de courir en si charmante compagnie que seul.

Dès le début de la seconde demi-heure, je commence à rattraper quelques coureurs. C’est ce que j’apprécie sur cette course. On rejoint constamment d’autres coureurs, on se fait aussi doubler par les relayeurs et même les meneurs que je verrais me passer devant à une reprise avant l’issue de la compétition.

A chaque fois, j’en profite pour m’enquérir de l’état de ceux que je connais. En tant que local et surtout assidu des courses depuis quelques années maintenant, je connais pas mal de participants.

Pour la dernière heure, je rentre dans le difficile. Je boucle le 17ième tour en seulement 7’30. En même temps, je suis toujours accompagné de mon équipe féminine qui commence aussi à ressentir les difficultés de l’épreuve.
Je sais que je ne pourrais pas tenir ainsi toute l’heure et au 19ième tour, je lâche prise. Les 5 derniers tours se font au moral, je me fais même dépasser par un concurrent à qui j’avais mis un tour.

Je passe la distance marathon en 2h56’50 et entre pour la première fois dans l’utra du pied gauche. J’y tiens car c’est celui la même qui m’a tant fais souffrir la semaine dernière et encore aujourd’hui.

D’ailleurs la fatigue aidant, cela faisait déjà une vingtaine de minutes qu’il se rappelait a mon bon souvenir.

Les dernières minutes, ce n’est que du bonheur, même si
j’avance toujours dans la douleur. Le coup de canon sonne la fin de cette édition alors que j’atteins la marque 1,52 Km. A moins de trois cent mètres de mon plan initial de 24 tours.

Qu’importe, j’ai largement dépassé cette distance mythique à laquelle je butais depuis déjà deux ans.

Aujourd’hui les courbatures sont encore assez fortes. Je
dois pourtant récupérer rapidement, car dans moins de trois semaines je devrais être sur la ligne de départ du plus grand marathon de France en terme de participants. J’avais déjà réalisé ce doublé trois heures, marathon de paris en 2006 et cela m’avait plutôt réussi.

2009-02-16 12:15:36 : Les amoureux galopent à Traversonne - 1 photo - 16 réactions

C’est dans un froid hivernal que s’est déroulée hier la troisième édition de cette course atypique. Même si c’est vrai nous sommes toujours en hiver, cette année, il est assez rude et le thermomètre indiquait deux degrés sous zéro lorsque je me suis levé pour prendre ma collation d’avant course.

Cette découverte au sortir de mon lit m’a un instant fait penser qu’il fallait être un peu fou pour sortir courir par des temps si glacials. D’autant plus que deux heures plus tard, au moment de partir pour le site de départ de la course, le thermomètre semblait indiquer qu’il n’avait pas l’intention de monter.

Dans un sens, ce n’est pas forcément une mauvaise chose, car le parcours de cette compétition est entièrement sur chemins et même en partie en foret et sans ce froid, nous aurions plus eu droit à un cross qu’a une course.

Saint valentin oblige, il y a deux courses en une, en effet il est possible de s’inscrire soit en couple et alors parcourir l’intégralité du circuit avec son ou sa compagne ou bien partir et finir seul dans le peloton.

Comme ma femme ne s’est toujours pas convertie à ce sport, c’est donc en solitaire que je suis venu découvrir ce circuit nature.

Ce n’est pas le genre de terrain que j’affectionne, je préfère nettement les routes aux chemins tortueux, mais je suis venu ici en recherche de vitesse. Avant d’attaquer mes séances spécifiques en vue des trois heures de Chasseneuil qui se dérouleront dans un mois .

En effet ce début 2009 est assez difficile pour moi, après ma petite déception lors de la corrida de Jaunay clan, j’ai continué à enchainer des entrainements décevant. Toujours a la recherche de mes temps de passages de 2008 lors de mes fractionnés, j’ai aussi du me batailler avec une petite blessure sur la hanche droite qui m’a valu quelques séances de kiné.

Mais, ces deux dernières semaines, j’ai ressenti la confiance revenir et retrouver un niveau même peut être supérieur à celui de l’année dernière. Pour compléter ma préparation, j’ai innové en essayant les séances « PANTEL ».

Ces séances particulières ont été concoctées par Bernard Brun alors qu’il entrainait Thierry Pantel. Il s’agit de réaliser un 1000 mètres à l’allure de course, puis après 300M de récupération (environ 1’30) faire un 500 mètre beaucoup plus rapide.

Après une longue récupération de 4 minutes, on recommence l’enchainement que l’on réalise 4 fois pour une séance à J-10 puis 3 fois la semaine suivante à J-5.

Ces deux séances m’ont vraiment plu et je les ait passées sans difficultés. C’est donc re-boosté que je suis arrivé devant la ligne de départ.

Nous ne sommes pas nombreux à célébrer ainsi la fête des amoureux, 83 individuels et 92 couples forment le flot de coureurs qui s’élancent. Le froid aura eu raison des autres. Ils ont eu tord, car avec le soleil qui commence à venir, on oublie presque les basses températures du matin. Il me faudra quand même bien 500 M avant de me sentir bien dans la course.

Aux avant postes dès le début, après ces quelques centaines de mètres j’accélère un peu la cadence et double quelques coureurs partis surement trop rapidement. Je me retrouve alors en troisième position accompagné du second, nous voyons s’éloigner le futur vainqueur qui est d’un autre niveau.

Moi-même, je me sens un peu rapide dans ce premier Km assez difficile car tout en montée. Je laisse donc filer le second, mais prend de l’avance sur les poursuivants.

Après ce premier Km un peu difficile, le suivant est plutôt en descente. Je garde le coureur qui me précède en vue, mais derrière j’entant le souffle d’un autre qui doit être à une vingtaine de mètres maximum.

Pour le troisième Km, on se dirige vers la foret. Il faut alors enjamber un tronc d’arbre couché sur le chemin. C’est le genre d’obstacle que je n’arrive pas à négocier et si le coureur devant le saute facilement, je suis, pour ma part obligé de stopper ma course puis de relancer ensuite.

Je perd alors beaucoup de temps et le souffle de mon suiveur se rapproche dangereusement. Heureusement je relance dans ce parcours qui devient plus technique. A deux reprises, il faut descendre rapidement sur une trentaine de mètres avant de remonter de l’autre coté du lit d’un ruisseau asséché.

Certains passages en foret se font sur d’étroit chemins et je pers régulièrement de vue mon prédécesseur au gré des changements de direction.

Déjà je commence à sentir les jambes dures. Pourtant le cardio semble bon, mais je sens se rapprocher encore mon poursuivant.

Au cinquième kilomètre, un ravitaillement surement salvateur pour certains, mais que j’évite. Marque le retour à un chemin beaucoup plus large. C’est le retour vers la zone de départ.

Le sixième kilomètre qui suit est tout en montée. Il faut dire que depuis le second, nous avons beaucoup descendu. Il faut bien revenir à l’altitude initiale afin de rallier l’arrivée.

C’est dans cette partie difficile pour mes jambes que le coureur au souffle long me double. Je ne peux même pas m’accrocher a sa foulée. Dommage car dans la dernière partie toute en descente, je retrouve un peu de force et maintient la distance. Du coup j’essaye quand même de revenir sur ses traces mais explose dans les 500 derniers mètres et le laisse filer à 20 secondes de mon chrono final.

J’en termine donc quatrième, au pied du podium. Sans regrets, car les trois coureurs devant moi sont nettement meilleurs. Dommage qu’aucun d’eux n’ait préférer sa couette à la froideur de l’hiver.

Cette course est vraiment à conseiller, le parcours sympa et l’ambiance chaleureuse. L’année prochaine elle se déroulera même le jour de la Saint Valentin. Il me reste 364 jours pour convaincre ma femme de se mettre à la course à pieds. Ce n’est pas gagné.

Site de la course : http://fouleesvouglaisie.free.fr/index.php?post/R%C3%A9sultats-de-la-Galopade-des-Amoureux-2009

2009-01-19 15:26:16 : Corrida du moulin, un pas en arrière - 2 photos - 3 réactions

L’année débute à peine que j’accroche déjà mon premier dossard. Cela devient pour moi une tradition, car cette corrida qui se déroule à moins de deux kilomètres de chez moi, j’y participais samedi pour la sixième fois consécutive.

Il n’y avait pas foule à se presser au départ, a peine plus de 100 courageux venus affronter la météo hivernale. Même si cette première compétition du calendrier des courses sur routes n’attire jamais beaucoup de monde, nous sommes habituellement plutôt autour des 150 compétiteurs.

Il faut dire que le climat glacial de ces dernières semaines a vraisemblablement du tenir éloignés du bitume la plupart des joggeurs. En manque d’entrainement, ils auront préférer renoncer.

Pour ma part, mon entrainement n’a pas cessé, même en période de fête, j’avais trouvé le temps de chausser les running assez régulièrement. Et c’est sans doute une erreur, habituellement, je trouve toujours au grès des blessures ou maladies le temps de placer quelques jours de repos. Là, depuis le marathon de Dublin en Octobre 2007, je n’ai pas connu ce genre de soucis et j’en suis donc à mon quinzième mois consécutif sans pause.

2008 fut une année riche en résultats et à l’automne j’ai accumulé les compétitions, un 10 Km en septembre, un 20 et un 15 en Octobre, un marathon en novembre et un 7,5 Km en décembre. Le tout avec à chaque fois un record sur la distance.

Mais depuis le début de l’année, je ressens vraiment une baisse énorme de forme. Je n’arrive plus à boucler mes fractionnés dans des temps corrects alors qu’il y a un mois je réalisais tous les chronos voulus sans ressentir de fatigue.

Du coup, ma motivation aussi baisse et en me rendant au départ de cette corrida, je m’apprêtais à vivre quelque chose d’inhabituel. J’avais déjà le sentiment que je n’arriverai pas à rééditer le chrono réalisé l’an passé.

Il m’arrive souvent de refaire des courses d’une année sur l’autre, ou avec parfois, deux ans d’écart. A chaque fois, j’ai réussi à améliorer le temps réalisé la fois précédente. Parfois seulement de quelques secondes, parfois avec une progression fulgurante.

Par exemple, sur cette corrida, j’avais bouclé la distance en 33’20 lors de ma première participation en 2004. Me rapprochant à chaque fois de la demi-heure, j’avais l’année dernière réalisé un peu moins de 29’.

Malgré ce pressentiment, il n’était pas question d’annuler ma participation. Je sais bien que je ne pourrais pas constamment m’améliorer, et je n’ai pas non plus l’intention d’arrêter la course à pieds même si ma condition baisse avec le temps. Du coup, je me suis fixé un autre challenge, faire à nouveau moins de trente minutes.

Cette corrida est assez particulière, bien que la distance soit assez courte avec 7,9 Km annoncés, elle ne compte pas moins de quatre boucles. Une première assez plate nous faisans faire le tour du quartier en environ 700M, puis trois boucles de 2,4 Km plutôt vallonnée. Comme l’année passée, la course part lentement sur cette petite boucle et je suis encore proche de la tête lorsque nous repassons moins de 2’30 après le coup de feu par la ligne de départ.

Ensuite, en tête, les premières attaques commencent et je me cale sur un rythme qui me convient. Légèrement en retrait d’un groupe, je garde mes forces pour la grande cote de la mi parcours. Une longue montée d’environ 600 mètres suivi par une descente aussi raide. Le reste du parcours est plutôt plat. Après avoir brièvement récupéré de l’ascension, il faut vite relancer pour reprendre rapidement un rythme correct.

A l’issue de ce premier tour, je suis largement dans mon objectif. En effet j’avais prévu de tourner en 9’ par boucle et c’est finalement en 8’37 que j’arrive à nouveau devant la ligne de départ. Du coup, ayant peur d’un coup de mou pour les deux cotes à remonter, je laisse partir le groupe et me retrouve alors seul.

Après coup, je regrette un peu cette tactique, car si je boucle les deux tours suivants en 9’ comme prévu, au final j’en termine au sprint avec le sentiment d’avoir encore de la réserve.

Dommage car en 29'13, je ne suis qu’a 17 secondes du temps de l’année passée.

2009-01-05 10:16:54 : Pourvu que ça dure - 0 photo - 15 réactions

Fini 2008, une nouvelle année viens de débuter avec ses traditionnels vœux de bonne santé ou autre et ses bonnes résolutions.

C’est aussi l’heure des bilans et coté course à pieds, l’année passée fut plutôt riche en heureux événements.
Pour la première fois depuis que j’ai débuté ma pratique assidue en 2002, pas une blessure, pas le moindre petit virus n’est venu entacher mes programmes.

Pourtant si l’année avais bien commencé avec une progression de plus d’une minute sur une petite course locale d’environ 8Km que j’affectionne assez, dès le mois de février c’est le bras plâtré que j’ai du réaliser les entrainements hivernaux.

Même si à ce moment j’ai du revoir un petit peu mon programme, cela ne m’a pas empêché de participer à ma course fétiche, les trois heures de Chasseneuil.

Sous des trombes d’eau, malgré un nouveau parcours plus facile, j’ai échoué de peux dans ma tentative de dépasser la distance mythique du marathon. Je fini tout de même sur le podium, premier d’une bonne série.

Effectivement, un mois après à Nieuil l’espoir, je remontais sur la troisième marche dans ma catégorie d’âge sur la première des trois épreuves du chalenge Jean le Bon (http://challenge.jeanlebon.free.fr/ ). Mettant mon record sur 15 Km à moins d’une heure.

Au final, sur ce challenge, j’aurais à chaque fois amélioré ce temps pour le porter à 56’36 sur l’ultime épreuve d’octobre à Saint Maurice la Clouère.

Coté marathon, après avoir franchi la barrière des 3 heures en 2007 sur la route du louvre, j’ai à nouveau amélioré mon temps à deux reprises, d’abord au mont saint michel, puis à la Rochelle.

En fait c’est sur toutes distances que j’ai ainsi énormément progressé, gagnant une minute sur 10 Km et même cinq sur 20 Km, distance que je n’avais pas réalisée depuis deux ans.

Au final, j’ai participé à 17 compétitions sur différentes distances de 7,5 Km au marathon, parcouru plus de 3500 Km en 251 sorties à la vitesse moyenne de 12 Km/heures.

Par rapport aux années précédentes, cela représente une évolution constante d’environ 500Km par ans. Avec 1700 Km en 2004, j’ai ainsi plus que doublé le kilométrage. Il faut dire qu’en 5 ans, je suis passé de 3 à 5 entrainements par semaine et bien sur je vais plus vite.

Coté courses, j’ai déjà programmé mon début d’année, avec la corrida de Jaunay clan en Janvier, la galopade des amoureux et les dix miles de Savigny en février, enfin les trois heures de Chasseneuil en mars et surtout le marathon de Paris en Avril prochain.

Voilà, pour un post qui ne parle que de mes petites performances, déjà que sur d’autres, certains me trouvent plutôt narcissique, on touche alors ici le sommet. Il faut dire, je le répète, que 2008, fut une année assez extraordinaire en matière de progressions.

Le but de mon blog étais aussi de parler justement de mes entrainements, de ma progression afin que certains puissent en tirer des repères. Bon ou mauvais exemples peuvent toujours servir.

En un peu plus de deux ans, j’ai ainsi essayé d’expliquer ma conception de l’entrainement basé sur les lectures que j’ai pu avoir sur le sujet, ainsi que mes constatations personnelles.

Pour cette année 2009, je pense me faire moins présent, parce que, après ces deux années, je n’ai plus grand-chose à dire. J’essayerai tout de même de venir de temps en temps pour vous donner quelques nouvelles.

2008-12-23 10:51:09 : Saint Benoit s’habille de rouge - 0 photo - 2 réactions

Encore une fois, record battu à Saint Benoit. Avec 980 coureurs adultes, le record de 825 établi lors de l’édition précédente fait désormais pâle figure.

Il faut dire que le temps était de la partie avec un soleil et une température plutôt printanière pour ce dernier jour de l’automne, les derniers indécis n’ont pas pu résister à l’appel de cette course vraiment festive.

Ceux qui n’étaient pas vêtus de rouge faisaient figure d’exception. Même les meilleurs s’étaient au moins parés d’un bonnet aux couleurs de la fête. Mis à part bien sur quelques rênes et un sapin qui d’ailleurs obtenu le prix du déguisement le plus original.

Pour ma part, j’avais enfilé le même costume acheté en 2004 pour ma première participation. A cette époque, nous étions moins de 500 à s’élancer autour de la salle de la Hune. Avec plus du double de participants, nous ne pouvons plus, comme nous le faisions auparavant réaliser deux fois le tour de cette salle au risque de voir se mélanger les premiers et derniers coureurs de ce défilé.

Déjà l’année dernière, nous avions réalisé une boucle dans le lotissement voisin afin de conserver la même distance annoncée de 7,5 Km. Cette année, pour cause de travaux, c’est encore un nouveau début de parcours qui nous attend.

Après moins d’un kilomètre, au grand plaisir des petits qui étaient 280 à concourir pour la course enfants, nous repassons a nouveau devant la salle de spectacle. Ainsi ils peuvent glaner quelques friandises distribuées par certains coureurs.

La suite du parcours est la même qu’habituellement. Du moins c’est ce qui était prévu. Nous descendons vers la place de l’église pour traverser le marché de noël qui se déroule le même jour.

Cette portion fait la renommée de ce parcours plutôt sélectif. En effet, la descente est plutôt raide et dès que nous avons fait le tour de la place, nous remontons par la même route. Environ 500M d’une cote qui doit avoisiner les 10%.

A ce moment, on croise alors tout le reste de la procession. Il y a de nombreux chars qu’il faut retenir dans la descente, mais qu’il faut ensuite tirer pour ramener vers la ligne d’arrivée.

Une fois cette difficulté franchie, on se dirige à nouveau vers la salle des fêtes. Sur une portion plutôt plate. L’accalmie avant la seconde difficulté. Au passage de cette mi parcours, on m’annonce une 17ième position qui me requinque un peu après cette redoutable ascension.

Fait plutôt inhabituel pour moi, je ne suis pas seul. Accompagné d’un autre père noël, la course devient plus facile. On se motive mutuellement dans cette dernière boucle plutôt désertée qui nous mène vers la rocade.

Après avoir quitté la quatre voies, on se dirige vers l’ultime ascension qui nous ramène vers la ligne de départ.
Une petite erreur d’aiguillage à mi parcours, alors que nous devions passer derrière la salle de la hune, les signaleurs nous avaient aiguillés vers l’avant qui sert aussi pour la fin.

Ainsi, pour atteindre la ligne devons nous traverser un peloton bien compact de coureurs.

Dans cette dernière cote, un peu moins prononcée que la précédente, mais tout de même assez longue, deux autres coureurs nous ont rejoints. Je peine un peu dans ces ultimes foulées et fini tout de même en 27’40, soit plus d’une minute plus rapide que l’année précédente.

Fini, maintenant pour les courses rapides. Pour cette fin d’année, je vais me contenter de quelques footings entre la dinde et les huitres, et surtout profiter de ces fêtes de famille qui permettent d’oublier momentanément que nous sommes entrés dans la saison la plus froide de l’année.

Tous les billets

www.courseapied.net - info@courseapied.net