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2009-05-18 11:00:41 : le relais des asperges

Il fait froid sur Saint Cyr ce samedi de la mi mai. Le vent souffle fort et la pluie se fait menaçante. Ce n’est pas le temps idéal pour courir, mais on s’en contentera.

Plus d’un mois après le marathon de Paris, j’accroche enfin à nouveau un dossard pour participer à une des épreuves les plus originales du calendrier des courses hors stade de la Vienne.

J’aurais bien voulu reprendre le chemin des compétitions plus tôt, mais le calendrier du mois d’avril ne m’a pas permis de concilier cette activité avec les autres.

Pour cette course un peu originale, il s’agit de faire parcourir à un bâtonnet en forme d’asperge six tours d’un circuit pédestre de 2,35 Km.

En équipe de deux coureurs, il faut à l’issue de chaque tour passer le relais à son partenaire du jour, chacun faisant donc trois boucles.

Le circuit est nouveau, comme pour les années précédentes nous longeons le lac de Saint cyr, mais contrairement aux autres années, le reste du parcours est entièrement sur chemin, à l’abri de toute circulation automobile.

Deux cents cinquante coureurs ont répondu présent pour cette sympathique manifestation, soit 125 au départ de la première boucle.

Pour notre équipe, c’est moi qui m’y colle. Nous avons profité de l’échauffement pour reconnaitre le parcours.
Après une toute petite montée, le premier kilomètre commence par une longue descente vers le lac.

Ensuite, à l’issue d’une portion entièrement plate, nous arrivons en bordure de la plage. Un premier virage et c’est déjà la fin du premier kilomètre.

Mon objectif est de tourner en 3’30 au kilomètre et fort d’un départ un peu trop rapide et d’une première partie assez favorable, je franchi la marque de ce premier kilomètre en 3’15.

Cela me laisse de la marge pour le second qui s’avère un peu plus délicat. En effet, après le premier virage, il faut relancer le long de la plage avant de tourner à nouveau en direction de la salle des fêtes, lieu du départ et relais.

Sur cette petite partie goudronnée, on se retrouve avec le vent de face.

Heureusement pas trop longtemps, mais le dernier tronçon de ce nouveau parcours est encore plus délicat, il s’agit de remonter la petite descente du début. Je passe le second kilomètre en 3’32 et essaye de résister pour finir ce premier tour en 8 minutes pile.

Après avoir donné le relais à Hervé mon partenaire du jour, je pars tranquillement trottiner environ 5/6 minutes afin de tenter d’éliminer une partie des lactates accumulées durant cette première boucle.

J’ai un peu trop forcé dans le premier Km et sur les boucles suivantes, je serais un peu plus sage, passant en 3’20, puis 3’40 au second, soit pile poil dans l’objectif de 8’15 au tour.

Si dans le premier tour, on se retrouve entouré de coureur de son niveau, chaque équipe étant différente, pour les autres boucles il faut gérer soit même son rythme.

Hervé qui étais aussi de la partie à Paris, n’as pas eu beaucoup l’occasion de s’entrainer, mais il réussi quand même à boucler ses tours dans les temps escomptés et nous parcourons finalement ces un peu plus de 14 Km en 54’21.

Prochain objectif, Saint georges les baillargeaux le 6 juin. Une course à laquelle j’ai déjà participé à deux reprises. Mais depuis l’année dernière le parcours à changé. Etant donné que je n’avais pu y être, ce sera donc pour moi encore une nouveauté pour une distance atypique de 13 Km.

Site de l'organisation : http://www.lesbipedesdesaintcyr.com/

Les réactions

Par CPAM, le 2009-05-18 11:12:57
'lut Gégé !

As tu gagné ton poids en asperges ?
Tu les amèneras à l'apéro, on les fera en friture

Par , le 2009-05-18 11:17:28
c'est quoi un batonné svp?

Par Relay H, le 2009-05-18 11:20:34
Salut GG tu seras au relais des carottes à St Gaubert sur Daronne on cherche un 3e gars? pour les carottes on a ce qui faut merci

Par les aubergines, le 2009-05-18 11:32:01
z'avez les papiers de la voiture ?

z'êtes mal garés là !

Par rémi, le 2009-05-18 11:51:25
salut gégé ,
tu as des nouvelles runnings ! elles ont l'air superbes , ce sont des nike ! si oui tu peux me donner + de détails , elles ont l'air pas mal !

Par GGBI, le 2009-05-18 11:54:41
C'est vrai que cela fait un peu champétre comme course.
C'est ce qui est sympa.
En tout cas, je préfére ramener des asperges que des carottes.

Pour les chaussures, il s'agit de mizuno wave revolver.
C'est vrai que je suis fiert de courir avec de si belles chaussures.

Par etienne59, le 2009-05-18 12:30:34
Y'a longtemps qu'on n'avait pas eu de vos nouvelles !!!! je vois que vous garder la forme tous les deux !!! bises a toute la famille

Par Relais G, le 2009-05-18 12:37:42
Heho Relay H not' relais du poireau à Beaulieu sur Sonnette il est vach'ment plusse mieux! Une année y avait Gonzague qu'avait planqué le poireau dans son short de course c'te crise de rire quand il est arrivé au relais, trop lol le Gonzague!

Par Camara, le 2009-05-18 12:56:31
Excusez-moi mais votre objectif a un problème il y a une ligne blanche en travers vous avez vu?

Par LINDA, le 2009-05-18 13:03:19
Bonjour GGBI
encore une belle course de campagnard sa fait rever tous ses légumes asperges carrotes et tous ses beaux cuissots de courreurs ho ho ho
bises de Tata Linda

Par Richard Gasquet, le 2009-05-18 13:28:08
@Camara

une ligne blanche ?
tssss', faut pas me dire ça !

Par Caf du 86, le 2009-05-18 13:41:59
Association les bipèdes ?
ça veut dire qu'ils sont homo 2 fois ?

par semaine/mois/an ?

veuillez préciser merci

Par Colombien, le 2009-05-18 13:43:25
Bien vu Richard au fait on se voit ou pas à RG? si t'en veux y'en aura......

Par Richard G, le 2009-05-18 13:49:20
@colombien

si c à mon insu, je suis ok !

mets moi un kilo à mon insu de côté steuplé

Roland Garros
Richard Gasquet

z'avez vu ces initiales ?

Par riri, le 2009-05-18 14:09:11
hello mon bon GGBI
encore bravo ! bises à ma tata Linda

Par enrute, le 2009-05-18 14:16:55
Qu'est-ce qui est accroché en haut du fil blanc, un cerf volant?

Par Eureka, le 2009-05-18 14:27:41
Trouvé! C'est un bâtonnet pas un bâtonné lol!

Par rémi, le 2009-05-18 14:30:46
merci gégé !

Par , le 2009-05-18 15:26:53
on reste sur notre faim, quel résultat?

Par GGBI, le 2009-05-18 15:42:56
Tu veux dire quel classement ?

Sur ce genre de course, cela n'a pas grande importance.
Nous ne visions pas de podium.

Au final on est 28ième.

Par Médocman, le 2009-05-18 16:49:39
Le fil blanc je ne sais pas ce que c'est, mais par contre ce que je sais c'est que Bordeaux va gagner le championnat.

Par james, le 2009-05-19 09:54:01
3X2.300 : superbe préparation pour Poitiers-futuroscope
Inscription toujours possible jusqu'au 22 mai 05.49.41.04.33

Par Cyril, le 2009-05-20 07:53:08
Salut,

Bravo pour cette reprise et bonne chance pour la suite.

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Le départ.




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2009-04-07 01:17:25 : Paris express - 4 photos - 32 réactions

Comme beaucoup de coureurs en ce premier Dimanche d’Avril, j’étais au pied de l’arc de triomphe, prêt à m’élancer à travers les rues de la capitale pour mon douzième marathon.

Histoire d’avoir un objectif ambitieux et à défaut de rêver de podium, je m’étais fixé pour but d’améliorer mon chrono record obtenu à l’automne dernier dans sur le littoral Atlantique de La Rochelle en 2h54.

Tous les témoins sont au vert, mes dernier entrainements on été plutôt encourageants et la blessure ramenée du ski, qui m’avais tant fait souffrir lors des trois heures de Chasseneuil est oubliée.

Pourtant, à quelques heures du départ, le doute s’installe. Comment imaginer établir un record sur cette distance a peine trois semaines après avoir parcouru près de 43 Km lors de cette fameuse épreuve des trois heures de Chasseneuil.

Du coup, en manque de confiance, j’avais élaboré un plan de route. Moi qui ces derniers temps avait plutôt tendance à partir sur une allure et essayer de m’y tenir, je devais, afin de préserver tout espoir de réussite revenir à la sagesse de mes premiers pas sur ce type de course. A savoir partir calmement afin de se préserver pour la fin et ainsi pourvoir profiter pleinement de la course.

Après avoir fait le chemin hotel-Champs élysée avec deux amis, nous nous séparons à l’entrée des sas pour rejoindre chacun celui qui correspond à son objectif. Fort de mes derniers chronos, j’ai droit à l’ultime sas qui précède les élites.

Je décide de m’y rendre environ 20 minutes avant le départ, juste après un léger échauffement. Me sachant plus proche des 3 heures que des 2h30, je préfère me positionner en fin de sas. Cela me permet en plus de ne pas passer les 20 dernières minutes serrées dans les premiers rangs du sas.

Au coup de feu, tout le monde pousse pour franchir la ligne de départ dans une bousculade généralisée. L’excitation de cette foule et le relief plutôt descendant de ce début de parcours me font oublier mon idée première et je franchi le premier Km en 3’49. Pour quelqu’un qui voulait partir tranquillement en 4’12, c’est un peu rapide.

Au second Km je corrige le tir et passe en 4’05. Toujours un peu rapide, mais je me sens plutôt a mon aise à cette allure. Le cardio ne fonctionne pas, trop de monde. Du coup je suis bien obligé de me fier à cette sensation.

Je défile ainsi les trois kilomètres suivants en 4’07 pour atteindre le premier tapis en un peu plus de 20’. Loin de mon objectif initial, mais tant pis.

Ce plan que j’avais décidé de suivre est celui que j’avais respecté dans mes premiers marathons, à savoir, partir sur une allure légèrement plus lente que l’objectif sur le premier tiers de la course et accélérer ensuite dans le second tiers pour enfin tout lâcher dans le dernier.

Pour cela il faut bien sur partir suffisamment lentement. Ce que je n’ai pas réussi à faire ces dernier temps. Cela ne m’avais pas empêché de réaliser de meilleurs chronos, mais en finissant assez difficilement.

Aujourd’hui, je sais que si je pousse trop la machine, la défaillance risque d’être terrible. Du coup j’essaye de me raisonner. Pas facile et je ne réussirai à tenir le 4’12 que lors du 11ième kilomètre, car lors du ravitaillement, un bouchon c’est coincé dans ma semelle et m’a obligé à m’arrêter pour le retirer. Le reste du temps, je suis plutôt aux environs de 4’06.

Du coup, au 14ième j’hésite à accélérer et ce n’est qu’au 19ième que je me décide enfin à tenter l’aventure. Pourtant je ressens quelques douleurs inquiétantes aux cuisses. Et J’ai vraiment la sensation que j’aurais du mal à rallier l’arrivée.

Nous n’en somme pas encore à la moitié et déjà j’envisage de ne pas aller au bout dans de bonnes conditions. Je me dis alors que je dois positiver et y croire. Je franchi ce Km en 3’54. L’allure est lancée et trois Km plus loin, mes doutes sont oubliés en franchissant le semi toujours dans cette allure de plus de 15 Km/Heures. Là je croise mon fan club composé de ma femme et mes deux enfants.

Le chrono de 1h25’38, mieux qu’a la Rochelle, m’encourage à persévérer. La foule massée à partir de cet endroit nous porte littéralement de Km en Km. J’enchaine ainsi à cette allure jusqu’au 28ième sans encombres.

Mais les quais le long de la seine avec ces tunnels suivis de grimpettes terribles ont eu raison de ma confiance et si je tiens l’allure, j’ai à nouveau le sentiment que ce ne sera pas ainsi jusqu’au bout.

Le 28ième Km marque la fin du second tiers. Pas question pourtant de placer une seconde accélération. Maintenir l’allure serais déjà pas mal. Déjà le peloton que nous formions auparavant s’est étiré et je croise beaucoup de coureurs défaillants.

Chacun coure à son allure et je maintiens le cap jusqu’au 35ième, même si à deux reprise j’ai légèrement franchi le seuil des 4’ au Km.

Les sept derniers se font encore dans la douleur. J’arrive toutefois à maintenir une allure raisonnable de 4’09 au Km qui me permet d’en terminer sur un chrono totalement inespéré au départ puisque avec un objectif de moins de 2’54, j’en termine en fait en 2’50’47.

Je fini même en sprintant sur les derniers mètres pour essayer de passer sous les 2h51 au temps officiel. Peine perdue, je termine en 2h51’ pile après le coup de feu.

Voici une course qui tord le cou à deux idées reçues. Seulement trois semaines après un marathon couru en performance, il est encore possible d’améliorer son record et le négative split ça existe puisque je fais le second semi en 1h25’09, soit 29 secondes de mieux que le premier.

Désormais, place à la vraie récupération. Prochaine course le 16 Mai en duo au relais des Asperges à Saint Cyr dans ma Vienne natale.

2009-03-30 15:21:02 : Les foulées de Salvert - 1 photo - 18 réactions

Deux semaines après mes débuts dans l’ultra aux trois heures de Chasseneuil, et surtout à une semaine du marathon de Paris j’avais décidé d’accrocher à nouveau un dossard sur courte distance.

Au programme de ces foulées, deux distances raisonnables pour un marathonien en quête de forme. Un dix kilomètre en trois boucles (2,5Km-5Km-2,5Km) et un 5 Km en deux tours sur la petite boucle.

L’objectif de cette compétition étais de retrouver un peu de vitesse après une préparation marathon ayant fait large place à une allure adaptée a cette longue distance. J’ai donc opté pour la courte distance permettant de se défouler sans trop entamer le capital fraicheur en vue de mon déplacement au pied de l’arc de Triomphe.

Avec seulement trois semaine entre les 3 heures et le marathon, j’étais un peu tiraillé entre l’objectif de récupérer et aussi de relancer la machine avant l’ultime semaine où je laisse surtout place au repos.

Du coup après seulement trois jour de repos j’avais à nouveau enfilé les runnings pour deux séances d’affilée en endurance d’environ une heure.

Le vendredi, a peine une semaine après la course, je remettais un peu de fractionnés avec deux fois 2,5 Km d’allure marathon.

La semaine dernière a été intense, avec cinq entrainements dont trois fractionnés. D’abord une séance type Pantel le lundi. J’ai ainsi enchainé trois fois 1000M allure 5Km en 3’35, avec des 500M plus toniques en 1’39. Le Mercredi, pour rester dans l’objectif Paris, à nouveau une séance d’allure marathon en deux fractions de 2,5 Km et le Vendredi un petit peu de fractionnés court en 5 fois 300M pour retrouver un peu de vitesse. Le tout entrecoupé de séances d’endurance.

C’est donc légèrement fatigué que j’arrivais hier dans la ville de Migné Auxances, voisine de notre Commune. D’autant plus que dans la nuit, comme tous les européens, j’ai perdu une heure et ayant accompagné ma famille à un spectacle de catch la veille, je n’avais pas pu anticiper en avançant l’heure du coucher.

Il fait beau et l’absence de vent laisse envisager de bon chrono. Vraisemblablement meilleur que l’année passée où l’on avait pu voir l’arriver du premier dans le modeste temps de 18’28 (modeste un vainqueur).

Il faut dire que l’intégralité du circuit se déroule sur chemin et l’année dernière il avait énormément plu les jours précédent et pendant la course.

Cette année, il n’en est rien, pas d’eau depuis une bonne semaine, un soleil quasi omniprésent et donc des chemins plutôt secs. Le climat est un peu froid avec environ 7 degrés, mais c’est idéal pour éviter la surchauffe. Si nous pouvions avoir ce temps la semaine prochaine.

Le départ tout en descente n’est pas propice pour partir sur une allure raisonnable et ayant pour objectif de tourner en 3’40, je pars sur un premier Km en 3’17. Sur le second je temporise un peu, mais passe là encore un peu rapidement sur le panneau en 3’33. Du coup à mi parcours je commence déjà à sentir le dur, mais tient bien les Km 4 et 5 en 3’44 et 3’42. Je craque complètement sur le dernier qui est très technique avec un virage en épingle à cheveux et tout en montée et termine sur le chrono de 18’26 à 6 secondes de mon objectif initial.

Dommage que je perde autant de temps dans l’ultime km que j’ai bouclé en 26 secondes de plus que le précédent.

Ce midi, petite séance d’endurance de 40’, demain je prévois à peu près la même chose avec 2*1000M allure marathon. En fin de semaine deux fois 30’ avant de monter à la capitale, direction les champs élysées.

2009-03-16 16:28:33 : Records battus aux trois heures de Chasseneuil - 8 photos - 23 réactions

Avec un circuit remanié pour la seconde fois en deux ans, nous savions d’avance que les records pourraient tomber.

D’abord parce que l’élite locale a de nouveau répondu présent à notre rendez vous annuel sur ma piste fétiche de la pièce des cards, ensuite parce que avec un circuit ramené de deux Kilomètres à 1,8 les relais allaient pouvoir s’en donner à cœur joie.

Car si il s’agit bien de parcourir la plus grande distance en trois heures, il y a deux courses en une. Avec la possibilité de participer en équipe de trois avec un nombre de relais illimité, mais devant toujours se dérouler a l’issue d’un tour complet ou bien courir seul sur toute la durée.

Ce circuit plus court, et une météo assez favorable, sans vent et avec une légère pluie, ont permis aussi bien aux équipes hommes que femmes de pulvériser les précédentes distances maximales. C’est d’ailleurs en grande partie avec l’équipe féminine victorieuse que j’ai réalisé mon périple en solo.

Autant ce nouveau circuit permettait aux équipes de se relayer plus souvent, autant en individuel, cela ne changeait strictement rien. Pire même, le demi tour à réaliser en bout de parcours et nécessitant une grosse relance avait tendance à revenir plus souvent.

Depuis deux ans déjà j’arrive régulièrement à boucler des marathons en moins de trois heures, mais mes tentatives de dépasser cette distance sur mon épreuve fétiche se sont par le passé déjà heurté a deux échecs. Il y a deux ans j’en finissais en a peine plus de 40 Km et l’année dernière, j’échouais à moins de 500 mètre de cet objectif.

Il faut dire que l’année précédente, j’étais revenu du ski avec un poignet cassé. S’est donc plâtré et par une météo catastrophique que j’avais parcouru 41,74 Km.

Cette année je revenais avec une confiance et une forme nettement meilleure. Fort des mes 2h54 à la Rochelle et d’une course préparatoire plutôt encourageante.

Ma préparation a été légèrement différente que lors de l’automne dernier. D’abord parce qu’à cette époque j’avais réalisé trois courses préparatoires de 15 à 20 Km, contre une seule dans le calendrier hivernal.

J’avais aussi suivi un plan type d’un magazine qui a tendance à me réussir. Mais en ce début 2009, ne retrouvant plus mes sensations, j’ai opté pour des fractionnés moins conventionnels, avec des changements d’allures dans une même séance. Les deux semaines les plus intenses, j’ai ajouté une sortie poussant ainsi mon kilométrage hebdomadaire à plus de 100.

Puis les deux dernières semaines, je n’ai pratiquement rien réalisé en course à pieds. Me contenant de ma semaine traditionnelle de ski.

Il faut dire qu’à cause d’une chaussure de ski mal serrée, j’ai depuis mon retour une cheville gauche douloureuse. Enflée toute la semaine, elle s’est miraculeusement dégonflée dans les ultimes jours, ne laissant qu’une légère douleur supportable.

L’échauffement réalisé à quelques minutes du départ me laisse d’ailleurs confiant de ce coté.

Coté tactique, j’ai tout préparé à l’avance. Pour pouvoir dépasser la distance mythique, je dois tourner les 1,8 Km du circuit en 7’39. Pour me simplifier les calculs et pour être plus proche de mes capacités actuelles, j’envisage de tourner en 7’30. Cela fait donc 2 tours tous les quart d’heures et au final 24 tours pour une distance de 43,2 Km. Soit une marge de 1005 M sur la distance marathon.

Je pars vite, un peu trop, d’ailleurs au bout de 200M, je suis au coude à coude avec le vainqueur de l’édition précédente.

Le marquage au sol des distances tous les 20M me permettent de vite me caler et laisser filer la tête de la course. Un autre coureur individuel me dépasse rapidement. Coté classement, c’est limpide, je suis troisième et dès le demi tour en bout de circuit, je peux voir que j’ai déjà une bonne distance d’avance sur mes poursuivants.

D’ailleurs dès le second tour ils seront hors de ma vue au nouveau changement de direction.

Je ne cours pas pour cette place, mon objectif est bien de boucler mes 24 tours, mais c’est toujours gratifiant de finir sur le podium.

Avec ce départ un peu rapide, je boucle mon premier tour en 7’15. Les deux suivant seront plus dans l’objectif avec 7’26 et 7’27.

Mais a ce moment, je suis rejoint, puis dépassé par une féminine arborant un superbe maillot de sa récente participation à la sénégazelle. Restant dans son sillage, j’accélère légèrement l’allure et passe en 7’21. Elle donne alors le relais à sa collègue qui m’emboite le pas.

Si lors des deux relais suivant, j’arrive à modérer l’allure, ensuite emporté par l’euphorie, j’accompagne ces charmantes coureuses en tournant en 7’20 voire moins.

Je sais cette allure légèrement trop rapide, mais en même temps, c’est tout de même plus agréable de courir en si charmante compagnie que seul.

Dès le début de la seconde demi-heure, je commence à rattraper quelques coureurs. C’est ce que j’apprécie sur cette course. On rejoint constamment d’autres coureurs, on se fait aussi doubler par les relayeurs et même les meneurs que je verrais me passer devant à une reprise avant l’issue de la compétition.

A chaque fois, j’en profite pour m’enquérir de l’état de ceux que je connais. En tant que local et surtout assidu des courses depuis quelques années maintenant, je connais pas mal de participants.

Pour la dernière heure, je rentre dans le difficile. Je boucle le 17ième tour en seulement 7’30. En même temps, je suis toujours accompagné de mon équipe féminine qui commence aussi à ressentir les difficultés de l’épreuve.
Je sais que je ne pourrais pas tenir ainsi toute l’heure et au 19ième tour, je lâche prise. Les 5 derniers tours se font au moral, je me fais même dépasser par un concurrent à qui j’avais mis un tour.

Je passe la distance marathon en 2h56’50 et entre pour la première fois dans l’utra du pied gauche. J’y tiens car c’est celui la même qui m’a tant fais souffrir la semaine dernière et encore aujourd’hui.

D’ailleurs la fatigue aidant, cela faisait déjà une vingtaine de minutes qu’il se rappelait a mon bon souvenir.

Les dernières minutes, ce n’est que du bonheur, même si
j’avance toujours dans la douleur. Le coup de canon sonne la fin de cette édition alors que j’atteins la marque 1,52 Km. A moins de trois cent mètres de mon plan initial de 24 tours.

Qu’importe, j’ai largement dépassé cette distance mythique à laquelle je butais depuis déjà deux ans.

Aujourd’hui les courbatures sont encore assez fortes. Je
dois pourtant récupérer rapidement, car dans moins de trois semaines je devrais être sur la ligne de départ du plus grand marathon de France en terme de participants. J’avais déjà réalisé ce doublé trois heures, marathon de paris en 2006 et cela m’avait plutôt réussi.

2009-02-16 12:15:36 : Les amoureux galopent à Traversonne - 1 photo - 16 réactions

C’est dans un froid hivernal que s’est déroulée hier la troisième édition de cette course atypique. Même si c’est vrai nous sommes toujours en hiver, cette année, il est assez rude et le thermomètre indiquait deux degrés sous zéro lorsque je me suis levé pour prendre ma collation d’avant course.

Cette découverte au sortir de mon lit m’a un instant fait penser qu’il fallait être un peu fou pour sortir courir par des temps si glacials. D’autant plus que deux heures plus tard, au moment de partir pour le site de départ de la course, le thermomètre semblait indiquer qu’il n’avait pas l’intention de monter.

Dans un sens, ce n’est pas forcément une mauvaise chose, car le parcours de cette compétition est entièrement sur chemins et même en partie en foret et sans ce froid, nous aurions plus eu droit à un cross qu’a une course.

Saint valentin oblige, il y a deux courses en une, en effet il est possible de s’inscrire soit en couple et alors parcourir l’intégralité du circuit avec son ou sa compagne ou bien partir et finir seul dans le peloton.

Comme ma femme ne s’est toujours pas convertie à ce sport, c’est donc en solitaire que je suis venu découvrir ce circuit nature.

Ce n’est pas le genre de terrain que j’affectionne, je préfère nettement les routes aux chemins tortueux, mais je suis venu ici en recherche de vitesse. Avant d’attaquer mes séances spécifiques en vue des trois heures de Chasseneuil qui se dérouleront dans un mois .

En effet ce début 2009 est assez difficile pour moi, après ma petite déception lors de la corrida de Jaunay clan, j’ai continué à enchainer des entrainements décevant. Toujours a la recherche de mes temps de passages de 2008 lors de mes fractionnés, j’ai aussi du me batailler avec une petite blessure sur la hanche droite qui m’a valu quelques séances de kiné.

Mais, ces deux dernières semaines, j’ai ressenti la confiance revenir et retrouver un niveau même peut être supérieur à celui de l’année dernière. Pour compléter ma préparation, j’ai innové en essayant les séances « PANTEL ».

Ces séances particulières ont été concoctées par Bernard Brun alors qu’il entrainait Thierry Pantel. Il s’agit de réaliser un 1000 mètres à l’allure de course, puis après 300M de récupération (environ 1’30) faire un 500 mètre beaucoup plus rapide.

Après une longue récupération de 4 minutes, on recommence l’enchainement que l’on réalise 4 fois pour une séance à J-10 puis 3 fois la semaine suivante à J-5.

Ces deux séances m’ont vraiment plu et je les ait passées sans difficultés. C’est donc re-boosté que je suis arrivé devant la ligne de départ.

Nous ne sommes pas nombreux à célébrer ainsi la fête des amoureux, 83 individuels et 92 couples forment le flot de coureurs qui s’élancent. Le froid aura eu raison des autres. Ils ont eu tord, car avec le soleil qui commence à venir, on oublie presque les basses températures du matin. Il me faudra quand même bien 500 M avant de me sentir bien dans la course.

Aux avant postes dès le début, après ces quelques centaines de mètres j’accélère un peu la cadence et double quelques coureurs partis surement trop rapidement. Je me retrouve alors en troisième position accompagné du second, nous voyons s’éloigner le futur vainqueur qui est d’un autre niveau.

Moi-même, je me sens un peu rapide dans ce premier Km assez difficile car tout en montée. Je laisse donc filer le second, mais prend de l’avance sur les poursuivants.

Après ce premier Km un peu difficile, le suivant est plutôt en descente. Je garde le coureur qui me précède en vue, mais derrière j’entant le souffle d’un autre qui doit être à une vingtaine de mètres maximum.

Pour le troisième Km, on se dirige vers la foret. Il faut alors enjamber un tronc d’arbre couché sur le chemin. C’est le genre d’obstacle que je n’arrive pas à négocier et si le coureur devant le saute facilement, je suis, pour ma part obligé de stopper ma course puis de relancer ensuite.

Je perd alors beaucoup de temps et le souffle de mon suiveur se rapproche dangereusement. Heureusement je relance dans ce parcours qui devient plus technique. A deux reprises, il faut descendre rapidement sur une trentaine de mètres avant de remonter de l’autre coté du lit d’un ruisseau asséché.

Certains passages en foret se font sur d’étroit chemins et je pers régulièrement de vue mon prédécesseur au gré des changements de direction.

Déjà je commence à sentir les jambes dures. Pourtant le cardio semble bon, mais je sens se rapprocher encore mon poursuivant.

Au cinquième kilomètre, un ravitaillement surement salvateur pour certains, mais que j’évite. Marque le retour à un chemin beaucoup plus large. C’est le retour vers la zone de départ.

Le sixième kilomètre qui suit est tout en montée. Il faut dire que depuis le second, nous avons beaucoup descendu. Il faut bien revenir à l’altitude initiale afin de rallier l’arrivée.

C’est dans cette partie difficile pour mes jambes que le coureur au souffle long me double. Je ne peux même pas m’accrocher a sa foulée. Dommage car dans la dernière partie toute en descente, je retrouve un peu de force et maintient la distance. Du coup j’essaye quand même de revenir sur ses traces mais explose dans les 500 derniers mètres et le laisse filer à 20 secondes de mon chrono final.

J’en termine donc quatrième, au pied du podium. Sans regrets, car les trois coureurs devant moi sont nettement meilleurs. Dommage qu’aucun d’eux n’ait préférer sa couette à la froideur de l’hiver.

Cette course est vraiment à conseiller, le parcours sympa et l’ambiance chaleureuse. L’année prochaine elle se déroulera même le jour de la Saint Valentin. Il me reste 364 jours pour convaincre ma femme de se mettre à la course à pieds. Ce n’est pas gagné.

Site de la course : http://fouleesvouglaisie.free.fr/index.php?post/R%C3%A9sultats-de-la-Galopade-des-Amoureux-2009

2009-01-19 15:26:16 : Corrida du moulin, un pas en arrière - 2 photos - 3 réactions

L’année débute à peine que j’accroche déjà mon premier dossard. Cela devient pour moi une tradition, car cette corrida qui se déroule à moins de deux kilomètres de chez moi, j’y participais samedi pour la sixième fois consécutive.

Il n’y avait pas foule à se presser au départ, a peine plus de 100 courageux venus affronter la météo hivernale. Même si cette première compétition du calendrier des courses sur routes n’attire jamais beaucoup de monde, nous sommes habituellement plutôt autour des 150 compétiteurs.

Il faut dire que le climat glacial de ces dernières semaines a vraisemblablement du tenir éloignés du bitume la plupart des joggeurs. En manque d’entrainement, ils auront préférer renoncer.

Pour ma part, mon entrainement n’a pas cessé, même en période de fête, j’avais trouvé le temps de chausser les running assez régulièrement. Et c’est sans doute une erreur, habituellement, je trouve toujours au grès des blessures ou maladies le temps de placer quelques jours de repos. Là, depuis le marathon de Dublin en Octobre 2007, je n’ai pas connu ce genre de soucis et j’en suis donc à mon quinzième mois consécutif sans pause.

2008 fut une année riche en résultats et à l’automne j’ai accumulé les compétitions, un 10 Km en septembre, un 20 et un 15 en Octobre, un marathon en novembre et un 7,5 Km en décembre. Le tout avec à chaque fois un record sur la distance.

Mais depuis le début de l’année, je ressens vraiment une baisse énorme de forme. Je n’arrive plus à boucler mes fractionnés dans des temps corrects alors qu’il y a un mois je réalisais tous les chronos voulus sans ressentir de fatigue.

Du coup, ma motivation aussi baisse et en me rendant au départ de cette corrida, je m’apprêtais à vivre quelque chose d’inhabituel. J’avais déjà le sentiment que je n’arriverai pas à rééditer le chrono réalisé l’an passé.

Il m’arrive souvent de refaire des courses d’une année sur l’autre, ou avec parfois, deux ans d’écart. A chaque fois, j’ai réussi à améliorer le temps réalisé la fois précédente. Parfois seulement de quelques secondes, parfois avec une progression fulgurante.

Par exemple, sur cette corrida, j’avais bouclé la distance en 33’20 lors de ma première participation en 2004. Me rapprochant à chaque fois de la demi-heure, j’avais l’année dernière réalisé un peu moins de 29’.

Malgré ce pressentiment, il n’était pas question d’annuler ma participation. Je sais bien que je ne pourrais pas constamment m’améliorer, et je n’ai pas non plus l’intention d’arrêter la course à pieds même si ma condition baisse avec le temps. Du coup, je me suis fixé un autre challenge, faire à nouveau moins de trente minutes.

Cette corrida est assez particulière, bien que la distance soit assez courte avec 7,9 Km annoncés, elle ne compte pas moins de quatre boucles. Une première assez plate nous faisans faire le tour du quartier en environ 700M, puis trois boucles de 2,4 Km plutôt vallonnée. Comme l’année passée, la course part lentement sur cette petite boucle et je suis encore proche de la tête lorsque nous repassons moins de 2’30 après le coup de feu par la ligne de départ.

Ensuite, en tête, les premières attaques commencent et je me cale sur un rythme qui me convient. Légèrement en retrait d’un groupe, je garde mes forces pour la grande cote de la mi parcours. Une longue montée d’environ 600 mètres suivi par une descente aussi raide. Le reste du parcours est plutôt plat. Après avoir brièvement récupéré de l’ascension, il faut vite relancer pour reprendre rapidement un rythme correct.

A l’issue de ce premier tour, je suis largement dans mon objectif. En effet j’avais prévu de tourner en 9’ par boucle et c’est finalement en 8’37 que j’arrive à nouveau devant la ligne de départ. Du coup, ayant peur d’un coup de mou pour les deux cotes à remonter, je laisse partir le groupe et me retrouve alors seul.

Après coup, je regrette un peu cette tactique, car si je boucle les deux tours suivants en 9’ comme prévu, au final j’en termine au sprint avec le sentiment d’avoir encore de la réserve.

Dommage car en 29'13, je ne suis qu’a 17 secondes du temps de l’année passée.

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