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2009-06-15 11:37:05 : les foulées vouglaisiennes

Une semaine après Saint Georges et l’orage venu perturber l’organisation, c’est à nouveau sous les éclairs que je pars en direction de Vouillé situé à environ 20 minutes de route de Chasseneuil.

L’orage gronde, mais la pluie est nettement moins forte que la semaine précédente et a même cessé toute activité au moment du coup de feu libérateur. Laissant place à un temps couvert et un peu lourd.
Mais les conditions sont tout de même nettement plus favorables que la veille avec un soleil de plomb.

Si coté météo tout va bien, je pars encore sans vraiment pouvoir évaluer mes capacités du jour. Les deux nuits précédentes ont été courtes et légèrement perturbées. C’est donc en manque de sommeil que je m’élance de la piste du stade de Vouillé pour deux boucles de 7,5 Km en compagnie des près de 200 coureurs engagés sur les deux distances proposées. Certains coureurs ne feront qu’une boucle pour une petite distance de 7,5 Km donc.

Après avoir parcouru le tour du stade, nous partons dans les rues de Vouillé. Le début du parcours est plutôt facile avec beaucoup de descentes contre une seule petite cote au début du second Km.

Du coup, même si temporise plutôt bien, je tourne en à peine plus de 3’30 durant les trois premiers Km. Le quatrième Km est une longue montée. Il faut bien reprendre le dénivelé négatif accumulé au début du parcours. Cette première difficulté est franchie sans trop de dégâts en 3’49.

Le sixième Km sur chemin est plutôt plat et il permet de récupérer avant une fin de parcours très difficile avec un succession de deux cotes très raides et qui font très mal au chrono.

Je passe la première partie du circuit en 28’30 et enchaine sur trois Km plutôt rapides dans le début du parcours très favorable. Du coup, je bas mon record sur 10 Km que je passe en 36’49. Soit plus de 16 Km/heures.

Coté classement, je suis 6ième après avoir rattrapé et lâché le même coureur que j’avais précédé une semaine plus tôt à Saint Georges.

Je me rapproche même du 5ième, lui aussi V1. Mais à l’entame de la portion difficile, je commence à ressentir la fatigue et me sens obligé de ralentir légèrement le rythme pour tourner en 3’45.

Malgré cette baisse de régime, je continue à me rapprocher du coureur de devant. La double cote du dernier Km ralenti vraiment fortement mon allure et m’empêche de battre mon record sur la distance.

Nous sommes trois coureurs à entrer quasiment ensemble sur la piste, mais je reste à une petite distance derrière le premier V1. Treize secondes et seulement quelques mètres nous séparent à l’arrivée. Je reste quand même très satisfait de mon chrono de 57’06 sur un parcours assez difficile.

Site de la course : http://fouleesvouglaisie.free.fr/

Les réactions

Par stephane86, le 2009-06-15 12:57:19
Bravo gégé !
J'ai loupé la photo du podium, on te voit à peine.

la suite à Vernon ?
Stephane

Par riri, le 2009-06-15 13:29:51
encore une course , bravo l'ami , respect

Par GGBI, le 2009-06-16 08:50:20
Salut Stephane,

Pas de vernon pour moi cette année. Je ne suis pa là ce Week end.

Par Linda, le 2009-06-16 13:19:12
Mazette GGBI tu n'arrettes plus s'est super continues bien.
tata LINDA

Par Jerome16, le 2009-06-16 14:42:57
Salut,,
Vernon c quel date ??
Merci

Par GGBI, le 2009-06-16 15:26:40
Bonjour Jérome,
Vernon c'est dimanche prochain (le 21 juin)

Par Jerome16, le 2009-06-16 16:13:14
Merci GGBI

Par Paris 15, le 2009-06-16 22:19:42
La rue de Vouillé on connait bien dans le 15e elle fait la jonction entre Convention et Alésia dans le 14e.

Par Mielou, le 2009-06-23 17:38:12
Gégé la force du vent allié à la sagesse du hibou

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)

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2009-06-08 11:22:36 : la Bailargeoise - 4 photos - 15 réactions

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, ce n’est pas une course réservée aux filles, comme la bordelaise ou encore la parisienne.

Et heureusement, car avec la météo orageuse qui s’est abattue sur la petite ville de saint georges les Baillargeaux samedi en fin d’après midi, il n’y aurait pas eu beaucoup de courageuse.

Ce ne sont que près de 130 coureurs et coureuses participants soit à la petite distance de 6,5 Km, soit à la plus longue de 13,2 qui se sont élancés vers 19 heures du parking de la salle des sports.

Pour ce vrai retour à la compétition depuis le marathon de paris, je n’ai pas suivi d’entrainement bien structuré. Alternant les enchainements de 5 à 6 séances avec des séquences de plusieurs jours de repos pour cause d’événements familiaux.

Des douleurs récurrentes aussi, avec récemment une cote fêlée lors d’une chute d’escaliers, sont aussi venus perturber la qualité de mes fractionnés.

S’est donc sans repères précis quand à mon état de forme que je m’élance en compagnie de ces coureurs acharnés. Et je me dis que justement je ne suis surement pas parti pour exploser mes records de vitesse.

Je connais le parcours et il n’est pas facile du tout. Il y a deux cotes plutôt raides. La première dès le second Km, avec un petit raidillon très court, mais vraiment casse pates et surtout au cinquième Km, une très longue montée annoncée à 12% sur plus de 500M.

D’autre part, la moitié se déroule sur chemin, et avec les intempéries du jour, il risque d’y avoir un peu de gadoue et il faut rester vigilant pour éviter une chute.

Pour les concurrents de la plus longue distance, dont je fais partie, il s’agit de réaliser ce circuit à deux reprises. Il faudra donc gravir deux fois la longue montée.

Le premier Km est quand à lui relativement facile, en légère descente, il est entièrement couru sur bitume. Du coup, fidèle à mon habitude, je pars vite. Après environ 500M, je suis encore dans le groupe de tête. Je décide alors de relâcher un peu, car je veux arriver frais pour la grosse cote de fin de boucle.

Je franchi ce premier Km en 3’30. Mon cardio qui n’aime pas l’eau depuis mon changement de pile, se met alors à bugger et je n’aurais plus droit au chrono que par courts passages. Ce n’est pas plus mal, car dans ce genre de courses plutôt nature et à fort dénivelés, les temps de passages n’ont pas vraiment d’importance.

Cela dis, je vois bien au fur et à mesure des Km que je suis largement en dessous de mes ambitions. Le raidillon du second Km m’a permis de revenir à la hauteur d’un coureur qui m’avait interpellé peu avant le départ. Habitant Paris, mais originaire de notre région, il vient régulièrement participer à nos courses locales. Coureur de la petite boucle, il était parti sur les mêmes bases que moi.

Je rattrape ensuite un autre concurrent qui à la chance de bénéficier d’un entraineur accompagnateur à vélo. Lui est inscrit sur la grande distance et j’arrive ainsi à comprendre que je suis en 4ième position.

Après un long passage sur chemin, nous retrouvons le bitume
pour une petite descente d’environ 500M avant d’attaquer une autre portion plutôt boueuse de plus d’un Km. C’est à l’issue de cette section que l’on se retrouve pour la grosse cote du 5ième Km.

C’est long et surtout de plus en plus pentu. A l’issue de cette cote et d’une petite partie plate, le circuit nous amène tout en descente vers la ligne d’arrivée synonyme de fin de course pour les coureurs de la petite distance. Dans cette montée que je grimpe péniblement, je me fais remonter par un petit groupe de trois coureurs. L’un d’eux est l’internaute parisien qui donne tout dans l’ultime difficulté de sa course.

Les deux autres sont, comme moi, dans la première partie de leur course. IL y a la première féminine et le coureur que j’avais dépassé dans le chemin accompagné de son coach.
Je les laisse filer, mais pas longtemps. Une fois sur le plat la distance qui nous sépare ne bouge plus et je passe donc la première moitié de ce parcours à quelques mètres de mes prédécesseurs.

Du coup dès le Km suivant je reprend le coureur qui commence à être à la peine. Nous arriverons ensemble jusqu’au petit raidillon qui lui sera fatal et je finirais donc seul à une distance respectable de la première féminine.

Dans l’ultime ascension, je souffre, mais résiste au retour de mon suiveur. Je tiens à conserver cette 5ième place. Dans l’ultime Km, une forte douleur à la poitrine me force à ralentir. Située en bas des côtes coté droit, elle gène ma respiration et me perturbe.

Je n’ai jamais ressenti une telle douleur et heureusement que nous sommes dans une portion facile et en fin de course. Je garde ma 5ième place pour une poignée de seconde à 50 secondes de la première féminine qui m’avait déjà devancé dans les mêmes proportions à Vouneuil.

Premier V1, me revoilà à nouveau sur un podium de ma catégorie et donc avec une nouvelle coupe.

Je dois maintenant essayer de retrouver un entrainement cohérent, dès la semaine prochaine je commencerai une préparation de 6 semaines pour mon prochain marathon qui se déroulera le 26 Juillet prochain.


Site de la course : http://groups.google.com/group/les-galopins-baillargeois

2009-05-18 11:00:41 : le relais des asperges - 3 photos - 23 réactions

Il fait froid sur Saint Cyr ce samedi de la mi mai. Le vent souffle fort et la pluie se fait menaçante. Ce n’est pas le temps idéal pour courir, mais on s’en contentera.

Plus d’un mois après le marathon de Paris, j’accroche enfin à nouveau un dossard pour participer à une des épreuves les plus originales du calendrier des courses hors stade de la Vienne.

J’aurais bien voulu reprendre le chemin des compétitions plus tôt, mais le calendrier du mois d’avril ne m’a pas permis de concilier cette activité avec les autres.

Pour cette course un peu originale, il s’agit de faire parcourir à un bâtonnet en forme d’asperge six tours d’un circuit pédestre de 2,35 Km.

En équipe de deux coureurs, il faut à l’issue de chaque tour passer le relais à son partenaire du jour, chacun faisant donc trois boucles.

Le circuit est nouveau, comme pour les années précédentes nous longeons le lac de Saint cyr, mais contrairement aux autres années, le reste du parcours est entièrement sur chemin, à l’abri de toute circulation automobile.

Deux cents cinquante coureurs ont répondu présent pour cette sympathique manifestation, soit 125 au départ de la première boucle.

Pour notre équipe, c’est moi qui m’y colle. Nous avons profité de l’échauffement pour reconnaitre le parcours.
Après une toute petite montée, le premier kilomètre commence par une longue descente vers le lac.

Ensuite, à l’issue d’une portion entièrement plate, nous arrivons en bordure de la plage. Un premier virage et c’est déjà la fin du premier kilomètre.

Mon objectif est de tourner en 3’30 au kilomètre et fort d’un départ un peu trop rapide et d’une première partie assez favorable, je franchi la marque de ce premier kilomètre en 3’15.

Cela me laisse de la marge pour le second qui s’avère un peu plus délicat. En effet, après le premier virage, il faut relancer le long de la plage avant de tourner à nouveau en direction de la salle des fêtes, lieu du départ et relais.

Sur cette petite partie goudronnée, on se retrouve avec le vent de face.

Heureusement pas trop longtemps, mais le dernier tronçon de ce nouveau parcours est encore plus délicat, il s’agit de remonter la petite descente du début. Je passe le second kilomètre en 3’32 et essaye de résister pour finir ce premier tour en 8 minutes pile.

Après avoir donné le relais à Hervé mon partenaire du jour, je pars tranquillement trottiner environ 5/6 minutes afin de tenter d’éliminer une partie des lactates accumulées durant cette première boucle.

J’ai un peu trop forcé dans le premier Km et sur les boucles suivantes, je serais un peu plus sage, passant en 3’20, puis 3’40 au second, soit pile poil dans l’objectif de 8’15 au tour.

Si dans le premier tour, on se retrouve entouré de coureur de son niveau, chaque équipe étant différente, pour les autres boucles il faut gérer soit même son rythme.

Hervé qui étais aussi de la partie à Paris, n’as pas eu beaucoup l’occasion de s’entrainer, mais il réussi quand même à boucler ses tours dans les temps escomptés et nous parcourons finalement ces un peu plus de 14 Km en 54’21.

Prochain objectif, Saint georges les baillargeaux le 6 juin. Une course à laquelle j’ai déjà participé à deux reprises. Mais depuis l’année dernière le parcours à changé. Etant donné que je n’avais pu y être, ce sera donc pour moi encore une nouveauté pour une distance atypique de 13 Km.

Site de l'organisation : http://www.lesbipedesdesaintcyr.com/

2009-04-07 01:17:25 : Paris express - 4 photos - 32 réactions

Comme beaucoup de coureurs en ce premier Dimanche d’Avril, j’étais au pied de l’arc de triomphe, prêt à m’élancer à travers les rues de la capitale pour mon douzième marathon.

Histoire d’avoir un objectif ambitieux et à défaut de rêver de podium, je m’étais fixé pour but d’améliorer mon chrono record obtenu à l’automne dernier dans sur le littoral Atlantique de La Rochelle en 2h54.

Tous les témoins sont au vert, mes dernier entrainements on été plutôt encourageants et la blessure ramenée du ski, qui m’avais tant fait souffrir lors des trois heures de Chasseneuil est oubliée.

Pourtant, à quelques heures du départ, le doute s’installe. Comment imaginer établir un record sur cette distance a peine trois semaines après avoir parcouru près de 43 Km lors de cette fameuse épreuve des trois heures de Chasseneuil.

Du coup, en manque de confiance, j’avais élaboré un plan de route. Moi qui ces derniers temps avait plutôt tendance à partir sur une allure et essayer de m’y tenir, je devais, afin de préserver tout espoir de réussite revenir à la sagesse de mes premiers pas sur ce type de course. A savoir partir calmement afin de se préserver pour la fin et ainsi pourvoir profiter pleinement de la course.

Après avoir fait le chemin hotel-Champs élysée avec deux amis, nous nous séparons à l’entrée des sas pour rejoindre chacun celui qui correspond à son objectif. Fort de mes derniers chronos, j’ai droit à l’ultime sas qui précède les élites.

Je décide de m’y rendre environ 20 minutes avant le départ, juste après un léger échauffement. Me sachant plus proche des 3 heures que des 2h30, je préfère me positionner en fin de sas. Cela me permet en plus de ne pas passer les 20 dernières minutes serrées dans les premiers rangs du sas.

Au coup de feu, tout le monde pousse pour franchir la ligne de départ dans une bousculade généralisée. L’excitation de cette foule et le relief plutôt descendant de ce début de parcours me font oublier mon idée première et je franchi le premier Km en 3’49. Pour quelqu’un qui voulait partir tranquillement en 4’12, c’est un peu rapide.

Au second Km je corrige le tir et passe en 4’05. Toujours un peu rapide, mais je me sens plutôt a mon aise à cette allure. Le cardio ne fonctionne pas, trop de monde. Du coup je suis bien obligé de me fier à cette sensation.

Je défile ainsi les trois kilomètres suivants en 4’07 pour atteindre le premier tapis en un peu plus de 20’. Loin de mon objectif initial, mais tant pis.

Ce plan que j’avais décidé de suivre est celui que j’avais respecté dans mes premiers marathons, à savoir, partir sur une allure légèrement plus lente que l’objectif sur le premier tiers de la course et accélérer ensuite dans le second tiers pour enfin tout lâcher dans le dernier.

Pour cela il faut bien sur partir suffisamment lentement. Ce que je n’ai pas réussi à faire ces dernier temps. Cela ne m’avais pas empêché de réaliser de meilleurs chronos, mais en finissant assez difficilement.

Aujourd’hui, je sais que si je pousse trop la machine, la défaillance risque d’être terrible. Du coup j’essaye de me raisonner. Pas facile et je ne réussirai à tenir le 4’12 que lors du 11ième kilomètre, car lors du ravitaillement, un bouchon c’est coincé dans ma semelle et m’a obligé à m’arrêter pour le retirer. Le reste du temps, je suis plutôt aux environs de 4’06.

Du coup, au 14ième j’hésite à accélérer et ce n’est qu’au 19ième que je me décide enfin à tenter l’aventure. Pourtant je ressens quelques douleurs inquiétantes aux cuisses. Et J’ai vraiment la sensation que j’aurais du mal à rallier l’arrivée.

Nous n’en somme pas encore à la moitié et déjà j’envisage de ne pas aller au bout dans de bonnes conditions. Je me dis alors que je dois positiver et y croire. Je franchi ce Km en 3’54. L’allure est lancée et trois Km plus loin, mes doutes sont oubliés en franchissant le semi toujours dans cette allure de plus de 15 Km/Heures. Là je croise mon fan club composé de ma femme et mes deux enfants.

Le chrono de 1h25’38, mieux qu’a la Rochelle, m’encourage à persévérer. La foule massée à partir de cet endroit nous porte littéralement de Km en Km. J’enchaine ainsi à cette allure jusqu’au 28ième sans encombres.

Mais les quais le long de la seine avec ces tunnels suivis de grimpettes terribles ont eu raison de ma confiance et si je tiens l’allure, j’ai à nouveau le sentiment que ce ne sera pas ainsi jusqu’au bout.

Le 28ième Km marque la fin du second tiers. Pas question pourtant de placer une seconde accélération. Maintenir l’allure serais déjà pas mal. Déjà le peloton que nous formions auparavant s’est étiré et je croise beaucoup de coureurs défaillants.

Chacun coure à son allure et je maintiens le cap jusqu’au 35ième, même si à deux reprise j’ai légèrement franchi le seuil des 4’ au Km.

Les sept derniers se font encore dans la douleur. J’arrive toutefois à maintenir une allure raisonnable de 4’09 au Km qui me permet d’en terminer sur un chrono totalement inespéré au départ puisque avec un objectif de moins de 2’54, j’en termine en fait en 2’50’47.

Je fini même en sprintant sur les derniers mètres pour essayer de passer sous les 2h51 au temps officiel. Peine perdue, je termine en 2h51’ pile après le coup de feu.

Voici une course qui tord le cou à deux idées reçues. Seulement trois semaines après un marathon couru en performance, il est encore possible d’améliorer son record et le négative split ça existe puisque je fais le second semi en 1h25’09, soit 29 secondes de mieux que le premier.

Désormais, place à la vraie récupération. Prochaine course le 16 Mai en duo au relais des Asperges à Saint Cyr dans ma Vienne natale.

2009-03-30 15:21:02 : Les foulées de Salvert - 1 photo - 18 réactions

Deux semaines après mes débuts dans l’ultra aux trois heures de Chasseneuil, et surtout à une semaine du marathon de Paris j’avais décidé d’accrocher à nouveau un dossard sur courte distance.

Au programme de ces foulées, deux distances raisonnables pour un marathonien en quête de forme. Un dix kilomètre en trois boucles (2,5Km-5Km-2,5Km) et un 5 Km en deux tours sur la petite boucle.

L’objectif de cette compétition étais de retrouver un peu de vitesse après une préparation marathon ayant fait large place à une allure adaptée a cette longue distance. J’ai donc opté pour la courte distance permettant de se défouler sans trop entamer le capital fraicheur en vue de mon déplacement au pied de l’arc de Triomphe.

Avec seulement trois semaine entre les 3 heures et le marathon, j’étais un peu tiraillé entre l’objectif de récupérer et aussi de relancer la machine avant l’ultime semaine où je laisse surtout place au repos.

Du coup après seulement trois jour de repos j’avais à nouveau enfilé les runnings pour deux séances d’affilée en endurance d’environ une heure.

Le vendredi, a peine une semaine après la course, je remettais un peu de fractionnés avec deux fois 2,5 Km d’allure marathon.

La semaine dernière a été intense, avec cinq entrainements dont trois fractionnés. D’abord une séance type Pantel le lundi. J’ai ainsi enchainé trois fois 1000M allure 5Km en 3’35, avec des 500M plus toniques en 1’39. Le Mercredi, pour rester dans l’objectif Paris, à nouveau une séance d’allure marathon en deux fractions de 2,5 Km et le Vendredi un petit peu de fractionnés court en 5 fois 300M pour retrouver un peu de vitesse. Le tout entrecoupé de séances d’endurance.

C’est donc légèrement fatigué que j’arrivais hier dans la ville de Migné Auxances, voisine de notre Commune. D’autant plus que dans la nuit, comme tous les européens, j’ai perdu une heure et ayant accompagné ma famille à un spectacle de catch la veille, je n’avais pas pu anticiper en avançant l’heure du coucher.

Il fait beau et l’absence de vent laisse envisager de bon chrono. Vraisemblablement meilleur que l’année passée où l’on avait pu voir l’arriver du premier dans le modeste temps de 18’28 (modeste un vainqueur).

Il faut dire que l’intégralité du circuit se déroule sur chemin et l’année dernière il avait énormément plu les jours précédent et pendant la course.

Cette année, il n’en est rien, pas d’eau depuis une bonne semaine, un soleil quasi omniprésent et donc des chemins plutôt secs. Le climat est un peu froid avec environ 7 degrés, mais c’est idéal pour éviter la surchauffe. Si nous pouvions avoir ce temps la semaine prochaine.

Le départ tout en descente n’est pas propice pour partir sur une allure raisonnable et ayant pour objectif de tourner en 3’40, je pars sur un premier Km en 3’17. Sur le second je temporise un peu, mais passe là encore un peu rapidement sur le panneau en 3’33. Du coup à mi parcours je commence déjà à sentir le dur, mais tient bien les Km 4 et 5 en 3’44 et 3’42. Je craque complètement sur le dernier qui est très technique avec un virage en épingle à cheveux et tout en montée et termine sur le chrono de 18’26 à 6 secondes de mon objectif initial.

Dommage que je perde autant de temps dans l’ultime km que j’ai bouclé en 26 secondes de plus que le précédent.

Ce midi, petite séance d’endurance de 40’, demain je prévois à peu près la même chose avec 2*1000M allure marathon. En fin de semaine deux fois 30’ avant de monter à la capitale, direction les champs élysées.

2009-03-16 16:28:33 : Records battus aux trois heures de Chasseneuil - 8 photos - 23 réactions

Avec un circuit remanié pour la seconde fois en deux ans, nous savions d’avance que les records pourraient tomber.

D’abord parce que l’élite locale a de nouveau répondu présent à notre rendez vous annuel sur ma piste fétiche de la pièce des cards, ensuite parce que avec un circuit ramené de deux Kilomètres à 1,8 les relais allaient pouvoir s’en donner à cœur joie.

Car si il s’agit bien de parcourir la plus grande distance en trois heures, il y a deux courses en une. Avec la possibilité de participer en équipe de trois avec un nombre de relais illimité, mais devant toujours se dérouler a l’issue d’un tour complet ou bien courir seul sur toute la durée.

Ce circuit plus court, et une météo assez favorable, sans vent et avec une légère pluie, ont permis aussi bien aux équipes hommes que femmes de pulvériser les précédentes distances maximales. C’est d’ailleurs en grande partie avec l’équipe féminine victorieuse que j’ai réalisé mon périple en solo.

Autant ce nouveau circuit permettait aux équipes de se relayer plus souvent, autant en individuel, cela ne changeait strictement rien. Pire même, le demi tour à réaliser en bout de parcours et nécessitant une grosse relance avait tendance à revenir plus souvent.

Depuis deux ans déjà j’arrive régulièrement à boucler des marathons en moins de trois heures, mais mes tentatives de dépasser cette distance sur mon épreuve fétiche se sont par le passé déjà heurté a deux échecs. Il y a deux ans j’en finissais en a peine plus de 40 Km et l’année dernière, j’échouais à moins de 500 mètre de cet objectif.

Il faut dire que l’année précédente, j’étais revenu du ski avec un poignet cassé. S’est donc plâtré et par une météo catastrophique que j’avais parcouru 41,74 Km.

Cette année je revenais avec une confiance et une forme nettement meilleure. Fort des mes 2h54 à la Rochelle et d’une course préparatoire plutôt encourageante.

Ma préparation a été légèrement différente que lors de l’automne dernier. D’abord parce qu’à cette époque j’avais réalisé trois courses préparatoires de 15 à 20 Km, contre une seule dans le calendrier hivernal.

J’avais aussi suivi un plan type d’un magazine qui a tendance à me réussir. Mais en ce début 2009, ne retrouvant plus mes sensations, j’ai opté pour des fractionnés moins conventionnels, avec des changements d’allures dans une même séance. Les deux semaines les plus intenses, j’ai ajouté une sortie poussant ainsi mon kilométrage hebdomadaire à plus de 100.

Puis les deux dernières semaines, je n’ai pratiquement rien réalisé en course à pieds. Me contenant de ma semaine traditionnelle de ski.

Il faut dire qu’à cause d’une chaussure de ski mal serrée, j’ai depuis mon retour une cheville gauche douloureuse. Enflée toute la semaine, elle s’est miraculeusement dégonflée dans les ultimes jours, ne laissant qu’une légère douleur supportable.

L’échauffement réalisé à quelques minutes du départ me laisse d’ailleurs confiant de ce coté.

Coté tactique, j’ai tout préparé à l’avance. Pour pouvoir dépasser la distance mythique, je dois tourner les 1,8 Km du circuit en 7’39. Pour me simplifier les calculs et pour être plus proche de mes capacités actuelles, j’envisage de tourner en 7’30. Cela fait donc 2 tours tous les quart d’heures et au final 24 tours pour une distance de 43,2 Km. Soit une marge de 1005 M sur la distance marathon.

Je pars vite, un peu trop, d’ailleurs au bout de 200M, je suis au coude à coude avec le vainqueur de l’édition précédente.

Le marquage au sol des distances tous les 20M me permettent de vite me caler et laisser filer la tête de la course. Un autre coureur individuel me dépasse rapidement. Coté classement, c’est limpide, je suis troisième et dès le demi tour en bout de circuit, je peux voir que j’ai déjà une bonne distance d’avance sur mes poursuivants.

D’ailleurs dès le second tour ils seront hors de ma vue au nouveau changement de direction.

Je ne cours pas pour cette place, mon objectif est bien de boucler mes 24 tours, mais c’est toujours gratifiant de finir sur le podium.

Avec ce départ un peu rapide, je boucle mon premier tour en 7’15. Les deux suivant seront plus dans l’objectif avec 7’26 et 7’27.

Mais a ce moment, je suis rejoint, puis dépassé par une féminine arborant un superbe maillot de sa récente participation à la sénégazelle. Restant dans son sillage, j’accélère légèrement l’allure et passe en 7’21. Elle donne alors le relais à sa collègue qui m’emboite le pas.

Si lors des deux relais suivant, j’arrive à modérer l’allure, ensuite emporté par l’euphorie, j’accompagne ces charmantes coureuses en tournant en 7’20 voire moins.

Je sais cette allure légèrement trop rapide, mais en même temps, c’est tout de même plus agréable de courir en si charmante compagnie que seul.

Dès le début de la seconde demi-heure, je commence à rattraper quelques coureurs. C’est ce que j’apprécie sur cette course. On rejoint constamment d’autres coureurs, on se fait aussi doubler par les relayeurs et même les meneurs que je verrais me passer devant à une reprise avant l’issue de la compétition.

A chaque fois, j’en profite pour m’enquérir de l’état de ceux que je connais. En tant que local et surtout assidu des courses depuis quelques années maintenant, je connais pas mal de participants.

Pour la dernière heure, je rentre dans le difficile. Je boucle le 17ième tour en seulement 7’30. En même temps, je suis toujours accompagné de mon équipe féminine qui commence aussi à ressentir les difficultés de l’épreuve.
Je sais que je ne pourrais pas tenir ainsi toute l’heure et au 19ième tour, je lâche prise. Les 5 derniers tours se font au moral, je me fais même dépasser par un concurrent à qui j’avais mis un tour.

Je passe la distance marathon en 2h56’50 et entre pour la première fois dans l’utra du pied gauche. J’y tiens car c’est celui la même qui m’a tant fais souffrir la semaine dernière et encore aujourd’hui.

D’ailleurs la fatigue aidant, cela faisait déjà une vingtaine de minutes qu’il se rappelait a mon bon souvenir.

Les dernières minutes, ce n’est que du bonheur, même si
j’avance toujours dans la douleur. Le coup de canon sonne la fin de cette édition alors que j’atteins la marque 1,52 Km. A moins de trois cent mètres de mon plan initial de 24 tours.

Qu’importe, j’ai largement dépassé cette distance mythique à laquelle je butais depuis déjà deux ans.

Aujourd’hui les courbatures sont encore assez fortes. Je
dois pourtant récupérer rapidement, car dans moins de trois semaines je devrais être sur la ligne de départ du plus grand marathon de France en terme de participants. J’avais déjà réalisé ce doublé trois heures, marathon de paris en 2006 et cela m’avait plutôt réussi.

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