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2009-09-15 11:35:42 : le médoc fête ses 25 ans

IL y a comme ça des anniversaires symboliquement plus importants que d’autres. Un quart de siècle ça se fête, ou plutôt ça s’arrose.

Comme l’année passée, nous sommes un groupe d’une trentaine de Chasseneuillais à nous rendre dans la région de Pauillac pour 42 Km de dégustation pour seulement trois d’entre nous, une ballade de 8 Km le dimanche matin pour tous les autres.

Dans les deux cas, personnes n’oubli les célèbres dégustations œnologiques.

Le départ, c’est toujours un peu le cirque. D’ailleurs c’est le thème de l’année.

Depuis quelques éditions, les organisateurs en proposent un. Les coureurs ne sont pas obligés de le respecter, mais la plupart des bénévoles eux se déguisent sur le thème de l’année.

Notre petit groupe, avons choisi pour l’occasion des costumes de romains. Ce qui d’une certaine manière fait référence aux antiques jeux du cirque.

C’est donc sous les Avé que nous nous élançons au milieu de 8700 coureurs venus principalement ici pour faire la fête du jogging. Seuls quelques téméraires vont chercher ici une performance relative vu la difficulté du circuit.

C’est en effet un parcours en grande partie à travers vignes et châteaux aux allées parfois caillouteuses et donc difficilement propices à la performance.

Pour nous, pas question de chercher le moindre chrono, notre objectif est de rester groupés et de profiter de quelques ravitaillements spécifiques à cette région.

D’ailleurs dès les premiers mètres, il faut marcher ou trottiner selon la fluidité du peloton dans lequel nous nous sommes glissés quelques minutes avant le départ.
Il nous faudra bien les 8 Km nous amenant à la première dégustation de saint Julien pour pouvoir courir dans des conditions acceptables.

Ce premier ravitaillement est un délice, un Saint Julien 2000 qui a plutôt bien vieilli. Cela permet de repartir du bon pied en direction des autres châteaux.

Nous n’avons pas fait toutes les dégustations, il y en a trop. On s’est donc limité à 6 ravitaillements œnologiques, dont le lafite Rothschild et un Saint Estephe 1994 je crois.

Les derniers Km le long de l’estuaire sont épiques. On goute successivement à du jambon de pays, des huitres, de l’entrecôte et surtout dans le dernier Km , une glace et une bière qui sont les bienvenus vu la chaleur qui accompagnais cette 25ième édition.

La ballade du lendemain fut aussi ensoleillée et à permis de faire profiter de quelques crus à nos accompagnants.
Prochaine course la semaine prochaine à Jaunay clan pour un 10 Km que j’espère plus rapide que les 5h30 de parcours Médocain.

Les réactions

Par joke-man, le 2009-09-15 14:01:35
bien joué GG, pour une "foie" t'as pas abusé du Saint Julien, je vois clerc dans ton jeu

lol, mdr

Par joke-man, le 2009-09-15 14:31:22
ah oui, j'allais oublier :
"on se voit dimanche à l'apéro" ©

Par l'amicale de vouneuil, le 2009-09-15 15:27:40
on aimerait fusionner avec chasseneuil, c'est possible ?

Par GGBI, le 2009-09-15 15:39:05
Avec une telle fusion, ce n'est pas deux soldats qui encadreraient césar, mais toute une armée.

J'en profite pour donner rendez vous à tous les fondeurs du coin pour la 31ième édition des 10 et 20 Km de Vouneuil le 11 octobre prochain.

Par paris gooooo, le 2009-09-15 15:51:51
sous les Avé, la plage

Par Me Capello, le 2009-09-16 00:28:22
César entouré de ses gardes (possessif).
C'est de bon aloi.

Par Polar86, le 2009-09-17 09:15:25
Bonjour,
Sais tu si la course de Jaunay clan reprend son ancien tracé ou si elle conserve celui de l'an dernier? Tu sembles bien informé...

Par GGBI, le 2009-09-17 09:52:03
Bonjour,

Je pense qu'elle reprend son ancien tracé.

L'année dernière, ce sont des travaux (construction entre autre d'un rond point) qui ont empéché l'organisation de proposer le tracé habituel.

Par mieloup, le 2009-09-17 12:06:15
Avé gérard
et n'oublie pas
le médoc c'est plus fort que toi

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


César entouré de ses gardes.


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2009-08-18 11:16:10 : san francisco marathon - 9 photos - 39 réactions

De retour de vacances après trois semaines d’absence, je vais essayer de me remémorer un de mes premiers jours sur la cote ouest des états unis.

Car ce n’est que deux jours après notre arrivée sur le continent américain que se déroulais ce marathon tant attendu des joggeurs de san francisco. Attendu pour son parcours très sélectif et surtout parce que c’’est la seule course pédestre qui permet de franchir le célèbre Golden gate bridge qui fut jusque vers la fin du siècle dernier le pont suspendu le plus long du monde (http://fr.wikipedia.org/wiki/Golden_Gate_Bridge ).

D’une longueur d’environ deux miles, soit plus de 3 Km, il constitue avec sa double traversée environ 1/6ième de la course. Soumis au vent des bords de mer, avec une moitié en montant, il est à l’image de la difficulté de ce parcours.
Le départ est donné à 5h30 du matin. Avec le décalage horaire de neuf heures sur la France, il est pour moi 14h30. Mais cela ne constitue pas un avantage. Deux jours auparavant, les 18 heures d’avion, ponctuées de deux heures d’escale à Montréal avaient eu raison de tout repères biologiques et ma fraicheur étais déjà largement entamée.

D’autant plus que m’étant inscrit un peu tard, je n’ai pu que regarder partir les premiers concurrents. Pour éviter les bousculades, les départs se font par vagues et je n’aurais le droit de commencer mon périple qu’une minute trente plus tard.

Cela dis, je trouve ce principe très intéressant, les 1’30 qui me séparent des premiers seront décomptés pour le classement officiel. Ainsi un coureur qui comme à Paris peut mettre jusqu'à 20 minutes pour franchir la ligne de départ, ne met ici que quelques secondes (le temps maxi pour une vague de partir) et surtout c’est tout de suite fluide.

Fort de mes 2h51 à Paris, je pars avec l’idée de faire moins de trois heures. C’est une erreur, j’aurais du m’en douter, avec un tel chrono (moins de trois heures) on fini largement dans les 60 premiers, ce qui représenterais un petit exploit pour mon niveau.

Si les premiers Km sont plutôt plats et me permettent d’y croire, dès le 5ième Km on attaque une ascension. Et dans San Francisco, quand ça monte, c’est plus du 10/15% que des petites grimpettes. Et ce n’est pas non plus pour quelques mètres, mais plutôt de l’ordre du mile.

Toute la suite du parcours sera ainsi une succession de montées suivi de descentes aussi raides qui en fin de parcours s’avérerons elles aussi douloureuses. Seuls les derniers Km rejoignant les bords de mer sont à nouveau plats.

Vers le 7ième mile arrive le clou du circuit, le fameux golden gate bridge. On en prend plein la vue, il est gigantesque. La moitié du pont nous est réservée, l’autre reste ouverte à la circulation. C’est sous les encouragements des automobilistes que je parcours en aller retour ce pont dans lequel j’oublie complètement le chrono pour profiter de la superbe vue située entre la baie et l’océan pacifique.

Mais à la sortie de ce pont, je commence à accuser un coup de fatigue et nous n’en sommes pas encore à la moitié. Après quelques Km de route, nous entrons dans le grand parc de la ville. C’est dans ce parc que nous serpentons de long en large que nous franchissons la mi course.

Avec un chrono de 1h32, je sais que c’est raté pour les moins de trois heures. D’autant plus que je sens mes jambes lourdes. Du coup je ralenti un peu l’allure et me fais rejoindre par le groupe de 3h10. Je tiens deux miles avec eux avant de lâcher complètement et de me mettre en position endurance.

A plus de 8’ au miles, mon cardio est largement descendu, mais les jambes sont toujours très douloureuses, surtout dans les descentes.

Après trois miles à cette allure, un français que je reconnais à son tee shirt me dépasse. Je me hisse à son allure et entame la conversation.

Du coup je retrouve une allure plus rapide et les douleurs disparaissent dans la discussion qui s’entame entre nous. Deux miles plus loin, c’est lui qui commence à avoir du mal. Je me sens alors mieux et décide de finir devant.
Objectif, faire moins de 3h15. Le parcours devient plus facile dans les trois derniers miles et j’en profite pour rattraper quelques coureurs en difficultés. « good job » me disent ils.

Je commence à voir les premières jetées. Chacune est numérotée et je sais que l’arrivée est vers le numéro 30. Je défile les chiffres un à un pour franchir la ligne d’arrivée en 3h13.

Loin de mon chrono espéré, mais content d’avoir couru un marathon au parcours magnifique. San Francisco est très dépaysant.

Il est alors à peine 9 heures, la journée commence juste. C’est maintenant en famille que je vais fouler les rues de cette ville.

En tout je suis resté trois semaines de ce coté des états unis. A travers la Californie et un peu de Névada. Du reste du voyage, je n’en parlerai pas, car ce n’est pas le sujet de ce blog. Je fais seulement une petite allusion à badwater situé dans le désert de la mort il marque le départ d’une des courses d’ultra les plus dures au monde.
Situé à moins 85 mètres sous le niveau de la mer, c’est l’endroit le plus bas de l’Amérique du nord et surtout un des points les plus chaud de la planète avec jusqu'à 56 degrés en été. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Badwater_Ultramarathon ).

2009-06-15 11:37:05 : les foulées vouglaisiennes - 0 photo - 9 réactions

Une semaine après Saint Georges et l’orage venu perturber l’organisation, c’est à nouveau sous les éclairs que je pars en direction de Vouillé situé à environ 20 minutes de route de Chasseneuil.

L’orage gronde, mais la pluie est nettement moins forte que la semaine précédente et a même cessé toute activité au moment du coup de feu libérateur. Laissant place à un temps couvert et un peu lourd.
Mais les conditions sont tout de même nettement plus favorables que la veille avec un soleil de plomb.

Si coté météo tout va bien, je pars encore sans vraiment pouvoir évaluer mes capacités du jour. Les deux nuits précédentes ont été courtes et légèrement perturbées. C’est donc en manque de sommeil que je m’élance de la piste du stade de Vouillé pour deux boucles de 7,5 Km en compagnie des près de 200 coureurs engagés sur les deux distances proposées. Certains coureurs ne feront qu’une boucle pour une petite distance de 7,5 Km donc.

Après avoir parcouru le tour du stade, nous partons dans les rues de Vouillé. Le début du parcours est plutôt facile avec beaucoup de descentes contre une seule petite cote au début du second Km.

Du coup, même si temporise plutôt bien, je tourne en à peine plus de 3’30 durant les trois premiers Km. Le quatrième Km est une longue montée. Il faut bien reprendre le dénivelé négatif accumulé au début du parcours. Cette première difficulté est franchie sans trop de dégâts en 3’49.

Le sixième Km sur chemin est plutôt plat et il permet de récupérer avant une fin de parcours très difficile avec un succession de deux cotes très raides et qui font très mal au chrono.

Je passe la première partie du circuit en 28’30 et enchaine sur trois Km plutôt rapides dans le début du parcours très favorable. Du coup, je bas mon record sur 10 Km que je passe en 36’49. Soit plus de 16 Km/heures.

Coté classement, je suis 6ième après avoir rattrapé et lâché le même coureur que j’avais précédé une semaine plus tôt à Saint Georges.

Je me rapproche même du 5ième, lui aussi V1. Mais à l’entame de la portion difficile, je commence à ressentir la fatigue et me sens obligé de ralentir légèrement le rythme pour tourner en 3’45.

Malgré cette baisse de régime, je continue à me rapprocher du coureur de devant. La double cote du dernier Km ralenti vraiment fortement mon allure et m’empêche de battre mon record sur la distance.

Nous sommes trois coureurs à entrer quasiment ensemble sur la piste, mais je reste à une petite distance derrière le premier V1. Treize secondes et seulement quelques mètres nous séparent à l’arrivée. Je reste quand même très satisfait de mon chrono de 57’06 sur un parcours assez difficile.

Site de la course : http://fouleesvouglaisie.free.fr/

2009-06-08 11:22:36 : la Bailargeoise - 4 photos - 15 réactions

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, ce n’est pas une course réservée aux filles, comme la bordelaise ou encore la parisienne.

Et heureusement, car avec la météo orageuse qui s’est abattue sur la petite ville de saint georges les Baillargeaux samedi en fin d’après midi, il n’y aurait pas eu beaucoup de courageuse.

Ce ne sont que près de 130 coureurs et coureuses participants soit à la petite distance de 6,5 Km, soit à la plus longue de 13,2 qui se sont élancés vers 19 heures du parking de la salle des sports.

Pour ce vrai retour à la compétition depuis le marathon de paris, je n’ai pas suivi d’entrainement bien structuré. Alternant les enchainements de 5 à 6 séances avec des séquences de plusieurs jours de repos pour cause d’événements familiaux.

Des douleurs récurrentes aussi, avec récemment une cote fêlée lors d’une chute d’escaliers, sont aussi venus perturber la qualité de mes fractionnés.

S’est donc sans repères précis quand à mon état de forme que je m’élance en compagnie de ces coureurs acharnés. Et je me dis que justement je ne suis surement pas parti pour exploser mes records de vitesse.

Je connais le parcours et il n’est pas facile du tout. Il y a deux cotes plutôt raides. La première dès le second Km, avec un petit raidillon très court, mais vraiment casse pates et surtout au cinquième Km, une très longue montée annoncée à 12% sur plus de 500M.

D’autre part, la moitié se déroule sur chemin, et avec les intempéries du jour, il risque d’y avoir un peu de gadoue et il faut rester vigilant pour éviter une chute.

Pour les concurrents de la plus longue distance, dont je fais partie, il s’agit de réaliser ce circuit à deux reprises. Il faudra donc gravir deux fois la longue montée.

Le premier Km est quand à lui relativement facile, en légère descente, il est entièrement couru sur bitume. Du coup, fidèle à mon habitude, je pars vite. Après environ 500M, je suis encore dans le groupe de tête. Je décide alors de relâcher un peu, car je veux arriver frais pour la grosse cote de fin de boucle.

Je franchi ce premier Km en 3’30. Mon cardio qui n’aime pas l’eau depuis mon changement de pile, se met alors à bugger et je n’aurais plus droit au chrono que par courts passages. Ce n’est pas plus mal, car dans ce genre de courses plutôt nature et à fort dénivelés, les temps de passages n’ont pas vraiment d’importance.

Cela dis, je vois bien au fur et à mesure des Km que je suis largement en dessous de mes ambitions. Le raidillon du second Km m’a permis de revenir à la hauteur d’un coureur qui m’avait interpellé peu avant le départ. Habitant Paris, mais originaire de notre région, il vient régulièrement participer à nos courses locales. Coureur de la petite boucle, il était parti sur les mêmes bases que moi.

Je rattrape ensuite un autre concurrent qui à la chance de bénéficier d’un entraineur accompagnateur à vélo. Lui est inscrit sur la grande distance et j’arrive ainsi à comprendre que je suis en 4ième position.

Après un long passage sur chemin, nous retrouvons le bitume
pour une petite descente d’environ 500M avant d’attaquer une autre portion plutôt boueuse de plus d’un Km. C’est à l’issue de cette section que l’on se retrouve pour la grosse cote du 5ième Km.

C’est long et surtout de plus en plus pentu. A l’issue de cette cote et d’une petite partie plate, le circuit nous amène tout en descente vers la ligne d’arrivée synonyme de fin de course pour les coureurs de la petite distance. Dans cette montée que je grimpe péniblement, je me fais remonter par un petit groupe de trois coureurs. L’un d’eux est l’internaute parisien qui donne tout dans l’ultime difficulté de sa course.

Les deux autres sont, comme moi, dans la première partie de leur course. IL y a la première féminine et le coureur que j’avais dépassé dans le chemin accompagné de son coach.
Je les laisse filer, mais pas longtemps. Une fois sur le plat la distance qui nous sépare ne bouge plus et je passe donc la première moitié de ce parcours à quelques mètres de mes prédécesseurs.

Du coup dès le Km suivant je reprend le coureur qui commence à être à la peine. Nous arriverons ensemble jusqu’au petit raidillon qui lui sera fatal et je finirais donc seul à une distance respectable de la première féminine.

Dans l’ultime ascension, je souffre, mais résiste au retour de mon suiveur. Je tiens à conserver cette 5ième place. Dans l’ultime Km, une forte douleur à la poitrine me force à ralentir. Située en bas des côtes coté droit, elle gène ma respiration et me perturbe.

Je n’ai jamais ressenti une telle douleur et heureusement que nous sommes dans une portion facile et en fin de course. Je garde ma 5ième place pour une poignée de seconde à 50 secondes de la première féminine qui m’avait déjà devancé dans les mêmes proportions à Vouneuil.

Premier V1, me revoilà à nouveau sur un podium de ma catégorie et donc avec une nouvelle coupe.

Je dois maintenant essayer de retrouver un entrainement cohérent, dès la semaine prochaine je commencerai une préparation de 6 semaines pour mon prochain marathon qui se déroulera le 26 Juillet prochain.


Site de la course : http://groups.google.com/group/les-galopins-baillargeois

2009-05-18 11:00:41 : le relais des asperges - 3 photos - 23 réactions

Il fait froid sur Saint Cyr ce samedi de la mi mai. Le vent souffle fort et la pluie se fait menaçante. Ce n’est pas le temps idéal pour courir, mais on s’en contentera.

Plus d’un mois après le marathon de Paris, j’accroche enfin à nouveau un dossard pour participer à une des épreuves les plus originales du calendrier des courses hors stade de la Vienne.

J’aurais bien voulu reprendre le chemin des compétitions plus tôt, mais le calendrier du mois d’avril ne m’a pas permis de concilier cette activité avec les autres.

Pour cette course un peu originale, il s’agit de faire parcourir à un bâtonnet en forme d’asperge six tours d’un circuit pédestre de 2,35 Km.

En équipe de deux coureurs, il faut à l’issue de chaque tour passer le relais à son partenaire du jour, chacun faisant donc trois boucles.

Le circuit est nouveau, comme pour les années précédentes nous longeons le lac de Saint cyr, mais contrairement aux autres années, le reste du parcours est entièrement sur chemin, à l’abri de toute circulation automobile.

Deux cents cinquante coureurs ont répondu présent pour cette sympathique manifestation, soit 125 au départ de la première boucle.

Pour notre équipe, c’est moi qui m’y colle. Nous avons profité de l’échauffement pour reconnaitre le parcours.
Après une toute petite montée, le premier kilomètre commence par une longue descente vers le lac.

Ensuite, à l’issue d’une portion entièrement plate, nous arrivons en bordure de la plage. Un premier virage et c’est déjà la fin du premier kilomètre.

Mon objectif est de tourner en 3’30 au kilomètre et fort d’un départ un peu trop rapide et d’une première partie assez favorable, je franchi la marque de ce premier kilomètre en 3’15.

Cela me laisse de la marge pour le second qui s’avère un peu plus délicat. En effet, après le premier virage, il faut relancer le long de la plage avant de tourner à nouveau en direction de la salle des fêtes, lieu du départ et relais.

Sur cette petite partie goudronnée, on se retrouve avec le vent de face.

Heureusement pas trop longtemps, mais le dernier tronçon de ce nouveau parcours est encore plus délicat, il s’agit de remonter la petite descente du début. Je passe le second kilomètre en 3’32 et essaye de résister pour finir ce premier tour en 8 minutes pile.

Après avoir donné le relais à Hervé mon partenaire du jour, je pars tranquillement trottiner environ 5/6 minutes afin de tenter d’éliminer une partie des lactates accumulées durant cette première boucle.

J’ai un peu trop forcé dans le premier Km et sur les boucles suivantes, je serais un peu plus sage, passant en 3’20, puis 3’40 au second, soit pile poil dans l’objectif de 8’15 au tour.

Si dans le premier tour, on se retrouve entouré de coureur de son niveau, chaque équipe étant différente, pour les autres boucles il faut gérer soit même son rythme.

Hervé qui étais aussi de la partie à Paris, n’as pas eu beaucoup l’occasion de s’entrainer, mais il réussi quand même à boucler ses tours dans les temps escomptés et nous parcourons finalement ces un peu plus de 14 Km en 54’21.

Prochain objectif, Saint georges les baillargeaux le 6 juin. Une course à laquelle j’ai déjà participé à deux reprises. Mais depuis l’année dernière le parcours à changé. Etant donné que je n’avais pu y être, ce sera donc pour moi encore une nouveauté pour une distance atypique de 13 Km.

Site de l'organisation : http://www.lesbipedesdesaintcyr.com/

2009-04-07 01:17:25 : Paris express - 4 photos - 32 réactions

Comme beaucoup de coureurs en ce premier Dimanche d’Avril, j’étais au pied de l’arc de triomphe, prêt à m’élancer à travers les rues de la capitale pour mon douzième marathon.

Histoire d’avoir un objectif ambitieux et à défaut de rêver de podium, je m’étais fixé pour but d’améliorer mon chrono record obtenu à l’automne dernier dans sur le littoral Atlantique de La Rochelle en 2h54.

Tous les témoins sont au vert, mes dernier entrainements on été plutôt encourageants et la blessure ramenée du ski, qui m’avais tant fait souffrir lors des trois heures de Chasseneuil est oubliée.

Pourtant, à quelques heures du départ, le doute s’installe. Comment imaginer établir un record sur cette distance a peine trois semaines après avoir parcouru près de 43 Km lors de cette fameuse épreuve des trois heures de Chasseneuil.

Du coup, en manque de confiance, j’avais élaboré un plan de route. Moi qui ces derniers temps avait plutôt tendance à partir sur une allure et essayer de m’y tenir, je devais, afin de préserver tout espoir de réussite revenir à la sagesse de mes premiers pas sur ce type de course. A savoir partir calmement afin de se préserver pour la fin et ainsi pourvoir profiter pleinement de la course.

Après avoir fait le chemin hotel-Champs élysée avec deux amis, nous nous séparons à l’entrée des sas pour rejoindre chacun celui qui correspond à son objectif. Fort de mes derniers chronos, j’ai droit à l’ultime sas qui précède les élites.

Je décide de m’y rendre environ 20 minutes avant le départ, juste après un léger échauffement. Me sachant plus proche des 3 heures que des 2h30, je préfère me positionner en fin de sas. Cela me permet en plus de ne pas passer les 20 dernières minutes serrées dans les premiers rangs du sas.

Au coup de feu, tout le monde pousse pour franchir la ligne de départ dans une bousculade généralisée. L’excitation de cette foule et le relief plutôt descendant de ce début de parcours me font oublier mon idée première et je franchi le premier Km en 3’49. Pour quelqu’un qui voulait partir tranquillement en 4’12, c’est un peu rapide.

Au second Km je corrige le tir et passe en 4’05. Toujours un peu rapide, mais je me sens plutôt a mon aise à cette allure. Le cardio ne fonctionne pas, trop de monde. Du coup je suis bien obligé de me fier à cette sensation.

Je défile ainsi les trois kilomètres suivants en 4’07 pour atteindre le premier tapis en un peu plus de 20’. Loin de mon objectif initial, mais tant pis.

Ce plan que j’avais décidé de suivre est celui que j’avais respecté dans mes premiers marathons, à savoir, partir sur une allure légèrement plus lente que l’objectif sur le premier tiers de la course et accélérer ensuite dans le second tiers pour enfin tout lâcher dans le dernier.

Pour cela il faut bien sur partir suffisamment lentement. Ce que je n’ai pas réussi à faire ces dernier temps. Cela ne m’avais pas empêché de réaliser de meilleurs chronos, mais en finissant assez difficilement.

Aujourd’hui, je sais que si je pousse trop la machine, la défaillance risque d’être terrible. Du coup j’essaye de me raisonner. Pas facile et je ne réussirai à tenir le 4’12 que lors du 11ième kilomètre, car lors du ravitaillement, un bouchon c’est coincé dans ma semelle et m’a obligé à m’arrêter pour le retirer. Le reste du temps, je suis plutôt aux environs de 4’06.

Du coup, au 14ième j’hésite à accélérer et ce n’est qu’au 19ième que je me décide enfin à tenter l’aventure. Pourtant je ressens quelques douleurs inquiétantes aux cuisses. Et J’ai vraiment la sensation que j’aurais du mal à rallier l’arrivée.

Nous n’en somme pas encore à la moitié et déjà j’envisage de ne pas aller au bout dans de bonnes conditions. Je me dis alors que je dois positiver et y croire. Je franchi ce Km en 3’54. L’allure est lancée et trois Km plus loin, mes doutes sont oubliés en franchissant le semi toujours dans cette allure de plus de 15 Km/Heures. Là je croise mon fan club composé de ma femme et mes deux enfants.

Le chrono de 1h25’38, mieux qu’a la Rochelle, m’encourage à persévérer. La foule massée à partir de cet endroit nous porte littéralement de Km en Km. J’enchaine ainsi à cette allure jusqu’au 28ième sans encombres.

Mais les quais le long de la seine avec ces tunnels suivis de grimpettes terribles ont eu raison de ma confiance et si je tiens l’allure, j’ai à nouveau le sentiment que ce ne sera pas ainsi jusqu’au bout.

Le 28ième Km marque la fin du second tiers. Pas question pourtant de placer une seconde accélération. Maintenir l’allure serais déjà pas mal. Déjà le peloton que nous formions auparavant s’est étiré et je croise beaucoup de coureurs défaillants.

Chacun coure à son allure et je maintiens le cap jusqu’au 35ième, même si à deux reprise j’ai légèrement franchi le seuil des 4’ au Km.

Les sept derniers se font encore dans la douleur. J’arrive toutefois à maintenir une allure raisonnable de 4’09 au Km qui me permet d’en terminer sur un chrono totalement inespéré au départ puisque avec un objectif de moins de 2’54, j’en termine en fait en 2’50’47.

Je fini même en sprintant sur les derniers mètres pour essayer de passer sous les 2h51 au temps officiel. Peine perdue, je termine en 2h51’ pile après le coup de feu.

Voici une course qui tord le cou à deux idées reçues. Seulement trois semaines après un marathon couru en performance, il est encore possible d’améliorer son record et le négative split ça existe puisque je fais le second semi en 1h25’09, soit 29 secondes de mieux que le premier.

Désormais, place à la vraie récupération. Prochaine course le 16 Mai en duo au relais des Asperges à Saint Cyr dans ma Vienne natale.

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