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2009-10-08 23:13:56 : Tour de la Vienne

Qu’est ce qui m’avait pris de m’engager dans un truc pareil. Cette épreuve organisée par le club de Lencloitre a pour objet de parcourir la campagne de notre département en seize étapes, le tout en un jour, une nuit et une matinée.

Par équipe de neuf, nous devons chacun réaliser une étape en ligne de 13 à 18 Km, une autre courte en relais de 2 à 4 Km , et une dernière à deux en run and Bike la nuit.

Cela faisait plusieurs années que j’avais envie de participer, mais c’est assez difficile de monter une équipe de neuf coureurs. D’ailleurs nous n’avons réussi à la compléter que dans les derniers jours.

Pour ma partie, je me suis retrouvé avec l’étape individuelle la plus longue, le premier run and bike du soir et le premier relais de l’étape finale de 4,5 Km.

En pleine préparation pour le marathon de Dublin, j’ai ainsi pu profiter de cette longue étape de 18 Km pour remplacer le semi habituellement placé dans ce genre de préparation.

Pour ce qui est des étapes en ligne, les organisateurs ont pris plaisir à nous concocter les parcours très vallonnés, à l’image de notre région.

J’ai trouvé le miens particulièrement difficile. Même en Irlande je n’aurais pas autant de relief.

Départ à 13h30 pour cette quatrième étape individuelle. Du coup j’ai été privé de repas afin de partir le ventre vide.
Avec 48 équipes, il n’y a pas foule sur la ligne de départ. Et encore, comme c’est la 20ième édition, les organisateurs ont accepté plus de monde que les autres années où ils s’étaient limités à 30 équipes.

Heureusement, ils permettent à un cycliste par équipe d’accompagner le coureur de l’étape. Je serais donc suivi dès le second kilomètre par un de mes coéquipiers, car les vélos ne partent que 2 minutes après nous.

Je sais que l’étape est difficile et je pars donc prudemment malgré un début assez plat. Après 500M facile, première montée et 3’53 au passage du premiers Km, alors que ma moyenne finale est de 3’52, voilà un départ plutot bien négocié.

Au début, je suis dans un groupe de 3 coureurs, mais très vite je fais le choix de les laisser filer. Bien m’en a pris, je repasserai les deux coureurs avant l’arrivée.

En fait, même si il y a beaucoup de relief, c’est dans les montées que j’ai repris du temps sur mes prédécesseurs. Au final, je termine 4ième de cette étape plutôt satisfait d’avoir tenu une allure assez régulière.

Après un peu de repos pendant que mes coéquipiers réalisaient leurs étapes. C’est à 21h que j’enfourche le vélo. Pour les run and bike de nuit, il ne s’agit pas de chercher à être le plus rapide, mais de parcourir les 21 Km de l’étape tous groupés.

Avec mon partenaire nous avons choisi de réaliser la moitié de l’étape chacun d’une traite, avec donc un seul changement à mi parcours. C’est donc après environ 10 Km que je commence la partie course à pieds.

Nous avançons tranquillement autour de 11 Km/heures sur un parcours cette fois ci assez plat.

Vers 23 heures, nous arrivons enfin à l’arrivée de notre étape. C’est désormais au tour de nos coéquipiers d’assurer le reste de la nuit.

J’ai donc la chance de pouvoir rentrer me reposer avant de revenir pour l’ultime étape en relais.

Nous sommes trois coureurs a réaliser chacun une portion de cette dernière étape.

Pour le premier relais, J’ai 4,5 Km d’un parcours qui mis à part une bonne grimpette est assez plat.

L’échauffement est dur, j’ai encore des douleurs suite à mon étape de la veille.

Sur ce genre de distance j’ai toujours un peu de mal et pars un peu vite dans le premier Km en 3’19. Du coup je gère comme je peux pour tourner ensuite aux alentours de 3’35.

Une fois ce relais terminé, il faut filer vers les abords de l’arrivée. En effet les deux derniers Km doivent être courus à trois coureurs et je fais parti du lot.
Nous finissons ce tour de la vienne au sprint en essayant de doubler une ultime équipe.

Rendez vous maintenant pour le 26 Octobre à Dublin.

Cette semaine, j’ai enchainé sur les ultimes séances difficiles avec 10 Km allure envisagée pour le marathon mardi dernier et 7 fois 1240M en 4’30 ce soir.

La distance peut prêter à sourire, mais étant en déplacement à Paris, c’est au parc des buttes chaumont, autour du lac que j’ai réalisé ce fractionné.

Les réactions

Par JF, le 2009-10-09 20:05:15
Ta première phrase laisse à penser que tu regrettes d,avoir participer à cette course.......

Par GGBI, le 2009-10-10 11:07:30
Non, pas de regrets.
Bien au contraire, c'etais un week end sympa.

C'étais juste pour dire que c'est une épreuve assez difficile parce qu'il faut enchainer les courses.

A+

Par etienne59, le 2009-10-10 11:10:52
belle performance !!! je vois que tu tiens la forme !!une preparation pour le marathon des sables ???? bonjour à toute la famille

Par mieloup, le 2009-10-11 10:52:25
ces courses en relais reste des moments uniques avec ces coups de cœur, ces coups de gueule
une approche intéressante avec son lot de rencontres
bon témoignage gérard

Par James, le 2009-10-12 16:51:00
Gérard, tu as fais l'étape la plus longue mais tu as laissé le plus dur à tes collègues avec les liaisons de nuit.
En plus tu as pu te reposer, car tu reprenais que le lendemain vers 11h45.

Par GGBI, le 2009-10-12 19:30:31
Bonjour, James ?

Tu as raison, avec cette répartition, j'ai pu me reposer un peu plus que la plupart de mes coéquipiers.

D'ailleurs je ne me plaint pas, ou alors je me suis mal exprimé.
On peut d'ailleurs lire dans mon récit : "J’ai donc la chance de pouvoir rentrer me reposer avant de revenir pour l’ultime étape en relais."
Je ne fait que relater les faits.

Pour moi, comme pour la plupart des participants, la course est un plaisir et cette épreuve autant, voire plus que d'autres.

Cela dis, tu compte mal, puisque j'ai repris un peu plus tôt que tu ne le dis, et concernant les épreuves de nuit, j'en ait fait tout de même une, même si c'est la première.

Par maitre étalon, le 2009-10-12 20:28:48
attention entendez vous , 620m ou 625m?? si vous faîtes 100 tours ça fait 500m , rien a voir!!! alor 620m 625m qui a rasion??

Par james, le 2009-10-12 22:16:10
Salut GGBI,
Tu fais bien de t'interroger sur l'identité de mon homonyme .
Le James de la rue Carnot que je suis, a trop de respect pour les efforts à fournir sur ce tour de la Vienne pour faire la moindre réflexion à tous les participants !
Bon voyage et bon marathon à DUBLIN

Par eric8, le 2009-10-13 09:40:32
j'en proffitte pour passer un message, la fille rousse canon poster a 500 metre de l'arrivé en bout de trotoire avec des des dents et un sourire a faire tomber et qui criait comme je sais pas quoi est prié de me contacter, JE SUIS PAS SOURD!

Par GGBI, le 2009-10-13 14:13:57
@james, je me doutais bien que ce n'étais pas toi, le james que je connais, d'ou mon interrogation.

Car la remarque, bien que légitime, est un brin provocatrice.

@maitre etalon, je parle bien de 1240M, soit 620M au tour. Si tu as bien suivi, c'est Fred. qui annonce 620M dans son blog, puis 625M sur le forum. Car il fait ses fractionnés en même temps que la grosse lulu qu'il est obligé de contourner à chaque passage. D'où les 5M de plus.
La distance précise, je ne la connais pas, il faudra demander au maitre mesureur.

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Profil de mon étape. Ça monte, ça descend. Jamais vraiment plat.


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2009-09-21 15:46:38 : Le bol d’air 2009 - 3 photos - 8 réactions

En pleine préparation pour le marathon de Dublin, j’ai profité de ma quatrième participation au bol d’air de Jaunay-clan pour faire le point sur mon état de forme.

Ce n’étais surement pas le parcours idéal pour réaliser un chrono et je fini très loin de mon objectif initial de 37’, mais il faut ajouter qu’en plus d’un parcours plutôt compliqué, le soleil avait décidé de revenir une ultime fois pour clore un été qui dans l’ensemble aura été plutôt chaud.

Pourtant j’avais bien préparé cet objectif intermédiaire en allant repérer le circuit déjà bien rodé pour mes jambes. Une grande boucle de 10 Km démarrant en plein cœur de Jaunay clan pour nous amener dans la campagne environnante.

Oubliée la double boucle de l’année dernière pour cause de travaux sur le tracé du 10 Km.

C’est du moins ce que je croyais, mais par manque de bénévoles, les organisateurs ont du se résoudre à proposer pour la seconde année consécutive un parcours en deux boucles. Mais pour éviter les face à faces dangereux de 2008, ils ont entièrement revus l’itinéraire qu’ils ont réalisé plein de relances.

Après a peine 200M sur chemin caillouteux, un virage à gauche à angle droit oblige une première relance, mais pas le temps de reprendre de la vitesse que l’on tourne cette fois ci à droite. Moins de 100 M plus loin, rebelote, on tourne à gauche, puis encore à gauche, et enfin à droite, avant de retrouver la grande difficulté de l’ancien parcours, une longue montée assez raide d’environ 500M.
Et nous n’en sommes qu’au premier Km. Les suivants bien que plus calmes nous apportent tout de même leurs lots de relances.

Du coup, dés le départ, je ne suis pas du tout dans le tempo que je m’étais donné. Après un premier Km en 3’35, un second en 3’37, j’ai déjà absorbé la grosse difficulté. Mais j’y ait laissé beaucoup trop de forces et je vais devoir y repasser.

Le passage dans un lotissement n’est pas des plus agréables et en plus il est encore un peu vallonné. Heureusement, les deux derniers Km du parcours sont plus roulants. Il faut bien redescendre ce que l’on a monté.

Dès ce 3ième Km, je suis seul, mais aux abords de la fin de la première boucle, je suis rejoint par le premier V1 du 5Km. Nous terminerons ensemble cette première partie en 18’40, a peu près dans mes objectifs, mais déjà je commence à ressentir des signes de faiblesses.

Pris de cours je rate le ravitaillement de la mi course, ce qui avec le soleil m’aurais permis au moins de m’humidifier un peu la gorge. Tant pis.

La seconde boucle va s’avérer rude pour moi. J’entends une forte respiration qui m’est familière. Il s’agit d’un bon coureur V2 qui déjà m’avait ainsi rattrapé dans les ultimes mètres de la galopade des amoureux à Traversones en février dernier.

Il va me rejoindre en haut de la longue cote, je m’accroche alors un petit Km, mais vers la fin du 7ième Km, je suis pris d’une forte douleur sous les cotes. Une forte douleur qui déjà m’avait sérieusement fait ralentir lors des foulées de saint Georges.

S’agit-il d’un point de coté ? Difficile à dire, mais je suis obligé de ralentir. Heureusement, pou moi, cette fin de parcours est plutôt en descente et coté classement j’ai pas mal d’avance sur le coureur que je précède. Par contre, coté chrono, c’est plutôt la bérézina, je boucle cette seconde partie en 20’ pour un temps final de 38’40.

J’ai beaucoup trop souffert dans cette seconde partie pour
être satisfait de ce test. Je vais avoir besoin de retrouver un peu de fraicheur si je veux réaliser un bon marathon de Dublin.

Depuis deux semaines, je suis passé à 6 séances par semaine, trois d’endurance et trois fractionnés. J’enchaine des entrainements plutôt encourageants avec par exemple 6*1000M en 3’30 avec des séances plutôt ratée.

Je pense revenir à un programme plus calme en vue du prochain objectif dans deux semaines, le tour de la vienne en équipe. Il s’agit d’une course en étapes sur deux jours et une nuit. Nous sommes 9 coureurs. Chacun réalise un relais court (2 à 4 Km), une étape de jour longue (18 Km pour moi) et une autre en run and bike de nuit d’une vingtaine de Km.

Ensuite les 4 dernières semaines seront entièrement consacrées à la préparation exclusive du marathon de Dublin.

2009-09-15 11:35:42 : le médoc fête ses 25 ans - 1 photo - 9 réactions

IL y a comme ça des anniversaires symboliquement plus importants que d’autres. Un quart de siècle ça se fête, ou plutôt ça s’arrose.

Comme l’année passée, nous sommes un groupe d’une trentaine de Chasseneuillais à nous rendre dans la région de Pauillac pour 42 Km de dégustation pour seulement trois d’entre nous, une ballade de 8 Km le dimanche matin pour tous les autres.

Dans les deux cas, personnes n’oubli les célèbres dégustations œnologiques.

Le départ, c’est toujours un peu le cirque. D’ailleurs c’est le thème de l’année.

Depuis quelques éditions, les organisateurs en proposent un. Les coureurs ne sont pas obligés de le respecter, mais la plupart des bénévoles eux se déguisent sur le thème de l’année.

Notre petit groupe, avons choisi pour l’occasion des costumes de romains. Ce qui d’une certaine manière fait référence aux antiques jeux du cirque.

C’est donc sous les Avé que nous nous élançons au milieu de 8700 coureurs venus principalement ici pour faire la fête du jogging. Seuls quelques téméraires vont chercher ici une performance relative vu la difficulté du circuit.

C’est en effet un parcours en grande partie à travers vignes et châteaux aux allées parfois caillouteuses et donc difficilement propices à la performance.

Pour nous, pas question de chercher le moindre chrono, notre objectif est de rester groupés et de profiter de quelques ravitaillements spécifiques à cette région.

D’ailleurs dès les premiers mètres, il faut marcher ou trottiner selon la fluidité du peloton dans lequel nous nous sommes glissés quelques minutes avant le départ.
Il nous faudra bien les 8 Km nous amenant à la première dégustation de saint Julien pour pouvoir courir dans des conditions acceptables.

Ce premier ravitaillement est un délice, un Saint Julien 2000 qui a plutôt bien vieilli. Cela permet de repartir du bon pied en direction des autres châteaux.

Nous n’avons pas fait toutes les dégustations, il y en a trop. On s’est donc limité à 6 ravitaillements œnologiques, dont le lafite Rothschild et un Saint Estephe 1994 je crois.

Les derniers Km le long de l’estuaire sont épiques. On goute successivement à du jambon de pays, des huitres, de l’entrecôte et surtout dans le dernier Km , une glace et une bière qui sont les bienvenus vu la chaleur qui accompagnais cette 25ième édition.

La ballade du lendemain fut aussi ensoleillée et à permis de faire profiter de quelques crus à nos accompagnants.
Prochaine course la semaine prochaine à Jaunay clan pour un 10 Km que j’espère plus rapide que les 5h30 de parcours Médocain.

2009-08-18 11:16:10 : san francisco marathon - 9 photos - 39 réactions

De retour de vacances après trois semaines d’absence, je vais essayer de me remémorer un de mes premiers jours sur la cote ouest des états unis.

Car ce n’est que deux jours après notre arrivée sur le continent américain que se déroulais ce marathon tant attendu des joggeurs de san francisco. Attendu pour son parcours très sélectif et surtout parce que c’’est la seule course pédestre qui permet de franchir le célèbre Golden gate bridge qui fut jusque vers la fin du siècle dernier le pont suspendu le plus long du monde (http://fr.wikipedia.org/wiki/Golden_Gate_Bridge ).

D’une longueur d’environ deux miles, soit plus de 3 Km, il constitue avec sa double traversée environ 1/6ième de la course. Soumis au vent des bords de mer, avec une moitié en montant, il est à l’image de la difficulté de ce parcours.
Le départ est donné à 5h30 du matin. Avec le décalage horaire de neuf heures sur la France, il est pour moi 14h30. Mais cela ne constitue pas un avantage. Deux jours auparavant, les 18 heures d’avion, ponctuées de deux heures d’escale à Montréal avaient eu raison de tout repères biologiques et ma fraicheur étais déjà largement entamée.

D’autant plus que m’étant inscrit un peu tard, je n’ai pu que regarder partir les premiers concurrents. Pour éviter les bousculades, les départs se font par vagues et je n’aurais le droit de commencer mon périple qu’une minute trente plus tard.

Cela dis, je trouve ce principe très intéressant, les 1’30 qui me séparent des premiers seront décomptés pour le classement officiel. Ainsi un coureur qui comme à Paris peut mettre jusqu'à 20 minutes pour franchir la ligne de départ, ne met ici que quelques secondes (le temps maxi pour une vague de partir) et surtout c’est tout de suite fluide.

Fort de mes 2h51 à Paris, je pars avec l’idée de faire moins de trois heures. C’est une erreur, j’aurais du m’en douter, avec un tel chrono (moins de trois heures) on fini largement dans les 60 premiers, ce qui représenterais un petit exploit pour mon niveau.

Si les premiers Km sont plutôt plats et me permettent d’y croire, dès le 5ième Km on attaque une ascension. Et dans San Francisco, quand ça monte, c’est plus du 10/15% que des petites grimpettes. Et ce n’est pas non plus pour quelques mètres, mais plutôt de l’ordre du mile.

Toute la suite du parcours sera ainsi une succession de montées suivi de descentes aussi raides qui en fin de parcours s’avérerons elles aussi douloureuses. Seuls les derniers Km rejoignant les bords de mer sont à nouveau plats.

Vers le 7ième mile arrive le clou du circuit, le fameux golden gate bridge. On en prend plein la vue, il est gigantesque. La moitié du pont nous est réservée, l’autre reste ouverte à la circulation. C’est sous les encouragements des automobilistes que je parcours en aller retour ce pont dans lequel j’oublie complètement le chrono pour profiter de la superbe vue située entre la baie et l’océan pacifique.

Mais à la sortie de ce pont, je commence à accuser un coup de fatigue et nous n’en sommes pas encore à la moitié. Après quelques Km de route, nous entrons dans le grand parc de la ville. C’est dans ce parc que nous serpentons de long en large que nous franchissons la mi course.

Avec un chrono de 1h32, je sais que c’est raté pour les moins de trois heures. D’autant plus que je sens mes jambes lourdes. Du coup je ralenti un peu l’allure et me fais rejoindre par le groupe de 3h10. Je tiens deux miles avec eux avant de lâcher complètement et de me mettre en position endurance.

A plus de 8’ au miles, mon cardio est largement descendu, mais les jambes sont toujours très douloureuses, surtout dans les descentes.

Après trois miles à cette allure, un français que je reconnais à son tee shirt me dépasse. Je me hisse à son allure et entame la conversation.

Du coup je retrouve une allure plus rapide et les douleurs disparaissent dans la discussion qui s’entame entre nous. Deux miles plus loin, c’est lui qui commence à avoir du mal. Je me sens alors mieux et décide de finir devant.
Objectif, faire moins de 3h15. Le parcours devient plus facile dans les trois derniers miles et j’en profite pour rattraper quelques coureurs en difficultés. « good job » me disent ils.

Je commence à voir les premières jetées. Chacune est numérotée et je sais que l’arrivée est vers le numéro 30. Je défile les chiffres un à un pour franchir la ligne d’arrivée en 3h13.

Loin de mon chrono espéré, mais content d’avoir couru un marathon au parcours magnifique. San Francisco est très dépaysant.

Il est alors à peine 9 heures, la journée commence juste. C’est maintenant en famille que je vais fouler les rues de cette ville.

En tout je suis resté trois semaines de ce coté des états unis. A travers la Californie et un peu de Névada. Du reste du voyage, je n’en parlerai pas, car ce n’est pas le sujet de ce blog. Je fais seulement une petite allusion à badwater situé dans le désert de la mort il marque le départ d’une des courses d’ultra les plus dures au monde.
Situé à moins 85 mètres sous le niveau de la mer, c’est l’endroit le plus bas de l’Amérique du nord et surtout un des points les plus chaud de la planète avec jusqu'à 56 degrés en été. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Badwater_Ultramarathon ).

2009-06-15 11:37:05 : les foulées vouglaisiennes - 0 photo - 9 réactions

Une semaine après Saint Georges et l’orage venu perturber l’organisation, c’est à nouveau sous les éclairs que je pars en direction de Vouillé situé à environ 20 minutes de route de Chasseneuil.

L’orage gronde, mais la pluie est nettement moins forte que la semaine précédente et a même cessé toute activité au moment du coup de feu libérateur. Laissant place à un temps couvert et un peu lourd.
Mais les conditions sont tout de même nettement plus favorables que la veille avec un soleil de plomb.

Si coté météo tout va bien, je pars encore sans vraiment pouvoir évaluer mes capacités du jour. Les deux nuits précédentes ont été courtes et légèrement perturbées. C’est donc en manque de sommeil que je m’élance de la piste du stade de Vouillé pour deux boucles de 7,5 Km en compagnie des près de 200 coureurs engagés sur les deux distances proposées. Certains coureurs ne feront qu’une boucle pour une petite distance de 7,5 Km donc.

Après avoir parcouru le tour du stade, nous partons dans les rues de Vouillé. Le début du parcours est plutôt facile avec beaucoup de descentes contre une seule petite cote au début du second Km.

Du coup, même si temporise plutôt bien, je tourne en à peine plus de 3’30 durant les trois premiers Km. Le quatrième Km est une longue montée. Il faut bien reprendre le dénivelé négatif accumulé au début du parcours. Cette première difficulté est franchie sans trop de dégâts en 3’49.

Le sixième Km sur chemin est plutôt plat et il permet de récupérer avant une fin de parcours très difficile avec un succession de deux cotes très raides et qui font très mal au chrono.

Je passe la première partie du circuit en 28’30 et enchaine sur trois Km plutôt rapides dans le début du parcours très favorable. Du coup, je bas mon record sur 10 Km que je passe en 36’49. Soit plus de 16 Km/heures.

Coté classement, je suis 6ième après avoir rattrapé et lâché le même coureur que j’avais précédé une semaine plus tôt à Saint Georges.

Je me rapproche même du 5ième, lui aussi V1. Mais à l’entame de la portion difficile, je commence à ressentir la fatigue et me sens obligé de ralentir légèrement le rythme pour tourner en 3’45.

Malgré cette baisse de régime, je continue à me rapprocher du coureur de devant. La double cote du dernier Km ralenti vraiment fortement mon allure et m’empêche de battre mon record sur la distance.

Nous sommes trois coureurs à entrer quasiment ensemble sur la piste, mais je reste à une petite distance derrière le premier V1. Treize secondes et seulement quelques mètres nous séparent à l’arrivée. Je reste quand même très satisfait de mon chrono de 57’06 sur un parcours assez difficile.

Site de la course : http://fouleesvouglaisie.free.fr/

2009-06-08 11:22:36 : la Bailargeoise - 4 photos - 15 réactions

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, ce n’est pas une course réservée aux filles, comme la bordelaise ou encore la parisienne.

Et heureusement, car avec la météo orageuse qui s’est abattue sur la petite ville de saint georges les Baillargeaux samedi en fin d’après midi, il n’y aurait pas eu beaucoup de courageuse.

Ce ne sont que près de 130 coureurs et coureuses participants soit à la petite distance de 6,5 Km, soit à la plus longue de 13,2 qui se sont élancés vers 19 heures du parking de la salle des sports.

Pour ce vrai retour à la compétition depuis le marathon de paris, je n’ai pas suivi d’entrainement bien structuré. Alternant les enchainements de 5 à 6 séances avec des séquences de plusieurs jours de repos pour cause d’événements familiaux.

Des douleurs récurrentes aussi, avec récemment une cote fêlée lors d’une chute d’escaliers, sont aussi venus perturber la qualité de mes fractionnés.

S’est donc sans repères précis quand à mon état de forme que je m’élance en compagnie de ces coureurs acharnés. Et je me dis que justement je ne suis surement pas parti pour exploser mes records de vitesse.

Je connais le parcours et il n’est pas facile du tout. Il y a deux cotes plutôt raides. La première dès le second Km, avec un petit raidillon très court, mais vraiment casse pates et surtout au cinquième Km, une très longue montée annoncée à 12% sur plus de 500M.

D’autre part, la moitié se déroule sur chemin, et avec les intempéries du jour, il risque d’y avoir un peu de gadoue et il faut rester vigilant pour éviter une chute.

Pour les concurrents de la plus longue distance, dont je fais partie, il s’agit de réaliser ce circuit à deux reprises. Il faudra donc gravir deux fois la longue montée.

Le premier Km est quand à lui relativement facile, en légère descente, il est entièrement couru sur bitume. Du coup, fidèle à mon habitude, je pars vite. Après environ 500M, je suis encore dans le groupe de tête. Je décide alors de relâcher un peu, car je veux arriver frais pour la grosse cote de fin de boucle.

Je franchi ce premier Km en 3’30. Mon cardio qui n’aime pas l’eau depuis mon changement de pile, se met alors à bugger et je n’aurais plus droit au chrono que par courts passages. Ce n’est pas plus mal, car dans ce genre de courses plutôt nature et à fort dénivelés, les temps de passages n’ont pas vraiment d’importance.

Cela dis, je vois bien au fur et à mesure des Km que je suis largement en dessous de mes ambitions. Le raidillon du second Km m’a permis de revenir à la hauteur d’un coureur qui m’avait interpellé peu avant le départ. Habitant Paris, mais originaire de notre région, il vient régulièrement participer à nos courses locales. Coureur de la petite boucle, il était parti sur les mêmes bases que moi.

Je rattrape ensuite un autre concurrent qui à la chance de bénéficier d’un entraineur accompagnateur à vélo. Lui est inscrit sur la grande distance et j’arrive ainsi à comprendre que je suis en 4ième position.

Après un long passage sur chemin, nous retrouvons le bitume
pour une petite descente d’environ 500M avant d’attaquer une autre portion plutôt boueuse de plus d’un Km. C’est à l’issue de cette section que l’on se retrouve pour la grosse cote du 5ième Km.

C’est long et surtout de plus en plus pentu. A l’issue de cette cote et d’une petite partie plate, le circuit nous amène tout en descente vers la ligne d’arrivée synonyme de fin de course pour les coureurs de la petite distance. Dans cette montée que je grimpe péniblement, je me fais remonter par un petit groupe de trois coureurs. L’un d’eux est l’internaute parisien qui donne tout dans l’ultime difficulté de sa course.

Les deux autres sont, comme moi, dans la première partie de leur course. IL y a la première féminine et le coureur que j’avais dépassé dans le chemin accompagné de son coach.
Je les laisse filer, mais pas longtemps. Une fois sur le plat la distance qui nous sépare ne bouge plus et je passe donc la première moitié de ce parcours à quelques mètres de mes prédécesseurs.

Du coup dès le Km suivant je reprend le coureur qui commence à être à la peine. Nous arriverons ensemble jusqu’au petit raidillon qui lui sera fatal et je finirais donc seul à une distance respectable de la première féminine.

Dans l’ultime ascension, je souffre, mais résiste au retour de mon suiveur. Je tiens à conserver cette 5ième place. Dans l’ultime Km, une forte douleur à la poitrine me force à ralentir. Située en bas des côtes coté droit, elle gène ma respiration et me perturbe.

Je n’ai jamais ressenti une telle douleur et heureusement que nous sommes dans une portion facile et en fin de course. Je garde ma 5ième place pour une poignée de seconde à 50 secondes de la première féminine qui m’avait déjà devancé dans les mêmes proportions à Vouneuil.

Premier V1, me revoilà à nouveau sur un podium de ma catégorie et donc avec une nouvelle coupe.

Je dois maintenant essayer de retrouver un entrainement cohérent, dès la semaine prochaine je commencerai une préparation de 6 semaines pour mon prochain marathon qui se déroulera le 26 Juillet prochain.


Site de la course : http://groups.google.com/group/les-galopins-baillargeois

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