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2009-11-09 14:33:47 : L’ekiden de Chasseneuil

Moins de deux semaines après le marathon de Dublin, j’accroche à nouveau un dossard.

Certains diront que ce n’est pas raisonnable si peu de temps après une épreuve aussi longue.

C’est sur que ce n’est pas le bon moment pour espérer réaliser une performance, d’ailleurs bien que le parcours soit plutôt plat, je n’y aie pas établi de référence chronométrique sur la distance de 10 Km correspondant à mon relais.

Mais bon, une course sur ma commune et surtout avec l’occasion de faire participer notre association, cela ne se refuse pas. D’autant plus que pour l’occasion nous avons inauguré notre nouveau jeu de maillots à l’effigie de notre groupe.

Ces maillots, nous aurions du les avoir un mois plus tôt pour le tour de la vienne, mais un retard de livraison nous en avait alors privé. Ce n’était donc que partie remise.

C’est la troisième fois que je participe à cet ekiden, mais la première fois sous les couleurs de notre association. Les deux précédentes éditions pour lesquelles j’avais couru j’avais formé une équipe entièrement constituée de personnes de mon lotissement (voir http://ggbi.courseapied.net/billet.php?idbillet=2694 et http://ggbi.courseapied.net/billet.php?idbillet=4232 ).

Pour cette édition, j’ai choisi de faire le second relais (le premier de 10 Km). Avant moi, Joël à pris le départ de l’épreuve et du 5 Km d’ouverture. Après moins de 23’, il me passe le relais pour une course en deux boucles.

Sans repères, j’oublie tous les principes d’une épreuve d’endurance et pars comme un fou.

Alors que lors d’un de mes entrainements d’après j’avais du mal à passer sous les 3’38, je franchi le premiers Km en 3’25 et enchaine le second a peine plus lentement en 3’37.

Mon objectif de départ était pourtant assez modeste de 38’, soit du 3’50 de moyenne.

La fatigue me ramène vite à la raison dans le long faut plat de la rue du gué sourdeau et au bout du chemin qui nous ramène vers le parc longeant la ligne de départ, je franchi le troisième Km avec 10 secondes de plus que le précédent.

Les deux derniers Km du circuit n’étant pas les plus facile avec une petite cote et le passage dans un parc légérement boueux dans le quatrième, un virage très séré avant de revenir sur la ligne de départ dans le cinquième, je perds encore du temps sur ma moyenne pour franchir la mi parcours en 18’38.

Il me reste alors à réaliser le même circuit une seconde fois avant de laisser la main à Patrick, un autre coéquipier qui fait le second 5 Km.

Je reprends un peu de vitesse dans les deux premiers Km du circuit, mais fléchi énormément dans les deux kilomètres suivants avant de me ressaisir dans l’ultime Km et finit en 37’55, soit dans l’objectif initial.

Mes autres partenaires n'ont vraiment pas démérité et nous finissons en 2h59'31 tout juste sous les symboliques trois heures. Une première pour notre association dans ce type d'épreuve.

La semaine prochaine je prévois encore une course, en solitaire cette fois ci pour un 10 Km foret de moulière.

J’espère avoir récupéré pour pouvoir faire un chrono dans les même ordres et pourquoi pas un peu mieux histoire de faire tomber mon record de 37'35 établi il y a déjà un an et demi.


Les réactions

Par riri, le 2009-11-09 15:26:59
respect l'ami GGBI

Par adidas, le 2009-11-09 15:55:02
GGBI vous ne serez pas rémunéré sur cette épreuve il manque les photos de votre tenue black & white traditionnelle

Par GGBI, le 2009-11-09 15:58:20
J'aimerai bien mettre une photo, mais je n'en ai pas.

Pour une fois, pas de tenue adidas habituelle, mais le maillot de l'équipe jaune, short Nike et chaussures Nike lunaracer.
Seraient ce les prémices d'un changement de sponsor ?

A suivre.

Par Nike, le 2009-11-09 18:33:34
GGBI sans photo?? Serais-tu devenu anonyme?

Par mieloup, le 2009-11-09 20:02:41
l'importance n'est pas dans la couleur du maillot mais dans sa signification
c'est bien de courir pour l'association
c'est l'esprit
bien GG

Par Ginette, le 2009-11-10 14:38:54
Bravo mon beau gars , tu es marié au faite?

Par GGBI, le 2009-11-12 08:55:54
J'ai ajouté des photos.

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2009-11-04 17:44:01 : 30ième marathon de Dublin - 6 photos - 17 réactions

Deux ans après ma première participation à ce marathon Irlandais, me revoilà dans les rues de Dublin avec un objectif simple, faire tomber la barre des trois heures que j’avais raté de deux petites minutes en 2007.

A l’époque j’avais déjà un chrono établi sous les trois heures à Lille sur cette même distance mythique, mais blessé et sur un parcours qui se révèle compliqué j’avais du abdiquer dans les ultimes kilomètres pour arriver exténué en 3h02.

Depuis, cette barrière horaire je l’ai franchi à trois autres reprises. Affichant même un 2h51 à Paris en Avril dernier.

Mon objectif paraissait donc vraiment abordable.
Mais connaissant le parcours, je ne voulais pas crier victoire avant l’arrivée. En effet, même si ce n’est pas San Francisco, il y a sur ce parcours pas mal de relief et quelques petits raidillons mortels, surtout dans la seconde partie.

Le départ est donné à 9 heures. 7 secondes après mon marathon débute vraiment. Je me suis placé plutôt en avant afin de ne pas être gêné par la foule dans les premiers kilomètres.

Ce n’est pas Paris, mais nous sommes tout de même plus de 12000 coureurs et marcheurs à s’élancer dans cette compétition.

Pas mal de coureurs partent plutôt rapidement, difficile de jauger sa propre allure. Heureusement avec un cardio GPS, je peux consulter rapidement ma vitesse. Je pars à une allure de 15 Km/heures, les premiers Km sont plutôt favorables.

Très vite le relief s’impose et mon allure diminue fortement dès le 3ième mile. Les deux suivants plus plats nous mènent dans phoenix parc, le parc urbain le plus grand d’Europe. Nous y restons d’ailleurs assez longtemps, environ 10 km.

Au début, il y a une longue montée, en bordure de ce parc. Cette partie n’est pas très agréable et assez exposée au vent qui bien que assez faible se fait légèrement sentir.

Heureusement, je ne suis pas seul, je viens d’être rejoint par un groupe assez conséquent dans lequel je me cale jusqu’en haut.

Après cette longue montée d’environ 3 Km, la suite du parcours dans ce parc est vraiment favorable et je reprends énormément de temps pour revenir à un chrono proche de celui que j’avais connu à Paris.

La fin de ce premiers semi est relativement plat, avec tout de même quelques petites cotes casses pates. Je passe la mi parcours en 1h25’37, pile dans le même temps qu’a Paris.

Mais si à Paris j’avais réalisé un négative split, ici à Dublin c’est plutôt difficile, car comme je l’ai dis, la seconde partie est vraiment difficile avec jusqu’au 21ième mile une succession de petites cotes assez raides, d’autres plus longues et presque pas de descentes.

Une fois passé ce 21ième, la fin est vraiment plate, avec même une longue descente au début. Il y a deux ans, j’avais craqué avant ce 21ième mile et n’avais pas profité de cette fin de parcours favorable pour maintenir une allure confortable.

Cette fois encore, je craque dans les ultimes difficultés, mais nettement moins qu’il y a deux ans et si j’avais déjà trois minutes d’avance sur mon passage au semi par rapport à ma première participation, j’en gagne quatre de plus dans cette seconde partie pour finir sur un temps final de 2h54’57.

Après une semaine de récupération sur le sol Irlandais, j’ai repris la course lundi dernier.

Avec 5 marathons en 2009, la fatigue est là, ajouté à cela les deux kilos supplémentaires dus à la gastronomie Irlandaise.

Mes premiers footings d’après course ont étés laborieux. A l’image du fractionné de ce midi avec 6*1000M en 3’40, là où je les alignais en moins de 3’34 il y a trois semaines.

Dimanche prochain, j’attaque mon sixième marathon de l’année, mais je ne serais pas seul. En effet il s’agit d’un Ekiden (marathon en relais) qui à lieu sur ma commune. J’y ferais le second relais, soit un 10 Km.

La semaine suivante je devrais participer encore à un 10 Km dans la foret de moulière.

Un programme post marathon chargé, mais sans autre ambition que d’y prendre plaisir.

2009-10-08 23:13:56 : Tour de la Vienne - 1 photo - 10 réactions

Qu’est ce qui m’avait pris de m’engager dans un truc pareil. Cette épreuve organisée par le club de Lencloitre a pour objet de parcourir la campagne de notre département en seize étapes, le tout en un jour, une nuit et une matinée.

Par équipe de neuf, nous devons chacun réaliser une étape en ligne de 13 à 18 Km, une autre courte en relais de 2 à 4 Km , et une dernière à deux en run and Bike la nuit.

Cela faisait plusieurs années que j’avais envie de participer, mais c’est assez difficile de monter une équipe de neuf coureurs. D’ailleurs nous n’avons réussi à la compléter que dans les derniers jours.

Pour ma partie, je me suis retrouvé avec l’étape individuelle la plus longue, le premier run and bike du soir et le premier relais de l’étape finale de 4,5 Km.

En pleine préparation pour le marathon de Dublin, j’ai ainsi pu profiter de cette longue étape de 18 Km pour remplacer le semi habituellement placé dans ce genre de préparation.

Pour ce qui est des étapes en ligne, les organisateurs ont pris plaisir à nous concocter les parcours très vallonnés, à l’image de notre région.

J’ai trouvé le miens particulièrement difficile. Même en Irlande je n’aurais pas autant de relief.

Départ à 13h30 pour cette quatrième étape individuelle. Du coup j’ai été privé de repas afin de partir le ventre vide.
Avec 48 équipes, il n’y a pas foule sur la ligne de départ. Et encore, comme c’est la 20ième édition, les organisateurs ont accepté plus de monde que les autres années où ils s’étaient limités à 30 équipes.

Heureusement, ils permettent à un cycliste par équipe d’accompagner le coureur de l’étape. Je serais donc suivi dès le second kilomètre par un de mes coéquipiers, car les vélos ne partent que 2 minutes après nous.

Je sais que l’étape est difficile et je pars donc prudemment malgré un début assez plat. Après 500M facile, première montée et 3’53 au passage du premiers Km, alors que ma moyenne finale est de 3’52, voilà un départ plutot bien négocié.

Au début, je suis dans un groupe de 3 coureurs, mais très vite je fais le choix de les laisser filer. Bien m’en a pris, je repasserai les deux coureurs avant l’arrivée.

En fait, même si il y a beaucoup de relief, c’est dans les montées que j’ai repris du temps sur mes prédécesseurs. Au final, je termine 4ième de cette étape plutôt satisfait d’avoir tenu une allure assez régulière.

Après un peu de repos pendant que mes coéquipiers réalisaient leurs étapes. C’est à 21h que j’enfourche le vélo. Pour les run and bike de nuit, il ne s’agit pas de chercher à être le plus rapide, mais de parcourir les 21 Km de l’étape tous groupés.

Avec mon partenaire nous avons choisi de réaliser la moitié de l’étape chacun d’une traite, avec donc un seul changement à mi parcours. C’est donc après environ 10 Km que je commence la partie course à pieds.

Nous avançons tranquillement autour de 11 Km/heures sur un parcours cette fois ci assez plat.

Vers 23 heures, nous arrivons enfin à l’arrivée de notre étape. C’est désormais au tour de nos coéquipiers d’assurer le reste de la nuit.

J’ai donc la chance de pouvoir rentrer me reposer avant de revenir pour l’ultime étape en relais.

Nous sommes trois coureurs a réaliser chacun une portion de cette dernière étape.

Pour le premier relais, J’ai 4,5 Km d’un parcours qui mis à part une bonne grimpette est assez plat.

L’échauffement est dur, j’ai encore des douleurs suite à mon étape de la veille.

Sur ce genre de distance j’ai toujours un peu de mal et pars un peu vite dans le premier Km en 3’19. Du coup je gère comme je peux pour tourner ensuite aux alentours de 3’35.

Une fois ce relais terminé, il faut filer vers les abords de l’arrivée. En effet les deux derniers Km doivent être courus à trois coureurs et je fais parti du lot.
Nous finissons ce tour de la vienne au sprint en essayant de doubler une ultime équipe.

Rendez vous maintenant pour le 26 Octobre à Dublin.

Cette semaine, j’ai enchainé sur les ultimes séances difficiles avec 10 Km allure envisagée pour le marathon mardi dernier et 7 fois 1240M en 4’30 ce soir.

La distance peut prêter à sourire, mais étant en déplacement à Paris, c’est au parc des buttes chaumont, autour du lac que j’ai réalisé ce fractionné.

2009-09-21 15:46:38 : Le bol d’air 2009 - 3 photos - 8 réactions

En pleine préparation pour le marathon de Dublin, j’ai profité de ma quatrième participation au bol d’air de Jaunay-clan pour faire le point sur mon état de forme.

Ce n’étais surement pas le parcours idéal pour réaliser un chrono et je fini très loin de mon objectif initial de 37’, mais il faut ajouter qu’en plus d’un parcours plutôt compliqué, le soleil avait décidé de revenir une ultime fois pour clore un été qui dans l’ensemble aura été plutôt chaud.

Pourtant j’avais bien préparé cet objectif intermédiaire en allant repérer le circuit déjà bien rodé pour mes jambes. Une grande boucle de 10 Km démarrant en plein cœur de Jaunay clan pour nous amener dans la campagne environnante.

Oubliée la double boucle de l’année dernière pour cause de travaux sur le tracé du 10 Km.

C’est du moins ce que je croyais, mais par manque de bénévoles, les organisateurs ont du se résoudre à proposer pour la seconde année consécutive un parcours en deux boucles. Mais pour éviter les face à faces dangereux de 2008, ils ont entièrement revus l’itinéraire qu’ils ont réalisé plein de relances.

Après a peine 200M sur chemin caillouteux, un virage à gauche à angle droit oblige une première relance, mais pas le temps de reprendre de la vitesse que l’on tourne cette fois ci à droite. Moins de 100 M plus loin, rebelote, on tourne à gauche, puis encore à gauche, et enfin à droite, avant de retrouver la grande difficulté de l’ancien parcours, une longue montée assez raide d’environ 500M.
Et nous n’en sommes qu’au premier Km. Les suivants bien que plus calmes nous apportent tout de même leurs lots de relances.

Du coup, dés le départ, je ne suis pas du tout dans le tempo que je m’étais donné. Après un premier Km en 3’35, un second en 3’37, j’ai déjà absorbé la grosse difficulté. Mais j’y ait laissé beaucoup trop de forces et je vais devoir y repasser.

Le passage dans un lotissement n’est pas des plus agréables et en plus il est encore un peu vallonné. Heureusement, les deux derniers Km du parcours sont plus roulants. Il faut bien redescendre ce que l’on a monté.

Dès ce 3ième Km, je suis seul, mais aux abords de la fin de la première boucle, je suis rejoint par le premier V1 du 5Km. Nous terminerons ensemble cette première partie en 18’40, a peu près dans mes objectifs, mais déjà je commence à ressentir des signes de faiblesses.

Pris de cours je rate le ravitaillement de la mi course, ce qui avec le soleil m’aurais permis au moins de m’humidifier un peu la gorge. Tant pis.

La seconde boucle va s’avérer rude pour moi. J’entends une forte respiration qui m’est familière. Il s’agit d’un bon coureur V2 qui déjà m’avait ainsi rattrapé dans les ultimes mètres de la galopade des amoureux à Traversones en février dernier.

Il va me rejoindre en haut de la longue cote, je m’accroche alors un petit Km, mais vers la fin du 7ième Km, je suis pris d’une forte douleur sous les cotes. Une forte douleur qui déjà m’avait sérieusement fait ralentir lors des foulées de saint Georges.

S’agit-il d’un point de coté ? Difficile à dire, mais je suis obligé de ralentir. Heureusement, pou moi, cette fin de parcours est plutôt en descente et coté classement j’ai pas mal d’avance sur le coureur que je précède. Par contre, coté chrono, c’est plutôt la bérézina, je boucle cette seconde partie en 20’ pour un temps final de 38’40.

J’ai beaucoup trop souffert dans cette seconde partie pour
être satisfait de ce test. Je vais avoir besoin de retrouver un peu de fraicheur si je veux réaliser un bon marathon de Dublin.

Depuis deux semaines, je suis passé à 6 séances par semaine, trois d’endurance et trois fractionnés. J’enchaine des entrainements plutôt encourageants avec par exemple 6*1000M en 3’30 avec des séances plutôt ratée.

Je pense revenir à un programme plus calme en vue du prochain objectif dans deux semaines, le tour de la vienne en équipe. Il s’agit d’une course en étapes sur deux jours et une nuit. Nous sommes 9 coureurs. Chacun réalise un relais court (2 à 4 Km), une étape de jour longue (18 Km pour moi) et une autre en run and bike de nuit d’une vingtaine de Km.

Ensuite les 4 dernières semaines seront entièrement consacrées à la préparation exclusive du marathon de Dublin.

2009-09-15 11:35:42 : le médoc fête ses 25 ans - 1 photo - 9 réactions

IL y a comme ça des anniversaires symboliquement plus importants que d’autres. Un quart de siècle ça se fête, ou plutôt ça s’arrose.

Comme l’année passée, nous sommes un groupe d’une trentaine de Chasseneuillais à nous rendre dans la région de Pauillac pour 42 Km de dégustation pour seulement trois d’entre nous, une ballade de 8 Km le dimanche matin pour tous les autres.

Dans les deux cas, personnes n’oubli les célèbres dégustations œnologiques.

Le départ, c’est toujours un peu le cirque. D’ailleurs c’est le thème de l’année.

Depuis quelques éditions, les organisateurs en proposent un. Les coureurs ne sont pas obligés de le respecter, mais la plupart des bénévoles eux se déguisent sur le thème de l’année.

Notre petit groupe, avons choisi pour l’occasion des costumes de romains. Ce qui d’une certaine manière fait référence aux antiques jeux du cirque.

C’est donc sous les Avé que nous nous élançons au milieu de 8700 coureurs venus principalement ici pour faire la fête du jogging. Seuls quelques téméraires vont chercher ici une performance relative vu la difficulté du circuit.

C’est en effet un parcours en grande partie à travers vignes et châteaux aux allées parfois caillouteuses et donc difficilement propices à la performance.

Pour nous, pas question de chercher le moindre chrono, notre objectif est de rester groupés et de profiter de quelques ravitaillements spécifiques à cette région.

D’ailleurs dès les premiers mètres, il faut marcher ou trottiner selon la fluidité du peloton dans lequel nous nous sommes glissés quelques minutes avant le départ.
Il nous faudra bien les 8 Km nous amenant à la première dégustation de saint Julien pour pouvoir courir dans des conditions acceptables.

Ce premier ravitaillement est un délice, un Saint Julien 2000 qui a plutôt bien vieilli. Cela permet de repartir du bon pied en direction des autres châteaux.

Nous n’avons pas fait toutes les dégustations, il y en a trop. On s’est donc limité à 6 ravitaillements œnologiques, dont le lafite Rothschild et un Saint Estephe 1994 je crois.

Les derniers Km le long de l’estuaire sont épiques. On goute successivement à du jambon de pays, des huitres, de l’entrecôte et surtout dans le dernier Km , une glace et une bière qui sont les bienvenus vu la chaleur qui accompagnais cette 25ième édition.

La ballade du lendemain fut aussi ensoleillée et à permis de faire profiter de quelques crus à nos accompagnants.
Prochaine course la semaine prochaine à Jaunay clan pour un 10 Km que j’espère plus rapide que les 5h30 de parcours Médocain.

2009-08-18 11:16:10 : san francisco marathon - 9 photos - 39 réactions

De retour de vacances après trois semaines d’absence, je vais essayer de me remémorer un de mes premiers jours sur la cote ouest des états unis.

Car ce n’est que deux jours après notre arrivée sur le continent américain que se déroulais ce marathon tant attendu des joggeurs de san francisco. Attendu pour son parcours très sélectif et surtout parce que c’’est la seule course pédestre qui permet de franchir le célèbre Golden gate bridge qui fut jusque vers la fin du siècle dernier le pont suspendu le plus long du monde (http://fr.wikipedia.org/wiki/Golden_Gate_Bridge ).

D’une longueur d’environ deux miles, soit plus de 3 Km, il constitue avec sa double traversée environ 1/6ième de la course. Soumis au vent des bords de mer, avec une moitié en montant, il est à l’image de la difficulté de ce parcours.
Le départ est donné à 5h30 du matin. Avec le décalage horaire de neuf heures sur la France, il est pour moi 14h30. Mais cela ne constitue pas un avantage. Deux jours auparavant, les 18 heures d’avion, ponctuées de deux heures d’escale à Montréal avaient eu raison de tout repères biologiques et ma fraicheur étais déjà largement entamée.

D’autant plus que m’étant inscrit un peu tard, je n’ai pu que regarder partir les premiers concurrents. Pour éviter les bousculades, les départs se font par vagues et je n’aurais le droit de commencer mon périple qu’une minute trente plus tard.

Cela dis, je trouve ce principe très intéressant, les 1’30 qui me séparent des premiers seront décomptés pour le classement officiel. Ainsi un coureur qui comme à Paris peut mettre jusqu'à 20 minutes pour franchir la ligne de départ, ne met ici que quelques secondes (le temps maxi pour une vague de partir) et surtout c’est tout de suite fluide.

Fort de mes 2h51 à Paris, je pars avec l’idée de faire moins de trois heures. C’est une erreur, j’aurais du m’en douter, avec un tel chrono (moins de trois heures) on fini largement dans les 60 premiers, ce qui représenterais un petit exploit pour mon niveau.

Si les premiers Km sont plutôt plats et me permettent d’y croire, dès le 5ième Km on attaque une ascension. Et dans San Francisco, quand ça monte, c’est plus du 10/15% que des petites grimpettes. Et ce n’est pas non plus pour quelques mètres, mais plutôt de l’ordre du mile.

Toute la suite du parcours sera ainsi une succession de montées suivi de descentes aussi raides qui en fin de parcours s’avérerons elles aussi douloureuses. Seuls les derniers Km rejoignant les bords de mer sont à nouveau plats.

Vers le 7ième mile arrive le clou du circuit, le fameux golden gate bridge. On en prend plein la vue, il est gigantesque. La moitié du pont nous est réservée, l’autre reste ouverte à la circulation. C’est sous les encouragements des automobilistes que je parcours en aller retour ce pont dans lequel j’oublie complètement le chrono pour profiter de la superbe vue située entre la baie et l’océan pacifique.

Mais à la sortie de ce pont, je commence à accuser un coup de fatigue et nous n’en sommes pas encore à la moitié. Après quelques Km de route, nous entrons dans le grand parc de la ville. C’est dans ce parc que nous serpentons de long en large que nous franchissons la mi course.

Avec un chrono de 1h32, je sais que c’est raté pour les moins de trois heures. D’autant plus que je sens mes jambes lourdes. Du coup je ralenti un peu l’allure et me fais rejoindre par le groupe de 3h10. Je tiens deux miles avec eux avant de lâcher complètement et de me mettre en position endurance.

A plus de 8’ au miles, mon cardio est largement descendu, mais les jambes sont toujours très douloureuses, surtout dans les descentes.

Après trois miles à cette allure, un français que je reconnais à son tee shirt me dépasse. Je me hisse à son allure et entame la conversation.

Du coup je retrouve une allure plus rapide et les douleurs disparaissent dans la discussion qui s’entame entre nous. Deux miles plus loin, c’est lui qui commence à avoir du mal. Je me sens alors mieux et décide de finir devant.
Objectif, faire moins de 3h15. Le parcours devient plus facile dans les trois derniers miles et j’en profite pour rattraper quelques coureurs en difficultés. « good job » me disent ils.

Je commence à voir les premières jetées. Chacune est numérotée et je sais que l’arrivée est vers le numéro 30. Je défile les chiffres un à un pour franchir la ligne d’arrivée en 3h13.

Loin de mon chrono espéré, mais content d’avoir couru un marathon au parcours magnifique. San Francisco est très dépaysant.

Il est alors à peine 9 heures, la journée commence juste. C’est maintenant en famille que je vais fouler les rues de cette ville.

En tout je suis resté trois semaines de ce coté des états unis. A travers la Californie et un peu de Névada. Du reste du voyage, je n’en parlerai pas, car ce n’est pas le sujet de ce blog. Je fais seulement une petite allusion à badwater situé dans le désert de la mort il marque le départ d’une des courses d’ultra les plus dures au monde.
Situé à moins 85 mètres sous le niveau de la mer, c’est l’endroit le plus bas de l’Amérique du nord et surtout un des points les plus chaud de la planète avec jusqu'à 56 degrés en été. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Badwater_Ultramarathon ).

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