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2010-06-21 15:47:31 : maraisthon une première édition réussie

Plus de deux mois après ma petite déception aux trois heures de Chasseneuil, je renoue enfin avec la compétition.
Initialement inscrit pour le marathon du futuroscope qui avait lieu trois semaines plus tôt, j’avais du renoncer pour raisons familiales.

Du coup, je me suis rabattu sur un autre marathon de la région. Une version assez particulière pour ce type d’épreuve, car si il fallait bien couvrir la distance habituelle de 42,195 Km, la course avait lieu en majorité sur chemins à travers le marais poitevin, d’où le nom de maraisthon.

C’est donc sous le signe de la nature que les organisateurs avaient décidé d’inscrire cette toute nouvelle épreuve. Et il le fallait, car il n’était pas question de transformer le marais en poubelle à bouteilles plastique.

Du coup, que des gobelets aux rares ravitaillements. Car c’est une des petites erreurs commises par une organisation tout de même plus que correcte, il n’y avait pas assez de point de ravitaillements, seulement un tous les 8 Km environs contre les 5 habituels sur ce type de distance.

Heureusement, la météo pour cette saison, n’étais pas caniculaire. Avec un petit 20 degrés sous un ciel couvert elle est même presque idéale.

Il y a du monde au départ, d’ailleurs c’est complet depuis bientôt trois semaines. La course ayant lieu en majorité sur chemin, nous sommes limités à 700 coureurs.

Mais personne ne se bouscule sur la ligne, à croire que personne n’ose prendre la tête de la course. Du coup, je suis premier de la course. Du moins pendant une dizaine de mètres. Très rapidement un ovni me double. Le futur vainqueur fera cavalier solitaire sur la totalité du parcours, finissant en 2h34 avec plus de 10 minutes d’avance sur le second.

D’ailleurs je reste en tête du peloton pendant presque un kilomètre avant de laisser le relais à d’autres coureurs, puis de les laisser filer à leur rythme.

Dès le troisième kilomètre je suis sur un rythme régulier de 4’05 au Km, sur des bases proches de mon record obtenu à Paris en 2009.

Avec un second Km un peu rapide, je franchi même la borne indiquant le 5ième Km en 19’38. Mais déjà je constate la seconde erreur de l’organisation, mon GPS n’indique lui que 4,90 Km et la différence va même s’accroitre, car tous les Km sont trop courts. Je précise tout de suite que la distance finale est correcte, mon GPS m’indique même 42,300 Km. En fait ils ont juste rectifié le passage au semi qui est en parfaite corrélation avec mon cardio.

Nous sommes trois à faire course commune pendant les 8 premiers Km qui nous mènent enfin au premier ravitaillement. Je commençais vraiment à avoir soif et le ravitaillement en gobelets n’est pas fait pour m’arranger.

La gestion de l’hydratation à vraiment été compliquée et je pense que cela m’a même vraiment sérieusement handicapé.

Ce premier ravitaillement fait exploser notre groupe et je pars en avant à la recherche d’autre coureurs. Ainsi jusqu’au semi, je vais régulièrement changer de partenaire en fonction des opportunités. Mais je ne suis jamais seul.

Au semi je commence déjà à ressentir un peu de faiblesse et par manque de lucidité, je rate même le ravitaillement. Rapidement je réalise l’importance de ce raté et heureusement je rejoins un coureurs qui avait pris deux gobelets et a la gentillesse de m’en donner un.

Depuis le début de l’année, je subi une baisse de niveau et j’ai beaucoup de mal à enchainer les entrainements. Après ma déconvenue aux trois heures de Chasseneuil. J’ai carrément coupé complètement pendant deux semaines. Chose qui ne m’était pas arrivé depuis sept ans.

A toujours chercher la performance et à vouloir rester toujours au top, j’en avais presque oublié de prendre du plaisir. Après les deux semaines de coupure, j’ai décidé de ne plus me faire mal à l’entrainement. Du moins tant que l’envie ne revenais pas.

Je me suis tourné aussi vers d’autres plaisirs plus culinaires et avant de reprendre sérieusement l’entrainement, seulement un mois avant le départ de la course, j’avais pris près de 5 Kg.

En un mois, j’ai réussi à en reperdre 4 et dans les ultimes entrainements, à retrouver des sensations proches de mon niveau de 2009.

Proche, mais pas tout à fait complètement et j’ai surement du aussi beaucoup me fatiguer à perdre ce surpoids.

Le passage au semi, me fait basculer dans le très dur. Si je passe en 1h26, je sais que je n’accrocherai pas les 2h52. J’espère surtout pouvoir rester sous les trois heures. C’était en fait mon objectif initial au début de ma préparation.

Mais rencontrer le mur dès la moitié de la compétition c’est plutôt difficile à aborder. D’autant plus que le parcours est en deux boucles. Je suis donc juste à coté de la ligne d’arrivée. Rien de plus tentant pour abandonner.

Heureusement, je tiens absolument à tout tenter pour ne rien regretter. Et autour de moi, beaucoup de concurrents sont à la peine. Même si je me fais doubler à deux reprises, je rattrape encore beaucoup de coureurs. Et celui qui m’avait gentiment offert un gobelet lors de mon ravitaillement raté du semi est dans le même état que moi.

Nous avons ainsi fait toute la seconde boucle ensemble. Passant de 4’05 au kilo, à 4’15, puis 4’30 jusqu’au 35ième, pour finir en 4’45.

Dans les deux derniers Km, un ultime effort pour revenir à un rythme de 4’30 va nous permettre de franchir in extrémis la ligne en moins de trois heures pour seulement 12 petites secondes.

Loin de mon record sur la distance je suis tout de même assez satisfait, ce marathon m’a redonné le plaisir de la course à pieds. Si au début de ma préparation, je me suis forcé à reprendre les fractionnés, en retrouvant de l'aisance, j'avais même du mal à me freiner sur les deux dernières semaines.

Je regarde désormais vers Toulouse pour ma prochaine longue distance à l’automne prochain sur les terres des mollo's, avec un passage à Lille pour le semi de la célèbre braderie.

Les réactions

Par Qrieux, le 2010-06-21 16:03:21
Le parcours est jolie ?

4 kilos de perdus en un mois ton coup de mou du semi est peut être là, non ?

Par CPAM, le 2010-06-21 16:06:21
bravo gégé, boen joué !
tu t'es accroché, t'as même volé de l'eau à ton collègue !
rien à redire, du bel ouvrage !

Par GGBI, le 2010-06-21 16:15:45
Le parcours est même très sympa, pratiquement toujours le long des cours d'eau.

La perte rapide de poids est surement un des éléments du coup de mou au semi.
L'autre étant une première moitié surement trop ambitieuse, le dernier la mauvaise hydratation.

Par Oliver Stim, le 2010-06-21 16:21:36
comment t'as fait pour tes gels avec le manque d'eau ?

quelle stratégie as tu adoptée ?

Par Qrieux, le 2010-06-21 16:23:53
Tu as recherché la perte de poids ou elle t'es tombé dessus suite à la reprise d'entrainement ?

Par GGBI, le 2010-06-21 16:38:23
Pour les gels, j'ai du improviser et du coup j'en ai pris uin de moins que prévu.

Je crois vraiment que le plus dur a été d'attendre le premier ravitaillement.
Je prend toujours un gel dès le premier et là j'ai du attendre presque le double de temps que d'habitude.

Pour le poids, c'est un peu les deux, j'ai cherché a en perdre, mais l'entrainement intensif m'y a bien aidé.

Par Caf86, le 2010-06-21 16:41:50
« je vais régulièrement changer de partenaire au grès (sic !) des opportunités ». Bonjour, vous passerez nous voir pour rectifier votre déclaration de situation pour le versement de vos allocations. Ok, en France les maîtresses et les trucs entres hommes sont autorisés mais faudrait pas pousser le bouchon trop loin, si vous nous permettez l'expression, et en profiter pour déclarer plusieurs ménages. Y a de la restitution d'indus dans l'air.

Bises-bises et félicitations pour la perf'

Par Rick, le 2010-06-21 17:15:10
Est-ce qu'on est marathonien quand on fait 3h moins 12secondes? je plaisante, féloches.
Je voulais savoir, ton tout premier, tu l'avais fait en combien de temps?

Par Jeux de mots laids, le 2010-06-21 20:01:55
De grès ou de force? Ha à l'insu de son plein grès, ok ok.

Par GGBI, le 2010-06-21 21:33:57
@Rick, je ferais plutôt parti de ceux qui pensent qu'un marathonien est celui qui couvre la distance. Peu importe le chrono.
Pour les puristes du forum, à 12 secondes près, j'en fais parti.

Mon premier, le médoc 2004 en 3h32.
Depuis, je suis revenu sur ces lieus pour le faire en 5h30. Ce qui est plus raisonnable.

@jeux de mots laids, je ne suis pas un as de l'orthographe, je le regrette un peu.

Par Cyril, le 2010-06-22 19:19:38
J'ai lu ton compte-rendu avec beaucoup d'intérêt, je pensais au début que tu n'allais pas finir. Vraiment bravo, en plus c'est vraiment pas facile un marathon avec si peu de participants et avec un parcours visiblement très varié.

Bonne récup.

Par james, le 2010-06-22 22:23:03
Une seule solution pour anticiper à la fois la déshydratation et le manque de tonus : consommer régulièrement du bon vin rouge ( Bordeaux) (jusqu'à 1 litre par jour). Avec ça , vous êtes définitivement à l'abri . Je peux prouver chronométriquement la méthode après plus de 30 ans "d'abnégation"

Par yannnn, le 2010-07-15 17:38:48
bravo pour ce chrono...et merci pour ce beau CR

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)




Le circuit à travers les marais.


Le profil assez plat, mais avec deux pont très raides à passer à chaque boucle.


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2010-03-29 14:39:11 : les trois heures de chasseneuil 2010 - 1 photo - 16 réactions

Chaque année à l’approche du printemps, ma petite commune accueille une course pédestre au règlement unique dans notre département.

C’est la seule course horaire inscrite au calendrier de la vienne.

Trois heures sur un circuit de 1,8 Km avec pour objectif de boucler un maximum de tours.

Un peu plus de 23 pour atteindre la distance mythique du marathon, c’est ce que j’avais réussi l’année dernière avec près de 43 Km parcouru dans la durée imposée par l’épreuve.
Trois semaines plus tard, je confirmais ma bonne forme du moment en signant un chrono de 2h50 au marathon de Paris.

Depuis de l’eau à coulé sous les ponts, trois marathons de plus pour boucler la très bonne année 2009, puis une grippe, une reprise surement trop rapide, une grosse lassitude et une confiance en berne.

C’est avec un état d’esprit mitigé que je m’aligne pour ma septième participation à notre course locale. En effet malgré mes mauvaises sensations, j’avais réussi il y a quinze jours un chrono sur 20 Km proche de mon record sur cette distance.

Mais il ne s’agissait pas de crier victoire, ce record je l’avais établi sur un parcours bien plus difficile que celui proposé à Lencloître et il date de 2008, ors en 2009 j’avais le sentiment d’avoir progressé.

La semaine qui a suivi, j’ai voulu booster encore un peu mon entrainement, mais rien à faire, je ne tiens plus les entrainements que je m’imposais l’année dernière.

Du coup à une semaine de l’épreuve, nouveau coup de pompe.

La semaine dernière j’ai énormément levé le pied afin de retrouver un peu de fraicheur. Mais coté diététique, c’est limite et c’est avec près de 3 Kilos supplémentaires que je prends le départ.

Il y a moins de monde que l’année dernière. Surement à cause du changement de date. En effet, pour permettre à une épreuve voisine d’avoir lieu, nous avons accepté de décaler la notre d’une semaine.

La météo aussi est de la partie, avec beaucoup de pluie dans la nuit et un vent parfois assez violent au moment de partir.

Je pars tout de même avec l’objectif de tenter de rééditer mon résultat de l’année dernière, dépasser la distance marathon.

Avec un voisin affichant des chronos proches du miens, nous décidons de faire la course ensemble et très vite nous nous retrouvons aussi avec un autre coureur qui envisage une telle distance.

Devant une fusée est partie pour tenter de battre le record de l’épreuve qui est de 48 Km. Il me doublera à trois reprise pendant ces trois longues heures.

Mon cardio ne démarre pas et pour la première fois, je vais
me débrouiller sans cet indicateur. Ce n’est pas forcément important, habituellement je le consulte très peu.
Mais tout de même, j’aime bien l’avoir en début de course pour éviter de trop m’enflammer.

Les premiers tous se déroulent sans soucis. A trois coureurs, chacun prend le relais régulièrement.
Puis un quatrième coureur nous rejoint et relance un peu l’allure.

Mon voisin me dis qu’il ne veut pas suivre, je reste avec lui et laisse filer le podium. De toute façon je ne me sens pas capable de rester dans leur allure.

Nous en sommes a peine à mi course et déjà je commence à sentir des signes de faiblesses.

En plus, j’ai mal géré ma prise de gels. L’année dernière j’en prenais un tous les quatre tours, cette année je l’ai fait tous les 3 tours.

Du moins sur les 9 premiers. Et je commence à avoir mal au ventre.

J’ai maintenant du mal à suivre mon voisin alors que celui-ci à déjà ralenti.

Alors que nous tournions en 7’20/30 au tous, nous sommes désormais en 7’40/50.

Deux tours plus loin, je lâche prise. Je souffre trop et si loin de l’arrivée je me dis que ça ne tiendra pas. Et pour lâcher, je lâche complètement.

J’en profite pour discuter avec certain coureurs que je rattrape et fini le tour suivant en presque 9’. Encore un tour à cette allure et on arrive alors dans la dernière heure.

Là je me dis que soit j’abandonne, soit j’essaye de me fixer un nouveau challenge raisonnable. Mais je ne veut pas continuer ainsi.

Un coup d’œil à mon GPS et je vois que j’ai fait 28 Km en deux heures. Je me dis alors que je dois en faire au moins 12 dans la dernière heure histoire de passer les 40 Km.
Alors je relance un peu l’allure et passe les tours suivants en 8’30/40.

C’est bon pour les 40 Km.

A deux minutes de l’arrivée, j’aperçois mon voisin environ 20 mètres devant moi. Du coup je prends mes jambes à mon cou et le dépasse sans tarder.

Au passage je lui fais un signe et il m’emboite le pas. Sur ma lancée, je fini ces deux dernières minutes à 15 Km/heures et même si il ne finit pas loin, il ne parvient pas à me rattraper.

Dommage que nous ne nous soyons pas rattrapés plus tôt.
Du coup au classement général, je lui vole la 4ième place qui n’est de toute façon pas la meilleure.

Au final j’affiche au compteur 40,960 Km. Ce qui me ramène plus de deux ans en arrière.

Même si je limite les dégâts, au delà du résultat, c’est aussi le moral qui à flanché. J’ai le sentiment de ne plus vouloir forcer comme avant. Faire de la course uniquement en allure tranquille pour ne pas se faire mal.

Mon prochain objectif sera le marathon du futuroscope fin mai. Je ne sais pas encore comment l’envisager, en « touriste » ou bien à la recherche au moins d’un chrono sous les 3 heures.

2010-03-15 13:55:14 : Les 20 kilomètres de Lencloitre - 2 photos - 18 réactions

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas accroché de dossard.

C’était en Novembre derniers, aux foulées de l’automne à Montamisé.

Je me devais de conclure cette saison sur une note un peu plus positive.

Depuis le mois de Décembre je suis perturbé dans mes entrainements. Impossible d’enchainer comme je le faisais des longues séances de fractionné.

Là où, par exemple, je faisais jusqu'à 8*1000M en 3’35, je m’épuise et n’en aligne plus que 4.

Alors j’ai baissé toutes mes allures. Mais impossible de me résigner à baisser ainsi de niveau.

Dans deux semaines ce sont les trois heures de Chasseneuil et j’aimerai bien comme l’année dernière dépasser la distance mythique du marathon.

Ce week-end, je voulais alors faire un test.

Objectif faire moins de 1h20 sur 20 Km. Si je ne suis pas capable de tenir cette allure, je ne peux pas envisager faire 42Km en trois heures.

Je pars donc avec l’objectif de faire moins de 4’ à tous mes Km. Ou du moins le plus longtemps possible.
Le parcours, bien que pas tout à fait plat ne présente aucune difficultés et ça je le sais déjà car une personne ayant participé l’année précédente me l’a décrit.

Je pars relativement prudent, la plupart des coureurs ont tendance à partir trop rapidement. Je me laisse donc passer par bon nombre de coureurs surement trop ambitieux.

Un coup d’œil au cardio ne me dit vraiment rien de bon. Après seulement deux minutes de course, il affiche déjà 190 puls. Impossible d’imaginer tenir une telle fréquence proche de mon maximum sur une distance proche du semi marathon.

Je ralenti, mais comprend rapidement que je ne pourrais me fier à cet appareil au début, car les chiffres deviennent vite fantaisistes. En fait la ceinture n’est plus suffisamment humide.

Je passe ce premier kilomètre en 3’51. Un peu rapide par rapport à mon objectif mais j’ai déjà fait pire.
Dès le second, transpiration oblige, mon cardio se remet à fonctionner correctement et je décide d’essayer de rester sous les 180.

Autour de moi je reconnais quelques coureurs avec qui j’évolue habituellement. Voilà qui est plutôt rassurant.
Pour la plupart ils font le 10, mais au moins sur cette première boucle, je ne suis pas seul.

L’allure est moins soutenue durant les 4 Km suivant que je tourne à des vitesses proches de 15 Km/heures.

Nous passons la borne 5 en 20’. Mais en fait, déjà depuis le début mon GPS qui est programmé pour bipper tous les kilomètres avait retenti depuis une bonne dizaine de seconde.

Nous avons donc de l’avance sur le moins de 40’ pour la première boucle.

Je le sais, mais pas les coureurs autour de moi et je comprends à leur réaction que certains aimeraient bien passer cette barre symbolique des moins de 40’ sur 10 Km.
J’interpelle un coureur que je connais qui effectivement vise ce chrono pour la première fois. Du coup je lui propose de me suivre et j’accélère.

Pour les cinq derniers kilomètres de la première boucle je suis plus en 3’55 histoire d’assurer un passage en moins de 40’.

Mais mon amis ne tiens la cadence que jusqu’au septième.
Je me retrouve alors seul et franchi la ligne de départ marquant le passage dans la seconde moitié en 39’18. Je pense que mon camarade à du réussir à faire ses moins de 40’.

Pour ma part je m’apprête à faire une seconde boucle en solitaire. J’ai en ligne de mire plusieurs coureurs eux aussi seul. J’arrive à en distinguer 4.

Mais déjà les efforts consentis lors de mon accélération sur la fin de boucle se font sentir et je commence à avoir un point de coté.

Je ralenti donc sur le 11ième puis le 12ième Km où pour la première fois je mets 4’ pile. A 8 Km de la ligne d’arrivée je commence à me poser des questions.

Mais je me rapproche de plus en plus du coureur qui me précède. Du coup j’accélère dans ce treizième kilomètre et je retrouve alors des temps de passages largement en dessous des 4’.

Finalement je rejoins en même temps deux coureurs qui n’arriveront pas à me suivre et finiront ensemble. Parmi les deux, il y a le premier sénior que je connais très bien car nous avons un niveau similaire.

Cela me redonne le moral et j’oubli un peu les difficultés rencontrés en début de seconde boucle.

Les kilomètres défilent et le dernier quart a finalement été pour moi celui couru le plus vite. J’en termine ainsi en 1h18’34, soit une seconde moitié légèrement plus rapide.

L’objectif est donc plus qu’atteint, à moins d’une minute de mon meilleur chrono sur la distance je m’aperçois
finalement que même avec un faible entrainement je n’ai presque rien perdu de mon niveau.

C’est donc pour l’instant assez confiant que j’envisage les trois heures de Chasseneuil dans maintenant moins de deux semaines.

2010-01-13 15:03:27 : A bout de souffle - 0 photo - 28 réactions

Cela fait maintenant près de deux mois que je n’avais pas donné de mes nouvelles et pour cause, j’avais pris la décision de n’intervenir que suite à une compétition.

Des compétitions, en hivers, déjà qu’il n’y en a pas beaucoup, mais en plus je me trouve dans une telle méforme que je n’ai pas du tout envie d’y participer.

Après ma dernière course à Montamisé que j’avais courue un peu en dessous de ce que je pense pouvoir faire, mon niveau a continué à baisser.

Rien de bien inquiétant, je pense alors avoir besoin d’un peu de repos.
Du coup je lève un peu le pied.

Et puis sept jours plus tard, la grippe me cloue au lit toute une semaine.
Au retour de cette semaine, toutes mes sorties sont devenues difficiles.

J’ai perdu environ 2 Km/heures sur toutes mes allures.
Ma Fc au repos est passée de 45/50 à 60.

J’ai passé les fêtes de fin d’année pratiquement sans courir en me disant qu’après ce petit repos tout serais oublié.

Mais il n’en est rien et du coup, j’ai plutôt le moral en berne. J’ai sérieusement réduit mes entrainements qui se résument à 3 footings d’environ. Et encore, je fini toujours très fatigué, incapable de courir à moins de 150 puls à 10 Km/heures alors que je courais à 140 pour 12.

Maintenant je m’interroge beaucoup. Est-ce la grippe qui m’a tellement fatigué qu’il me faut du temps pour remonter la pente. Est-ce une année 2009 peu être trop chargé ? Voire les deux.

Est-ce un surentrainement ? Une carence ?

Vais-je retrouver mon niveau d’avant ?

Si vous avez des témoignages ou des idées, n’hésitez pas à intervenir.

2009-11-18 14:43:09 : Les foulées douces - 3 photos - 13 réactions

Ce joli titre est le nom du club organisateur de la course du jour. Basé a Montamisé, une commune proche de Chasseneuil, ils ont la chance d’accueillir sur leur territoire la foret de Moulière.

C’est dans ce cadre pittoresque que se déroulai pour la septième fois ce week end la course d’automne.

A travers les tortueux chemins de sous bois, il s’agit plutôt d’une course nature. Moi qui suit plutôt habitué aux routes bien stables et aux chronos réguliers, il faut ici oublier tous ses repères.

Et s’agissant d’oublier ses repères, les organisateurs nous ont bien aidés en plaçant de manière relativement aléatoire les bornes kilométriques. A l’image d’un dernier Km trop long pour les coureurs en quête de performance.

Mis à part ce petit détail, cette course à laquelle j’avais participé lors des quatre premières éditions, est parfaitement organisée.

Et pourtant nous en donnons du fil à retordre aux organisateurs. Avec chaque année des records de participation.

J’ai encore en souvenir l’édition 2004 où pour pouvoir pointer tous les coureurs dans l’ordre, il avait fallu stopper certains participants près de 100M avant la ligne d’arrivée.

Cette année, l’affluence est à nouveau au rendez vous, avec 452 coureurs sur le 10 Km et près de 200 sur la première boucle, nous sommes nombreux à avoir profité des derniers soleils d’automne.

Et le parcours n’est pas fluide, il y a de nombreuses portions où il est même plutôt délicat de dépasser sans sortir du chemin.

Ce n’est donc pas la course à chercher le record, mais cela n’est pas l’objectif du jour.

Seulement après trois semaines d’un marathon plutôt éprouvant, je suis plutôt en recherche de forme. Mes derniers entrainements ont étés assez laborieux et mon chrono en dessous de mes capacités la semaine précédente à l’ekiden me le confirment.

Je pars donc dans un état d’esprit plutôt tranquille et passe le premier Km en 3’53. Positionné dans le début du peloton, je dois de toute façon subir les ralentissements provoqués par les aléas du sol.

Les chemins ne sont pas linéaires, et il faut éviter flaques d’eaux et racines, le tout caché par un lit de feuilles et aussi par le coureur qui me précède.

Au second Km, je suis en 7’30, ce qui me laisse déjà conclure que le premier ne devait pas être si bien placé.

En fait, j’ai mon GPS et il enregistre chaque Km tout en déclenchant une alarme sonore me prévenant. Je me rends donc bien compte que même ce second Km est mal placé.

Mais je n’y crois que moyennement, en foret je ne suis pas sur que cette technologie soit fiable.

Je profite de quelques passages sur route pour dépasser quelques coureurs et à l’approche de la mi parcours, j’arrive à me rapprocher d’un coureur que je connais bien et qui est souvent dans les même temps que moi.

C’est plutôt bon signe, vu ma petite condition.

D’ailleurs je passe au Km 5 en 18’13, dans un temps largement supérieur à mes espérances.

Mais la seconde partie va s’avérer plus difficile. Je n’arrive pas à suivre mon collègue de course et après m’avoir attendu un peu, il file devant pour s’emparer de la 8ième place.

En fin de course, je reprends un peu du poil de la bête et arrive à me maintenir à distance respectable.

Je passe le Km 9 en 32’53 et me voit déjà auréolé d’un nouveau record. Mon actuel sur la distance plafonne à 37’35 depuis plus d’un an maintenant.

Là, même en réalisant 4 minutes sur le dernier Km, le chrono est là.

Mais comme je l’expliquais au début, ce dernier Km est très long et je mettrais plus de 6 minutes à la parcourir. Au passage, je me fais même rattraper par deux coureurs pour finir à la 13ième place en 39’.

Maintenant, il faut récupérer, j’ai à nouveau enfilé les chaussures à deux reprises, uniquement en endurance, mais je me traine à près d’1 Km/heures de moins qu’avant ma préparation pour Dublin.

Ma prochaine échéance est dans un mois avec encore une course festive à Saint Benoit pour le rendez vous annuel des pères noëls.

Site de la course : http://www.fouleesdouces.com/

2009-11-09 14:33:47 : L’ekiden de Chasseneuil - 2 photos - 7 réactions

Moins de deux semaines après le marathon de Dublin, j’accroche à nouveau un dossard.

Certains diront que ce n’est pas raisonnable si peu de temps après une épreuve aussi longue.

C’est sur que ce n’est pas le bon moment pour espérer réaliser une performance, d’ailleurs bien que le parcours soit plutôt plat, je n’y aie pas établi de référence chronométrique sur la distance de 10 Km correspondant à mon relais.

Mais bon, une course sur ma commune et surtout avec l’occasion de faire participer notre association, cela ne se refuse pas. D’autant plus que pour l’occasion nous avons inauguré notre nouveau jeu de maillots à l’effigie de notre groupe.

Ces maillots, nous aurions du les avoir un mois plus tôt pour le tour de la vienne, mais un retard de livraison nous en avait alors privé. Ce n’était donc que partie remise.

C’est la troisième fois que je participe à cet ekiden, mais la première fois sous les couleurs de notre association. Les deux précédentes éditions pour lesquelles j’avais couru j’avais formé une équipe entièrement constituée de personnes de mon lotissement (voir http://ggbi.courseapied.net/billet.php?idbillet=2694 et http://ggbi.courseapied.net/billet.php?idbillet=4232 ).

Pour cette édition, j’ai choisi de faire le second relais (le premier de 10 Km). Avant moi, Joël à pris le départ de l’épreuve et du 5 Km d’ouverture. Après moins de 23’, il me passe le relais pour une course en deux boucles.

Sans repères, j’oublie tous les principes d’une épreuve d’endurance et pars comme un fou.

Alors que lors d’un de mes entrainements d’après j’avais du mal à passer sous les 3’38, je franchi le premiers Km en 3’25 et enchaine le second a peine plus lentement en 3’37.

Mon objectif de départ était pourtant assez modeste de 38’, soit du 3’50 de moyenne.

La fatigue me ramène vite à la raison dans le long faut plat de la rue du gué sourdeau et au bout du chemin qui nous ramène vers le parc longeant la ligne de départ, je franchi le troisième Km avec 10 secondes de plus que le précédent.

Les deux derniers Km du circuit n’étant pas les plus facile avec une petite cote et le passage dans un parc légérement boueux dans le quatrième, un virage très séré avant de revenir sur la ligne de départ dans le cinquième, je perds encore du temps sur ma moyenne pour franchir la mi parcours en 18’38.

Il me reste alors à réaliser le même circuit une seconde fois avant de laisser la main à Patrick, un autre coéquipier qui fait le second 5 Km.

Je reprends un peu de vitesse dans les deux premiers Km du circuit, mais fléchi énormément dans les deux kilomètres suivants avant de me ressaisir dans l’ultime Km et finit en 37’55, soit dans l’objectif initial.

Mes autres partenaires n'ont vraiment pas démérité et nous finissons en 2h59'31 tout juste sous les symboliques trois heures. Une première pour notre association dans ce type d'épreuve.

La semaine prochaine je prévois encore une course, en solitaire cette fois ci pour un 10 Km foret de moulière.

J’espère avoir récupéré pour pouvoir faire un chrono dans les même ordres et pourquoi pas un peu mieux histoire de faire tomber mon record de 37'35 établi il y a déjà un an et demi.


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